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InnerFrench - Vol. 2, #101 - Apprendre le français en couple, vivre à Paris... avec Luca Lampariello (1)

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#101 - Apprendre le français en couple, vivre à Paris... avec Luca Lampariello (1)

Salut à toutes et à tous ! J'espère que vous êtes en forme et que la rentrée s'est bien passée, que le retour de vacances n'a pas été trop dur. Moi, je n'ai pas vraiment pris de vacances cet été, mais j'ai quand même l'impression que c'est la rentrée. Et je suis très content parce que récemment, j'ai eu la chance d'interviewer une personne que j'admire : Luca Lampariello, le célèbre polyglotte italien. D'ailleurs, je dois vous remercier parce que c'est grâce à vous que je l'ai rencontré. Je vous avais parlé de lui dans un épisode et ça lui est revenu aux oreilles, autrement dit, certains d'entre vous lui ont dit que je l'avais mentionné. Et comme il était de passage en Pologne cet été, il m'a contacté pour prendre un café. J'étais super content parce que c'est quelqu'un qui m'a beaucoup inspiré quand j'ai commencé ma carrière de prof. Je regardais toutes ses vidéos sur YouTube, déjà parce que c'est impressionnant de voir quelqu'un capable de parler une dizaine de langues, et puis parce qu'il donne plein de conseils très pertinents sur l'apprentissage, dont certains que j'ai essayé de vous transmettre à mon tour. Donc on peut dire que la boucle est bouclée. Je vous ai parlé de Luca dans le podcast, vous lui avez dit, il m'a contacté, et aujourd'hui vous allez l'entendre dans le podcast ! D'ailleurs, il m'a lui aussi interviewé donc si ça vous intéresse, vous pourrez aller regarder la vidéo sur sa chaîne YouTube. Ah oui, et l'interview d'aujourd'hui est aussi disponible en vidéo sur la chaîne YouTube innerFrench si vous voulez la regarder. Voilà, maintenant, je ne vous en dis pas plus et je vous laisse écouter notre conversation.

Hugo : Salut à toutes et à tous ! Aujourd'hui, j'ai l'immense honneur d'accueillir sur la chaîne Luca Lampariello. J'imagine que certains et certaines d'entre vous le connaissent déjà. Alors aujourd'hui, avec Luca, on va parler évidemment de l'apprentissage du français, de la langue dans le couple aussi (un sujet assez important, il me semble), de la vie en France. Et un petit peu à la fin d'un sujet un peu plus polémique, la tendance qu'ont les Français à corriger peut-être un peu trop les personnes qui apprennent les langues. Alors pour commencer, Luca. Est-ce que tu pourrais te présenter pour les personnes qui, peut-être, ne te connaissent pas encore ?

Luca : Bien sûr. Tout d'abord, ravi d'être ici et merci pour m'avoir invité. Je suis Luca. Luca Lampariello. Avec la prononciation italienne c'est : Luca Lampariello. Et je suis italien et je suis prof de langues ou bien coach de langues, c'est-à-dire j'aide les gens à comprendre en fait comment apprendre les langues de façon plus efficace. Et j'ai une chaine qui s'appelle Luca Lampariello, pas trop de fantaisie là-bas. Et j'ai aussi un site où j'enseigne en fait, j'ai un blog où j'enseigne comment apprendre les langues, qui est ma plus grande passion en général. Hugo : Donc, tu ne te présentes pas comme polyglotte ?

Luca : J'aime pas trop l'étiquette polyglotte dans le sens que j'en ai un peu ras le bol du mot d'entendre le mot polyglotte. Tu vois, c'est toujours polyglotte ici, polyglotte ici. J'étais un peu… Je me rappelle que, par exemple, dans des fêtes, il y a des gens : « Ah ! Le polyglotte ! Ah, tu vas parler avec le polyglotte ». Je suis une personne plutôt qu'un polyglotte. Oui, c'est vrai que les polyglottes, c'est des gens qui parlent plusieurs langues, mais je ne me présente pas comme polyglotte. Même si j'écris polyglotte, en fait. Parce que, comme sur YouTube en général, c'est… Moi, je pense que c'est une étiquette, mais ça aide en général d'écrire « polyglotte » sur les vidéos, sur les titres des vidéos. Mais en général, je n'aime pas me présenter comme polyglotte. Hugo : Alors pour commencer, donc, on va revenir un peu sur la façon dont tu as appris le français. Donc, il me semble que tu as commencé au lycée, non ?

Luca : J'ai commencé en fait à l'âge de 13 ans. Non, à l'âge de 10 ans. À l'école secondaire. Je pense qu'en italien, en Italie, on l'appelle scuola secondaria, scuola medie. Je pense qu'en français, c'est l'école secondaire ou quelque chose comme ça. Hugo : C'est l'école primaire [correction : c'est le collège]. Luca : C'est l'école primaire. J'avais 10 ans. Donc j'avais 10 ans. J'ai fait 3 ans de scuola media dans le système italien. J'avais commencé avec le français et l'anglais, donc j'ai fait trois ans d'anglais et français. Et après, au lycée, j'ai commencé… J'ai continué qu'avec le français. Hugo : Et pourquoi t'as choisi le français et pas l'espagnol, par exemple, ou l'allemand ? Luca : Alors, c'est une bonne question. Le fait, c'est qu' à l'époque… On parle d'il y a 30 ans, parce que j'ai 40 ans maintenant… Donc, quand j'avais 10 ans, il n'y avait pas trop le choix. Il n'y avait que l'anglais, ou le français, donc… ou bien les deux, à l'école primaire ou scuola media, en Italie. Et donc bah il n'y avait pas trop le choix : espagnol, allemand, chinois. C'est pas comme maintenant. Donc, le français, ou bien l'anglais, ou les deux. Ça, c'était quand j'avais 10 ans.Quand j'étais au lycée, j'avais que anglais ou français, Hugo : Donc c'était un peu par défaut. Luca : C'était un peu par défaut, mais aussi le fait que, en fait, j'ai continué avec le français et pas avec l'anglais. C'est à cause du fait ou grâce au fait que mes parents avaient décidé d'embaucher une prof privé d'anglais. Donc, on s'est dit… Je me rappelle vaguement parce que j'étais petit. Mais je me rappelle que les gens, que mes parents en fait, ils m'ont dit : « Luca, tu as déjà une prof privé d'anglais, peut-être tu peux continuer avec le français ». Et c'était, je crois, une bonne décision en général. Hugo : Ok. Et comment était perçu le français dans les écoles italiennes à l'époque où toi, tu l'a appris ? Luca : C'est une bonne question. À vrai dire, je ne sais pas trop dans le sens que le français, c'est… En fait, le fait qu'il y avait le français, qu'on pouvait choisir entre l'anglais et le français, ça indique que le français était considéré une langue importante. C'est encore considéré une langue importante en général, parce que c'est important. C'est la seule langue parlée dans les cinq continents, on dit. Je ne sais pas si c'est vrai. Mais en général, je pense que c'était perçu comme une langue importante, une langue de prestige. Luca : Donc, par exemple, il y a « le Chateaubriand », c'était un lycée pour francophones où les parents, les gens qui étaient aisés, disons, envoyaient leurs enfants à l'école et parler français, ça faisait chic. Tu vois ? Donc je pense qu'on percevait l'anglais, on perçoit encore l'anglais… Le français pardon, comme une langue importante. Mais je pense que maintenant, l'anglais a pris le relais, c'est-à-dire maintenant c'est plus « relevant » pour les gens. Les gens se disent « OK, tu veux parler français, c'est beau, c'est chic, mais c'est pas si important que l'anglais ». Malheureusement ou heureusement, je ne sais pas.

Hugo : Pas si utile, en tout cas.

Luca : Pas si utile. Bon, si veux habiter en France, comme j'ai fait, c'est très utile, parce qu'en France comme en Italie, les gens ne parlent pas trop anglais. Oui les jeunes, peut-être, donc. Mais l'anglais, c'est plus utile, effectivement, d'un point de vue général. Hugo : Ok. Et est-ce que c'est grâce à des cours à l'école que tu as acquis un tel niveau et une telle aisance en français ? Luca : Oui et non. Dans le sens que moi je dis tout le temps : mon conseil général, un conseil que je donne à tout le monde, c'est que si tu apprends une langue à l'école, c'est important, la chose la plus importante, c'est, disons, 90% de ce que tu fais au dehors de la classe, c'est ce qui fait la différence. Luca : Quand j'ai commencé à apprendre le français à l'école, je me rappelle très bien que j'ai découvert qu'on pouvait regarder France 2. À l'époque, c'était Antenne 2. Imagine, tu sais, je suis vieux. Et j'avais découvert que pas seulement tu pouvais regarder Antenne 2, c'était que la seule chaine que je pourrais regarder de l'Italie. Hugo : Mais à la télévision ?

Luca : À la télévision. La télévision, parce qu'on n'avait pas Internet. Internet, ça existait, mais c'était pas, tu vois… Hugo : Il n'y avait pas de vidéos, c'est sûr. Luca : Il n'y avait pas de vidéos. Et donc ce qui s'est passé, c'est que j'ai commencé à regarder la télévision Antenne 2, France 2, tous les jours, tous les soirs. C'est-à-dire je rentrais à la maison et, après avoir dîné avec mes parents, tout le temps, tous les soirs, je regardais une émission de télé. C'était un débat, c'était… je ne sais pas, un film. Et en fait, ce que je fais, je l'ai encore chez moi, je ne sais pas où c'est exactement, c'était un cahier où je notais frénétiquement tout ce que je pouvais noter, tous les détails, tout le jargon, le… Tu vois, les… Hugo : Les expressions.

Luca : Les expressions, et tout ça, parce que j'avais les sous-titres. Je pouvais regarder Antenne 2, les émissions de Antenne 2 / France 2 avec les sous-titres. Et ça, c'était pour moi, c'était incroyable. Je me suis mis à écrire tout ce que je pouvais et ça restait parce qu'après, je révisais. C'est ça qui a fait vraiment la différence. À l'école, surtout au lycée, j'ai eu une prof qui était très forte. C'était Haussmann. Elle était la nièce du célèbre architecte Haussmann, qui a refait en fait, qui a refait l'architecture de Paris. Et elle nous parlait qu'en français, donc, c'était un peu atypique. Elle était, elle était très forte, elle était très douée, elle était très passionnée, ce qui m'a beaucoup aidé. Mais en général, c'était pas suffisant. Même si on parlait français à l'école, on faisait de la littérature, c'était vraiment centré sur la grammaire. Donc finalement, ce qui a fait vraiment la différence, c'est la télévision. C'est la télévision et pendant 2 ans. 2 ans et je me rappelle qu'après, j'ai fait des vacances en Écosse et là, là-bas, j'ai commencé vraiment à parler pour la première fois avec des gens et le fait que j'avais passé des heures et des heures et des heures en regardant la télévision. Là, ça, ça fait… Ça a été vraiment incroyable, ça.Ça a eu un effet époustouflant. Je ne sais pas si on peut dire ça.

Hugo : Et pourquoi tu avais une telle motivation pour apprendre cette langue ?

Luca : C'est une bonne question, la vérité, c'est que j'étais, je… Si je regarde en fait en arrière, je… Quand j'avais 10 ans déjà, quand j'avais 11 ans, j'écrivais, je faisais des listes de langues que je voulais apprendre. Donc j'ai toujours, je pense que j'ai toujours voulu apprendre des langues étrangères, mais en général, mes parents m'ont toujours… On a toujours parlé de culture, de langues. Par exemple, mon mon papi, mon grand-père, était très passionné par les maths et surtout aussi par les langues étrangères. Ma tante… C'était cette passion qui… On parlait tout le temps, à l'école et donc… Pardon. En famille. Et j'ai fini par… Le français, je l'adore en général, c'est une langue que j'adore. C'est très semblable, c'est pareil à l'italien pour beaucoup d'aspects. Mais en général, j'adore comme ça sonne. Et c'était la passion pour la culture. J'étais très passionné par la culture pour… Mon papa, me disait tout le temps : « si tu apprends tous les jours quoi que ce soit, après, tu vas avoir un avantage énorme parce que tu ne vas pas seulement comprendre le monde, mais tu vas comprendre toi-même ». Et je pense que les langues, c'est un outil pour comprendre toi-même, pour comprendre le monde en tant que citoyen du monde. Hugo : Et tes parents parlaient français, aussi ?

Luca : Mon papa parlait anglais, français et allemand, mais il n'était pas… Il disait lui-même qu'il n'était pas très doué en langues, c'est-à-dire qu'il connaissait les langues, il les connaissait bien parce qu'il travaillait à l'université. Il écrivait des articles scientifiques en anglais, par exemple, et il avait étudié les langues. Mais il était un peu timide, donc il avait du mal avec la prononciation. Il était bon en langue écrite, mais pas trop en langue, disons, quand il s'agissait de parler aux gens et parler la langue, articuler les sons. Hugo : Et il y a une autre étape très importante pour ton apprentissage du français dans une auberge de jeunesse à Prague, il me semble.

Luca : Ouais, ouais, ouais. En fait, ce qui… Moi, je pense que la… une langue… comme Kató Lomb (Kató Lomb, c'est une polyglotte hongroise très connue), elle disait tout le temps qu'une langue étrangère, c'est quelque chose qui vaut la peine d'apprendre, qui vaut la peine d'apprendre, même un peu, un tout petit peu. Hugo : Même mal, il me semble qu'elle dit ça. Luca : Même mal, même mal, même mal. Et moi en fait, ce qu'il s'est passé avec le français, ce qui s'est passé aussi avec d'autres langues, c'est qu'au début, tu commences à apprendre une langue parce que tu te dis OK, je vais commencer… Le français, je ne savais pas pourquoi j'avais commencé, parce que c'était… La vérité, c'est que c'était une langue, c'était une matière à apprendre à l'école. Donc je n'avais pas écrit « oh, je veux apprendre le français parce que je veux parler avec Sophie Marceau ». Après, j'ai commencé à fantasmer, m'imaginer de parler avec des filles françaises et tout. Mais en général, ce qu'il s'est passé, quand il s'agit de plusieurs langues, en fait, c'est que j'ai appris pendant beaucoup de temps. Tu vois.

Vous qui apprenez le français, parfois, on se dit « pourquoi est-ce que j'apprends ? » Parce que c'est les bouquins, tu apprends avec des livres, tu regardes la grammaire, tu n'as pas de contact avec les gens. Mais il y a des moments dans la vie qui font la différence. Quand tu rencontres une personne, ça peut être une fille, ça peut être un mec, ça peut être un ami.

Et là, j'étais à Prague. Et je me rappelle que j'étais avec trois, trois potes à moi, on faisait un tour de l'Europe. Et en fait, la première étape, c'était justement Prague. Et j'ai vu des filles… J'ai vu cette fille très mignonne avec deux autres filles, des amies. Elles étaient assises. Et bien sûr, j'ai entendu parler français, j'ai dit : « Est-ce que vous êtes françaises ? » Et cette question, c'était la ice breaker, non ? Et on a commencé à parler. »Est-ce que t'es français ? » « Non, je suis italien ! » Et après, bon, après, on a commencé à parler et une fois qu'on a commencé à parler, après, on s'est connus et… Tu vois. Hugo : Et vous avez commencé une relation, on peut dire.

Luca : Oui. C'est ça. On a commencé une relation… La chose qui m'a frappé, c'est que tout de suite, en fait, on s'est plu et après, j'ai décidé… Je me rappelle très bien, j'étais désespéré, parce que quand j'ai quitté Prague, je devais quitter Prague parce que… Les filles, elles étaient restées à Prague et nous, on était partis pour aller à Cracovie, en Pologne. Et je me rappelle que je lui avais laissé le… Il y a 13 ans, 14 ans… J'avais laissé mon email, mais j'étais très déçu parce que…Je n'avais pas son téléphone et j'étais très déçu qu'elle ne m'avait pas répondu. Et tout à coup, en fait, elle m'a répondu. Elle m'a dit, deux semaines plus tard : « je suis à Nice ». Et elle m'avait dit qu'il n'y avait pas Internet, tout ça. Et je suis allé à Nice parce que j'ai compris que parfois… J'étais rentré à Rome, j'étais à Rome en août et je me suis dit « bah, j'ai rien à faire, je vais à Nice » et là, on s'est tu vois, on a eu plus de temps pour se parler. Hugo : Pour faire connaissance.

Luca : Pour faire connaissance. Et le français, ça fait une différence énorme. Parce que si je n'avais pas parlé français, cette question… Parfois les gens sont surpris, étonnés que tu parles leur langue. Et ça, ça aide énormément. Donc, grâce au français, j'ai rencontré mon ex-copine et après, grâce à mon ex-copine, j'ai amélioré mon français. Et ensuite, c'est une histoire qui s'est un peu répétée avec d'autres ex, il me semble. Hugo : Mais est-ce que c'est toujours toi qui adoptes la langue de ta copine ? Ou est-ce que parfois, elles ont aussi envie d'apprendre l'italien et de pratiquer avec toi ? Comment ça se passe ?

Luca : Alors, pour ma copine française, en fait…Quant à mon ex-copine française, elle a fini par apprendre l'italien très bien. Elle a utilisé ma traduction bidirectionnelle que je lui avais donné, Assimil et tout ça. Et après, elle a commencé, elle a appris l'italien. Mais au début et de toute façon jusqu'à la fin, notre relation, c'était toujours en français. Peut-être un peu en italien quand elle a fait l'Erasmus en Italie. Mais en général, disons que c'est grâce aux langues que j'ai rencontré mes copines, des filles. Et ça dépend. Je ne suis pas tyrannique, dans ce sens. Donc, s'il y a par exemple, mon ex-copine russe, on parlait en anglais et on parlait en russe. On écrivait… Elle écrivait plutôt en russe et on parlait plutôt en anglais. Ça dépend après de la situation.

Par exemple, quand on a vu, on a rencontré ses parents, on parlait russe parce qu'ils ne parlaient pas anglais. Mais de toute façon, je finis toujours par parler beaucoup la langue de ma copine parce que, parce que c'est les circonstances. Mais si elle voulait par exemple apprendre l'italien, et ça, ça s'est passé avec mon ex-copine française, mon ex-copine russe, et ben, c'est génial. Moi, je… On fait, en fait, on finit par faire moit-moit et je suis content. Je ne suis pas un mec qui veut nécessairement que parler, pratiquer sa langue aussi, c'est pas… Hugo : Avoir des partenaires de conversation gratuits.

Luca : Oui… C'est pas que j'apprends les langues pour draguer les filles et je drague les filles pour apprendre des langues. Non, non. C'est quelque chose qui arrive, en fait. Mais je dis tout le temps que les langues, si tu connais une langue, si tu connais le français, l'anglais, d'autres langues, c'est un outil que tu peux utiliser. Ça ouvre des portes tout le temps. Donc tu rencontres une personne, tu commences à parler leur langue, c'est la façon la plus surprenante, la plus étonnante, non, d'impressionner une personne, parce que tu vois. Hugo : Parce que moi, au contraire, avec mes élèves, j'entends souvent… Enfin, ils se plaignent souvent qu'ils veulent parler anglais avec leurs part… qu'ils veulent parler français, pardon, avec leur partenaire qui est français ou française. Mais leurs partenaires en fait préfèrent parler anglais et ils ont du mal, justement, à passer à l'autre langue. Et ça va un peu contre cette réputation des Français qui sont censés parler seulement français. En fait, maintenant, il y a beaucoup de Français qui apprennent l'anglais, qui parlent bien l'anglais et qu'ils veulent le pratiquer. Est-ce que toi, t'as des conseils justement pour réussir à changer un peu la dynamique dans le couple et mieux équilibrer, peut-être, l'utilisation d'une langue ou de l'autre ?

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