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Le Fantôme de l'Opéra (Graded Reader), Chapitre 2 Christine Daaé

Intermediário 1 Francês lesson to practice reading

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Chapitre 2 Christine Daaé

Christine Daaé est arrivée à l'Opéra il y a quelques mois, mais elle n'a pas encore interprété de rôle important.

Un soir cependant, Carlotta, la diva espagnole, tombe malade, et les directeurs demandent à mademoiselle Daaé de la remplacer. Christine chante quelques passages de Roméo et Juliette et de Faust, deux célèbres opéras composés par Charles Gounod. Sa voix est pure, sublime. Personne n'a jamais entendu quelque chose de semblable auparavant. Le public est émerveillé. L'un des spectateurs écoute Christine Daaé avec un intérêt particulier.

Il s'agit du jeune vicomte Raoul de Chagny. Il est accompagné de son frère aîné, Philippe. — Elle n'a jamais aussi bien chanté, dit Raoul à son frère.

Toute la salle s'est levée pour applaudir la nouvelle diva.

Soudain, la cantatrice, probablement trop émue, s'évanouit et tombe dans les bras de ses compagnons. On la transporte aussitôt dans sa loge. Raoul est inquiet, car il aime la jeune et belle Christine. Il se dirige alors vers les coulisses pour la voir. La porte de la loge est ouverte.

Le médecin examine la cantatrice. Raoul, très ému, entre. — Qui êtes-vous, monsieur ?

demande Christine, troublée. Raoul s'approche de la diva et embrasse sa main. — Mademoiselle, je suis le petit garçon qui, il y a très longtemps, est allé récupérer votre écharpe dans la mer.

Christine se met à rire.

Raoul est rouge de colère. — Je vois que vous ne voulez pas me reconnaître, dit-il froidement.

Je dois cependant vous dire quelque chose en privé. — Monsieur, revenez quand j'irai mieux, dit Christine.

Le médecin prend alors Raoul par le bras et l'invite à quitter la loge avec lui pour que la cantatrice se repose.

Une fois dans le couloir, le vicomte fait quelques pas, puis s'arrête : il doit absolument parler à Christine ! il attend que le couloir se vide, puis il s'approche de la loge. Il est sur le point de frapper à la porte lorsqu'il entend une voix d'homme à l'intérieur de la pièce. — Christine, il faut m'aimer !

dit la voix. — Comment pouvez-vous me dire cela ?

demande Christine d'une voix tremblante. Je ne chante que pour vous ! — Vous semblez si fatiguée..., dit l'homme.

— Oui.

Ce soir, je vous ai donné mon âme, répond la diva. — Et votre âme est très belle... C'était magnifique.

Les anges ont pleuré ce soir ! À ces mots, Raoul s'éloigne de la porte.

Son coeur bat très fort. Il se cache et attend : il veut voir l'homme que Christine aime. Quelques minutes plus tard, la diva sort de sa loge. Le couloir est très sombre, et elle ne voit donc pas le vicomte. Raoul attend quelques instants, s'approche de la porte de la loge et entre. À l'intérieur, l'obscurité est totale. il craque une allumette... la loge est vide ! Pendant ce temps, à l'étage supérieur, Debienne et Poligny assistent au dîner organisé en leur honneur.

Il y a de nombreux invités ainsi que les nouveaux directeurs, Moncharmin et Richard. Les anciens directeurs sont joyeux, et le repas est très agréable. Soudain, des invités aperçoivent dans la salle un homme très étrange.

Il est pâle et porte un costume noir : il ressemble à la description faite par le chef machiniste... Tout à coup, le mystérieux personnage se met à parler.

— Les danseuses ont raison, dit l'homme.

La mort de ce pauvre Buquet n'est peut-être pas naturelle... Debienne et Poligny sursautent.

Personne ne leur a dit que Joseph Buquet était mort. Ils regardent cet étrange invité, se lèvent et demandent à leurs successeurs de les suivre dans leur ancien bureau. Là, ils leur parlent du fantôme et leur conseillent vivement de faire très attention. Les deux nouveaux directeurs se mettent à rire, persuadés qu'il s'agit d'une plaisanterie mise en scène pour leur départ. — Mais enfin !

Que veut ce fantôme ? demande monsieur Richard, sur un ton amusé. Monsieur Poligny prend alors le registre de l'Opéra.

— C'est très simple, dit il, tout est écrit là.

Messieurs Richard et Moncharmin ouvrent le registre rédigé à l'encre noire.

Seul un petit paragraphe, ajouté à la fin, est écrit en rouge d'une écriture d'enfant. Les directeurs doivent donner au fantôme de l'Opéra 20 000 francs par mois, soit 240 000 francs par an.

Ils doivent également lui réserver la loge numéro 5 à chaque représentation. — C'est pour cette raison que nous partons, explique monsieur Debienne.

Nous ne pouvons plus vivre ici. — C'est vrai, poursuit monsieur Poligny.

Gérer l'Opéra est devenu impossible avec le fantôme ! Les nouveaux directeurs sourient.

Ils trouvent la plaisanterie particulièrement drôle. Les premiers jours, Richard et Moncharmin sont très occupés par leur nouveau travail, et ils oublient l'histoire du fantôme.

Cependant, quelques jours plus tard, ils reçoivent une lettre écrite à l'encre rouge d'une écriture d'enfant. Mes chers directeurs,

Vous ne m'avez pas laissé libre la loge numéro 5 comme convenu.

Si vous voulez vivre en paix à l'Opéra, rendez-moi ma loge ! Votre humble serviteur, Fantôme de l'Opéra

Le lendemain, les directeurs reçoivent une autre lettre du fantôme, écrite, elle aussi, en rouge d'une écriture d'enfant.

Cette fois-ci, il réclame son indemnité mensuelle de 20 000 francs. — C'est seulement Debienne et Poligny qui continuent leur plaisanterie, dit Richard.

Nous ne devons pas y penser, voilà tout. — Oui, mais cette plaisanterie n'est vraiment plus drôle !

poursuit Moncharmin. Les nouveaux directeurs décident donc de continuer à louer la loge numéro 5.

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