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InnerFrench - Vol. 1, #95 - La Commune : une guerre civile française (2)

#95 - La Commune : une guerre civile française (2)

Mais officiellement, la Commune n'est pas créée tout de suite. Comme je vous l'ai dit, à partir du 18 mars, c'est la Garde nationale qui se retrouve au pouvoir. Le problème, c'est qu'elle n'est pas du tout préparée pour ça et ce n'est pas son ambition. Donc elle décide d'organiser des élections municipales. Les élections municipales, ce sont les élections locales pour élire les membres du conseil municipal, du conseil de la ville, notamment le maire. Dans les trois plus grandes villes françaises (Paris, Lyon et Marseille), c'est un peu particulier parce qu'il y a un maire dans chaque arrondissement plus un maire de la ville. Donc là, le 26 mars 1871, les Parisiens sont appelés à élire leurs nouveaux représentants, leurs 92 conseillers municipaux.

Les résultats sont annoncés deux jours plus tard, le 28 mars. Et les grands gagnants, ce sont les candidats républicains. Mais il y a aussi une minorité de candidats plus radicaux qui veulent mettre en place ce qu'ils appellent une «République sociale», une république fondée sur les idées socialistes. Parmi eux, on trouve par exemple des membres de l'Internationale ouvrière, des collectivistes et même quelques anarchistes. D'ailleurs, pour la petite histoire, la célèbre chanson des luttes ouvrières, l'Internationale, elle a été écrite par un membre de la Commune, Eugène Pottier. Le 28 mars 1871, ce nouveau Conseil municipal devient le Conseil de la Commune de Paris. La Garde nationale lui donne le contrôle de la ville. Donc là, Paris devient officiellement une entité indépendante du pouvoir central, des Versaillais. Elle choisit d'adopter un nouveau drapeau, un drapeau entièrement rouge. Le rouge devient la couleur de la Commune, celle du sang des révolutionnaires et des ouvriers. D'ailleurs, c'est en grande partie en raison de la Commune que le rouge est devenu la couleur des mouvements socialistes puis communistes. Au départ, les membres de la Commune se nomment «les communeux» (avec «e-u-x» à la fin) et «communeuses» au féminin. Mais les Versaillais préfèrent les appeler «communards» parce qu'en français, le suffixe «-ard» (a-r-d) est plutôt négatif voire péjoratif. Par exemple, il y a plusieurs insultes qui se terminent en «-ard». Les Parisiens finissent par accepter et utiliser eux-même ce surnom au lieu de «communeux». Mais dans la rue, ils s'interpellent en disant «citoyen» ou «citoyenne», comme le feront les communistes plus tard avec «camarade !». Au début, les membres de la Commune essayent de négocier avec les Versaillais. La dernière chose que veulent les Parisiens après le long siège de l'armée allemande, c'est une nouvelle guerre. En plus, ils n'ont pas pour ambition de renverser le pouvoir central. Enfin, certains Communards, si. Ils veulent marcher sur Versailles. Mais la majorité des élus demande seulement la reconnaissance de l'autonomie de la Commune de Paris. Mais ça, pour Adolphe Thiers et la majorité monarchiste, c'est hors de question. Ils entendent bien reprendre rapidement le contrôle de la ville. Le problème, c'est que l'armée a été très affaiblie par la guerre contre l'Allemagne. Des dizaines de milliers de soldats français sont retenus prisonniers par Bismarck. Donc les Versaillais n'ont pas les moyens de marcher sur Paris. Par contre, dès le 2 avril, ils se mettent à bombarder la ville, des bombardements qui vont durer pendant plusieurs semaines. Adolphe Thiers obtient le surnom de «bombardeur», et la guerre civile commence.

Malgré le conflit armé contre les Versaillais, la Commune redonne de l'espoir aux Parisiens. Ils ont l'impression d'être en train d'écrire l'histoire, de créer un monde nouveau. En tous cas, ceux qui sont restés, qui n'ont pas déserté à Versailles ou ailleurs en province… Ceux qui sont restés, ce sont les ouvriers, les artisans et les petits commerçants. Bref, ceux qu'on appelle «les classes populaires», autrement dit les membres les plus pauvres de la société. À l'époque, la France est en pleine Révolution industrielle donc il y a de plus en plus d'ouvriers, notamment dans les villes. À Paris, ils vivent principalement dans les arrondissements de l'est et du nord. Au contraire, l'ouest est très bourgeois. Ces gens, ça fait longtemps qu'ils attendent une autre révolution : la révolution sociale. Leurs ancêtres en ont déjà organisé plusieurs. Mais à chaque fois, ils ont été déçus. À chaque fois, un régime monarchique ou impérial a repris le contrôle. Là, en 1871, ils en ont assez d'attendre. Leurs conditions de vie dans les villes sont désastreuses. Ils travaillent énormément mais ils gagnent à peine de quoi assurer leur survie. Logiquement, ils sont de plus en plus séduits par les idées socialistes voire anarchistes, mais aussi, bien sûr, le fameux contrat social de Rousseau.

Je vais vous lire un extrait du programme officiel de la Commune pour illustrer ça :

«La Révolution communale […] inaugure une ère nouvelle de politique expérimentale, positive, scientifique. C'est la fin du vieux monde gouvernemental et clérical, du militarisme, du fonctionnarisme, de l'exploitation, […] des monopoles, des privilèges […].» Tout ça, ça sonne bien mais concrètement, que va faire la Commune ? Quelles mesures les conseillers vont-ils adopter ?

D'abord, ils s'occupent du problème le plus urgent : éviter que les Parisiens les plus pauvres se retrouvent à la rue. Autrement dit, la Commune revient sur la décision de l'Assemblée. En fait, elle décide carrément de supprimer les dettes des loyers qui n'ont pas été payés pendant le siège de l'armée allemande. Les communards ouvrent aussi des cantines pour distribuer de la nourriture aux plus nécessiteux. Grâce à ces mesures d'urgence, ils arrivent à calmer l'agitation populaire et à rassurer une partie des habitants. Mais la Commune compte aller beaucoup plus loin que ça.

Une de ses priorités, c'est d'instaurer une démocratie directe. Non seulement, les citoyens élisent leurs représentants, mais ils doivent pouvoir les révoquer s'ils ne sont pas satisfaits d'eux. Il ne s'agit pas simplement de voter tous les cinq ans et d'abandonner le pouvoir jusqu'aux élections suivantes. Les Communards préconisent une pratique active de la démocratie, une pratique encouragée par les nombreux clubs de discussion qui fleurissent partout dans la ville. Il y a une vraie ferveur politique, un vrai débat d'idées. D'ailleurs, une mesure très novatrice pour l'époque, c'est que les étrangers peuvent obtenir la citoyenneté et participer à la vie politique de la Commune. Par contre, les femmes n'ont toujours pas le droit de vote. C'est un projet qui est débattu., mais les Communards n'auront pas le temps de le concrétiser. En fait, ce que les femmes de la Commune réclament surtout, c'est le droit de rejoindre la Garde nationale, le droit de prendre les armes. Beaucoup d'entre elles participent déjà au combat en soignant les blessés et en organisant le travail. Mais elles veulent plus que ça. Elles veulent porter l'uniforme des Fédérés et se battre contre les Versaillais comme leurs maris ou leurs frères. Parmi ces femmes, la plus connue, c'est une institutrice qui s'appelle Louise Michel. Louise Michel deviendra une des figures les plus connues de la Commune. Mais je ne vais pas vous parler d'elle aujourd'hui parce qu'on va lui consacrer un épisode. Donc vous pourrez en apprendre plus sur elle à ce moment-là.

Outre Louise Michel, il y a d'autres femmes qui sont sur le devant de la scène, notamment une jeune militante russe, Élisabeth Dmitrieff. Elle a rencontré Karl Marx à Londres quelques mois auparavant et il l'a envoyée comme observatrice pour suivre les évènements de la Commune. Oui parce que Karl Marx s'intéresse de près à ce qui se passe à Paris. Il y voit une première forme de révolution prolétarienne. Donc il envoie Élisabeth Dmitrieff pour avoir une informatrice sur place. Mais elle va faire bien plus que ça. Elle va créer l'Union des femmes pour la défense de Paris, un des premiers mouvements féminins de masse. Cette organisation réclame le droit au travail et l'égalité des salaires entre hommes et femmes. Mais concrètement, il y a une seule profession pour laquelle l'égalité des salaires sera respectée pendant la Commune, celle des professeurs des écoles. Parce que oui, l'éducation est une autre partie importante du programme de la Commune. Les Communards pensent que l'éducation a un rôle déterminant à jouer. Ils adoptent des mesures pour laïciser l'enseignement, autrement dit séparer l'école et la religion. Il devient interdit d'enseigner la religion à l'école, on retire les croix catholiques des salles de classe. Ah oui, j'ai oublié de vous dire que les Communards sont anti-cléricaux, anti-religion. C'est un des rares points d'accord entre les différents partis de gauche qui constituent la Commune. D'ailleurs, la séparation de l'Église et l'État est une autre grande mesure du programme des Communards, et les églises deviennent des lieux où les clubs organisent leurs débats. Bref, pour finir sur la question de l'enseignement, en plus de la laïcisation, les Communards votent aussi pour que l'école primaire devienne gratuite. Ce sont des mesures très novatrices pour l'époque, qui seront reprises une dizaine d'années plus tard par Jules Ferry et la IIIème République. Une autre grande priorité des Communards, c'est de changer les rapports de production en donnant plus d'autonomie aux ouvriers. Par exemple, certains petits ateliers qui ont été abandonnés par leurs propriétaires sont réquisitionnés et confiés à des coopératives ouvrières. Dans ces coopératives, les ouvriers organisent le travail eux-mêmes sans devoir rendre de compte à un propriétaire.

Enfin, plusieurs mesures symboliques sont adoptées, notamment la destruction de la colonne Vendôme. Vous vous souvenez peut-être que Florent Vandepitte l'avait mentionnée dans l'interview sur Napoléon, parce que cette colonne qui se trouve sur la place Vendôme à Paris, elle a été commandée par le 1er Empereur pour célébrer sa victoire à la bataille d'Austerlitz. Elle est inspirée de la colonne Trajane de Rome, avec tout en haut une statue de Napoléon en Empereur romain.

Mais il y a un membre de la Commune qui déteste cette colonne Vendôme : le peintre Gustave Courbet. Il considère que c'est un monument de barbarie qui célèbre le militarisme et la fausse gloire, que c'est une insulte à la fraternité entre les peuples. Donc les communards décident de la démolir le 16 mai 1871.

Mais si vous êtes déjà allés sur la place Vendôme, vous avez vu que la colonne y est toujours. C'est tout simplement parce qu'elle a été reconstruite à l'identique quelques années plus tard, après l'échec de la Commune. Bref, vous l'aurez compris, la Commune a été une période intense et féconde bien qu'elle n'ait duré que 72 jours. Les Communards avaient l'impression d'inventer un nouveau modèle. Ils avaient des idées très novatrices pour l'époque. Mais la plupart d'entre elles sont restées à l'état de projets, les Communards n'ont pas eu le temps de les concrétiser. Certains historiens ont aussi souligné l'incompétence ou l'amateurisme des élus de la Commune. La plupart d'entre eux n'étaient pas formés à la politique et ils n'avaient pas les compétences nécessaires pour mener à bien de tels projets. Le dimanche 21 mai, ils organisent un grand concert populaire au palais des Tuileries pour continuer de célébrer cette nouvelle société qu'ils sont en train de créer. Mais entre-temps, les Versaillais ont rassemblé leurs forces. Ils ont même été aidés par Bismarck qui a accepté de libérer les prisonniers français pour que l'armée puisse reprendre le contrôle de la capitale. Ce dimanche 21 mai, l'armée des Versaillais réussit à entrer dans le sud de Paris. C'est le début du dernier acte de la Commune : «la semaine sanglante». «La semaine sanglante». Ça, c'est un nom qui a le mérite d'être clair. «Sanglant», c'est bien sûr l'adjectif formé à partir du nom «sang». Un combat sanglant, c'est un combat très violent dans lequel les adversaires versent beaucoup de sang. À Paris, du 21 au 28 mai 1871, les combats font rage et le sang coule dans les rues. L'armée versaillaise gagne du terrain rapidement. Elle avance méthodiquement. Elle expérimente une nouvelle tactique militaire qui est toujours utilisée aujourd'hui dans les guerres urbaines : le cheminement. Au lieu de passer par les rues, les troupes percent, elles font des trous dans les façades pour passer par les bâtiments. Comme ça, les soldats ne sont pas à découvert, ils sont protégés par les murs des immeubles.

Donc les barricades de la Garde nationale ne servent pas à grand-chose, d'autant plus qu'elles sont mal défendues. La Garde nationale a des effectifs plus importants que l'armée versaillaise, mais il y a peu d'officiers expérimentés. Il y a aussi des problèmes de discipline parce que les Fédérés ne respectent pas le principe de «chaîne de commandement». Ils semblent incapables d'arrêter les Versaillais. Pour retarder leur progression, ils déclenchent des incendies, des incendies que Louise Michel appelle «des barrières de flammes contre l'envahisseur». Les Communards n'hésitent pas à mettre le feu à certains bâtiments prestigieux, comme le Palais des Tuileries. Peut-être que vous êtes déjà allés au jardin des Tuileries, à côté du musée du Louvre. Eh bien là, avant la semaine sanglante, il y avait aussi un palais. En plus de ces incendies, les Fédérés exécutent aussi des otages proches des Versaillais, notamment une vingtaine d'ecclésiastiques dont l'archevêque de Paris. Ces exécutions et ces incendies provoquent la colère des soldats de l'armée. Ils ne comprennent pas que les Communards soient prêts à détruire Paris plutôt que de la perdre. En plus, le gouvernement versaillais alimente une intense propagande anti-communards en inventant par exemple la figure de la pétroleuse, une femme qui allume des incendies avec du pétrole, un vrai personnage de sorcière qui va attiser l'animosité des soldats versaillais. Et le moins qu'on puisse dire, c'est que cette propagande fonctionne. Pendant la semaine sanglante, l'armée versaillaise massacre des milliers d'insurgés jusqu'à sa victoire finale, le dimanche 28 mai 1871. Alors, les historiens ne sont pas d'accord sur le bilan exact du nombre de morts, mais on estime qu'il est entre 10 et 20 000, ce qui fait de la Commune la, ou en tous cas une des guerres civiles les plus meurtrières d'Europe de l'ouest. Et puis, après la fin du conflit, il y aura plusieurs années d'intense répression avec des procès pour juger les membres de la Commune. Des milliers d'entre eux seront déportés dans des camps de travail forcé, en Nouvelle-Calédonie par exemple. Une des dernières batailles a lieu au cimetière du Père-Lachaise, dans le XXème arrondissement. Là, 147 Fédérés sont capturés et fusillés, un évènement qui est devenu un des symboles de la Commune. Chaque année, un hommage a lieu au Mur des Fédérés. D'ailleurs, les Gilets jaunes y sont allés plusieurs fois eux aussi pendant leurs manifestations. Justement, la question de l'héritage de la Commune, elle est assez intéressante. Immédiatement après les évènements, c'est la vision des Versaillais qui domine. Ils écrivent la légende noire de la Commune en présentant les Communards comme une bande d'idiots alcooliques pervertis par les idées socialistes qui ont failli détruire la capitale. D'ailleurs, c'est en partie pour ça que l'Assemblée vote en 1873 la construction de la basilique du Sacré-Cœur sur la butte Montmartre. En fait, l'idée de cette basilique date de quelques mois avant le début de la Commune. Certains hauts membres du clergé français suggèrent que la défaite française face à l'Allemagne est une punition divine parce que depuis la Révolution de 1789, les Français ne respectent plus la religion. Donc il faut construire une basilique pour expier leurs péchés et trouver un nouvel ordre moral. Et puisque la Commune a été le point culminant de cette impiété, il faut construire cette basilique là où cette infâme insurrection a commencé ! Bon, ce n'est pas la seule raison qui explique le choix de la butte Montmartre pour la construction du Sacré-Cœur, mais c'en est une. Après la fin de la Commune, les monarchistes perdent rapidement leur influence au sein de la IIIème République, et la nouvelle majorité républicaine souhaite tourner la page. Les députés votent l'amnistie des communards emprisonnés dans les camps de travail. Ils peuvent enfin rentrer chez eux ou s'exiler. Même si la Commune a été un évènement relativement bref (72 jours), il a eu une influence symbolique très forte, notamment à l'étranger. Je vous ai dit que Karl Marx s'y était beaucoup intéressé. Il a même écrit un livre dessus, La Guerre civile en France. Un peu plus tard, Lénine l'a lui aussi célébrée en la considérant comme une révolution prophétique, et il a transmis cette vision aux premiers communistes chinois, une vision qui a été reprise encore plus tard par Mao. Ce qui est intéressant, c'est que même aujourd'hui, il y a encore des polémiques au sujet de la Commune, en tous cas en France. Par exemple, récemment, la mairie de Paris a décidé de classer le Sacré-Cœur comme monument historique, ce qui n'était pas le cas jusqu'ici. Quand un édifice est classé monument historique, il reçoit plus de subventions pour son entretien. Le problème, c'est que cette année, c'est le 150ème anniversaire de la Commune. Donc l'Association des amis de la Commune et certains politiciens de gauche ont jugé que cette décision était une insulte à la mémoire des Communards. Mais la mairie a répondu que le classement du Sacré-Cœur aurait lieu l'année prochaine, en 2022. Donc vous voyez, même 150 ans plus tard, la mémoire de la Commune reste encore très vivante. Je vous ai dit que les Gilets jaunes avaient rendu plusieurs fois hommage aux Communards pendant leurs manifestations. On ne peut pas vraiment parler d'insurrection pour les Gilets jaunes, mais c'est vrai qu'on pouvait voir certains parallèles dans leurs revendications, notamment en ce qui concerne la démocratie directe. Les politiciens de gauche font de la Commune un évènement fondateur pour le socialisme français, alors qu'à droite, on le considère comme une insurrection assez anecdotique. Et puis enfin, il reste la mémoire de certaines grandes figures de ce mouvement, comme Louise Michel qui est devenue une icône du mouvement féministe.

On arrive à la fin de cet épisode. J'espère que maintenant, vous comprenez mieux ce qu'est la Commune et pourquoi elle a un tel poids symbolique encore aujourd'hui. J'ai essayé de vous en donner une idée générale mais, bien sûr, il y aurait encore beaucoup à dire. Donc si c'est un sujet qui vous intéresse, je vous invite à aller sur la page de l'épisode pour consulter les sources. Vous y trouverez des articles, des documentaires, des émissions de radio. Il y a vraiment de quoi y passer des heures ! De mon côté, je vous remercie pour toutes les évaluations que vous avez laissées récemment sur Apple Podcasts et les autres applications. Ça me fait plaisir de voir que le podcast continue de vous aider dans votre apprentissage. Et je vous dis «à bientôt» pour le prochain épisode !

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