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RFI - Journal en français facile 2017 - 2020, Journal en français facile 05 décembre 2016

Journal en français facile 05 décembre 2016

Juliette Jacquemin : Merci d'écouter RFI, 21h, ici à Paris, 20h en temps universel. C'est l'heure de votre journal en français facile, avec vous Sylvie Berruet. Bonsoir !

Sylvie Berruet : Bonsoir Juliette, bonsoir à tous.

JJ : Le premier ministre français Manuel Valls officiellement candidat à la primaire de la gauche en France. Ce n'était pas vraiment un suspense. Il s'est déclaré ce soir, dans sa ville d'Evry. Il présentera demain sa démission.

SB : Matteo Renzi, lui, ne quittera pas le pouvoir tout de suite en Italie. Le président de la république lui demande d'attendre le vote du budget de l'année 2017 au Parlement. Le président du conseil s'est engagé à quitter le pouvoir après l'échec du référendum hier dans le pays. JJ : La Russie et la Chine s'opposent à une résolution du conseil de sécurité de l'ONU, qui exigeait une trêve de 7 jours à Alep en Syrie. Les deux pays ont mis leur véto.

SB : Et puis le futur ministre du logement américain s'appelle Ben Carson. Un évangéliste, ultra-conservateur. Il a été nommé aujourd'hui par Donald Trump. Son portrait à la fin de ce journal.

JJ : Sa déclaration était attendue, et elle n'a surpris personne : le Premier ministre français Manuel Valls annonce sa candidature à la primaire de la gauche. SB : Quatre jours après la décision du président François Hollande de ne pas être candidat pour un deuxième mandat, le premier ministre a donc choisi Evry, sa ville, pour se lancer. Valérie Gas.

Manuel Valls a été droit au but : "je suis candidat à la présidence de la république", c'est en ces mots qu'il a annoncé sa décision, avant d'ajouter qu'il allait démissionner de sa fonction de Premier ministre dès demain pour se consacrer à sa campagne. "je veux tout donner pour la France" a-t-il indiqué avant de mettre en avant son avantage par rapport à ses concurrents de la primaire de la gauche en déclarant : "Il faut une expérience forte, je l'ai". Contre la droite, contre l'extrême-droite, Manuel Valls veut mener le combat à la tête d'une gauche rassemblée. Il estime que c'est sa responsabilité et il a appelé chacun a faire un effort pour l'unité, en affirmant que sa candidature était celle de la réconciliation. Manuel Valls l'a reconnu, certaines de ses prises de position ont pu heurter, mais il a aussi insisté sur sa loyauté et sur le fait qu'il avait toujours assumé les décisions collectives pour désamorcer les critiques. Dès ce soir Manuel Valls a tenté de donner des gages à la gauche sur sa volonté de rassemblement.

SB : La France change donc de chef du gouvernement, les italiens eux, attendront un peu : le président de la république italienne demande à Matteo Renzi d'attendre avant de présenter sa démission. JJ : D'attendre en fait l'adoption du budget de l'année 2017 au Parlement. Matteo Renzi était reçu tout à l'heure par le président pour remettre sa démission. Hier il a perdu le référendum sur une réforme de la constitution. Il appelait à voter oui et il avait prévenu qu'il quitterait le pouvoir si le non l'emportait. Finalement les italiens ont voté contre à près de 60%.

SB : c'est une défaite importante du groupe état islamique en Libye. Le gouvernement d'union nationale annonce que la ville de Syrte a été entièrement reprise. JJ : L'offensive durait depuis plus de six mois. Syrte, c'était le fief de l'organisation terroriste dans le pays. Le gouvernement annonce aussi qu'une trentaine de djihadistes se sont rendus. Ceux qui essaient de fuir sont pourchassés. Ces derniers jours, certains djihadistes ont même essayé de quitter la ville à la nage.

SB : Le groupe Etat islamique qui est aussi en difficulté en Irak, et en Syrie. En Syrie justement, la Russie va dialoguer avec les états-unis dans la semaine, pour parvenir au départ de tous les rebelles de la ville d'Alep, dans le nord du pays. JJ : Les rebelles refusent de se rendre, alors que l'armée de Bachar el Assad contrôle maintenant environ deux-tiers des quartiers est de la ville. L'objectif de Moscou est donc d'arriver à un accord mais certains groupes rebelles annoncent qu'ils le rejetteront quoiqu'il arrive. Mais pour l'opposant syrien, Michel Kilo, cela ne fait pas de doute : malgré leur résistance, les rebelles vont finir par perdre la bataille. « Les combattants à Alep font face à une puissance militaire écrasante ; nettement supérieure. Ces forces vont finir par s'emparer de la ville d'Alep. A ce moment-là qu'adviendra-t-il de ces combattants de l'opposition ? Et bien cette question dépend des combattants eux-mêmes. Vont-ils agir pour éviter un tel résultat ? On verra... Ce qu'on peut dire c'est que la situation est d'ores et déjà catastrophique. Des carnages sont commis par le régime. Ils ont d'ailleurs été répertoriés par les Nations Unies. Entre 2012 et 2015 le régime a perpétré 167 carnages. Tout le monde voit ce qu'il se passe à Alep. Il y a une puissance de feu inouïe. Un armement qui n'avait jusque-là jamais été utilisé lors de précédentes guerres a été testé sur les civils. Le régime et la Russie sont persuadés que réprimer dans la violence et tuer des civils contraindra les combattants de l'opposition à se rendre » JJ : L'opposant syrien Michel Kilo, invité de nos confrères de Monté Carlo Doualiya. SB : Le futur président américain Donald Trump veut aller contre la volonté de l'armée, dans le Dakota du Nord, dans le nord des Etats-Unis. JJ : L'armée en effet a refusé d'accorder un permis de construire pour un projet d'oléoduc, une construction qui doit transporter du pétrole sur près de 2.000 km. Un projet controversé, car l'oléoduc doit passer sous le fleuve Missouri et ensuite à travers une réserve indienne... Une tribu sioux s'y oppose, ainsi que des écologistes. L'armée leur a donc donné raison, mais Donald Trump le dit : il reste favorable à la construction. SB : Donald Trump, qui annonce aujourd'hui une nouvelle nomination dans son prochain gouvernement : C'est Ben Carson qui devient le ministre du logement et du développement. JJ : Le neurochirurgien, afro-américain, est un évangélique ultra-conservateur. Et si son nom est connu, c'est parce qu'il a été candidat à la primaire républicaine contre Donald Trump, avant de lui apporter rapidement son soutien. Mais en règle générale c'est un homme plutôt discret, Anne-Marie Capomaccio. Ben Carson est un homme très effacé et sans charisme. Il aime l'ombre autant que Donald Trump recherche la lumière des projecteurs. Ce neurochirurgien en retraite s'est présenté lors des primaires comme « le seul candidat ayant opéré avec succès des siamois». Il avait alors 35 ans, et cette opération a fait sa légende, mais pas sa carrière politique. Ben Carson fut très vite éliminé de la primaire des républicains. Il a, dès la semaine suivante, rejoint l'équipe Trump. Cet ultra-conservateur, comme le président élu n'a aucune expérience de gouvenement. 'homme ne le cache pas, il est contre les aides publiques pour les démunis, et affirme croire à l'effort personnel. Il n'a pas hésité à qualifier Obamacare, la loi sur la couverture sociale de « pire chose qui soit arrivée aux Etats-Unis depuis l'esclavage ». C'est Ben Carson qui a emmené Donald Trump à Detroit, une ville où il a grandi dans un foyer monoparental, élevé par une mère analphabète. « C'est parce qu'il est afro-américain, et a vécu dans un quartier défavorisé qu'il est à même d'occuper le ministère du logement » expliquent les porte-parole de Donald Trump. SB : Le Brexit est en question à partir d'aujourd'hui devant la cour suprême du Royaume-Uni. JJ : La cour suprême, la plus haute instance du pays, a été saisie par le gouvernement. Il lui demande d'annuler un jugement rendu, cette fois, par la haute cour de Londres... D'après ce jugement le gouvernement est obligé de consulter le Parlement, avant de déclencher la sortie de Londres de l'Union européenne. Le gouvernement veut absolument l'éviter. Les explications de Sylvie Noël.

La question est en apparence simple : qui du parlement ou du gouvernement britanniques peut déclencher le Brexit ? Autrement dit, Teresa May peut-elle lancer les discussions de divorce avec l'Union européenne sans avoir consulté le parlement ? Mais la réponse pourrait être complexe car le Royaume-uni ne dispose pas de constitution écrite. La décision sera donc le fruit d'une interprétation. Conscient de l'enjeu, c'est inédit, les 11 juges actuellement en poste siègent pour entendre les arguments des uns et des autres : pour le gouvernement, il est clair que la cheffe du gouvernement dispose de l'autorité constitutionnelle concernant les affaires étrangères, y compris le retrait des traités internationaux. Il fait aussi valoir qu'il n'est pas nécessaire de consulter à nouveau le parlement puisque ce dernier a approuvé l'organisation du référendum. Mais ce ne fut pas l'interprétation des trois juges de la Haute Cour de Londres, le 3 novembre dernier. Ils ont donné raison aux auteurs du recours qui estimaient que le Brexit va rendre caduque les lois européennes incorporées au droit britannique depuis 1972, ce qui rend à leurs yeux, nécessaire la consultation des députés. Les audiences sont retransmises en direct pendant les 4 jours, preuve de l'intérêt que suscite cette querelle constitutionnelle, dont on ne connaitra pas l'épilogue avant janvier 2017. SB : Sylvie Noël. Et la décision n'est pas attendue avant janvier, tant le dossier est compliqué. JJ : Et puis si vous aimez découvrir les cultures d'autres pays en voyageant, Saint Pétersbourg est sûrement faite pour vous. SB : La ville russe a reçu la récompense de la "meilleure destination culturelle de 2016", pendant la cérémonie des Oscars du tourisme. Pékin arrive deuxième, puis Paris et Rio de Janeiro. Cette récompense est particulièrement bienvenue pour Saint-Pétersbourg, car elle accueillera la finale de la coupe des confédérations l'an prochain, et la coupe du monde de football en 2018. Deux événements qui attireront beaucoup de touristes.

JJ : RFI, il est 21h10 ici à Paris. C'est la fin de ce journal en français facile. Merci Sylvie Berruet ! Belle soirée à tous, sur la radio du monde.

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