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Léa Café Podcast, Ancrer sa Voix avec Marie Verguet, Coach Vocale (1)

Ancrer sa Voix avec Marie Verguet, Coach Vocale (1)

Ancrer sa Voix avec Marie Verguet, Coach Vocale

Bonjour à tous ! Vous écoutez Léa, de Léacafé le podcast qui vous aide à parler mieux français. Vous êtes prêts ? Ca commence !

Léa : “Chers auditeurs de Léacafé, bonjour ! C'est Léa et aujourd'hui nous avons une invitée spéciale - Marie Verguet, coach vocale sur Paris. Bonjour Marie.”

Marie Verguet : “Bonjour Léa !”

Léa : “Ca va ?”

Marie Verguet : “Ca va très bien merci.”

Léa : “Donc toi tu es spécialisée de la voix parlée, c'est bien ça ?”

Marie Verguet : “C'est ça. En fait moi je, ma spécificité en tant que, que coach vocal c'est de travailler avec les personnes qui estiment qu'elles sont pas très à l'aise dans leur manière de parler, dans ce qu'on appelle communication verbale et donc moi je les aide à se trouver j'dirais, plus de légitimité, plus d'ancrage vocalement, et puis au niveau de la posture de la manière de parler, de la gestuelle, tout ce qui va faire qu'ils vont se sentir entre guillemets plus « charismatiques » et plus confiants dans leur prise de parole.”

Léa : “Tu dis ils, mais c'est qui ils, c'est qui tes clients?”

Marie Verguet : “Alors c'est qui Ils. En fait j'ai des clients assez variés et c'est ce qui en fait la richesse. J'ai des clients qui viennent par le biais d'entreprises, donc c'est-à-dire dire que ce sont entreprises plus ou moins importantes mais souvent des bonnes boîtes, qui vont identifier dans leurs, dans leurs collaborateurs ou leurs collaboratrices des personnes qu'elles estiment avoir besoin de faire des progrès dans leur communication. Donc essentiellement des cadres, mais pas que. Ca peut être aussi des personnes, des personnes qui n'ont pas forcément les responsabilités de.. d'encadrement et qui souhaitent améliorer leur prise de parole, donc ça c'est une première population. Et puis il y en a une deuxième, ce sont des particuliers donc des gens heu, des cadres, pas des cadres”

Léa : “comme toi et moi”

Marie Verguet : “des personnes qui... qui vont peut-être aussi être dans une période de reconversion professionnelle, qui vont passer des entretiens, ou qui vont avoir besoin de demander par exemple des financements à des partenaires et qui voudraient être plus confiants dans leur prise de parole, des étudiants qui passent des oraux d'examens heu… et puis des comédiens ou des chanteurs mais qui viennent plus dans une démarche de travailler autour de leur expression scénique, donc ce qu'on appelle, l'interprétation de leurs chansons ou de leurs textes et qui souhaitent avoir un regard extérieur pour que je puisse leur dire ce qu'ils renvoient, comment je peux les percevoir et comment au travers de ça ils peuvent mieux transmettre ce qu'ils ont à transmettre.”

Léa : “Et tu dis révéler leur partie charismatique, aussi préparer et des étudiants pour les examens. Parce que … Qu'est-ce que ça apporte exactement sur le, sur le développement personnel ou sur la confiance en soi ?”

Marie Verguet : “Alors moi j'ai une, j'dirais j'ai une.. mon dada comme on dit – pour les Américains je sais pas s'ils vont bien comprendre, mais en tout cas ma passion, c'est de partir du principe que travailler sur la communication verbale, travailler sur la voix c'est pas uniquement de la technique. Alors bien entendu il y a des exercices qui vont faire en sorte que la voix sera mieux placée, que l'articulation sera meilleure, que le débit de parole sera adapté au contexte, il y a tout un tas de choses qui rentrent dans ce… dans ce cadre-là. Mais je pense que si on s'occupe que de la partie technique on rate quelque chose. Donc moi ce que j'aime travailler c'est effectivement cette partie technique mais également partir de la personne, de sa singularité, de ce qui fait sa personnalité, de ce qui fait qu'elle est ce qu'elle est. Donc, du coup, bien souvent je me retrouve avec des personnes qui me disent qu'elles ont pas confiance en elles et que quand elles doivent parler c'est une panique pas possible, elles rougissent, elles tremblent, elles déglutissent, elles ont le cœur qui bat très, très vite et que finalement elles se sentent pas… elles se sentent un peu comme un imposteur, comme si elles n'étaient pas à leur place. Donc ce que j'aime travailler avec elles, c'est également tout ce qui peut avoir trait, effectivement, au développement personnel donc travailler sur la confiance, travailler sur la manière qu'elles ont de se voir, sur leur positionnement. Régulièrement quand ce sont des femmes qui sont amenées à avoir des responsabilités et qui travaillent beaucoup avec les hommes, elles me disent “Ben moi je me retrouve la seule femme avec beaucoup d'hommes, et du coup ben quelques fois on va me couper la parole, on va pas considérer que j'ai une importance parce que j'ai pas une voix qui porte facilement plus que les hommes, parce que je suis plus petite, parce que je suis une femme et que donc du coup c'est pas évident pour moi de trouver ma posture, ma position.” Donc ce que j'aime travailler c'est cet aspect technique et cet aspect qui va les faire réfléchir sur leur positionnement, sur leur place et qu'on puisse travailler en globalité sur ces deux aspects-là. Moi, c'est ce que j'aime faire.”

Léa : “Vous avez dit : le sentiment d'être un imposteur, le sentiment de pas maîtriser, d'être pas complètement respectée dans la conversation. C'est un sentiment que les étudiants de langues étrangères, ils ont fréquemment quand ils parlent la langue qu'ils apprennent avec des natifs. J'ai des étudiants qui sont des personnes tout à fait épanouies dans leur langue maternelle mais par contre, ils commencent à parler en français avec des natifs et pof ! Ils se rétrécissent, ils parlent plus bas, ils ont des hésitations et ça, ça pose des problèmes de communication. Là j'ai un exemple très concret. Par exemple j'ai des étudiants qui se plaignent que quand ils arrivent à Paris, quand ils essayent de parler français avec des natifs, eh bien à la moindre hésitation paf ! le français natif il va changer de langue, il va se mettre à parler anglais avec cette personne-là. Et parfois le français natif parle moins bien anglais que, que mon élève ne parle français. Mais à cause de cette espèce de, d'infériorité psychologique, enfin d'infériorité que montre l'élève, le natif parle anglais. Dans ce cas dans ce cas spécifique, dans ce cas concret, comment est-ce que le coaching vocal comment les techniques pour poser sa voix elles pourraient servir pour les étudiants de langue étrangère ?”

Marie Verguet : “J'ai eu une ou deux fois là ces derniers mois des demandes justement d'étudiants américains et anglais qui venaient étudier à Paris sur quelques mois et qui m'interpelaient pour que je puisse les aider alors, à perdre leur accent. Perdre l'accent, c'est pas ce que je propose. Je comprends parfaitement ce qu'ils peuvent ressentir parce que moi-même quand je parle l'anglais, je le parle pas aussi bien que le français et j'ai tendance aussi à me minimiser, à pas être complètement à l'aise, et quelque part à pas complètement montrer ma vraie personnalité parce que j'ai pas toujours confiance en mon anglais et je vais pas aller jusqu'au bout de ce que je suis finalement. Donc je pense que c'est « normal », entre guillemets en tout cas. Et ce que je peux moi apporter, c'est peut-être plus de travailler sur ce que je disais tout à l'heure : non seulement sur l'aspect vocal mais sur le positionnement, c'est-à-dire que quelqu'un qui arrive et qui n'est pas natif de la langue, c'est évident que en tout cas dans un premier temps il aura pas le même niveau qu'un français francophone franco-français. Mais, vous avez une expression que j'aime beaucoup aux États-Unis qui est Fake it Until You Make It. Je trouve que c'est très vrai, et le fait de -entre guillemets- renvoyer cette image de personne *claquement de toi* qui y va quand même, même si elle a pas encore tout son vocabulaire, même si elle peut encore faire des petites fautes de grammaire ou quoique ce soit, et bien ça peut tout à fait toucher la personne avec laquelle elle va parler. Et puis de dire clairement à la personne : OK pour l'instant je parle pas encore extrêmement bien français, mais quand je parle français j'ai envie que vous me répondiez en français, parce que c'est comme ça que je vais progresser, et que même vous pourriez m'aider, si vous voyez que je fais une erreur à ce que je puisse justement progresser. Et ne vous sentez pas mal de me dire s'il y a des petites fautes, c'est pas grave je suis là pour ça. Et souvent, quand on manque de confiance on se dit Je le ferai quand je serai prêt. Mais non, parce que c'est quand on essaye qu'on devient de plus en plus prêt et beaucoup plus rapidement. Donc cette expression, moi je l'emploie aussi souvent dans des coachings : Faites comme si. Qu'est-ce que ce serait si vous étiez parfaitement à l'aise ? Comment vous parleriez si vous étiez parfaitement à l'aise ? “Ah ben je sais pas, je ferais ça, ça ça” “Eh bien voilà. Bah voilà vous y êtes, vous l'avez fait. On l'a fait justement entre vous et moi mais vous l'avez fait, donc vous êtes capable de le faire. C'est peut-être plus en ce sens-là que je pourrais travailler.”

Léa : “Vous dites qu'on peut compenser un manque de confiance en soi, on peut compenser quelques erreurs de linguistique avec une voix bien posée et avec une attitude confiante.”

Marie Verguet : “C'est ça. C'est-à-dire que…”

Léa : ‘Qu'est-ce que c'est une voix bien posée ?”

Marie Verguet : “Une voix bien posée c'est une voix déjà dans laquelle soi-même on va se sentir confortable. Parce que la plupart des gens qui me disent qu'ils sentent que leur voix n'est pas posée. Alors c'est pas tout le temps, mais ça peut se passer. Elles ont raison, c'est-à-dire qu'elles peuvent avoir des moments où elles perçoivent et savent pas encore comment mettre des mots dessus mais elles perçoivent que de temps en temps la voix décroche. Par exemple si je fais un exemple là, tout de suite, ça va être quelqu'un qui va dire quelque chose qui va faire bla-bla-bla bla-bla-bla bla-bla-bla bla-bla-bla bla-bla-bla. Voilà, la voix peut monter, peut descendre, elle est pas ancrée. Voilà. C'est ça, ce que je pourrais appeler une voix qui est pas placée. Au contraire une voix placée, c'est une voix dans laquelle on va sentir qu'on est à l'aise, qu'on est confortable, qu'on peut parler assez fort avec elle, sans que ça se décroche, et qu'on a cette sensation qu'à la fin d'une prise de parole, on a pas la voix qui gratte, on a pas la voix qui chauffe. On a été jusqu'au bout, on a bien respiré, et la voix est harmonieuse. Elle peut moduler, ça c'est bien, c'est même comme ça qu'il faut faire parce que si on parle tout le temps, monotone, c'est un peu pénible. Mais on sent qu'on a pas mal, qu'elle ne décroche pas, qu'elle ne détimbre pas -comme on dit- dans la voix, il y a le timbre qui est important aussi. C'est-à-dire, l'identité vocale et que finalement, au bout de cette prise de parole et ben on sent qu'on a été dans notre voix.”

Léa : “Et vous avez dit parfois que la voix peut gratter ou elle peut chauffer si on a pas confiance en nous. Donc ça c'est lié au stress, parce que quand on a les muscles tendus on a les cordes un peu plus serrées…?”

Marie Verguet : “Oui, tout à fait.”

Léa : “Donc une voix bien posée c'est avant toute une personne relaxée.”

Marie Verguet : “Oui, alors, ça a à voir beaucoup effectivement avec... avec le corps et notamment quand on a des grandes prises de parole à faire.

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