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Le bouchon de cristal, Maurice Leblanc, VI. — La peine de mort (2)

VI. — La peine de mort (2)

Je voyais bien qu'entre la police et Mme Mergy il y avait un troisième larron qui essayait de se faufiler… Alors, peu à peu, avec des mots échappés à la concierge, en observant les allées et venues de la cuisinière, en prenant sur elle des renseignements aux bonnes sources, j'ai commencé à comprendre. Et puis, l'autre nuit, ce fut le coup de lumière. Quoique endormi, j'entendais le tapage dans l'hôtel. J'ai pu reconstituer l'affaire, j'ai pu suivre la trace de Mme Mergy jusqu'à la rue Chateaubriand d'abord, ensuite jusqu'à Saint-Germain… Et puis… et puis, j'ai rapproché les faits… le cambriolage d'Enghien… l'arrestation de Gilbert… le traité d'alliance inévitable entre la mère éplorée et le chef de la bande… la vieille nourrice installée comme cuisinière, tout ce monde entrant chez moi par les portes ou par les fenêtres… J'étais fixé. Maître Lupin reniflait autour du pot aux roses. L'odeur des vingt-sept l'attirait. Il n'y avait plus qu'à attendre sa visite. L'heure est arrivée. Bonjour, maître Lupin.

Daubrecq fit une pause. Il avait débité son discours avec la satisfaction visible d'un homme qui a le droit de prétendre à l'estime des amateurs les plus difficiles. Lupin se taisant, il tira sa montre.

— Eh ! eh ! plus que vingt-trois minutes ! Comme le temps marche ! si ça continue, on n'aura pas le loisir de s'expliquer.

Et, s'approchant encore de Lupin :

— Tout de même, ça me fait de la peine. Je croyais Lupin un autre monsieur. Alors, au premier adversaire un peu sérieux, le colosse s'effondre ? Pauvre jeune homme… Un verre d'eau pour nous remettre ?…

Lupin n'eut pas un mot, pas un geste d'agacement. Avec un flegme parfait, avec une précision de mouvements qui indiquait sa maîtrise absolue et la netteté du plan de conduite qu'il avait adopté, il écarta doucement Daubrecq, s'avança vers la table et, à son tour, saisit le cornet du téléphone.

Il demanda :

— S'il vous plaît, mademoiselle, le 565-34.

Ayant obtenu le numéro, il dit d'une voix lente, en détachant chacune des syllabes :

— Allô… Je suis rue Chateaubriand… C'est toi, Achille ?… Oui, c'est moi, le patron… Écoute-moi bien Achille… Il faut quitter l'appartement. Allô… Oui ; tout de suite… La police doit venir d'ici quelques minutes… Mais non, mais non, ne t'effare pas… Tu as le temps. Seulement, fais ce que je te dis. Ta valise est toujours prête ?… Parfait. Et l'un des casiers est resté vide, comme je te l'ai dit ? Parfait. Eh bien, va dans ma chambre, mets-toi face à la cheminée. De la main gauche, appuie sur la petite rosace sculptée qui orne la plaque de marbre, sur le devant, au milieu ; et de la main droite, sur le dessus de la cheminée. Tu trouveras là comme un tiroir, et dans ce tiroir, deux cassettes. Fais attention. L'une d'elles contient tous nos papiers, l'autre des billets de banque et des bijoux. Tu les mettras toutes les deux dans le casier vide de la valise. Tu prendras la valise à la main, et tu viendras à pied, très vite, jusqu'au coin de l'avenue Victor-Hugo et de l'avenue de Montespan. L'auto est là, avec Victoire. Je vous y rejoindrai… Quoi ? mes vêtements ? mes bibelots ? Laisse donc tout ça, et file au plus vite. À tout à l'heure.

Tranquillement, Lupin repoussa le téléphone. Puis il saisit Daubrecq par le bras, le fit asseoir sur une chaise voisine de la sienne, et lui dit :

— Et maintenant, écoute-moi.

— Oh ! oh ! ricana le député, on se tutoie.

— Oui, je te le permets, déclara Lupin.

Et comme Daubrecq, dont il n'avait pas lâché le bras, se dégageait avec une certaine méfiance, il prononça :

— Non, n'aie pas peur. On ne se battra pas. Nous n'avons rien à gagner ni l'un ni l'autre à nous démolir. Un coup de couteau ? Pourquoi faire ? Non.

Des mots, rien que des mots. Mais des mots qui portent. Voici les miens. Ils sont catégoriques. Réponds de même, sans réfléchir. Ça vaut mieux. L'enfant ?

— Je l'ai.

— Rends-le…

— Non.

— Mme Mergy se tuera.

— Non.

— Je te dis que si.

— J'affirme que non.

— Cependant elle l'a déjà tenté.

— C'est justement pour cela qu'elle ne le tentera plus.

— Alors ?

— Non.

Lupin reprit, après un instant :

— Je m'y attendais. De même, je pensais bien, en venant ici, que tu ne couperais pas dans l'histoire du docteur Vernes et qu'il me faudrait employer d'autres moyens.

— Ceux de Lupin.

— Tu l'as dit. J'étais résolu à me démasquer. Tu l'as fait toi-même. Bravo. Mais ça ne change rien à mes projets.

— Parle.

Lupin sortit d'un carnet une double feuille de papier ministre, qu'il déplia et tendit à Daubrecq en disant :

— Voici l'inventaire exact et détaillé, avec numéros d'ordre, des objets qui furent enlevés par mes amis et moi dans ta villa Marie-Thérèse, sise sur les bords du lac d'Enghien. Il y a, comme tu vois, cent treize numéros. Sur ces cent treize objets, il y en a soixante-huit, ceux dont les numéros sont marqués d'une croix rouge, qui ont été vendus et expédiés en Amérique. Les autres, au nombre, par conséquent, de quarante-cinq, restent en ma possession jusqu'à nouvel ordre. Ce sont d'ailleurs les plus beaux. Je te les offre contre la remise immédiate de l'enfant.

Daubrecq ne put retenir un mouvement de surprise.

— Oh ! oh ! fit-il, comme il faut que tu y tiennes !

— Infiniment, dit Lupin, car je suis persuadé qu'une absence plus longue de son fils, c'est la mort pour Mme Mergy.

— Et cela te bouleverse, Don Juan ?

— Quoi ?

Lupin se planta devant lui et répéta :

— Quoi ?

Qu'est-ce que tu veux dire ?

— Rien… rien… une idée… Clarisse Mergy est encore jeune, jolie…

Lupin haussa les épaules.

— Brute, va ! mâchonna-t-il, tu t'imagines que tout le monde est comme toi, sans cœur et sans pitié ; ça te suffoque, hein, qu'un bandit de mon espèce perde son temps à jouer le Don Quichotte ? Et tu te demandes quel sale motif peut bien me pousser ? Cherche pas, c'est en dehors de ta compétence, mon bonhomme. Et réponds-moi, plutôt… Acceptes-tu ?

— C'est donc sérieux ? interrogea Daubrecq, que le mépris de Lupin ne semblait guère émouvoir.

— Absolument. Les quarante-cinq objets sont dans un hangar dont je te donnerai l'adresse, et ils te seront délivrés si tu t'y présentes ce soir, à neuf heures, avec l'enfant.

La réponse de Daubrecq ne faisait pas de doute. L'enlèvement du petit Jacques n'avait été pour lui qu'un moyen d'agir sur Clarisse Mergy, et peut-être aussi un avertissement qu'elle eût à cesser la guerre entreprise. Mais la menace d'un suicide devait nécessairement montrer à Daubrecq qu'il faisait fausse route. En ce cas, pourquoi refuser le marché si avantageux que lui proposait Arsène Lupin ?

— J'accepte, dit-il.

— Voici l'adresse de mon hangar : 95, rue Charles-Laffitte, à Neuilly. Tu n'auras qu'à sonner.

— Si j'envoie le secrétaire général Prasville à ma place ?

— Si tu envoies Prasville, déclara Lupin, l'endroit est disposé de telle façon que je le verrai venir et que j'aurai le temps de me sauver, non sans avoir mis le feu aux bottes de foin et de paille qui entourent et qui dissimulent tes consoles, tes pendules et tes vierges gothiques.

— Mais ton hangar sera brûlé…

— Cela m'est égal. La police le surveille déjà. En tout état de cause, je le quitte.

— Et qui m'assure que ce n'est pas un piège ?

— Commence par prendre livraison de la marchandise, et ne rends l'enfant qu'après. J'ai confiance, moi.

— Allons, dit Daubrecq, tu as tout prévu. Soit, tu auras le gosse, la belle Clarisse vivra et nous serons tous heureux. Maintenant si j'ai un conseil à te donner, c'est de déguerpir, et presto.

— Pas encore.

— Hein… ?

— J'ai dit : pas encore.

— Mais tu es fou, Prasville est en route.

— Il attendra, je n'ai pas fini.

— Comment ! comment ! Qu'est-ce qu'il te faut encore ? Clarisse aura son moutard. Ça ne te suffit pas ?

— Non.

— Pourquoi ?

— Il reste un autre fils.

— Gilbert ?

— Oui.

— Eh bien ?

— Je te demande de sauver Gilbert !

— Qu'est-ce que tu dis ? Moi, sauver Gilbert !

— Tu le peux, il te suffit de quelques démarches…

Daubrecq qui, jusqu'ici, avait gardé tout son calme, s'emporta brusquement, et frappant du poing :

— Non ! ça, non ! jamais ! ne compte pas sur moi… Ah ! non, ce serait trop idiot !

Il s'était mis à marcher avec une agitation extrême et de son pas si bizarre, qui le balançait de droite et de gauche sur chacune de ses jambes, comme une bête sauvage, un ours à l'allure inhabile et lourde.

Et la voix rauque, le masque convulsé, il s'écria :

— Qu'elle vienne ici ! Qu'elle vienne implorer la grâce de son fils ! Mais qu'elle vienne sans arme et sans dessein criminel, comme la dernière fois ! Qu'elle vienne en suppliante, en femme domptée, soumise, et qui comprend, qui accepte… Et alors on verra… Gilbert ? La condamnation de Gilbert ? l'échafaud ? mais toute ma force est là ! Quoi ! voilà plus de vingt années que j'attends mon heure, et c'est quand elle sonne, quand le hasard m'apporte cette chance inespérée, quand je vais connaître, enfin, la joie de la revanche complète… et quelle revanche !… c'est maintenant que je renoncerais à cela, à cette chose que je poursuis depuis vingt ans. Je sauverais Gilbert, moi, pour rien ! pour l'honneur ! moi, Daubrecq… Ah ! non, non, tu ne m'as pas regardé.

Il riait d'un rire abominable et féroce. Visiblement, il apercevait en face de lui, à portée de sa main, la proie qu'il pourchassait depuis si longtemps. Et Lupin aussi évoqua Clarisse, telle qu'il l'avait vue quelques jours auparavant, défaillante, vaincue déjà, fatalement conquise, puisque toutes les forces ennemies se liguaient contre elle.

Se contenant, il dit :

— Écoute-moi.

Et comme Daubrecq, impatienté, se dérobait, il le prit par les deux épaules avec cette puissance surhumaine que Daubrecq connaissait pour l'avoir éprouvée dans la baignoire du Vaudeville, et, l'immobilisant, il articula :

— Un dernier mot.

— Tu perds ton latin, bougonna le député.

— Un dernier mot.

Écoute, Daubrecq, oublie Mme Mergy, renonce à toutes les bêtises et à toutes les imprudences que ton amour-propre et que tes passions te font commettre, écarte tout cela et ne pense qu'à ton intérêt…

— Mon intérêt ! plaisanta Daubrecq, il est toujours d'accord avec mon amour-propre et avec ce que tu appelles mes passions.

— Jusqu'ici peut-être, mais plus maintenant, plus maintenant que je suis dans l'affaire. Il y a là un élément nouveau que tu négliges. C'est un tort. Gilbert est mon complice. Gilbert est mon ami. Il faut que Gilbert soit sauvé de l'échafaud. Fais cela, use de ton influence. Et je te jure, tu entends, je te jure que nous te laisserons tranquille. Le salut de Gilbert, voilà tout. Plus de luttes à soutenir contre Mme Mergy, contre moi… plus de pièges. Tu seras maître de te conduire à ta guise. Le salut de Gilbert, Daubrecq. Sinon…

— Sinon ?

— Sinon, la guerre, la guerre implacable, c'est-à-dire, pour toi, la défaite certaine.

— Ce qui signifie ?

— Ce qui signifie que je te reprendrai la liste des vingt-sept.

— Ah bah ! tu crois ?

— Je le jure.

— Ce que Prasville et toute sa clique, ce que Clarisse Mergy, ce que personne n'a pu faire, tu le feras, toi ?

— Je le ferai.

— Et pourquoi ? En l'honneur de quel saint, réussiras-tu où tout le monde a échoué ? Il y a donc une raison ?

— Oui.

— Laquelle ?

— Je m'appelle Arsène Lupin.

Il avait lâché Daubrecq, mais il le maintint quelque temps sous son regard impérieux et sous la domination de sa volonté. À la fin, Daubrecq se redressa, lui tapota l'épaule à petits coups secs, et avec le même calme, la même obstination rageuse, prononça :

— Moi, je m'appelle Daubrecq. Toute ma vie n'est qu'une bataille acharnée, une suite de catastrophes et de débâcles où j'ai dépensé tant d'énergie que la victoire est venue, la victoire complète, définitive, insolente, irrémédiable. J'ai contre moi toute la police, tout le gouvernement, toute la France, le monde entier. Qu'est-ce que tu veux que ça me fiche d'avoir contre moi par-dessus le marché, M. Arsène Lupin ? J'irai plus loin : plus mes ennemis sont nombreux et habiles, et plus cela m'oblige à jouer serré.

VI. — La peine de mort (2) VI. - Die Todesstrafe (2) VI. - The death penalty (2) VI.- 死刑 (2)

Je voyais bien qu'entre la police et Mme Mergy il y avait un troisième larron qui essayait de se faufiler… Alors, peu à peu, avec des mots échappés à la concierge, en observant les allées et venues de la cuisinière, en prenant sur elle des renseignements aux bonnes sources, j'ai commencé à comprendre. I could see that there was a third crook trying to sneak between the police and Mrs. Mergy... So, little by little, with words picked up from the concierge, by observing the comings and goings of the cook, by gathering information from reliable sources, I began to understand. Et puis, l'autre nuit, ce fut le coup de lumière. And then, the other night, there was a breakthrough. Quoique endormi, j'entendais le tapage dans l'hôtel. Even though I was asleep, I could hear the commotion in the hotel. J'ai pu reconstituer l'affaire, j'ai pu suivre la trace de Mme Mergy jusqu'à la rue Chateaubriand d'abord, ensuite jusqu'à Saint-Germain… Et puis… et puis, j'ai rapproché les faits… le cambriolage d'Enghien… l'arrestation de Gilbert… le traité d'alliance inévitable entre la mère éplorée et le chef de la bande… la vieille nourrice installée comme cuisinière, tout ce monde entrant chez moi par les portes ou par les fenêtres… J'étais fixé. I was able to reconstruct the affair, I was able to follow Mme Mergy's trail first to the rue Chateaubriand, then to Saint-Germain... And then... and then, I put the facts together... the Enghien burglary... the arrest of Gilbert... the inevitable treaty of alliance between the grieving mother and the leader of the gang... the old nanny installed as cook, all these people entering my house through doors or windows... I was fixed. Maître Lupin reniflait autour du pot aux roses. Maître Lupin was sniffing around. L'odeur des vingt-sept l'attirait. The smell of the twenty-seven attracted him. Il n'y avait plus qu'à attendre sa visite. All we had to do was wait for his visit. L'heure est arrivée. The time has come. Bonjour, maître Lupin. Good morning, Master Lupin.

Daubrecq fit une pause. Daubrecq paused. Il avait débité son discours avec la satisfaction visible d'un homme qui a le droit de prétendre à l'estime des amateurs les plus difficiles. He had delivered his speech with the visible satisfaction of a man who has the right to claim the esteem of even the most difficult amateurs. Lupin se taisant, il tira sa montre. Lupin fell silent and pulled out his watch.

— Eh ! eh ! plus que vingt-trois minutes ! Comme le temps marche ! si ça continue, on n'aura pas le loisir de s'expliquer. if this continues, we won't have time to explain.

Et, s'approchant encore de Lupin : And, approaching Lupin even closer:

— Tout de même, ça me fait de la peine. - All the same, it makes me sad. Je croyais Lupin un autre monsieur. I thought Lupin was a different gentleman. Alors, au premier adversaire un peu sérieux, le colosse s'effondre ? So, at the first serious challenge, the colossus collapses? Eli ensimmäisestä vähänkin vakavammasta vastustajasta kolossi romahtaa? Pauvre jeune homme… Un verre d'eau pour nous remettre ?… Poor young man... A glass of water to make us feel better?...

Lupin n'eut pas un mot, pas un geste d'agacement. Lupin didn't say a word, didn't make a gesture of annoyance. Avec un flegme parfait, avec une précision de mouvements qui indiquait sa maîtrise absolue et la netteté du plan de conduite qu'il avait adopté, il écarta doucement Daubrecq, s'avança vers la table et, à son tour, saisit le cornet du téléphone. With perfect phlegm, with a precision of movement that indicated his absolute mastery and the clarity of the plan of conduct he had adopted, he gently pushed Daubrecq aside, moved towards the table and, in turn, seized the telephone horn.

Il demanda :

— S'il vous plaît, mademoiselle, le 565-34.

Ayant obtenu le numéro, il dit d'une voix lente, en détachant chacune des syllabes : Having obtained the number, he said in a slow voice, enunciating each syllable:

— Allô… Je suis rue Chateaubriand… C'est toi, Achille ?… Oui, c'est moi, le patron… Écoute-moi bien Achille… Il faut quitter l'appartement. — Hello… I am on Chateaubriand Street… Is that you, Achille?… Yes, it's me, the boss… Listen to me carefully, Achille… You need to leave the apartment. Allô… Oui ; tout de suite… La police doit venir d'ici quelques minutes… Mais non, mais non, ne t'effare pas… Tu as le temps. Hello… Yes; right away… The police should arrive in a few minutes… No, don't panic… You have time. Seulement, fais ce que je te dis. Just do as I say. Ta valise est toujours prête ?… Parfait. Is your suitcase ready?... Perfect. Et l'un des casiers est resté vide, comme je te l'ai dit ? And one of the lockers remained empty, as I told you? Parfait. Perfect. Eh bien, va dans ma chambre, mets-toi face à la cheminée. Well, go to my room, stand in front of the fireplace. De la main gauche, appuie sur la petite rosace sculptée qui orne la plaque de marbre, sur le devant, au milieu ; et de la main droite, sur le dessus de la cheminée. With your left hand, press on the small carved rosette that adorns the marble slab, on the front, in the middle; and with your right hand, on top of the fireplace. Paina vasemmalla kädelläsi alaspäin pientä veistettyä ruusuketta, joka koristaa julkisivun keskellä olevaa marmorilaattaa; paina oikealla kädelläsi alaspäin takanreunan yläosaa. Tu trouveras là comme un tiroir, et dans ce tiroir, deux cassettes. There you will find a kind of drawer, and in this drawer, two cassettes. Fais attention. L'une d'elles contient tous nos papiers, l'autre des billets de banque et des bijoux. One of them contains all our papers, the other one banknotes and jewelry. Tu les mettras toutes les deux dans le casier vide de la valise. You will put both of them in the empty compartment of the suitcase. Tu prendras la valise à la main, et tu viendras à pied, très vite, jusqu'au coin de l'avenue Victor-Hugo et de l'avenue de Montespan. You will take the suitcase in your hand, and you will come on foot, very quickly, to the corner of Avenue Victor-Hugo and Avenue de Montespan. L'auto est là, avec Victoire. Je vous y rejoindrai… Quoi ? I'll meet you there... What? mes vêtements ? mes bibelots ? my knick-knacks? Laisse donc tout ça, et file au plus vite. Just leave all that and hurry up. À tout à l'heure. See you later.

Tranquillement, Lupin repoussa le téléphone. Puis il saisit Daubrecq par le bras, le fit asseoir sur une chaise voisine de la sienne, et lui dit : Then he grabbed Daubrecq by the arm, made him sit on a chair next to his, and said to him:

— Et maintenant, écoute-moi. - And now, listen to me.

— Oh ! - Oh! oh ! ricana le député, on se tutoie. chuckled the deputy.

— Oui, je te le permets, déclara Lupin. — Yes, I allow you,

Et comme Daubrecq, dont il n'avait pas lâché le bras, se dégageait avec une certaine méfiance, il prononça : And as Daubrecq, whose arm he had not let go of, was pulling away with some caution, he said: Ja kun Daubrecq, jonka kädestä hän ei ollut päästänyt irti, seisoi hieman epäluuloisena, hän sanoi:

— Non, n'aie pas peur. — No, don't be afraid. On ne se battra pas. We won't fight. Nous n'avons rien à gagner ni l'un ni l'autre à nous démolir. Neither of us has anything to gain by tearing each other down. Un coup de couteau ? A stab wound? Pourquoi faire ? Why bother? Non. No.

Des mots, rien que des mots. Just words, nothing but words. Mais des mots qui portent. But words that carry. Voici les miens. Ils sont catégoriques. They are adamant. Réponds de même, sans réfléchir. Answer the same way, without thinking. Ça vaut mieux. It's for the best. L'enfant ?

— Je l'ai.

— Rends-le… — Give it back…

— Non. — No.

— Mme Mergy se tuera. — Mme Mergy will kill herself.

— Non.

— Je te dis que si. — I'm telling you, yes.

— J'affirme que non. — I affirm that no.

— Cependant elle l'a déjà tenté. — However, she has already tried it.

— C'est justement pour cela qu'elle ne le tentera plus. - That's precisely why she won't tempt him again.

— Alors ? - What's up?

— Non.

Lupin reprit, après un instant : Lupin resumed, after a moment:

— Je m'y attendais. - I expected it. De même, je pensais bien, en venant ici, que tu ne couperais pas dans l'histoire du docteur Vernes et qu'il me faudrait employer d'autres moyens. Likewise, I thought, coming here, that you wouldn't skip the story of Dr. Vernes and that I would have to use other means. Kun tulin tänne, ajattelin, että te ette leikkaisi tohtori Vernesin tarinaa ja että minun olisi käytettävä muita keinoja.

— Ceux de Lupin. — Those from Lupin. - Lupinin.

— Tu l'as dit. — You said it. - Sinä sanoit sen. J'étais résolu à me démasquer. I was determined to unmask myself. Olin päättänyt paljastaa itseni. Tu l'as fait toi-même. You did it yourself. Bravo. Mais ça ne change rien à mes projets. But it doesn't change anything about my plans.

— Parle. — Speak.

Lupin sortit d'un carnet une double feuille de papier ministre, qu'il déplia et tendit à Daubrecq en disant : Lupin took out a double sheet of ministerial paper from a notebook, unfolded it, and handed it to Daubrecq, saying:

— Voici l'inventaire exact et détaillé, avec numéros d'ordre, des objets qui furent enlevés par mes amis et moi dans ta villa Marie-Thérèse, sise sur les bords du lac d'Enghien. - Here is an exact, detailed inventory, with serial numbers, of the items my friends and I removed from your villa Marie-Thérèse, on the shores of Lake Enghien. Il y a, comme tu vois, cent treize numéros. There are, as you can see, one hundred and thirteen issues. Sur ces cent treize objets, il y en a soixante-huit, ceux dont les numéros sont marqués d'une croix rouge, qui ont été vendus et expédiés en Amérique. Of these one hundred and thirteen items, sixty-eight, the ones with the numbers marked with a red cross, were sold and shipped to America. Les autres, au nombre, par conséquent, de quarante-cinq, restent en ma possession jusqu'à nouvel ordre. The other forty-five remain in my possession until further notice. Ce sont d'ailleurs les plus beaux. In fact, they're the most beautiful. Je te les offre contre la remise immédiate de l'enfant. I offer them to you in exchange for the immediate surrender of the child.

Daubrecq ne put retenir un mouvement de surprise. Daubrecq couldn't contain his surprise.

— Oh ! oh ! fit-il, comme il faut que tu y tiennes ! he said, as you have to hold on to it! hän sanoi: "Sinun on pidettävä siitä kiinni!

— Infiniment, dit Lupin, car je suis persuadé qu'une absence plus longue de son fils, c'est la mort pour Mme Mergy. - Infinitely," says Lupin, "because I'm convinced that a longer absence of her son means death for Mme Mergy.

— Et cela te bouleverse, Don Juan ? - And that upsets you, Don Juan?

— Quoi ?

Lupin se planta devant lui et répéta : Lupin planted himself in front of him and repeated:

— Quoi ?

Qu'est-ce que tu veux dire ? What do you mean?

— Rien… rien… une idée… Clarisse Mergy est encore jeune, jolie… - Nothing... nothing... an idea... Clarisse Mergy is still young, pretty...

Lupin haussa les épaules.

— Brute, va ! - You brute! - Senkin raakalainen! mâchonna-t-il, tu t'imagines que tout le monde est comme toi, sans cœur et sans pitié ; ça te suffoque, hein, qu'un bandit de mon espèce perde son temps à jouer le Don Quichotte ? you imagine that everyone is like you, heartless and pitiless; it suffocates you, doesn't it, that a bandit of my kind wastes his time playing Don Quixote? Et tu te demandes quel sale motif peut bien me pousser ? And you wonder what dirty motive could possibly drive me? Cherche pas, c'est en dehors de ta compétence, mon bonhomme. Don't bother, it's out of your hands, my good man. Et réponds-moi, plutôt… Acceptes-tu ? And answer me, rather... Do you accept?

— C'est donc sérieux ? - Are you serious? interrogea Daubrecq, que le mépris de Lupin ne semblait guère émouvoir. questioned Daubrecq, who seemed hardly moved by Lupin's contempt.

— Absolument. Les quarante-cinq objets sont dans un hangar dont je te donnerai l'adresse, et ils te seront délivrés si tu t'y présentes ce soir, à neuf heures, avec l'enfant. The forty-five objects are in a shed, the address of which I will give you, and they will be delivered to you if you show up there tonight at nine o'clock with the child.

La réponse de Daubrecq ne faisait pas de doute. Daubrecq's response left no doubt. L'enlèvement du petit Jacques n'avait été pour lui qu'un moyen d'agir sur Clarisse Mergy, et peut-être aussi un avertissement qu'elle eût à cesser la guerre entreprise. The abduction of little Jacques had only been a way for him to act on Clarisse Mergy, and maybe also a warning for her to stop the war she had started. Mais la menace d'un suicide devait nécessairement montrer à Daubrecq qu'il faisait fausse route. But the threat of suicide was bound to show Daubrecq that he was on the wrong track. En ce cas, pourquoi refuser le marché si avantageux que lui proposait Arsène Lupin ? In that case, why refuse Arsène Lupin's lucrative deal?

— J'accepte, dit-il.

— Voici l'adresse de mon hangar : 95, rue Charles-Laffitte, à Neuilly. Tu n'auras qu'à sonner. Just ring the bell.

— Si j'envoie le secrétaire général Prasville à ma place ? - What if I send General Secretary Prasville in my place?

— Si tu envoies Prasville, déclara Lupin, l'endroit est disposé de telle façon que je le verrai venir et que j'aurai le temps de me sauver, non sans avoir mis le feu aux bottes de foin et de paille qui entourent et qui dissimulent tes consoles, tes pendules et tes vierges gothiques. - If you send Prasville," declared Lupin, "the place is laid out in such a way that I'll see him coming and have time to get away, but not before setting fire to the bales of hay and straw that surround and conceal your consoles, clocks and Gothic maidens. - Jos lähetätte Prasvillen", Lupin julisti, "paikka on järjestetty niin, että näen hänen tulevan ja ehdin paeta, mutta en kuitenkaan sytyttämättä tuleen heinä- ja olkipaaleita, jotka ympäröivät ja kätkevät konsoleitanne, kellojanne ja goottilaisia neitsyitänne.

— Mais ton hangar sera brûlé… — But your shed will be burned...

— Cela m'est égal. — I don't care. La police le surveille déjà. The police is already watching it. En tout état de cause, je le quitte. In any case, I'm leaving him.

— Et qui m'assure que ce n'est pas un piège ? - And who can assure me that this isn't a trap?

— Commence par prendre livraison de la marchandise, et ne rends l'enfant qu'après. - Nimm zunächst die Ware in Empfang und gib das Kind erst danach zurück. - Start by taking delivery of the merchandise, and only then return the child. J'ai confiance, moi. I'm confident.

— Allons, dit Daubrecq, tu as tout prévu. - Come on," says Daubrecq, "you've got it all figured out. Soit, tu auras le gosse, la belle Clarisse vivra et nous serons tous heureux. Either way, you'll have the kid, beautiful Clarisse will live and we'll all be happy. Maintenant si j'ai un conseil à te donner, c'est de déguerpir, et presto. Now if I have a piece of advice to give you, it's to clear off, and quickly.

— Pas encore. - Not yet.

— Hein… ? - Huh... ?

— J'ai dit : pas encore.

— Mais tu es fou, Prasville est en route.

— Il attendra, je n'ai pas fini. — He will wait, I'm not done yet.

— Comment ! — What! comment ! What! Qu'est-ce qu'il te faut encore ? What else do you need? Clarisse aura son moutard. Clarisse will have her mustard. Ça ne te suffit pas ? Isn't that enough?

— Non.

— Pourquoi ?

— Il reste un autre fils.

— Gilbert ?

— Oui.

— Eh bien ?

— Je te demande de sauver Gilbert ! — I'm asking you to save Gilbert!

— Qu'est-ce que tu dis ? — What are you saying? Moi, sauver Gilbert ! Me, save Gilbert!

— Tu le peux, il te suffit de quelques démarches… - You can, you just need to take a few steps...

Daubrecq qui, jusqu'ici, avait gardé tout son calme, s'emporta brusquement, et frappant du poing : Daubrecq, who had so far kept his composure, suddenly snapped, and pounding his fist:

— Non ! ça, non ! jamais ! ne compte pas sur moi… Ah ! don't count on me... Ah! Älä luota minuun... Ah! non, ce serait trop idiot ! No, that would be too stupid!

Il s'était mis à marcher avec une agitation extrême et de son pas si bizarre, qui le balançait de droite et de gauche sur chacune de ses jambes, comme une bête sauvage, un ours à l'allure inhabile et lourde. He had started to walk with extreme agitation and with his so strange step, which swayed him right and left on each of his legs, like a wild beast, a bear with an unaccustomed and heavy gait.

Et la voix rauque, le masque convulsé, il s'écria : And his voice hoarse, his mask convulsed, he cried out:

— Qu'elle vienne ici ! - Let her come here! Qu'elle vienne implorer la grâce de son fils ! Let her come and beg for her son's mercy! Mais qu'elle vienne sans arme et sans dessein criminel, comme la dernière fois ! But let her come unarmed and without criminal intent, like last time! Qu'elle vienne en suppliante, en femme domptée, soumise, et qui comprend, qui accepte… Et alors on verra… Gilbert ? Let her come as a supplicant, as a tamed, submissive woman who understands, who accepts... And then we'll see... Gilbert? La condamnation de Gilbert ? l'échafaud ? mais toute ma force est là ! but all my strength is there! Quoi ! voilà plus de vingt années que j'attends mon heure, et c'est quand elle sonne, quand le hasard m'apporte cette chance inespérée, quand je vais connaître, enfin, la joie de la revanche complète… et quelle revanche !… c'est maintenant que je renoncerais à cela, à cette chose que je poursuis depuis vingt ans. I've been waiting more than twenty years for my time to come, and it's when it comes, when chance brings me this unexpected opportunity, when I'll finally experience the joy of complete revenge... and what a revenge!... it's now that I'll give up this, this thing I've been pursuing for twenty years. Je sauverais Gilbert, moi, pour rien ! I'd save Gilbert for nothing! pour l'honneur ! moi, Daubrecq… Ah ! non, non, tu ne m'as pas regardé. no, no, you didn't look at me.

Il riait d'un rire abominable et féroce. Visiblement, il apercevait en face de lui, à portée de sa main, la proie qu'il pourchassait depuis si longtemps. Clearly, the prey he'd been chasing for so long was right in front of him, within reach. Et Lupin aussi évoqua Clarisse, telle qu'il l'avait vue quelques jours auparavant, défaillante, vaincue déjà, fatalement conquise, puisque toutes les forces ennemies se liguaient contre elle. And Lupin, too, evoked Clarisse, as he had seen her a few days earlier, faltering, already defeated, fatally conquered, since all the enemy forces were aligned against her.

Se contenant, il dit : Containing himself, he said:

— Écoute-moi.

Et comme Daubrecq, impatienté, se dérobait, il le prit par les deux épaules avec cette puissance surhumaine que Daubrecq connaissait pour l'avoir éprouvée dans la baignoire du Vaudeville, et, l'immobilisant, il articula : And as Daubrecq, impatient, shrank back, he grabbed him by both shoulders with that superhuman power Daubrecq knew from having experienced it in the bathtub at the Vaudeville, and, immobilizing him, he articulated: Ja kun Daubrecq kärsimättömänä perääntyi, hän tarttui häntä molemmista olkapäistä sillä yli-inhimillisellä voimalla, jonka Daubrecq tunsi kokeneensa Vaudevillen kylpyammeessa, ja hän sanoi:

— Un dernier mot.

— Tu perds ton latin, bougonna le député. - You're losing your Latin," grumbled the deputy.

— Un dernier mot.

Écoute, Daubrecq, oublie Mme Mergy, renonce à toutes les bêtises et à toutes les imprudences que ton amour-propre et que tes passions te font commettre, écarte tout cela et ne pense qu'à ton intérêt… Listen, Daubrecq, forget Madame Mergy, renounce all the foolishness and imprudence that your self-esteem and passions make you commit, put it all aside and think only of your best interests...

— Mon intérêt ! plaisanta Daubrecq, il est toujours d'accord avec mon amour-propre et avec ce que tu appelles mes passions. joked Daubrecq, he always agrees with my self-esteem and with what you call my passions.

— Jusqu'ici peut-être, mais plus maintenant, plus maintenant que je suis dans l'affaire. - Until now maybe, but not anymore, not now that I'm in the business. Il y a là un élément nouveau que tu négliges. There's a new element here that you're overlooking. C'est un tort. This is wrong. Gilbert est mon complice. Gilbert is my partner in crime. Gilbert est mon ami. Il faut que Gilbert soit sauvé de l'échafaud. Fais cela, use de ton influence. Do that, use your influence. Et je te jure, tu entends, je te jure que nous te laisserons tranquille. And I swear, you hear me, I swear we will leave you alone. Le salut de Gilbert, voilà tout. Gilbert's regards, that's all. Plus de luttes à soutenir contre Mme Mergy, contre moi… plus de pièges. No more battles against Mme Mergy, against me... no more traps. Tu seras maître de te conduire à ta guise. You're free to do as you please. Le salut de Gilbert, Daubrecq. The regards of Gilbert, Daubrecq. Sinon… Otherwise...

— Sinon ? - Otherwise?

— Sinon, la guerre, la guerre implacable, c'est-à-dire, pour toi, la défaite certaine. — Otherwise, war, relentless war, meaning, for you, certain defeat.

— Ce qui signifie ? — What does that mean?

— Ce qui signifie que je te reprendrai la liste des vingt-sept. — It means that I will take back the list of twenty-seven from you. - Otan siis takaisin kahdenkymmenen seitsemän henkilön luettelon.

— Ah bah ! tu crois ?

— Je le jure.

— Ce que Prasville et toute sa clique, ce que Clarisse Mergy, ce que personne n'a pu faire, tu le feras, toi ? - What Prasville and all his clique, what Clarisse Mergy, what no one else could do, you'll do?

— Je le ferai.

— Et pourquoi ? En l'honneur de quel saint, réussiras-tu où tout le monde a échoué ? In honor of what saint will you succeed where everyone else has failed? Il y a donc une raison ? So there's a reason?

— Oui.

— Laquelle ?

— Je m'appelle Arsène Lupin.

Il avait lâché Daubrecq, mais il le maintint quelque temps sous son regard impérieux et sous la domination de sa volonté. He had released Daubrecq, but he kept him under his imperious gaze and the domination of his will for some time. À la fin, Daubrecq se redressa, lui tapota l'épaule à petits coups secs, et avec le même calme, la même obstination rageuse, prononça : In the end, Daubrecq straightened up, tapped his shoulder with short, sharp taps, and with the same calm, the same stubborn rage, said:

— Moi, je m'appelle Daubrecq. "- My name is Daubrecq." Toute ma vie n'est qu'une bataille acharnée, une suite de catastrophes et de débâcles où j'ai dépensé tant d'énergie que la victoire est venue, la victoire complète, définitive, insolente, irrémédiable. My whole life has been a relentless battle, a series of disasters and debacles in which I've expended so much energy that victory has come, a complete, definitive, insolent, irremediable victory. J'ai contre moi toute la police, tout le gouvernement, toute la France, le monde entier. Qu'est-ce que tu veux que ça me fiche d'avoir contre moi par-dessus le marché, M. Arsène Lupin ? What do I care about having M. Arsène Lupin against me on top of everything else? Mitä minä siitä välitän, että Arsène Lupin on kaiken lisäksi minua vastaan? J'irai plus loin : plus mes ennemis sont nombreux et habiles, et plus cela m'oblige à jouer serré. Ich gehe sogar noch weiter: Je mehr und je geschickter meine Feinde sind, desto mehr zwingt mich das zu einem engen Spiel. I'll go even further: the more numerous and skilful my enemies are, the tighter I have to play.