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Ted Talk en français, 02a. Un polyglotte sommeille en vous. Sébastien Nuñez. (1)

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02a. Un polyglotte sommeille en vous. Sébastien Nuñez. (1)

(En espagnol) (En portugais) (En suédois) (En anglais) (En bosnien) (En slovène) (En russe) (En roumain) (En turc) (En grec) [Quand une personne s'intéresse aux langues étrangères, il devient accro à celles-ci. On commence avec une langue, puis une seconde et une troisième ; on ne peut plus s'arrêter. Et, même s'il arrive que vous mélangiez ces langues, ce n'est pas un problème ; c'est amusant. Chaque langue vous ouvre une porte vers un autre univers et une culture. Si l'on veut connaître le monde dans lequel on vit, on doit apprendre des langues étrangères.] Aujourd'hui je parle onze langues, pourtant ça avait très mal commencé. J'avais passé un an et demi à étudier des katakana, des hiragana, des kanji, des formules de politesse, et la seule chose que j'ai su retenir du japonais, était : (En japonais « qu'est-ce qu'il y a dans l'arbre ? »). Ce n'est pas une phrase qu'on va utiliser tous les jours. En fait on m'avait préparé à passer un test. On ne m'avait pas préparé à parler. Mais je n'ai pas jeté l'éponge et j'ai continué. J'ai essayé de continuer à apprendre des langues. Je n'ai pas abandonné. Mais j'ai envie de vous poser une question. Quelle langue vous voudriez apprendre ? Quelle langue vous voudriez apprendre et pourquoi cette langue ? Pourquoi vous voulez apprendre une autre langue ? Si je vous demande pourquoi vous voulez apprendre une langue, c'est parce qu'il y a deux raisons qui nous poussent à apprendre une langue. La première, c'est le bâton, et la deuxième, la carotte. Le bâton, c'est celui auquel on a été tous soumis quand on était enfant. Parce que pour apprendre une langue, il a fallu qu'on y soit contraint, parce que sinon, on ne pouvait pas communiquer avec notre famille, avec notre entourage. C'est celui qu'on connaît aussi...et dans des zones frontalières, en Alsace, où les gens sont bilingues. Dans des zones où il y a beaucoup de commerce extérieur, comme la Suède, ou des pays où la langue a été imposée, comme la Corse. Il y a beaucoup de zones où il y a eu le bâton, mais alors quand on n'a pas le bâton, on peut se trouver sa carotte. Donc la carotte, c'est se trouver un objectif pour apprendre. L'objectif, ça peut être de dire : « Je vais m'expatrier. » Ça peut être de dire : « Je vais me trouver une petite copine », ça peut être une bonne façon de pratiquer les langues.

Ma carotte à moi, c'est le voyage. C'est le voyage, parce que, quand je me retrouve à Kumkapi, un quartier d'Istanbul où l'anglais ne sert à rien, et parce que je parle un peu de turc, je peux jouer au backgammon avec un pêcheur. Donc je me retrouve à jouer au backgammon avec un pêcheur turc, et parce que je parle quelques mots de turc, je ne parle pas couramment le turc, mais vu que je parle un tout petit peu, il se sent à l'aise avec moi, et il me propose d'aller pêcher sur la Corne d'Or, du poisson, et de le manger sur son bateau. Là quand je me retrouve donc avec Ahmed sur son bateau, je sais pourquoi je mets tant d'efforts pour apprendre une langue étrangère. Il faut une carotte, une carotte qui nous fait avancer. Une carotte qui nous fait envie. La carotte, c'est se faire des cadeaux tout simplement. Donc quitte à se faire des cadeaux, autant apprendre une langue simple, n'est-ce pas ? Alors une langue simple, ça n'a pas vraiment de sens en soi. Parce que pour un Chinois mandarin, apprendre le cantonais, c'est beaucoup plus simple que d'apprendre l'italien. Mais pour nous Français, il y a des langues qui sont plus simples que d'autres. Est-ce que vous savez pourquoi ? En fait, il y a des familles de langues, alors ceux qui le savent, est-ce que vous savez à quelle famille appartient le français ? Latine, on pense souvent.

Techniquement, on appelle ça les langues romanes, mais en fait, ça, ce ne sont que nos frères et sœurs. On a aussi des cousins. On a beaucoup de cousins en fait. On a beaucoup de cousins éloignés qui vont de l'Islande jusqu'à l'Inde en passant par l'Iran. Nos frères et sœurs sont en bleu. Ça, c'est juste nos frères et sœurs, mais on a beaucoup de cousins et en plus on a des cousins qui aiment beaucoup voyager. Donc ce qui fait qu'on peut parler des langues de notre famille, un peu partout sur la planète. Alors c'est des cousins pour certains qu'on n'a pas vus depuis 7 500 ans. Donc quand on a pas vu son cousin depuis 7 500 ans, on oublie un peu son histoire, mais parfois on se souvient [du] nom de notre tante. Donc la mère, « die Mutter » en allemand, « Madar » en persan. Donc il y a des choses qui restent, le père aussi, le frère, la sœur, mais on oublie, parce que en 7 500 ans, forcément il y a des choses qu'on oublie. Mais du coup, intéressons-nous à nos frères et sœurs. Parmi nos frères et sœurs, il y a cette langue. Certains la connaissent peut-être, je vous prie de garder le silence pour que les autres puissent jouer. Est-ce que vous comprenez ce que dit ce dialogue ? Je vais vous aider peut-être un peu, en faisant juste ça. Avec ça, on peut comprendre plus facilement qu'on dit : « Comment tu te nommes ? « Je me nomme Adrien. Et toi ? « Je me nomme Aline. Combien d'années as-tu ? Mais alors là, vous allez peut-être penser tous... parce que c'est vrai que ça y ressemble ; mais alors, quand je surligne comme ça, peut-être que vous penserez : 2 x 10 = 20 ans, et que du coup Alina a 3, 10, 5, 35 ans. Donc il y en a certains qui ont dû penser : « Oui, mais c'était facile, finalement. », mais on commence toujours par les choses faciles quand on apprend une langue. Et ceux qui pensent que c'était difficile, vous voyez qu'avec quelques petites informations, en fait, on peut comprendre. On peut comprendre, mais ça ne suffit pas.

Parfois il faut parler aussi. Mais avec l'éducation, rien n'est impossible. Ici en espagnol, en roumain, en portugais et en italien. Ça se ressemble, non ? Il y a des choses qui vont permettre de parler. Ce sont des outils. Certains se rappelleront peut-être des cours de CM1, et quand je leur dirais préfixes et suffixes... mais on ne peut plus juste appeler ça des outils. C'est une boite à outils à construire des mots. Avec ces outils, on peut construire nos propres mots. Par exemple, ici on a « éducation » décliné en plein de langues. En portugais : educação. Si vous deviez dire formation ?

Educação : éducation,

formation : formação.

Vous êtes supers ! De la même façon, on pourrait le faire en espagnol : formación. Formare en roumain, formazione en italien. Il y a aussi le mot « impossible », mais je vais juste d'abord vous confirmer pour « formation ». Vous voyez ces outils, une fois qu'on les maîtrise, qu'on les connaît, on peut créer plein de choses. Même si ça vous semblait un peu incroyable, je suis sûr que vous auriez pu faire ça aussi avec ce mot. Et même si les formes dans les autres langues ne ressemblent pas, ça semble quand même crédible que ça puisse se dire comme ça. Ce que je vous dis, c'est que parfois on invente. Quand je suis arrivé en Allemagne, j'ai passé six mois là-bas, et pendant cinq mois, j'ai dit : (En allemand). Parce que je voulais dire : « J'ai l'impression. » J'ai essayé. J'ai essayé et on m'a compris. Donc pour moi c'était bon. Mais en tendant bien l'oreille, j'ai vu que les autres ne disait jamais « impressionne ». Donc il devait y avoir un problème. En demandant, j'ai compris qu'on disait : « Eindruck ». Au premier abord, ça peut ne pas ressembler, mais en fait, c'est construit exactement de la même façon. Im : ein, pression : druck. Donc, j'avais eu tort, mais on m'avait compris. Mais parce que j'estime ne pas être idiot, je suis me dit : « Je ne vais pas faire la même chose. » Quand je suis arrivé en Suède, je me suis dit : « Je vais faire la même chose. Je vais reconstruire le mot. » Je savais que le préfixe « im » se dit « in », et « pression » : « tryck ». Donc j'ai inventé le mot : « intryck ». Et j'avais raison. Il s'avère que j'avais raison. Donc il ne faut pas avoir peur d'inventer. Il ne fait pas avoir peur d'inventer des mots, parce que c'est comme ça que les langues ont été créées. On a utilisé ces outils. Là, je vous en ai présenté quelques-uns, mais il y en a des centaines pour inventer des mots. Et il se peut que six fois sur dix seulement vous ayez raison. Mais si huit fois sur dix, on vous a compris même quand vous aviez aussi tort, vous avez gagné à 100 %. Parce que le but, c'est de communiquer à l'autre.

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