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Tour du monde en 80 jours (Graded Readers), Chapitre IV L’enlèvement

Chapitre IV L'enlèvement

Le guide, pour aller plus vite, ne suivait pas la voie ferrée dont les travaux étaient en cours mais il coupait à travers la forêt. À cause des secousses, Passepartout semblait faire de la voltige sur le dos de Kiouni, comme un clown sur un tremplin. Il plaisantait, riait et lui donnait de temps en temps un morceau de sucre.

Après deux heures de marche, le guide s'arrêta pour faire reposer l'éléphant et sir Francis Cromarty en fut très heureux. Par contre Mr. Fogg était encore frais comme une rose. À midi, le guide donna le signal du départ. Après avoir quitté la forêt, le paysage était devenu plus aride et on ne rencontrait plus que quelques singes.

Passepartout se demandait ce que son maître ferait de l'éléphant une fois arrivés à la gare. L'emmènerait-il ? Impossible ! Lui rendrait-il la liberté ? Les voyageurs firent halte dans un bungalow en ruine. La nuit était froide et le Parsi alluma un feu de branches sèches. Ils mangèrent et s'endormirent presque aussitôt. On entendait au loin les rugissements des guépards et des panthères et les cris des singes qui troublaient le silence.

On se remit en marche. Le guide espérait arriver à la gare d'Allahabad le soir même. Mais soudain, l'éléphant s'arrêta. Que se passait-il donc ?

Quelques instants après on entendit des voix humaines et des instruments de cuivre. Le Parsi sauta à terre pour cacher l'éléphant dans un taillis.

– Une procession de brahmanes, des prêtres indous. Ils viennent par ici, évitons d'être vus, dit le Parsi.

Il recommanda aux voyageurs de ne pas faire de bruit. Des chants monotones se mêlaient au son des tambours, des tam-tams et des cymbales. La tête de la procession apparut. En première ligne avançaient les prêtres qui étaient entourés d'hommes, de femmes et d'enfants qui chantaient un chant funèbre. Derrière eux, sur un char, il y avait une statue très laide traînée par des zébus. Cette statue avait quatre bras, le corps rouge sombre, les yeux dans le vide, les cheveux emmêlés, la langue pendante, les lèvres teintes de henné. Elle portait un collier de têtes de mort et une ceinture de mains coupées.

– C'est la déesse Kâli, murmura sir Francis, la déesse de l'amour et de la mort.

Autour de la statue s'agitaient de vieux fakirs couverts d'incisions d'où sortait le sang goutte à goutte. Derrière eux, quelques brahmanes en costume oriental traînaient une femme qui tenait à peine debout. Cette femme était jeune, blanche comme une européenne. Sa tête, son cou, ses épaules, ses oreilles, ses bras, ses mains, ses orteils étaient surchargés de bijoux, colliers, bracelets, boucles et bagues. Derrière elle, des gardes armés de sabres portaient un cadavre sur un palanquin. C'était le corps d'un vieillard, habillé en rajah et entouré de ses armes magnifiques de prince indien. Enfin des musiciens et des fanatiques fermaient le cortège.

– Un sutty ! dit sir Francis.

Le Parsi confirma et mit un doigt sur les lèvres. La longue procession disparut dans la forêt en laissant derrière elle un profond silence.

– Qu'est-ce qu'un sutty ? demanda Fogg.

– C'est un sacrifice humain, répondit sir Francis, un sacrifice volontaire. Cette femme sera brûlée demain à l'aube.

– Et ce cadavre ? demanda Fogg.

– C'est celui de son mari ! dit sir Francis.

– Comment ! reprit Fogg. Ces coutumes barbares existent encore et les Anglais n'ont pas pu les détruire ?

– Pas partout, répondit sir Francis.

– La malheureuse ! s'exclama Passepartout, brûlée vive !

Sir Francis expliqua que si elle n'était pas brûlée, on lui raserait les cheveux, on la nourrirait de quelques poignées de riz et on la repousserait. On la considérerait une créature immonde et elle mourrait. Pour éviter cette existence, il valait mieux être brûlée avec le corps de son mari.

– Non, ce sacrifice n'est pas volontaire, dit le Parsi. Tout le monde le sait ici. Cette femme est droguée avec de l'opium. On la conduit à la pagode de Pillaji. Elle va y passer la nuit en attendant le sacrifice qui aura lieu demain matin au lever du soleil.

Après avoir prononcé ces mots, le guide fit sortir l'éléphant du taillis. Mais Mr. Fogg proposa à sir Francis de sauver la jeune femme. Il avait encore douze heures d'avance, il avait le temps. Mr. Fogg allait risquer sa vie et son compagnon de voyage aussi. Passepartout était prêt et l'idée de son maître l'exaltait. Mais le guide était-il d'accord ?

– Messieurs, dit le guide, je suis Parsi comme cette femme. Mais sachez que nous risquons des supplices horribles. Il vaut mieux attendre la nuit pour agir.

Le guide donna alors quelques détails sur la victime. C'était une Indienne d'une célèbre beauté, fille de riches commerçants de Bombay. Elle avait reçu une éducation anglaise et elle s'appelait Aouda. Orpheline, on l'avait obligée de se marier avec un vieux rajah. Trois mois après, son mari était mort et elle s'était plusieurs fois échappée mais les parents de son mari voulaient sa mort et l'avaient rattrapée.

On décida que le guide dirigerait l'éléphant vers la pagode de Pillaji où la femme était emprisonnée. L'enlèvement devait s'opérer dans la nuit. Ils attendirent que les Indiens s'endorment mais des gardes armés de sabres surveillaient l'entrée de la pagode. Vers minuit ils décidèrent donc de faire une ouverture derrière la pagode. Le travail avançait quand ils entendirent un cri à l'intérieur. Ils se cachèrent de nouveau dans le bois. Des gardes vinrent s'installer et il fut impossible de terminer le travail. Comment faire pour sauver Aouda ?

– Nous n'avons plus qu'à partir, dirent sir Francis et le Parsi.

– Attendez, répondit Fogg, peut-être que demain nous réussirons à la libérer au moment du supplice.

Une vraie folie ! À l'aube, les tam-tams et les chants recommencèrent. Les portes de la pagode s'ouvrirent. Les fakirs escortaient la jeune femme complètement droguée. Phileas Fogg et ses compagnons se mêlèrent à la foule et la suivirent. Arrivés au bord du bûcher où était couché le rajah mort, Aouda se coucha à côté de lui. On alluma le feu. On entendit un cri de terreur.

Toute la foule était épouvantée et allongée par terre, le vieux rajah n'était pas mort ! On le vit se redresser d'un coup, comme un fantôme.

Il soulevait la femme dans ses bras et descendait du bûcher dans la fumée. Les fakirs, les gardes, les prêtres eurent très peur. Ils n'osaient pas regarder ce prodige !

La victime inanimée passa dans les bras de Mr. Fogg et de sir Francis qui étaient restés debout.

– Filons ! dit le ressuscité.

C'était Passepartout lui-même qui s'était glissé vers le bûcher au milieu de la fumée épaisse. Profitant de l'obscurité encore profonde, il avait arraché la jeune femme à la mort.

Un instant après, ils disparaissaient tous les quatre dans le bois et l'éléphant les emportait rapidement. Mais les cris leur firent comprendre que la ruse de Passepartout avait été découverte. Sur le bûcher enflammé on réussissait à voir la forme du corps du rajah. Les prêtres avaient compris qu'il s'agissait d'un enlèvement. Aussitôt ils s'étaient précipités dans la forêt et les gardes les avaient suivis…. mais les voyageurs étaient désormais hors de la portée des balles et des flèches.

Une heure après, Passepartout, ancien gymnaste, ex-sergent de pompiers, riait encore de son succès : il avait été le veuf d'une charmante jeune femme, un vieux rajah embaumé.

Chapitre IV L'enlèvement Kapitel IV Die Entführung Chapter IV Abduction Capítulo IV Secuestro 第四章 アブダクション IV skyrius Pagrobimas Hoofdstuk IV Ontvoering Rozdział IV Uprowadzenie Capítulo IV Rapto Глава IV Похищение Kapitel IV Bortförande Bölüm IV Kaçırılma 第四章 绑架 第四章 綁架

Le guide, pour aller plus vite, ne suivait pas la voie ferrée dont les travaux étaient en cours mais il coupait à travers la forêt. Um schneller voranzukommen, folgte der Führer nicht der Eisenbahnstrecke, an der gerade gearbeitet wurde, sondern schnitt durch den Wald. Om sneller te gaan, volgde de gids niet de spoorlijn, die in aanbouw was, maar sneed hij door het bos. À cause des secousses, Passepartout semblait faire de la voltige sur le dos de Kiouni, comme un clown sur un tremplin. Wegen der Erschütterungen schien Passepartout auf Kiuni's Rücken wie ein Clown auf einem Sprungbrett herumzuturnen. Passepartout leek aerobatics te doen op Kiouni's rug, als een clown op een springplank. Il plaisantait, riait et lui donnait de temps en temps un morceau de sucre. Er scherzte, lachte und gab ihr ab und zu ein Stück Zucker. Hij maakte grapjes, lachte en gaf haar af en toe een klontje suiker.

Après deux heures de marche, le guide s'arrêta pour faire reposer l'éléphant et sir Francis Cromarty en fut très heureux. Nach zwei Stunden Wanderung hielt der Führer an, um den Elefanten ausruhen zu lassen, und Sir Francis Cromarty war darüber sehr erfreut. Na twee uur lopen stopte de gids om de olifant te laten rusten en Sir Francis Cromarty was erg tevreden. Par contre Mr. Fogg était encore frais comme une rose. Herr Fogg hingegen war noch frisch wie eine Rose. Aan de andere kant was Mr. Fogg nog zo fris als een roos. À midi, le guide donna le signal du départ. Um 12 Uhr gab der Reiseführer das Zeichen zum Aufbruch. Om twaalf uur gaf de gids het signaal om te vertrekken. Après avoir quitté la forêt, le paysage était devenu plus aride et on ne rencontrait plus que quelques singes. Nachdem sie den Wald verlassen hatten, war die Landschaft trockener geworden und man traf nur noch auf ein paar Affen. Nadat we het bos hadden verlaten, was het landschap dor geworden en zagen we alleen nog maar een paar apen.

Passepartout se demandait ce que son maître ferait de l'éléphant une fois arrivés à la gare. Passepartout fragte sich, was sein Herr mit dem Elefanten machen würde, wenn er am Bahnhof angekommen war. Passepartout vroeg zich af wat zijn meester met de olifant zou doen zodra ze het station bereikten. L'emmènerait-il ? Würde er sie mitnehmen? Zou hij haar nemen? Impossible ! Onmogelijk! Lui rendrait-il la liberté ? Würde er ihr die Freiheit zurückgeben? Zou hij haar bevrijden? Les voyageurs firent halte dans un bungalow en ruine. Die Reisenden machten an einem verfallenen Bungalow Halt. De reizigers stopten bij een vervallen bungalow. La nuit était froide et le Parsi alluma un feu de branches sèches. Die Nacht war kalt und der Parsi zündete ein Feuer aus trockenen Ästen an. De nacht was koud en de Parsi maakte een vuur van droge takken. Ils mangèrent et s'endormirent presque aussitôt. Sie aßen und schliefen fast sofort ein. Ze aten en vielen bijna meteen in slaap. On entendait au loin les rugissements des guépards et des panthères et les cris des singes qui troublaient le silence. In der Ferne hörte man das Brüllen von Geparden und Panthern und die Schreie der Affen, die die Stille störten. In de verte verstoorde het gebrul van jachtluipaarden en panters en het geschreeuw van apen de stilte.

On se remit en marche. Wir setzten uns wieder in Bewegung. We gingen weer op weg. Le guide espérait arriver à la gare d'Allahabad le soir même. De gids hoopte die avond aan te komen op het station van Allahabad. Mais soudain, l'éléphant s'arrêta. Doch plötzlich blieb der Elefant stehen. Maar plotseling stopte de olifant. Que se passait-il donc ? Was war also los? Dus wat was er aan de hand?

Quelques instants après on entendit des voix humaines et des instruments de cuivre. Einige Augenblicke später waren menschliche Stimmen und Kupferinstrumente zu hören. Even later hoorden we menselijke stemmen en koperblazers. Le Parsi sauta à terre pour cacher l'éléphant dans un taillis. Der Parsi sprang auf den Boden, um den Elefanten in einem Dickicht zu verstecken. De Parsi sprong naar beneden om de olifant in een bosje te verstoppen.

– Une procession de brahmanes, des prêtres indous. - Eine Prozession von Brahmanen, indischen Priestern. - Een processie van Brahmins, hindoeïstische priesters. Ils viennent par ici, évitons d'être vus, dit le Parsi. Sie kommen hier entlang, wir sollten vermeiden, gesehen zu werden", sagte der Parsi. Ze komen deze kant op, laten we voorkomen dat we gezien worden," zegt de Parsi.

Il recommanda aux voyageurs de ne pas faire de bruit. Er empfahl den Reisenden, keinen Lärm zu machen. Hij raadde reizigers aan geen lawaai te maken. Des chants monotones se mêlaient au son des tambours, des tam-tams et des cymbales. Monotone Gesänge mischten sich mit dem Klang von Trommeln, Tamtams und Becken. Monotone liedjes vermengden zich met het geluid van trommels, tomtoms en bekkens. La tête de la procession apparut. Die Spitze der Prozession erschien. Het hoofd van de stoet verscheen. En première ligne avançaient les prêtres qui étaient entourés d'hommes, de femmes et d'enfants qui chantaient un chant funèbre. An der vordersten Front rückten die Priester vor, die von Männern, Frauen und Kindern umgeben waren, die einen Trauergesang anstimmten. Voorop liepen de priesters, omringd door mannen, vrouwen en kinderen die een begrafenislied zongen. Derrière eux, sur un char, il y avait une statue très laide traînée par des zébus. Hinter ihnen befand sich auf einem Wagen eine sehr hässliche Statue, die von Zebus gezogen wurde. Achter hen, op een strijdwagen, stond een heel lelijk beeld dat door zeboe's werd voortgetrokken. Cette statue avait quatre bras, le corps rouge sombre, les yeux dans le vide, les cheveux emmêlés, la langue pendante, les lèvres teintes de henné. Diese Statue hatte vier Arme, einen dunkelroten Körper, die Augen starrten ins Leere, das Haar war verfilzt, die Zunge hing heraus, und die Lippen waren mit Henna gefärbt. Dit beeld had vier armen, een donkerrood lichaam, lege ogen, warrig haar, een hangende tong en lippen gekleurd met henna. Elle portait un collier de têtes de mort et une ceinture de mains coupées. Sie trug eine Halskette aus Totenköpfen und einen Gürtel aus abgehackten Händen. Ze droeg een ketting van schedels en een riem van afgehakte handen.

– C'est la déesse Kâli, murmura sir Francis, la déesse de l'amour et de la mort. - Das ist die Göttin Kâli", flüsterte Sir Francis, "die Göttin der Liebe und des Todes. - Het is de godin Kâli," mompelde Sir Francis, "de godin van de liefde en de dood.

Autour de la statue s'agitaient de vieux fakirs couverts d'incisions d'où sortait le sang goutte à goutte. Um die Statue herum tummelten sich alte Fakire, die mit Einschnitten übersät waren, aus denen Blut tropfte. Rond het standbeeld stonden oude fakirs, bedekt met incisies waar bloed uit droop. Derrière eux, quelques brahmanes en costume oriental traînaient une femme qui tenait à peine debout. Hinter ihnen zogen ein paar Brahmanen in orientalischen Anzügen eine Frau hinter sich her, die kaum stehen konnte. Achter hen sleepten enkele Brahmanen in oosterse klederdracht een vrouw mee die nauwelijks kon staan. Cette femme était jeune, blanche comme une européenne. Die Frau war jung und weiß wie eine Europäerin. Deze vrouw was jong, blank als een Europeaan. Sa tête, son cou, ses épaules, ses oreilles, ses bras, ses mains, ses orteils étaient surchargés de bijoux, colliers, bracelets, boucles et bagues. Ihr Kopf, ihr Hals, ihre Schultern, ihre Ohren, ihre Arme, ihre Hände und ihre Zehen waren überladen mit Schmuck, Halsketten, Armbändern, Schnallen und Ringen. Haar hoofd, nek, schouders, oren, armen, handen en tenen waren overladen met juwelen, kettingen, armbanden, gespen en ringen. Derrière elle, des gardes armés de sabres portaient un cadavre sur un palanquin. Hinter ihr trugen mit Säbeln bewaffnete Wachen eine Leiche auf einer Sänfte. Achter haar droegen zwaarddragende bewakers een lijk op een draagstoel. C'était le corps d'un vieillard, habillé en rajah et entouré de ses armes magnifiques de prince indien. Es war der Körper eines alten Mannes, der als Radscha gekleidet und von den prächtigen Waffen eines indischen Prinzen umgeben war. Het was het lichaam van een oude man, gekleed als een radja en omringd door de prachtige armen van een Indiase prins. Enfin des musiciens et des fanatiques fermaient le cortège. Schließlich schlossen Musiker und Fanatiker den Zug ab. Tot slot sloten muzikanten en fanatici de processie af.

– Un sutty ! - Ein Sutty! - Een sutty! dit sir Francis. zei Sir Francis.

Le Parsi confirma et mit un doigt sur les lèvres. Der Parsi bestätigte und legte einen Finger auf die Lippen. De Parsi bevestigde en bracht een vinger naar zijn lippen. La longue procession disparut dans la forêt en laissant derrière elle un profond silence. Die lange Prozession verschwand im Wald und hinterließ eine tiefe Stille. De lange stoet verdween in het bos en liet een diepe stilte achter.

– Qu'est-ce qu'un sutty ? - Was ist ein Sutty? - Wat is een sutty? demanda Fogg. vroeg Fogg.

– C'est un sacrifice humain, répondit sir Francis, un sacrifice volontaire. - Es ist ein Menschenopfer", antwortete Sir Francis, "ein freiwilliges Opfer. - Het is een menselijk offer," antwoordde Sir Francis, "een vrijwillig offer. Cette femme sera brûlée demain à l'aube. Diese Frau wird morgen bei Tagesanbruch verbrannt. Deze vrouw wordt morgen bij zonsopgang verbrand.

– Et ce cadavre ? - Was ist mit der Leiche? - En dit lijk? demanda Fogg. vroeg Fogg.

– C'est celui de son mari ! - Es ist die ihres Mannes! - Het is van haar man! dit sir Francis. sagte Sir Francis. zei Sir Francis.

– Comment ! - Wie! - Maar hoe! reprit Fogg. fuhr Fogg fort. Fogg ging verder. Ces coutumes barbares existent encore et les Anglais n'ont pas pu les détruire ? Diese barbarischen Bräuche existieren immer noch und die Briten konnten sie nicht zerstören? Bestaan deze barbaarse gebruiken nog steeds en hebben de Engelsen ze niet kunnen vernietigen?

– Pas partout, répondit sir Francis. - Nicht überall", antwortete Sir Francis. - Niet overal," antwoordde Sir Francis.

– La malheureuse ! - Die Unglückliche! - Het arme ding! s'exclama Passepartout, brûlée vive ! rief Passepartout, lebendig verbrannt! riep Passepartout verbrand uit!

Sir Francis expliqua que si elle n'était pas brûlée, on lui raserait les cheveux, on la nourrirait de quelques poignées de riz et on la repousserait. Sir Francis erklärte, dass man ihr, wenn sie nicht verbrannt würde, die Haare abrasieren, sie mit ein paar Handvoll Reis füttern und sie wieder zurückschieben würde. Sir Francis legde uit dat als ze niet verbrand was, ze haar haar zouden afscheren, haar een paar handen vol rijst zouden geven en haar terug zouden duwen. On la considérerait une créature immonde et elle mourrait. Man würde sie als abscheuliche Kreatur betrachten und sie würde sterben. Ze zou beschouwd worden als een smerig wezen en ze zou sterven. Pour éviter cette existence, il valait mieux être brûlée avec le corps de son mari. Um diese Existenz zu vermeiden, war es besser, mit dem Körper ihres Mannes verbrannt zu werden. Om dit bestaan te vermijden, was het beter om verbrand te worden met het lichaam van haar man.

– Non, ce sacrifice n'est pas volontaire, dit le Parsi. - Nein, dieses Opfer ist nicht freiwillig", sagte der Parsi. - Nee, dit offer is niet vrijwillig," zegt de Parsi. Tout le monde le sait ici. Das weiß hier jeder. Iedereen hier weet dat. Cette femme est droguée avec de l'opium. Die Frau wird mit Opium betäubt. Deze vrouw is gedrogeerd met opium. On la conduit à la pagode de Pillaji. Sie wird zur Pillaji-Pagode geführt. Ze werd naar de Pillaji pagode gebracht. Elle va y passer la nuit en attendant le sacrifice qui aura lieu demain matin au lever du soleil. Sie wird dort die Nacht verbringen und auf die Opferung warten, die morgen früh bei Sonnenaufgang stattfinden soll. Ze zal daar de nacht doorbrengen in afwachting van het offer, dat morgenochtend bij zonsopgang zal plaatsvinden.

Après avoir prononcé ces mots, le guide fit sortir l'éléphant du taillis. Nachdem er diese Worte ausgesprochen hatte, führte der Führer den Elefanten aus dem Dickicht heraus. Met deze woorden leidde de gids de olifant uit het struikgewas. Mais Mr. Fogg proposa à sir Francis de sauver la jeune femme. Doch Herr Fogg schlug Sir Francis vor, die junge Frau zu retten. Maar Mr. Fogg stelde Sir Francis voor om de jonge vrouw te redden. Il avait encore douze heures d'avance, il avait le temps. Er hatte noch zwölf Stunden Vorsprung, er hatte also Zeit. Hij had nog twaalf uur over. Mr. Fogg allait risquer sa vie et son compagnon de voyage aussi. Mr. Fogg würde sein Leben riskieren und sein Reisegefährte ebenfalls. Mr. Fogg ging zijn leven riskeren en zijn reisgenoot ook. Passepartout était prêt et l'idée de son maître l'exaltait. Passepartout war bereit und der Gedanke an seinen Herrn erheiterte ihn. Passepartout was klaar en opgewonden door het idee van zijn meester. Mais le guide était-il d'accord ? Aber war der Reiseführer damit einverstanden? Maar was de gids het ermee eens?

– Messieurs, dit le guide, je suis Parsi comme cette femme. - Meine Herren", sagte der Führer, "ich bin ein Parsi wie diese Frau. - Heren," zei de gids, "ik ben een Parsi, net als deze vrouw. Mais sachez que nous risquons des supplices horribles. Aber Sie sollen wissen, dass uns schreckliche Qualen drohen. Maar je moet weten dat we vreselijke martelingen riskeren. Il vaut mieux attendre la nuit pour agir. Es ist besser, bis zur Nacht zu warten, um zu handeln. Het is beter om te wachten tot de avond valt voordat je actie onderneemt.

Le guide donna alors quelques détails sur la victime. Der Reiseführer gab daraufhin einige Details über das Opfer bekannt. De gids gaf vervolgens een paar details over het slachtoffer. C'était une Indienne d'une célèbre beauté, fille de riches commerçants de Bombay. Sie war eine Inderin von berühmter Schönheit und Tochter reicher Kaufleute aus Bombay. Ze was een beroemde Indiase schoonheid, de dochter van rijke kooplieden uit Bombay. Elle avait reçu une éducation anglaise et elle s'appelait Aouda. Sie hatte eine englische Erziehung genossen und hieß Aouda. Ze had een Engelse opleiding en heette Aouda. Orpheline, on l'avait obligée de se marier avec un vieux rajah. Als Waise war sie gezwungen worden, einen alten Radscha zu heiraten. Als wees werd ze gedwongen om met een oude radja te trouwen. Trois mois après, son mari était mort et elle s'était plusieurs fois échappée mais les parents de son mari voulaient sa mort et l'avaient rattrapée. Drei Monate später war ihr Mann gestorben und sie war mehrmals geflohen, aber die Eltern ihres Mannes wollten ihren Tod und hatten sie wieder eingeholt. Drie maanden later was haar man overleden en was ze verschillende keren ontsnapt, maar de ouders van haar man wilden haar dood hebben en haalden haar in.

On décida que le guide dirigerait l'éléphant vers la pagode de Pillaji où la femme était emprisonnée. Es wurde beschlossen, dass der Führer den Elefanten zur Pillaji-Pagode führen sollte, in der die Frau gefangen gehalten wurde. Er werd besloten dat de gids de olifant naar de Pillaji pagode zou leiden waar de vrouw gevangen zat. L'enlèvement devait s'opérer dans la nuit. Die Entführung sollte in der Nacht erfolgen. De ontvoering zou 's nachts plaatsvinden. Ils attendirent que les Indiens s'endorment mais des gardes armés de sabres surveillaient l'entrée de la pagode. Sie warteten, bis die Indianer eingeschlafen waren, aber Wachen mit Säbeln bewachten den Eingang der Pagode. Ze wachtten tot de Indianen in slaap vielen, maar bewakers gewapend met zwaarden bewaakten de ingang van de pagode. Vers minuit ils décidèrent donc de faire une ouverture derrière la pagode. Gegen Mitternacht beschlossen sie daher, eine Öffnung hinter der Pagode zu machen. Rond middernacht besloten ze een opening te maken achter de pagode. Le travail avançait quand ils entendirent un cri à l'intérieur. Die Arbeit ging voran, als sie im Inneren einen Schrei hörten. Het werk vorderde toen ze binnen een schreeuw hoorden. Ils se cachèrent de nouveau dans le bois. Sie versteckten sich wieder im Wald. Des gardes vinrent s'installer et il fut impossible de terminer le travail. Wachen kamen und ließen sich nieder, sodass es unmöglich war, die Arbeit zu beenden. De bewakers kwamen binnen en het was onmogelijk om het werk af te maken. Comment faire pour sauver Aouda ? Wie kann man Aouda retten?

– Nous n'avons plus qu'à partir, dirent sir Francis et le Parsi. - Wir müssen nur noch aufbrechen", sagten Sir Francis und der Parsi. - We zullen gewoon moeten vertrekken," zeiden Sir Francis en de Parsi.

– Attendez, répondit Fogg, peut-être que demain nous réussirons à la libérer au moment du supplice. - Warten Sie", antwortete Fogg, "vielleicht gelingt es uns morgen, sie zum Zeitpunkt der Folter zu befreien.

Une vraie folie ! Ein echter Wahnsinn! À l'aube, les tam-tams et les chants recommencèrent. Im Morgengrauen begannen die Trommeln und der Gesang wieder. Les portes de la pagode s'ouvrirent. Die Türen der Pagode öffneten sich. Les fakirs escortaient la jeune femme complètement droguée. Die Fakire begleiteten die völlig betäubte junge Frau. Phileas Fogg et ses compagnons se mêlèrent à la foule et la suivirent. Phileas Fogg und seine Begleiter mischten sich unter die Menge und folgten ihr. Arrivés au bord du bûcher où était couché le rajah mort, Aouda se coucha à côté de lui. Als sie am Rand des Scheiterhaufens angekommen waren, auf dem der tote Radscha lag, legte sich Aouda neben ihn. On alluma le feu. Wir zündeten das Feuer an. On entendit un cri de terreur. Man hörte einen Schrei des Entsetzens. Er klonk een angstkreet.

Toute la foule était épouvantée et allongée par terre, le vieux rajah n'était pas mort ! Die ganze Menge war entsetzt und lag auf dem Boden, der alte Radscha war nicht tot! On le vit se redresser d'un coup, comme un fantôme. Man sah, wie er sich plötzlich wie ein Geist aufrichtete.

Il soulevait la femme dans ses bras et descendait du bûcher dans la fumée. Er hob die Frau auf seine Arme und stieg vom Scheiterhaufen in den Rauch hinab. Les fakirs, les gardes, les prêtres eurent très peur. Die Fakire, die Wachen und die Priester hatten große Angst. De fakirs, de bewakers en de priesters waren erg bang. Ils n'osaient pas regarder ce prodige ! Sie wagten es nicht, dieses Wunder zu betrachten! Ze durfden niet naar dit wonderkind te kijken!

La victime inanimée passa dans les bras de Mr. Fogg et de sir Francis qui étaient restés debout. Das leblose Opfer ging in die Arme von Mr. Fogg und Sir Francis, die stehen geblieben waren. Het levenloze slachtoffer viel in de armen van Mr. Fogg en Sir Francis, die waren blijven staan.

– Filons ! - Lass uns abhauen! - Laten we hier weggaan! dit le ressuscité. sagt der Auferstandene. zegt de opgestane.

C'était Passepartout lui-même qui s'était glissé vers le bûcher au milieu de la fumée épaisse. Es war Passepartout selbst, der sich inmitten des dichten Rauchs zum Scheiterhaufen geschlichen hatte. Profitant de l'obscurité encore profonde, il avait arraché la jeune femme à la mort. Er hatte die noch tiefe Dunkelheit ausgenutzt und die junge Frau dem Tod entrissen.

Un instant après, ils disparaissaient tous les quatre dans le bois et l'éléphant les emportait rapidement. Einen Augenblick später verschwanden alle vier im Wald und der Elefant trug sie schnell davon. Mais les cris leur firent comprendre que la ruse de Passepartout avait été découverte. Doch die Schreie machten ihnen klar, dass Passepartouts List durchschaut worden war. Maar de kreten vertelden hen dat de list van Passepartout ontdekt was. Sur le bûcher enflammé on réussissait à voir la forme du corps du rajah. Auf dem brennenden Scheiterhaufen konnte man die Form des Körpers des Radschas erkennen. De vorm van het lichaam van de radja was te zien op de brandstapel. Les prêtres avaient compris qu'il s'agissait d'un enlèvement. Die Priester hatten erkannt, dass es sich um eine Entführung handelte. De priesters hadden door dat het om een ontvoering ging. Aussitôt ils s'étaient précipités dans la forêt et les gardes les avaient suivis…. Sofort waren sie in den Wald geeilt und die Wachen waren ihnen gefolgt.... mais les voyageurs étaient désormais hors de la portée des balles et des flèches. aber die Reisenden waren nun außerhalb der Reichweite von Kugeln und Pfeilen.

Une heure après, Passepartout, ancien gymnaste, ex-sergent de pompiers, riait encore de son succès : il avait été le veuf d'une charmante jeune femme, un vieux rajah embaumé. Eine Stunde später lachte Passepartout, ein ehemaliger Turner und ehemaliger Sergeant der Feuerwehr, immer noch über seinen Erfolg: Er war der Witwer einer reizenden jungen Frau gewesen, ein alter, einbalsamierter Radscha.