×

Nós usamos os cookies para ajudar a melhorar o LingQ. Ao visitar o site, você concorda com a nossa política de cookies.


image

Pure Politique, Darmanin se voit déjà Premier ministre

Darmanin se voit déjà Premier ministre

Quand monsieur Mélenchon dit qu'il faut “rééduquer” les policiers,

qu'il faut les “soigner”,

vous ne trouvez pas ça terrifiant ?

Le diable en l'occurrence c'est moi.

Par conséquent il faut au gouvernement quelqu'un qui est en capacité de rassurer.

Est-ce que le magazine Playboy est connu pour promouvoir le sujet du droit des femmes ?

Nous ne lâcherons rien,

à commencer par notre exigence de retrait de cette réforme des retraites !

La France insoumise qui perd une députée,

Darmanin qui essaie d'incarner le parti de l'ordre,

l'élection de la nouvelle secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet

et Marlène Schiappa qui s'exprime dans Playboy.

C'est le sommaire du numéro 21 de Pol'Express.

La journée de dimanche a été plutôt rude pour la Nupes.

Arrivée en tête du premier tour de l'élection législative partielle

dans la première circonscription de l'Ariège,

l'insoumise Bénédicte Taurine ne reprendra pas le chemin de l'Assemblée.

Réélue en 2022 au terme d'un premier mandat,

elle avait vu son élection être invalidée en janvier de cette année

par le Conseil constitutionnel.

Le candidat du Rassemblement national

avait été pénalisé par une mauvaise distribution de ses bulletins.

Hier, la candidate officielle de la Nupes a été battue au second tour

par une coalition hétéroclite emmenée par une socialiste dissidente, Martine Froger.

Aux voix qui s'étaient portées sur cette dernière la semaine passée,

sont venus s'ajouter des votes venus du camp macroniste,

de la droite et de l'extrême droite.

Martine Froger l'emporte ainsi haut la main sur Bénédicte Taurine

avec 60,19 % des suffrages.

Elle a été félicitée aussitôt par le numéro deux du PS,

Nicolas Mayer-Rossignol, le maire de Rouen.

Mais aussi par Stéphane Séjourné, le patron de Renaissance,

Clément Beaune, le ministre des Transports

ou Olivier Dussopt, le ministre du Travail.

Même Julien Odoul, député du Rassemblement national, y est allé de son compliment.

Cette victoire pose un sérieux problème au patron du PS, Olivier Faure.

Peut-il tolérer que le numéro deux de son parti, Nicolas Mayer-Rossignol,

soutienne et se réjouisse de la victoire d'une candidate

opposée à la candidate officielle de la Nupes ?

Il y va de son autorité.

Dans un communiqué publié hier soir, le PS dénonce "une victoire à la Pyrrhus

qui n'ouvre aucune perspective pour la gauche

puisqu'elle s'est construite dans une alliance avec les droites”.

Jusqu'à présent, le Premier secrétaire avait tenté de trouver un compromis

avec le maire de Rouen et ses principaux soutiens,

Bernard Cazeneuve, l'ancien ministre de l'Intérieur de François Hollande

et Carole Delga, la présidente de la Région Occitanie.

Faure va être contraint de faire le ménage.

Car sinon, ces trois-là ne vont pas tarder à lui montrer la porte.

La question est maintenant de savoir où va siéger la nouvelle députée.

Si le groupe socialiste venait à l'accepter dans ses rangs,

ne serait-ce que comme apparentée,

cela constituerait un casus belli avec la France insoumise.

Nulle surprise donc à ce que des nostalgiques du hollandisme

comme le sénateur David Assouline ou sa collègue Marie-Pierre de la Gontrie

plaident en ce sens.

Aux dernières nouvelles, Il semblerait que Martine Froger

s'apprête à rejoindre le groupe LIOT

qui compte déjà dans ses rangs un autre dissident socialiste, Laurent Panifous,

lui aussi député de l'Ariège.

Si ce dimanche a été pénible pour la Nupes,

c'est aussi parce que Gérald Darmanin est sorti du bois.

Selon toute vraisemblance, le poste de Premier ministre va bientôt se libérer.

Le ministre de l'Intérieur qui se verrait bien succéder à Élisabeth Borne

a donc appuyé sur l'accélérateur médiatique.

Interview le matin dans le Journal du Dimanche,

entretien un peu plus tard avec Sonia Mabrouk sur CNews.

L'occupant de la place Beauvau a identifié la cause du climat de violence actuel.

Ce n'est pas la réforme des retraites

et l'intransigeance du gouvernement qui en sont à l'origine,

mais le "terrorisme intellectuel" de l'extrême gauche.

Extrême gauche voulant dire France insoumise dans la bouche de Darmanin.

Sur CNews, Darmanin en a remis plusieurs louches.

Il y a une complicité évidente, désormais,

avec des gens qui ont eu leur entrée à l'Assemblée nationale

avec des mouvements d'extrême gauche qui terrorisent, bien sûr.

Quand monsieur Mélenchon dit que “la police tue,”

quand on dit qu'il faut désarmer les policiers, les gendarmes.

Quand monsieur Mélenchon dit qu'il faut “rééduquer” les policiers,

qu'il faut les “soigner”,

vous ne trouvez pas ça terrifiant ?

Jean-Luc Mélenchon qui était l'invité de France 3 n'a pas tardé à lui répondre.

Les macronistes sont déclinants,

et ils ont pensé que puisqu'ils n'avaient aucun projet de société,

ils ont donc un projet : l'ordre.

Pour ça il faut qu'ils inventent des diables.

Le diable en l'occurrence c'est moi,

et les insoumis et la Nupes.

Donc vous êtes en train de nous dire que Gérald Darmanin vous diabolise ?

Absolument.

Il le fait de propos délibérés et méthodiques.

Fort mécontent que le ministre de l'Intérieur lui pique son fonds de commerce sécuritaire,

Jordan Bardella a lui aussi crié à la manoeuvre.

Emmanuel Macron a perdu la bataille de l'opinion.

Il est en train aujourd'hui de perdre la bataille de l'ordre public dans notre société.

Par conséquent, il faut au gouvernement

quelqu'un qui est en capacité de rassurer, peut-être, l'électorat issu des Républicains

avec qui le gouvernement cherche manifestement des passerelles.

Donc il faut que quelqu'un au sein du gouvernement

endosse l'habit du responsable et du parti de l'ordre.

Reste à savoir si Bruno Le Maire, qui se verrait bien lui aussi à Matignon,

laissera longtemps Darmanin avancer ses pions.

Sortez le pop-corn.

Après Olivier Dussopt dans Têtu et Emmanuel Macron dans Pif,

Marlène Schiappa sera dans l'édition de Playboy, ce jeudi.

Pour ceux à qui cela aurait échappé, c'est-à-dire à peu près tout le monde,

Marlène Schiappa est secrétaire d'État chargée de l'Économie sociale et solidaire

et de la Vie associative.

Ce gouvernement a décidément un sens de l'à-propos particulièrement développé.

Le pays est en situation d'insurrection larvée,

mais nos dirigeants font dans le disruptif.

J'ai hâte de lire le prochain entretien d'Élisabeth Borne dans Trek magazine

sur comment aborder la traversée d'un désert.

Ou celui d'Olivier Véran sur la démocratie chez les lombrics et le 49-3

dans l'Ami des jardins et de la maison.

Sait-on jamais, cela ferait peut-être remonter la popularité de l'exécutif.

Mais je plaisante, bien sûr.

Playboy, pour ceux qui l'ignoreraient encore,

c'est ce qu'on appelait un magazine de charme

ou un magazine licencieux dans les années soixante-dix.

L'envahissement d'internet par la pornographie l'a ramené au rang d'aimable publication romantique

capable d'émoustiller un collégien acnéique,

mais certainement pas son grand frère.

Il n'en reste pas moins que s'il est un lieu où la femme est réduite au rang d'objet,

c'est bien celui-là.

Qu'est donc allée faire Marlène Schiappa dans cette oasis d'un monde oublié ?

Est-ce que Marlène Schiappa est connue pour avancer,

pour mettre la lumière sur les enjeux liés au corps des femmes,

liés aux droits des femmes ?

Je crois que oui.

Est-ce que le magazine Playboy

est connu pour promouvoir le sujet du droit des femmes

et le rapport au corps des femmes ?

Je crois que non.

Donc il est important que nous puissions aussi adresser ces sujets dans ce magazine.

Il ne s'agit pas de poser nue.

C'était donc ça.

N'écoutant que son courage, la secrétaire d'État est allée porter la contradiction

en territoire ennemi.

Un sacrifice qu'Élisabeth Borne n'a guère apprécié.

Elle l'a fait savoir à l'intéressée par un coup de téléphone assez sec.

Au passage, on remarquera que cette exposition médiatique tapageuse

de la secrétaire d'État tombe à pic pour faire diversion.

Mercredi dernier, Marianne et l'émission “L'OEil du 20 heures” de France 2

ont braqué leurs projecteurs sur un discret fonds gouvernemental

lancé par Marlène Schiappa.

A l'époque, elle était ministre déléguée auprès du ministre de l'Intérieur.

Doté de 2,5 millions d'euros, ce fonds baptisé Marianne,

rien à voir avec l'hebdo,

avait pour objectif de lutter contre la radicalisation en ligne.

Autrement dit le cyber djihadisme.

Mais il semble que les subventions distribuées

aient surtout bénéficié aux dirigeants des associations qui les ont reçues.

L'Inspection générale de l'administration est saisie.

Et le ministère de l'Intérieur pourrait adresser un signalement au procureur de la République.

Au féminisme de pacotille, on préférera la petite révolution

qui s'est opérée à la tête de la CGT.

C'est une femme Sophie Binet,

qui va pour la première fois diriger la confédération depuis sa création en 1895.

Une candidate surprise, puisqu'elle n'était pas sur la ligne de départ.

Mais les divergences, pour ne pas dire les fractures,

entre les différentes sensibilités de l'organisation

ont amené réformistes et radicaux à se mettre d'accord sur une candidature de compromis.

Secrétaire générale de l'Union générale des ingénieurs,

cadres et techniciens de la CGT jusqu'à sa désignation,

Sophie Binet a débuté son engagement syndical dans les rangs de l'UNEF

à l'époque de la mobilisation contre le Contrat première embauche.

Une loi adoptée en 2006 grâce à l'article 49-3

et retirée par Jacques Chirac après sa promulgation.

La nouvelle secrétaire générale est donc en terrain connu.

Et son premier message à Emmanuel est très clair.

Nous ne lâcherons rien !

Nous ne lâcherons rien

à commencer par notre exigence de retrait de cette réforme des retraites.

Il n'y aura pas de trêve, il n'y aura pas de suspension,

il n'y aura pas de médiation,

on gagne le retrait de la réforme des retraites !

On ne reprendra pas le travail tant que cette réforme ne sera pas retirée.

Les députés communistes voulaient organiser ce mardi

une marche des élus Nupes vers l'Élysée.

Si l'initiative a été applaudie par la France insoumise,

elle n'a pas été du goût des socialistes et des écologistes.

Du coup, il n'y aura qu'un petit rassemblement devant le Palais présidentiel

tandis que les représentants de la Nupes

seront reçus par un collaborateur d'Emmanuel Macron.

Mardi, encore, Élisabeth Borne recevra Marine Tondelier, la patronne des écologistes,

pour évoquer le maintien de l'ordre et le climat de violence.

Olivier Faure devrait également rencontrer la Première ministre sur les mêmes sujets.

Mercredi, l'intersyndicale sera reçue à Matignon.

On sera attentif, bien sûr, aux premiers pas de Sophie Binet,

la nouvelle secrétaire générale de la CGT.

Dans quelle direction infléchira-t-elle la position de l'intersyndicale ?

Jeudi marquera la onzième journée de protestation contre la réforme des retraites.

Avertissement aux amis de la France insoumise :

évitez absolument de lancer des pierres

sur la Brigade de répression de l'action violente moto :

vous pourriez atteindre Ugo Bernalicis.

Le député insoumis du Nord a en effet été invité par le préfet Nuñez

à passer la journée de jeudi en immersion dans cette unité.

Pour être complet, signalons que la pétition qui réclame la dissolution de la BRAV-M.

atteignait ce lundi matin 251 000 signatures.

On la trouve sur le site de l'Assemblée nationale.

Merci d'avoir regardé cette chronique.

Si vous l'avez appréciée, partagez-la. Cela nous aide énormément.

Les pouces sont toujours les bienvenus.

Comme les abonnements à la chaîne.

Pour ne manquer aucun de nos contenus, n'oubliez pas de cliquer sur la cloche.

Vous recevrez ainsi les notifications.

Plaie d'argent n'est pas mortelle, dit-on.

Eh bien c'est faux. Cette chaîne ne continue que grâce à votre soutien financier.

Alors pour nous aider, c'est par là.

Et n'oubliez pas que chaque donateur bénéficie d'une réduction d'impôt de 66 %

du montant de ses dons.

Je vous dis à jeudi pour le Bourbon de Serge.


Darmanin se voit déjà Premier ministre Darmanin already sees himself as Prime Minister Darmanin ya se ve como Primer Ministro

Quand monsieur Mélenchon dit qu'il faut “rééduquer” les policiers,

qu'il faut les “soigner”,

vous ne trouvez pas ça terrifiant ?

Le diable en l'occurrence c'est moi.

Par conséquent il faut au gouvernement quelqu'un qui est en capacité de rassurer.

Est-ce que le magazine Playboy est connu pour promouvoir le sujet du droit des femmes ?

Nous ne lâcherons rien,

à commencer par notre exigence de retrait de cette réforme des retraites !

La France insoumise qui perd une députée,

Darmanin qui essaie d'incarner le parti de l'ordre,

l'élection de la nouvelle secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet

et Marlène Schiappa qui s'exprime dans Playboy.

C'est le sommaire du numéro 21 de Pol'Express.

La journée de dimanche a été plutôt rude pour la Nupes.

Arrivée en tête du premier tour de l'élection législative partielle

dans la première circonscription de l'Ariège,

l'insoumise Bénédicte Taurine ne reprendra pas le chemin de l'Assemblée.

Réélue en 2022 au terme d'un premier mandat,

elle avait vu son élection être invalidée en janvier de cette année

par le Conseil constitutionnel.

Le candidat du Rassemblement national

avait été pénalisé par une mauvaise distribution de ses bulletins.

Hier, la candidate officielle de la Nupes a été battue au second tour

par une coalition hétéroclite emmenée par une socialiste dissidente, Martine Froger.

Aux voix qui s'étaient portées sur cette dernière la semaine passée,

sont venus s'ajouter des votes venus du camp macroniste,

de la droite et de l'extrême droite.

Martine Froger l'emporte ainsi haut la main sur Bénédicte Taurine

avec 60,19 % des suffrages.

Elle a été félicitée aussitôt par le numéro deux du PS,

Nicolas Mayer-Rossignol, le maire de Rouen.

Mais aussi par Stéphane Séjourné, le patron de Renaissance,

Clément Beaune, le ministre des Transports

ou Olivier Dussopt, le ministre du Travail.

Même Julien Odoul, député du Rassemblement national, y est allé de son compliment.

Cette victoire pose un sérieux problème au patron du PS, Olivier Faure.

Peut-il tolérer que le numéro deux de son parti, Nicolas Mayer-Rossignol,

soutienne et se réjouisse de la victoire d'une candidate

opposée à la candidate officielle de la Nupes ?

Il y va de son autorité.

Dans un communiqué publié hier soir, le PS dénonce "une victoire à la Pyrrhus

qui n'ouvre aucune perspective pour la gauche

puisqu'elle s'est construite dans une alliance avec les droites”.

Jusqu'à présent, le Premier secrétaire avait tenté de trouver un compromis

avec le maire de Rouen et ses principaux soutiens,

Bernard Cazeneuve, l'ancien ministre de l'Intérieur de François Hollande

et Carole Delga, la présidente de la Région Occitanie.

Faure va être contraint de faire le ménage.

Car sinon, ces trois-là ne vont pas tarder à lui montrer la porte.

La question est maintenant de savoir où va siéger la nouvelle députée.

Si le groupe socialiste venait à l'accepter dans ses rangs,

ne serait-ce que comme apparentée,

cela constituerait un casus belli avec la France insoumise.

Nulle surprise donc à ce que des nostalgiques du hollandisme

comme le sénateur David Assouline ou sa collègue Marie-Pierre de la Gontrie

plaident en ce sens.

Aux dernières nouvelles, Il semblerait que Martine Froger

s'apprête à rejoindre le groupe LIOT

qui compte déjà dans ses rangs un autre dissident socialiste, Laurent Panifous,

lui aussi député de l'Ariège.

Si ce dimanche a été pénible pour la Nupes,

c'est aussi parce que Gérald Darmanin est sorti du bois.

Selon toute vraisemblance, le poste de Premier ministre va bientôt se libérer.

Le ministre de l'Intérieur qui se verrait bien succéder à Élisabeth Borne

a donc appuyé sur l'accélérateur médiatique.

Interview le matin dans le Journal du Dimanche,

entretien un peu plus tard avec Sonia Mabrouk sur CNews.

L'occupant de la place Beauvau a identifié la cause du climat de violence actuel.

Ce n'est pas la réforme des retraites

et l'intransigeance du gouvernement qui en sont à l'origine,

mais le "terrorisme intellectuel" de l'extrême gauche.

Extrême gauche voulant dire France insoumise dans la bouche de Darmanin.

Sur CNews, Darmanin en a remis plusieurs louches.

Il y a une complicité évidente, désormais,

avec des gens qui ont eu leur entrée à l'Assemblée nationale

avec des mouvements d'extrême gauche qui terrorisent, bien sûr.

Quand monsieur Mélenchon dit que “la police tue,”

quand on dit qu'il faut désarmer les policiers, les gendarmes.

Quand monsieur Mélenchon dit qu'il faut “rééduquer” les policiers,

qu'il faut les “soigner”,

vous ne trouvez pas ça terrifiant ?

Jean-Luc Mélenchon qui était l'invité de France 3 n'a pas tardé à lui répondre.

Les macronistes sont déclinants,

et ils ont pensé que puisqu'ils n'avaient aucun projet de société,

ils ont donc un projet : l'ordre.

Pour ça il faut qu'ils inventent des diables.

Le diable en l'occurrence c'est moi,

et les insoumis et la Nupes.

Donc vous êtes en train de nous dire que Gérald Darmanin vous diabolise ?

Absolument.

Il le fait de propos délibérés et méthodiques.

Fort mécontent que le ministre de l'Intérieur lui pique son fonds de commerce sécuritaire,

Jordan Bardella a lui aussi crié à la manoeuvre.

Emmanuel Macron a perdu la bataille de l'opinion.

Il est en train aujourd'hui de perdre la bataille de l'ordre public dans notre société.

Par conséquent, il faut au gouvernement

quelqu'un qui est en capacité de rassurer, peut-être, l'électorat issu des Républicains

avec qui le gouvernement cherche manifestement des passerelles.

Donc il faut que quelqu'un au sein du gouvernement

endosse l'habit du responsable et du parti de l'ordre.

Reste à savoir si Bruno Le Maire, qui se verrait bien lui aussi à Matignon,

laissera longtemps Darmanin avancer ses pions.

Sortez le pop-corn.

Après Olivier Dussopt dans Têtu et Emmanuel Macron dans Pif,

Marlène Schiappa sera dans l'édition de Playboy, ce jeudi.

Pour ceux à qui cela aurait échappé, c'est-à-dire à peu près tout le monde,

Marlène Schiappa est secrétaire d'État chargée de l'Économie sociale et solidaire

et de la Vie associative.

Ce gouvernement a décidément un sens de l'à-propos particulièrement développé.

Le pays est en situation d'insurrection larvée,

mais nos dirigeants font dans le disruptif.

J'ai hâte de lire le prochain entretien d'Élisabeth Borne dans Trek magazine

sur comment aborder la traversée d'un désert.

Ou celui d'Olivier Véran sur la démocratie chez les lombrics et le 49-3

dans l'Ami des jardins et de la maison.

Sait-on jamais, cela ferait peut-être remonter la popularité de l'exécutif.

Mais je plaisante, bien sûr.

Playboy, pour ceux qui l'ignoreraient encore,

c'est ce qu'on appelait un magazine de charme

ou un magazine licencieux dans les années soixante-dix.

L'envahissement d'internet par la pornographie l'a ramené au rang d'aimable publication romantique

capable d'émoustiller un collégien acnéique,

mais certainement pas son grand frère.

Il n'en reste pas moins que s'il est un lieu où la femme est réduite au rang d'objet,

c'est bien celui-là.

Qu'est donc allée faire Marlène Schiappa dans cette oasis d'un monde oublié ?

Est-ce que Marlène Schiappa est connue pour avancer,

pour mettre la lumière sur les enjeux liés au corps des femmes,

liés aux droits des femmes ?

Je crois que oui.

Est-ce que le magazine Playboy

est connu pour promouvoir le sujet du droit des femmes

et le rapport au corps des femmes ?

Je crois que non.

Donc il est important que nous puissions aussi adresser ces sujets dans ce magazine.

Il ne s'agit pas de poser nue.

C'était donc ça.

N'écoutant que son courage, la secrétaire d'État est allée porter la contradiction

en territoire ennemi.

Un sacrifice qu'Élisabeth Borne n'a guère apprécié.

Elle l'a fait savoir à l'intéressée par un coup de téléphone assez sec.

Au passage, on remarquera que cette exposition médiatique tapageuse

de la secrétaire d'État tombe à pic pour faire diversion.

Mercredi dernier, Marianne et l'émission “L'OEil du 20 heures” de France 2

ont braqué leurs projecteurs sur un discret fonds gouvernemental

lancé par Marlène Schiappa.

A l'époque, elle était ministre déléguée auprès du ministre de l'Intérieur.

Doté de 2,5 millions d'euros, ce fonds baptisé Marianne,

rien à voir avec l'hebdo,

avait pour objectif de lutter contre la radicalisation en ligne.

Autrement dit le cyber djihadisme.

Mais il semble que les subventions distribuées

aient surtout bénéficié aux dirigeants des associations qui les ont reçues.

L'Inspection générale de l'administration est saisie.

Et le ministère de l'Intérieur pourrait adresser un signalement au procureur de la République.

Au féminisme de pacotille, on préférera la petite révolution

qui s'est opérée à la tête de la CGT.

C'est une femme Sophie Binet,

qui va pour la première fois diriger la confédération depuis sa création en 1895.

Une candidate surprise, puisqu'elle n'était pas sur la ligne de départ.

Mais les divergences, pour ne pas dire les fractures,

entre les différentes sensibilités de l'organisation

ont amené réformistes et radicaux à se mettre d'accord sur une candidature de compromis.

Secrétaire générale de l'Union générale des ingénieurs,

cadres et techniciens de la CGT jusqu'à sa désignation,

Sophie Binet a débuté son engagement syndical dans les rangs de l'UNEF

à l'époque de la mobilisation contre le Contrat première embauche.

Une loi adoptée en 2006 grâce à l'article 49-3

et retirée par Jacques Chirac après sa promulgation.

La nouvelle secrétaire générale est donc en terrain connu.

Et son premier message à Emmanuel est très clair.

Nous ne lâcherons rien !

Nous ne lâcherons rien

à commencer par notre exigence de retrait de cette réforme des retraites.

Il n'y aura pas de trêve, il n'y aura pas de suspension,

il n'y aura pas de médiation,

on gagne le retrait de la réforme des retraites !

On ne reprendra pas le travail tant que cette réforme ne sera pas retirée.

Les députés communistes voulaient organiser ce mardi

une marche des élus Nupes vers l'Élysée.

Si l'initiative a été applaudie par la France insoumise,

elle n'a pas été du goût des socialistes et des écologistes.

Du coup, il n'y aura qu'un petit rassemblement devant le Palais présidentiel

tandis que les représentants de la Nupes

seront reçus par un collaborateur d'Emmanuel Macron.

Mardi, encore, Élisabeth Borne recevra Marine Tondelier, la patronne des écologistes,

pour évoquer le maintien de l'ordre et le climat de violence.

Olivier Faure devrait également rencontrer la Première ministre sur les mêmes sujets.

Mercredi, l'intersyndicale sera reçue à Matignon.

On sera attentif, bien sûr, aux premiers pas de Sophie Binet,

la nouvelle secrétaire générale de la CGT.

Dans quelle direction infléchira-t-elle la position de l'intersyndicale ? In what direction will it influence the position of the inter-union group?

Jeudi marquera la onzième journée de protestation contre la réforme des retraites.

Avertissement aux amis de la France insoumise :

évitez absolument de lancer des pierres

sur la Brigade de répression de l'action violente moto :

vous pourriez atteindre Ugo Bernalicis.

Le député insoumis du Nord a en effet été invité par le préfet Nuñez

à passer la journée de jeudi en immersion dans cette unité.

Pour être complet, signalons que la pétition qui réclame la dissolution de la BRAV-M.

atteignait ce lundi matin 251 000 signatures.

On la trouve sur le site de l'Assemblée nationale.

Merci d'avoir regardé cette chronique.

Si vous l'avez appréciée, partagez-la. Cela nous aide énormément.

Les pouces sont toujours les bienvenus.

Comme les abonnements à la chaîne.

Pour ne manquer aucun de nos contenus, n'oubliez pas de cliquer sur la cloche.

Vous recevrez ainsi les notifications.

Plaie d'argent n'est pas mortelle, dit-on.

Eh bien c'est faux. Cette chaîne ne continue que grâce à votre soutien financier.

Alors pour nous aider, c'est par là.

Et n'oubliez pas que chaque donateur bénéficie d'une réduction d'impôt de 66 %

du montant de ses dons.

Je vous dis à jeudi pour le Bourbon de Serge.