#62 - Mes vacances en Thaïlande (2)
Je dois dire qu'on a été assez rapidement dépaysés. “Dépaysé”, je pense que je vous ai déjà parlé de cet adjectif. Je crois qu'il n'y a pas de traduction en anglais. En fait, ça veut dire que vous êtes dans un endroit qui est complètement différent de ce que vous connaissez, qui est très exotique. Et vous avez presque l'impression d'être sur une autre planète. Nous, on était dépaysés parce qu'il y avait plein de petites maisons traditionnelles, beaucoup de plantes tropicales un peu partout, et c'était un paysage totalement différent de celui qu'il y a en Europe (et surtout à Varsovie).
La première difficulté qu'on a rencontrée, c'est ce premier soir, quand on a voulu manger quelque chose parce que, comme vous le savez peut-être, ma copine et moi, on est végans. Donc c'était assez difficile, je dois dire, de trouver un endroit qui servait de la nourriture végane. On s'y était préparé, on avait fait des recherches sur Internet. Et le problème, c'est que c'est une tendance qui est pas aussi présente qu'en Occident. Et les Thaïlandais sont pas toujours habitués à ces demandes. Par exemple, pour eux, un plat est végan alors qu'ils utilisent de la sauce de poisson. La sauce de poisson, c'est une spécialité d'Asie du sud-est que les gens utilisent pour assaisonner un plat, pour ajouter du goût, pour ajouter des épices. Ils utilisent de la sauce de poisson. Et ça, évidemment, c'est pas végan.
La Thaïlande est très connue pour sa street food, la “nourriture de rue” (on n'utilise pas vraiment ce terme-là en français, on dit simplement “street food”). Mais le problème, c'est que très souvent, les gens utilisent cette sauce de poisson. Donc nous, on pouvait pas vraiment manger à ces endroits-là. Ce qui fait que très souvent, on n'était pas vraiment sûrs. On savait pas si on pouvait commander un plat. Et je dois dire que c'était assez déstabilisant. C'était assez ennuyeux de ne jamais être sûr de pouvoir manger quelque chose.
Ce qui fait que, le premier soir, on a décidé de prendre une option sûre et de manger une spécialité locale qui s'appelle le “riz gluant à la mangue”. Donc c'est du riz qui est fait avec du lait de coco et qui est accompagné d'un fruit, la mangue. C'est vraiment bon, c'est à la fois sucré et salé. Je dois dire que j'ai vraiment adoré, c'était délicieux ! Mais bon, c'est plus un dessert qu'un plat principal donc on pouvait pas manger du riz gluant à la mangue pendant tout le séjour. Mais pour ce premier soir, c'était suffisant. On n'avait pas vraiment faim donc on a seulement mangé ça.
Ensuite, pour le reste du séjour, j'ai utilisé une application qui s'appelle HappyCow. Avec cette application, vous pouvez trouver facilement des restaurants végétariens ou végans qui sont autour de vous, à l'endroit où vous vous trouvez. C'est vraiment très pratique ! Et c'est des restaurants qui sont en général recensés par les autres utilisateurs. Donc ils essaient de décrire avec précision quels sont les types de plats, est-ce que la cuisine est bonne, etc. Et voilà, c'est vraiment une application qui nous a sauvé la vie. On l'a beaucoup utilisée en Thaïlande et grâce à ça, on a pu trouver pas mal de restaurants.
On est restés trois jours à Bangkok. On n'avait pas de programme précis. On avait juste fait quelques recherches et trouvé des activités qu'on pourrait faire. Et ce qu'on a fait le premier jour, c'est qu'on a visité le Grand Palais, le Palais royal, dans lequel se trouve également le temple du Bouddha d'émeraude. Donc vous savez que la religion principale en Thaïlande, c'est le bouddhisme, et évidemment, il y a énormément de temples que vous pouvez visiter.
Le Grand Palais, c'est l'attraction touristique principale à Bangkok. Mais en fait, c'était assez difficile d'apprécier la visite. C'était difficile, d'abord, parce qu'il y avait une foule énorme. “Une foule”, ça veut dire “un grand groupe de gens”. Quand il y a beaucoup de personnes concentrées au même endroit, on appelle ça “une foule”. Donc il y avait une foule énorme, beaucoup, beaucoup, des centaines, des milliers, de touristes. Du coup, on avait l'impression qu'il faisait encore plus chaud qu'à l'extérieur du Grand Palais. Il y avait plein de guides qui hurlaient sur leur groupe pour leur dire d'aller à un endroit et puis un autre. Ce qui fait qu'on avait du mal à se détendre et à apprécier l'architecture. C'est un monument qui est vraiment magnifique. Mais dans ce contexte, c'est difficile de l'apprécier.
Et il y a aussi autre chose qui fait que c'est parfois difficile d'apprécier ce genre de visite, c'est les photos. Vous voyez toujours plein de personnes autour de vous qui prennent des milliers de photos. Vous, vous êtes avec votre appareil ou avec votre smartphone donc vous avez envie de faire la même chose. Ce qui fait qu'il y a une certaine forme de pression. Quand vous arrivez quelque part, la première chose que vous voulez faire, c'est prendre une photo pour immortaliser cet instant, pour pouvoir le garder dans votre mémoire. Et en fait, vous profitez pas vraiment de ce que vous voyez, vous profitez pas vraiment du moment.
Et moi, c'est ce que je faisais au début. Quand j'ai visité ce temple, j'essayais de prendre le plus de photos possible pour ensuite pouvoir les montrer à mes amis et ma famille. Mais après quelques minutes, je me suis rendu compte que ça gâchait complètement mon plaisir. “Gâcher”, c'est un verbe qui est un peu synonyme de “ruiner”, on pourrait dire. Ça gâchait mon plaisir de prendre des photos parce que j'étais pas vraiment concentré sur ce que je voyais, j'étais plutôt concentré sur l'obligation de prendre toutes ces photos.
Donc à un moment, j'ai décidé de changer de stratégie. J'ai arrêté de prendre des photos et je me suis concentré sur l'instant présent, sur mes différentes impressions, les couleurs, les odeurs, les bruits, etc. Et je dois dire que, grâce à ça, ça a rendu la visite beaucoup plus agréable.
Mais malgré cette nouvelle stratégie, on a été un peu traumatisés par cette visite du Grand Palais, du palais royal, et je dois dire que ça nous a vacciné des attractions touristiques pour le reste du séjour. Ça, c'est une expression qu'on utilise en français : “vacciné”. Donc normalement, on se vaccine contre une maladie. Mais vous pouvez dire que vous êtes “vacciné de quelque chose”. Ça veut dire que vous essayez de vous en protéger, vous essayez d'éviter cette chose-là. Donc nous, on était vaccinés des attractions touristiques. On a décidé d'arrêter ce genre de visites.
On a passé les jours suivants à se promener un peu dans la ville, à aller par exemple dans un parc très joli qui s'appelle le parc de Lumpini. Et après ces trois jours, notre bilan de Bangkok était pas super positif. En fait, on a passé beaucoup de temps à marcher pour trouver un restaurant où on pouvait manger parce que, même avec l'application HappyCow, c'était pas facile à faire. Et à Bangkok, il y a vraiment des voitures partout. Beaucoup de centres commerciaux, également, pour faire du shopping. Donc c'est pas vraiment ce que, nous, on recherchait pour nos vacances.
Et au lieu de se détendre, Bangkok nous a plutôt stressés. On avait du mal à vraiment profiter, à vraiment se reposer, à cause du bruit, de toutes les voitures qui klaxonnent, des odeurs de street food qui sont pas toujours très agréables. Évidemment, ça, c'est seulement des impressions. C'est assez difficile de se faire un avis sur un endroit en si peu de temps. Mais à la fin de ces trois jours, on était contents de prendre l'avion pour aller à Koh Lanta.
Il faut savoir qu'en Thaïlande, il y a énormément d'îles qui se trouvent surtout dans le sud du pays. C'est ça qui rend la Thaïlande aussi populaire auprès des touristes : toutes ces petites îles avec des plages paradisiaques.
Nous, on a choisi d'aller à Koh Lanta qui est la plus grande île en Thaïlande parce qu'on avait lu que c'était, paradoxalement, la moins touristique. Sur les autres îles, il y a beaucoup de jeunes qui vont passer des semaines pour faire la fête. Il y a des célèbres fêtes à la pleine lune qui s'appellent les “Full Moon”, “Full Moon parties”. Et nous, on avait vraiment envie d'éviter tout ça. On avait envie d'éviter la foule et de trouver une île pas trop touristique. C'est comme ça qu'on est arrivés à Koh-Lanta.
Mais pour moi, c'était assez drôle parce que Koh-Lanta, c'est également le nom d'une émission de télé réalité française, une émission qui correspond au concept de “Survivor“. Et voilà, donc ça s'appelle “Koh-Lanta”. Il y a eu plusieurs saisons qui ont été faites de cette émission. Les candidats étaient envoyés sur cette île et ils devaient survivre le plus longtemps possible. Donc j'avais un peu ces images dans la tête, ces images de Koh Lanta, et quand je suis arrivé, évidemment c'était assez différent de l'émission parce que Koh Lanta, c'est pas du tout une île déserte. Il y a beaucoup de gens qui vivent là-bas. Mais c'est surtout des locaux et il y a très peu de touristes. C'est une île qui est plutôt hippie. Il y a plein de petits bars très sympas sur la plage. Et on s'est tout de suite sentis très bien là-bas.
Cette fois, à Koh Lanta on a décidé de se faire plaisir : on a pris un très bel hôtel qui était au bord de la plage avec une magnifique piscine. Les chambres, c'étaient des petits bungalows en bambou mais très confortables, avec l'air conditionné. Et autour de tous ces bungalows, il y avait des petits jardins magnifiques, des jardins tropicaux avec des centaines d'oiseaux qui chantaient le matin. Donc c'était vraiment un cadre paradisiaque et on a adoré cet hôtel.
Ce qui a un peu gâché les premiers jours, c'est que j'ai pris un coup de soleil. Donc un “coup de soleil”, c'est quand vous passez trop de temps au soleil et que votre peau devient rouge, qu'elle vous fait mal. Moi, j'ai fait l'erreur fatale de ne pas mettre de crème solaire le premier jour et j'ai pris ce coup de soleil. Donc ensuite, j'ai pas trop bronzé, j'ai pas passé trop de temps au soleil. Et je devais essayer de rester à l'ombre pour ne pas brûler encore plus ma peau.
Mais malgré ça, on a vraiment passé des journées super à Koh Lanta. On n'a pas fait grand chose. On s'est un peu déplacés sur l'île. Donc pour se déplacer, en général, les gens prennent un scooter. Vous pouvez louer un scooter à la journée. C'est pas cher du tout et c'est vraiment très sympa. On a loué un scooter et on est allés sur différentes plages. On a mangé beaucoup de fruits. On a bu aussi des cocktails de fruits, c'est un peu la spécialité en Thaïlande. Et on s'est vraiment détendus, on s'est vraiment reposés.
La chose la plus sympa qu'on ait faite à Koh-Lanta, c'est de visiter un refuge pour animaux. Donc c'était un refuge dans lequel des personnes s'occupaient des chiens et des chats qui étaient perdus ou alors qui étaient blessés sur l'île. C'étaient principalement des bénévoles qui travaillaient là-bas. Un bénévole, c'est une personne qui travaille dans une association et qui n'est pas payée. C'était vraiment super parce que les bénévoles nous ont raconté plein d'histoires d'animaux qui ont été sauvés et ensuite adoptés par différentes personnes. Donc c'était vraiment super de voir toute cette énergie, de voir tous ces gens très positifs qui faisaient des choses pour aider les animaux. Ça nous a beaucoup inspirés. Et j'espère que peut-être un jour, je pourrai faire la même chose, que moi aussi je pourrai ouvrir peut-être un refuge pour animaux, parce que je trouve que c'est vraiment quelque chose de formidable.
Après cette semaine paradisiaque passée à Koh Lanta, on a repris une nouvelle fois l'avion pour aller à Chiang Mai. Et là, Chiang Mai, ça a été vraiment le coup de coeur du séjour. Un “coup de cœur”, c'est quand vous découvrez une chose que vous adorez, que c'est votre chose préférée. Par exemple, vous pouvez voir plusieurs films et parmi ces films, il y en a un qui est votre coup de cœur. Autrement dit, c'est votre film préféré, c'est celui que vous avez adoré.
Chiang Mai, ça a été mon coup de cœur parce que c'est une ville qui est plus petite que Bangkok, qui est à taille humaine, on peut dire. Quand on dit qu'une ville est “à taille humaine”, ça veut dire qu'elle est assez confortable, qu'elle est ni trop grande ni trop petite. Donc c'est une ville qui est à taille humaine et qui est très jolie. Il y a la vieille ville qui se trouve au centre dans laquelle il y a des dizaines et des dizaines de temples. Vraiment, dès que vous marchez 100 mètres, vous tombez sur un nouveau temple qui sont tous plus beaux les uns que les autres.
Et les habitants sont aussi très sympas. Quand on est arrivés à l'aéroport, on a rencontré un chauffeur de taxi qui se faisait appeler “Juicy” qui était très très sympa. Il écoutait de la musique reggaeton et il nous a donné plein de conseils sur des choses à visiter à Chiang Mai.
Et puis, après avoir visité un temple, on a aussi fait la rencontre d'un policier très sympathique qui parlait très bien anglais, d'ailleurs. Et il était vraiment intéressant parce que, avant d'être policier, il avait été moine bouddhiste pendant une dizaine d'années. Donc on a pu parler de religion avec lui, il nous a expliqué les différents courants du bouddhisme et on a passé un moment très agréable, complètement par hasard. Donc ça, ça nous a vraiment donné une bonne impression de la ville et, de manière générale, on a trouvé que tous les habitants étaient très hospitaliers, très accueillants. Et ça nous a permis de passer un super moment à Chiang Mai.
Ce qui est intéressant dans cette ville, c'est qu'on voit immédiatement que c'est une ville thaïlandaise avec l'architecture. Il n'y a pas vraiment de gratte-ciel comme on trouve à Bangkok. C'est une architecture et des maisons qui sont plus traditionnelles. Mais d'un autre côté, comme il y a beaucoup d'Occidentaux, notamment des expatriés, on trouve aussi des cafés et des restaurants comme ceux qu'on a l'habitude de voir en Occident. Ce qui fait qu'on n'est pas du tout perdu. On a un peu les mêmes repères tout en ayant ce petit côté exotique, ce charme exotique qui est vraiment très séduisant. Ce qui fait qu'on se sent bien immédiatement quand on est dans cette ville.
Et puis un autre grand avantage à Chiang Mai, c'est sa position géographique parce qu'il y a beaucoup d'excursions qu'on peut faire autour de la ville. Une excursion, c'est quand vous faites une petite visite, par exemple une visite qui va durer une journée. Les excursions que vous pouvez faire à Chiang Mai, c'est d'aller dans les montagnes qui se trouvent autour de la ville, de visiter également un sanctuaire d'éléphants (ça, c'est quelque chose qui est très populaire).
Nous aussi, au départ, on voulait le faire, on voulait visiter un sanctuaire d'éléphants. Mais quand on a fait des recherches, on s'est rendu compte que c'était très difficile d'en trouver un qui soit éthique parce que, malgré ce que ces sanctuaires disent sur leur site, très souvent les éléphants sont obligés de faire différentes activités avec les touristes, ils sont obligés de se promener avec eux, ensuite de prendre un bain dans la boue, etc. Des activités qui sont faites plutôt pour amuser les touristes et pour leur permettre de prendre des photos que vraiment pour le plaisir des éléphants. On avait très envie de rencontrer des éléphants, de les voir, mais on a décidé, après avoir lu différentes opinions sur Internet, que c'était peut-être pas une bonne idée parce que c'était encore une fois une forme d'exploitation animale.
Donc on a renoncé à ça mais on a fait une autre excursion qui était vraiment géniale : on a visité le plus haut sommet de Thaïlande qui s'appelle Doi Inthanon (bon, excusez mon thaïlandais, je sais pas exactement comment prononcer ça, mais si vous cherchez le plus haut sommet de Thaïlande sur Google, vous allez le trouver).
C'est un parc national dans lequel il y a beaucoup de chutes d'eau. Une chute d'eau, c'est un endroit, comme son nom l'indique, où beaucoup d'eau tombe parce que le verbe “chuter”, c'est synonyme du verbe “tomber”. Vous connaissez sûrement, par exemple, les chutes du Niagara. Donc sur cette montagne, il y a beaucoup de chutes d'eau qui sont magnifiques. D'ailleurs, on a eu l'occasion de se baigner dans une de ces chutes d'eau. L'eau était un peu froide mais c'était vraiment une expérience très agréable.
Et autre chose, c'est qu'au sommet de cette montagne, il y a deux pagodes : une pour l'ancien roi et l'autre pour l'ancienne reine de Thaïlande. Et ces pagodes, elles ont vraiment une architecture assez originale. Je vous conseille de chercher des photos sur Google pour regarder tout ça.
Ce qui était super, en plus, pendant cette visite, c'était notre guide. En fait, c'était un guide qui venait de la tribu la plus importante en Thaïlande qui s'appelle la tribu des Karens. Et c'est une communauté tribale qui est arrivée en Thaïlande il y a environ un ou deux siècles, si je me souviens bien. Ils ont une histoire passionnante que le guide nous a racontée. Il nous a même appris quelques mots de sa langue. Mais malheureusement, j'ai tout oublié donc je peux pas vous les dire maintenant. Et ce guide était vraiment passionnant parce qu'il avait grandi dans la jungle. Il avait appris à survivre dans la jungle, à se nourrir de ce qu'il pouvait trouver sur place. Donc il avait plein de petites anecdotes. Il nous a montré plein de choses. Et ça, ça a rendu la visite encore plus intéressante. Je pense que c'était un des meilleurs moments de ces vacances.
Donc après ces quelques jours à Chiang Mai, j'avais pas spécialement envie de partir. Je pense que si je devais déménager en Asie, je pourrais très facilement m'installer à Chiang Mai. Je pense que je pourrais y vivre et m'y sentir vraiment bien. Mais pour le moment, c'était l'heure de rentrer en Pologne donc on est repassés par Bangkok pour prendre notre vol retour et on est rentrés à Varsovie.
En plus de tout ce que j'ai pu découvrir sur la Thaïlande pendant ces vacances, je me suis rendu compte que j'avais vraiment beaucoup de chance. J'ai de la chance, d'abord, de pouvoir partir en vacances à l'autre bout du monde. Bon, c'est de plus en plus accessible pour les Occidentaux. J'ai beaucoup de mes amis qui l'ont déjà fait plusieurs fois. Mais je sais qu'il y a peut-être des auditeurs, des personnes parmi vous, qui vivent dans des pays où la situation économique est moins bonne et qui n'ont peut être pas les moyens de partir en vacances dans ces pays, de faire ce genre de vacances. Donc moi je suis vraiment conscient d'être privilégié et d'avoir la chance de pouvoir faire ça.
Mais là où je suis le plus chanceux, à mon avis, c'est de pouvoir faire quelque chose que j'aime toute l'année. J'étais vraiment content de rentrer à Varsovie pour pouvoir reprendre le travail et enregistrer cet épisode pour vous. D'ailleurs, j'espère que vous l'entendez dans ma voix que je suis content de pouvoir à nouveau vous parler. Et ça, je sais que c'est quelque chose qui n'est peut-être pas très commun, d'avoir cette chance de faire un travail qu'on adore. C'est pour ça aussi que les vacances sont cool : c'est que ça nous permet, parfois, de mieux apprécier notre quotidien.
Voilà, j'espère que vous avez pu voyager un peu avec moi à travers cet épisode et que ça vous a plu. Si ça vous intéresse pas, si vous ne voulez pas m'entendre raconter ma vie, envoyez-moi des emails pour me le dire et j'essaierai de me limiter à des sujets comme ceux que je traite d'habitude. Je le prendrai pas mal, vous inquiétez pas !
Avant de terminer cet épisode, on va écouter un deuxième témoignage, un deuxième enregistrement que j'ai reçu de la part de Mari.
Bonjour Hugo,.
Je m'appelle Marie, enchantée.
J'ai commencé à t'écouter il y a trois ou quatre mois. Je suis arrivée à Paris il y a deux ans et demi comme étudiante. Je viens de finir d'écouter le premier épisode de cette année. Oui, je suis un peu en retard. C'était vraiment intéressant parce que, ta façon d'apprendre, on peut dire qu'on peut l'utiliser pour tout. Moi, je suis en France pour étudier la musique classique mais, même pour ça, je trouve qu'on peut en profiter de la même façon. Ça m'a fait remarquer plusieurs choses que j'avais oubliées ou que je savais pas.
Alors il y avait surtout une chose qui m'a étonnée dans cet épisode, c'était ton objectif d'apprendre le japonais. Maintenant je te dis que je suis japonaise, voilà. Je suis pas sûre mais il me semble qu'il n'y a pas beaucoup d'auditeurs japonais ni même asiatiques. Pour les Japonais, je comprends un peu parce que le podcast n'est pas très connu pour nous (malgrès que beaucoup de Japonais ont des produits Apple). Moi, c'est mon copain français qui m'a proposé ton podcast pour apprendre le français. Mais sinon, je ne l'aurais jamais utilisé. Donc voilà, ça m'intéresse beaucoup. Pourquoi tu es intéressé par le japonais ? Et c'était à quelle occasion ?
Je sais que tu es très occupé et que tu as beaucoup de choses à faire, mais j'espère que tu vas parler de ça un jour. Merci de m'avoir écoutée, à bientôt.
Merci beaucoup Mari pour ton enregistrement. C'est vrai que je reçois assez rarement des témoignages d'auditeurs ou d'auditrices asiatiques. Mais dernièrement, j'ai reçu plusieurs emails d'auditrices japonaises donc j'ai l'impression que l'audience du podcast se développe là-bas. En tout cas, merci beaucoup à ton copain de t'avoir fait découvrir mon podcast et je suis content de pouvoir t'aider à progresser en français.
C'est vrai que j'ai dit dans le premier épisode de l'année que j'aimerais apprendre le japonais. Il y a pas vraiment de raison rationnelle pour ça. C'est simplement parce que j'adore les différentes sonorités de la langue. Et je regarde de temps en temps des films japonais, et à chaque fois je trouve ça vraiment magnifique. J'adore la façon de parler des Japonais et j'aimerais bien être capable, moi aussi, de dire quelques mots en japonais, voire peut-être un jour de communiquer.
Malheureusement, comme je l'ai dit aussi dans cet épisode, cette année j'ai pas encore le temps de commencer. En fait, c'est un peu hypocrite de dire ça parce que si vraiment je voulais trouver le temps, je pense que je pourrais le faire. Simplement, c'est pas ma priorité pour le moment. J'ai envie de continuer à développer la communauté innerFrench et progresser encore plus en polonais. Mais j'espère qu'un jour, je pourrai me consacrer au japonais.
Voilà, merci à tous de m'avoir écouté jusqu'ici, de m'avoir écouté jusqu'à la fin. N'oubliez pas de m'envoyer vos questions pour le prochain épisode, pour le deuxième anniversaire du podcast. Et n'oubliez pas non plus de faire un peu de français tous les jours ! À bientôt, ciao.