J'ai quelque chose à vous annoncer... - #30 (1)
Vous écoutez le podcast FLUIDITÉ, épisode 30.
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Aujourd'hui, je vais vous parler d'un grand événement de ma vie personnelle,
alors, restez à l'écoute !
Bonjour et bienvenue dans ce trentième épisode. Tout d'abord, je voulais vous souhaiter bon
courage à tous. Chaque semaine, on croise les doigts pour que tout s'arrange. La situation
est compliquée dans beaucoup de pays, mais on essaie de vivre avec, on essaie de réaliser nos
projets dans la mesure du possible. Vu que les confinements ou les
quarantaines vont durer encore un moment et qu'on ne sait pas combien de temps,
on tente de continuer notre vie quotidienne. Sans être pessimiste, je pense que dans les
années à venir, il faudra savoir s'adapter. S'adapter à de grands changements inattendus.
Savoir accepter les difficultés et être armés pour les surmonter. La vie est comme un cours d'eau,
il faut savoir se laisser emporter par le courant et sur le chemin on va rencontrer
des obstacles comme des rapides, des cascades, des rochers, mais aussi des moments de tranquillité.
La situation est comme elle est, soit on l'accepte et on apprend dans la douleur, soit on n'accepte
rien et on essaie de nager à contre courant et on se fatigue encore plus. La douleur fait partie
de la vie, on ne peut pas avoir une vie entière faite que de 100% de bonheur, c'est impossible.
Le corps humain et le cerveau deviennent plus forts grâce à la douleur. Ce sont des
systèmes anti fragiles. Ça veut dire que plus ils sont soumis à la douleur et aux efforts,
plus ils deviennent résistants. Apprendre à parler une langue se fait aussi comme ça : face
à la difficulté, le cerveau va construire des schémas, des connexions neuronales pour que
la fois suivante, la tâche soit de plus en plus facile. Même chose pour faire grossir un muscle,
vous avez besoin de le soumettre à la douleur pour qu'il soit reconstruit encore plus gros,
encore plus fort. Donc ce que je ressens,
c'est que dans les années à venir, on va devoir être capable de réagir rapidement,
de passer à l'action et d'apprendre en chemin avec les outils de plus en plus performant qu'on
a. Savoir apprendre tout le temps, savoir se former parce que les choses évoluent très vite,
il ne faut jamais arrêter d'apprendre. Savoir accepter le changement. Ceux qui
voudront absolument 100 % de bonheur n'apprendront pas grâce à la douleur.
Donc la pandémie fait partie de notre vie quotidienne, à nous de voir ce qu'on peut
en apprendre, les bénéfices qu'on peut en tirer. Comment je m'adapte ? Comment je continue dans
la vie ? Qu'est-ce que j'en apprends ? Et c'est ce que j'ai décidé de faire dans
ma vie personnelle. J'ai décidé de passer chaque jour à l'action et d'en apprendre de plus en plus,
peu importe s'il y a des erreurs, de la douleur, des moments difficiles, ils font partie de mon
quotidien. Et plus j'apprends dans cette douleur, plus je serai fort, plus ma zone de confort
sera grande et plus je serai heureux. Heureux tout en acceptant les difficultés du chemin.
Donc, en octobre dernier, j'ai décidé de demander ma copine mexicaine en mariage. Elle s'appelle
Glenn et je vais vous raconter comment ça s'est passé dans cet épisode puisqu'on est mariés depuis
dimanche dernier ! Wouhou ! Vous allez aussi apprendre plein de vocabulaire lié au mariage.
Alors, c'est parti ! Ma femme et moi, on s'est connus
à Guadalajara en octobre 2019. 2 mois après, on est partis ensemble en France pendant un mois.
En fait, avant de me rencontrer, elle avait déjà prévu un voyage de 3 mois en Europe,
plus précisément en Italie, en France et ensuite en Espagne.
Et elle voulait partir à la fin du mois de décembre, après Noël.
Quand j'ai vu que ça se passait très bien entre nous, je lui ai proposé qu'on fasse
un bout de son voyage ensemble. J'allais la rejoindre en France, après qu'elle ait voyagé
un mois toute seule en Italie. Elle tenait à voyager seule pour se retrouver un peu,
donc j'ai décidé de lui laisser le temps pour elle avant de la rejoindre en France.
Je suis allé en France quelques jours avant qu'elle y arrive, pendant qu'elle était
en Italie. Et je l'ai retrouvée à Paris. On a ensuite fait le demi-tour de France.
Le demi parce qu'on n'avait que 15 jours et c'était en hiver, donc on a décidé de faire
la partie ouest du pays. De Paris, jusqu'à ma ville natale, Arcachon.
C'est-à-dire Paris, ensuite le Mont Saint-Michel, puis Rennes, Nantes,
Bordeaux et enfin le bassin d'Arcachon. On a eu beau temps et c'était juste après les blocages
des gilets jaunes. Donc c'était vraiment un voyage très sympa et ma femme a adoré la France.
Elle avait un guide local avec elle, moi ! Donc je lui ai fait découvrir
des coins sympas et mes parents lui ont fait goûter toute la gastronomie française. Pain,
chocolatine, fromage, vin, foie gras, etc. Quand on était à Paris, je lui ai proposé de
devenir “mi novia” quand on était sur un bateau mouche sur la seine, devant la tour Eiffel
illuminée. J'ai attendu qu'elle scintille pour lui demander. En France, ça ne se fait pas trop, mais
en Amérique latine, on demande à notre petite-amie de devenir notre “novia”, pour officialiser notre
relation. En France, ça reviendrait à demander : “est-ce que tu veux être en couple avec moi ?”.
On devait aller en Espagne ensuite, mais on a manqué de budget et on a commencé à entendre
parler de ce virus. On a donc décidé de rentrer au Mexique. Et on est arrivés 15 jours avant que
la quarantaine commence en France. Donc on a eu du bol ! “avoir du bol”, ça veut dire
“avoir de la chance”. Donc, en fait, on est passé après les gilets jaunes et avant la quarantaine.
Ensuite, on est partis vivre à Guadalajara. Elle devait reprendre son travail, mais à cause de
la pandémie, son entreprise a dû fermer. On a vécu à Guadalajara quelques mois. Elle a
cherché du travail, mais à cause de la situation économique qui se dégradait, c'était impossible.
On a donc choisi de rentrer temporairement chez ses parents, le temps que la pandémie passe. Bon,
on y est toujours en fait. Je suis retourné en France tout seul fin septembre pour mon visa et
pour aller chercher des documents. En fait, j'ai fait semblant de lui proposer un PACS français.
Donc mon aller-retour en France était justifié ! Mais, j'avais en tête de faire ma demande en
mariage pour nos 12 mois, pour nos 1 an. Oui les français disent “nos 1 an”, alors qu'on devrait
dire “notre 1 an” puisque c'est singulier. Je suis rentré au Mexique un jour avant
nos 12 mois et je l'ai invité au restaurant le lendemain pour l'occasion. J'avais déjà
fait tous mes papiers en France et j'avais aussi acheté la bague de fiançailles. Bref,
j'étais prêt ! Comme disent les Français, comme disent les jeunes français, j'étais chaud !
J'ai donc fait ma demande au restaurant. Glenn n'aime pas trop les choses extravagantes,
donc j'ai fait quelque chose de simple. Un repas dans ce restaurant qu'on aime avec
une belle vue et la demande avec la bague. Elle a accepté et je lui ai dit qu'il serait
bien qu'on le fasse en janvier. Donc ça nous laissait environ 3 mois pour tout préparer.
On est allés à la mairie de la ville où on habite, pour voir la liste des documents
qu'on devait fournir. Étant étranger, c'est un peu différent pour moi. J'ai eu besoin de faire
traduire et apostiller mon acte de naissance. En fait, je l'ai fait traduire en France par
une traductrice assermentée. Et ensuite, je l'ai fait apostiller par la cour d'appel de
Bordeaux, par l'Etat français, en clair. Mais ici, j'ai eu besoin de faire traduire
cet acte de naissance par un expert mexicain. Alors que théoriquement, il y a une convention
entre les pays qui autorise que la traduction soit faite par un professionnel assermenté,
même s'il est français, bref c'est pas clair si on n'est pas expert dans le domaine.
On est allés voir la seule traductrice de la ville et en fait elle ne sait pas vraiment faire
son travail : par exemple, après des difficultés pour la contacter, après quelques jours d'attente,
elle nous a demandé de venir à son cabinet pour récupérer le document et en arrivant elle s'est
aperçu qu'elle l'avait perdu dans son ordinateur. Donc, je lui dit qu'on irait voir quelqu'un
d'autre, elle m'a remboursé et j'ai contacté un autre traducteur dans une grande ville à côté. Il
m'a pris le double, ça veut dire qu'il m'a facturé le double de l'autre, mais le travail a été fait
en 2 jours et avec un grand professionnalisme. Il m'a envoyé les documents par DHL et je les ai
reçus vraiment très rapidement chez moi. Bref, j'ai réussi à avoir mon acte
de naissance traduit et apostillé comme le registre civil le voulait.
Ici au Mexique, il y a un système de feux tricolores pour la pandémie. Chaque état
mexicain est dans une couleur d'alerte, soit le vert, soit le jaune, soit l'orange, soit le rouge.
Et par exemple, l'état de Jalisco est orange depuis longtemps, mais les autorités peuvent
décider de faire passer une ville ou plusieurs en rouge pendant quelques jours, pour diminuer
les contaminations. On avait prévu le mariage le 23 janvier, et fin décembre, on a appris que
notre ville passait en alerte rouge jusqu'au 31 janvier, donc on y est encore en ce moment.
Et durant cette couleur rouge, les fêtes sont interdites et les mariages civils sont annulés.
Oui parce qu'on a voulu se marier au civil. Glenn et moi, on se considère comme athées,
même si j'ai fait du catéchisme étant petit et même si elle a fait sa communion.
Et même si on adore visiter les belles églises pour contempler leur beauté. Je
trouve que c'est un endroit qui inspire la paix et le respect et où on se sent bien.
Bref, on a dû repousser notre mariage au 20 février. Le seul problème, c'est
que le registre civil nous a dit qu'à cause des accumulations de reports liés à la pandémie, les
mariages civils ne seraient possibles qu'à partir du mois d'août. On ne pouvait attendre jusque là,
donc on a décidé de trouver une ruse et de se marier dans un tout petit village, qui n'aurait
pas de saturation de mariages liée à la pandémie. On a téléphoné au village de naissance de mon
beau-frère, le petit-ami de la soeur de Glenn. Ils nous on dit qu'il n'y avait aucun problème,
alors qu'on était un peu désespérés. Du coup, on a décidé de faire le mariage
à la mairie le plus tôt possible, avant que d'autres problèmes liés à la pandémie arrivent,
et de fêter le mariage le 20 février, après que l'alerte rouge soit passée.
Donc la mairie et la fête de façon séparée. Donc on a réussi à trouver une solution,
on a réussi à s'adapter à la situation. On a acheté les bagues et on a pu réunir
tous les papiers la semaine dernière et c'est pour ça que je n'ai pas eu
le temps de faire un podcast, d'ailleurs ! On y est allés ce week-end et on s'est mariés
dimanche dernier. Tout s'est bien passé. Donc tout est bien qui finit bien ! C'est