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RFI - Journal en français facile 2017 - 2020, Journal en français facile 21 décembre 2016

Journal en français facile 21 décembre 2016

Florent Guignard : Radio France Internationale, il est 20 heures en temps universel, 21 heures à Paris

Bonsoir, bienvenue, c'est le journal en français facile. Bonsoir Zéphirin Kouadio

Zéphirin Kouadio : Bonsoir Florent, bonsoir à tous

FG Au sommaire de ce journal, Zéphirin

ZK Situation confuse ce soir à Alep Est : alors que l'évacuation des civils se poursuit, l'armée syrienne pourrait avoir pris le contrôle total de la ville FG Un suspect activement recherché en Allemagne et dans toute l'Europe, deux jours après l'attentat de Berlin. Il s'agit d'un Tunisien de 24 ans ZK Et puis le dernier geste de Barack Obama en faveur de la planète : le président américain, sur le départ, interdit toute exploitation de pétrole et de gaz au Pôle Nord

FG Et nous reviendrons, à la fin de ce journal, sur la volonté de François Hollande de favoriser l'octroi de la nationalité française aux tirailleurs sénégalais, les anciens combattants des anciennes colonies françaises. ZK Et on commence, Florent, par ces interrogations : Alep-Est est-elle définitivement tombée ? L'armée syrienne a-t-elle pris le contrôle total de la ville ? FG oui, ce sont les questions que l'on se pose ce soir. Des informations contradictoires circulent sur le départ des derniers rebelles, et on va essayer d'y voir un peu plus clair avec vous, Tudor Tépénéag TT Oui, la reprise d'Alep par les forces de Damas, on s'y attendait depuis plusieurs semaines, on s'y attendait surtout depuis le déclanchement d'une grande offensive contre les rebelles, avec le soutien notamment de l'aviation russe et des milices du Hezbollah pro-iranien. Mais la chute de la grande ville du nord de la Syrie, dès ce soir, arrive un peu comme une surprise, notamment du fait de l'évacuation de civils qui a continué, tant bien que mal, jusqu'à aujourd'hui. D'ailleurs, selon un responsable des Nations Unies en Syrie, les évacuations se sont "poursuivies" à Alep et il n'était pas possible de confirmer le départ des derniers insurgés de la ville, annoncé pourtant un peu plus tôt, par l'Observatoire syrien des droits de l'Homme, une organisation indépendante basée à Londres. Selon cette organisation, seule une petite zone, située en bordure ouest d'Alep, serait encore sous le contrôle des rebelles. Mais il faut donc rester prudent quant à la chute totale et définitive de la ville d'Alep FG Merci Tudor, on aura évidemment d'autres informations, plus précises, plus complètes, dans les prochains journaux sur RFI ZK Venons-en à présent à Berlin, deux jours après l'attentat contre le marché de Noël qui a fait 12 morts et 48 blessés. L'enquête a rebondi aujourd'hui, les policiers ont progressé, Florent FG Oui, la police allemande a identifié un suspect, peut-être le terroriste qui conduisait le camion qui a foncé sur la foule. Ses papiers d'identité ont été retrouvés dans le camion. Il s'agit d'un Tunisien de 24 ans. Un avis de recherche a été lancé par le ministre de l'Intérieur, Thomas de Maizières « Nous avons un nouveau suspect, nous le recherchons. Il s'agit, je tiens à la souligner, d'un suspect, pas forcément l'auteur. Nous continuons à enquêter dans toutes les directions, nous suivons toutes les pistes, et ce suspect fait l'objet d'un mandat de recherche depuis minuit, à la fois en Allemagne, et dans l'espace Schengen, c'est-à-dire toute l'Europe. FG Le ministre allemand de l'Intérieur. 100,000 euros sont offerts pour la capture de ce suspect. Sa demande d'asile avait été rejetée l'an dernier par les autorités allemandes, mais il n'avait pas pu être expulsé dans son pays parce que la Tunisie disait qu'il n'était pas tunisien. ZK Et deux jours après l'attentat, Florent, la vie continue à Berlin. FG Les marchés, qui avaient été fermés, en signe de deuil, ont rouvert aujourd'hui. Notre envoyée spéciale à Berlin, Anastasia Becchio, s'est rendue sur un marché de l'est de l'est de la capitale allemande. La musique de Noel résonne dans les allées du marché d'AlexanderPlatz. Après une journée de silence, la fête et les rires reprennent leurs droits. La présence policière est assez discrète. Devant ses poêles géantes où mijotent des saucisses et des légumes, cette vendeuse reste sur ses gardes. « On regarde à droite, à gauche. C'est pas très agréable quand on a à l'esprit qu'il peut toujours se passer quelque chose. L'ambiance est différente. C'est aussi un peu plus vide parce que beaucoup de gens ont du respect par rapport aux événements et parce qu'aussi ils ont maintenant peur des marchés de Noel. » Les visiteurs s'arrêtent devant les échoppes en bois emplies de pains d'épice, de décorations, d'artisanat en bois ou en verre. Le marché est pourtant loin d'être désert et les touristes sont au rendez-vous. Dorta venue de Milan, se réchauffe avec un vin chaud. « Je suis un peu stressée, mais on peut voir des attaques à Milan, en France, en Allemagne, c'est comme ça, l'atmosphère n'est pas la même, mais… c'est un peu triste… mais c'est Noël. » Au milieu du marché, la patinoire ne désemplit pas. Ella, 14 ans, est venue avec sa classe. « Je crois qu'à Berlin, le niveau de sécurité est toujours le même. Et c'était pareil à Paris. On n'est nulle part totalement en sécurité, c'est comme ça, il faut faire avec. Il y a toujours des risques dans la vie, que ce soit maintenant à Berlin, ou hier à Paris... C'est la même chose. » Résister, rire, fêter Noël... en dépit du drame qui vient de toucher la ville, Berlinois comme touristes semblent ici déterminés à aller de l'avant. ZK Venons-en maintenant à ce qui pourrait être le dernier acte politique de Barack Obama : un geste fort en faveur de la planète

FG Avant de quitter la Maison-Blanche le 20 janvier prochain, et donc avant l'arrivée de Donald Trump, le président des Etats-Unis interdit tout nouveau forage de gaz et de pétrole dans les eaux américaines de l'Arctique, c'est-à-dire le Pôle Nord. Près de 50 millions d'hectares sont ainsi préservés, pour le reste des temps, puisque Donald Trump, qui préfère le pétrole à la protection de l'environnement, ne pourra pas revenir sur cette décision. Camille Marigaux

Barack Obama se base en fait sur un texte des années 50 qui permet à un président américain d'interdire l'exploitation de ressources naturelles, sans retour en arrière possible par les futurs chefs de l'Etat ! Des espèces très menacées comme l'ours polaire ou la baleine boréale seront donc épargnées par les plateformes et les risques de marées noires. Comme un pied-de-nez à Donald Trump, climatosceptique assumé et plutôt très favorable aux forages. Avec une majorité républicaine au Congrès, le nouveau président essaiera sans doute de revenir sur cette décision, mais ce sera long et compliqué, selon plusieurs juristes. Un mois avant de quitter le navire, Obama prend une décision qui correspond aussi à une réalité : moins de 1% de la production américaine de brut provient de l'Arctique... Beaucoup de compagnies pétrolières délaissent cette région pour des sols américains plus généreux et surtout moins chers, comme le Dakota du Nord. C'est le cas du poids lourd SHELL, qui a renoncé l'an dernier à ses explorations au large de l'Alaska. FG RFI, il est 20 heures 7 en temps universel. Zéphirin, nous allons maintenant revenir sur cette information diffusée hier, à l'occasion de la visite du président du Sénégal à Paris ZK oui, aux côtés de Macky Sall, François Hollande a annoncé que la France allait faciliter l'accès à la nationalité française des tirailleurs sénégalais, les anciens combattants des deux guerres mondiales, enrôlés sous le drapeau français quand le Sénégal était une colonie FG Une pétition lancée par une élue socialiste, petite-fille d'un tirailleur sénégalais, avait recueilli plus de 40,000 signatures le mois dernier. François Hollande a alors donné des instructions pour que les demandes de naturalisation soient accueillies favorablement par l'administration française. Le président français parle de "reconnaissance", même si cette reconnaissance peut sembler arriver bien tard. Les explications de Sylvie Koffi.

Aujourd'hui ces anciens combattants que l'on surnomme par ce terme générique de tirailleurs sénégalais vont pouvoir devenir français. "C'est une énorme reconnaissance et c'est surtout l'aboutissement d'un long combat", souligne Aissata Seck, élue socialiste de Bondy, en banlieue parisienne. Cette petite-fille de tirailleur sénégalais se bat depuis des années aux cotés de ces hommes pour qu'ils obtiennent réparation. Depuis des années, ils sont confrontés aux tracasseries de l'administration du type : fournir les documents d'état civil de leurs parents ou de leurs grands-parents alors qu'ils sont nés dans des villages où les registres de naissance n'existaient pas. Ou encore tous les 6 mois être obligés d'être sur le sol français pour percevoir leur retraite. Avec cette annonce, le chef de l'Etat français s'engage à faciliter les démarches administratives pour leur permettre d'accéder à la nationalité française. Une annonce tardive, car ces vieux combattants sont âgés, ils ont plus de 70 ans, et aujourd'hui ils sont peu nombreux. Moins d'un millier de tirailleurs vivent encore en France. FG C'est ainsi que se termine ce journal en français facile. Merci Zéphirin Kouadio

ZK Merci à vous, Florent Guignard

FG On se retrouve demain, à la même heure, et en attendant, si vous le voulez, vous pouvez retrouver ce journal, le réécouter et le lire, sur le site RFI Savoirs. Vous connaissez l'adresse par cœur : 3 w, savoirs au pluriel, point rfi point fr. Très bonne soirée !

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