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RFI - Journal en français facile 2017 - 2020, Journal en français facile 26 mai 2018

Journal en français facile 26 mai 2018

Maxime Jaglin : 22h Paris, 20h TU, merci d'écouter RFI. Bonsoir et bienvenue dans votre Journal en français facile. Pour le présenter avec moi aujourd'hui Alexis Guilleux, bonsoir.

Alexis Guilleux : Bonsoir Maxime, bonsoir à tous.

MJ : À la Une ce samedi, une nouvelle journée de mobilisation sociale en France... l'appel à manifester a été finalement moins suivi que prévu... reportage à Marseille dans un instant.

AG : On reviendra également sur cette rencontre surprise entre les dirigeants des deux Corées. Un nouvel épisode inattendu, pour tenter notamment de sauver la rencontre entre Donald Trump et Kim Jong Hun.

MJ : L'actualité c'est aussi du football avec la finale de la ligue des champions. Le Real Madrid vient de prendre l'avantage sur Liverpool et mené désormais 1-0, une rencontre sous haute surveillance on verra cela.

AG : Et puis les Irlandais ont dit « oui » ! Ils ont voté à 66 % pour la légalisation de l'avortement. Ce sera le mot de la semaine d'Yvan Amar.

-----

AG : Tous réunis contre le gouvernement. Une soixantaine d'organisations, syndicats, associations, partis politiques… Ils avaient appelé à « une marrée populaire ». Un grand rassemblement contre la politique d'Emmanuel Macron.

MJ : les manifestants étaient semble-t-il moins nombreux que prévu ce samedi. 250 000 manifestants dans toute la France selon le syndicat CGT. Beaucoup moins selon les autorités, à peine 100 000 personnes. À Marseille c'est Jean Luc Mélenchon qui a pris la tête du cortège, en première ligne de la manifestation. Le député de la France insoumise avait appelé à former un front populaire et les manifestants marseillais ont finalement répondu présent. Reportage Stéphane Burgat.

Un vieux port qui a lentement fini par déborder... et un coup d'envoi national de la marée populaire donné par Jean-Luc Mélenchon debout sur une caisse en bois en guise d'estrade : « Formez ce front populaire dont le pays a besoin ! Le voilà sous vos yeux si vous vous demandez ce que c'est que ce front populaire. C'est tous ces braves gens dont vous devez voir les yeux et les sourires. Ne comptez que sur vous il n'y aura pas de sauveur suprême ». Dans le cortège plusieurs organisations politiques à la gauche de la gauche, des associations, et des syndicats, notamment la CGT emmenée par son secrétaire départemental Olivier Matheux : « On est plus forts à deux, en tous cas on est moins seuls à deux que tout seul. Là on n'est pas 2 on est 80. Le message principal c'est bien de faire la démonstration qu'il y a dans ce pays une prise de conscience. On a un président qui est clairement le président des riches, qui entend en finir avec notre modèle social ». Et pour former ce raz-de-marée populaire : jeunes, retraités, salariés, avec le parti pris pour certains de la dérision : « Je m'appelle César, j'ai ma robe de César et ma couronne de laurier. Et je représente allias Macron. C'est vrai que c'est lui qui décide tout, il fait tout, il a tout et en fin de compte il ne doit rien à personne ». Une manifestation qui pourrait en appeler d'autres selon un cadre de la France insoumise.

MJ : À noter ces quelques affrontements qui ont éclaté à Nantes ou encore à Paris entre manifestants et forces de l'ordre. Dans la capitale, près d'une quarantaine de personnes ont été arrêtées. 26 d'entre elles ont été placées en garde à vue dans la soirée.

AG : RFI 16h03 à Washington. Le président américain n'en finit plus de tergiverser, d'hésiter, sur sa rencontre très attendue avec le leader nord-coréen.

MJ : Alors cette rencontre aura-t-elle finalement lieu ? « Non » avait dit Donald Trump cette semaine. Mais après avoir parlé longuement avec Pyongyang, il pourrait bien revenir sur cette décision et se rendre comme prévu à Singapour le 12 juin prochain. C'était également l'un des objectifs d'une rencontre surprise aujourd'hui entre les dirigeants des deux Corées. Une réunion « en urgence » a été organisée dans le plus grand secret. Elle a eu lieu à Panmunjom dans la zone démilitarise entre les deux pays. À l'endroit même où Kim Jong Hun et Moon Jae Hin s'étaient retrouvés pour un premier sommet historique il y a quelques semaines.

AG : Aux États-Unis, le président de l'Université californienne USC a accepté de démissionner, de quitter son poste, après les révélations la semaine dernière du Los Angeles Times.

MJ : Selon le journal américain, un ancien gynécologue du campus est accusé d'avoir abusé sexuellement des étudiantes pendant plus de 25 ans. L'université aurait ignoré, n'aurait pas écouté... les plaintes de nombreuses jeunes femmes. Les faits remonteraient jusqu'au début des années 90. Les précisions de Yelena Tomic.

La position du président de l'Université de Los Angeles, l'une des plus prestigieuses de Californie devenait intenable. Max Nikias a démissionné suite aux pressions et à l'importante mobilisation des étudiants et des enseignants. Une pétition pour exiger son départ a recueilli plus de 500 signatures. La cellule de crise a enregistré jusqu'ici plus de 100 témoignages — pour la moitié anonyme — et à charge contre George Tyndall. Le septuagénaire n'a été suspendu de ses fonctions qu'en 2016 suite à une enquête interne sur son comportement abusif. Selon l'un des cabinets d'avocat qui a déposé une plainte en nom collectif, le cabinet est inondé d'appels de témoins ou de victimes présumées. Plusieurs milliers de femmes seraient concernées par les abus du gynécologue qui a exercé de 1987 à 2016. Attouchements, examens sans raison médicale, commentaires lubriques sur leurs corps et leurs organes génitaux, remarques racistes et homophobes, la liste des abus est longue. Les avocats reprochent aux dirigeants d'avoir ignoré les multiples plaintes et de ne pas avoir transmis les résultats de leur enquête interne au Conseil des médecins.

AG : L'actualité ce samedi c'est aussi du football, avec l'une des rencontres les plus attendues de l'année. La finale de la ligue des Champions.

MJ : C'est en ce moment même en Ukraine, au stade olympique de Kiev. Le Real Madrid affronte Liverpool. Les Espagnols et les Anglais sont désormais au coude à coude 1 but partout. Et en dehors du terrain, les autorités ukrainiennes sont particulièrement mobilisées, en alerte : elles craignent de nouvelles cyberattaques, c'est à dire des attaques informatiques. D'après la police locale, des hackeurs russes pourraient bien perturber la finale en s'attaquant à des équipements particulièrement sensibles. William de Lesseux.

« Un acte de sabotage en ligne pour déstabiliser l'ordre public » voilà ce que redoute la police ukrainienne pendant le match. Pour s'attaquer aux équipements connectés, rien de plus simple. Les pirates ont créé un virus. Son nom : VPN Filter. Son mode d'action : il s'attaque en priorité à des appareils vulnérables... et peut les détruire de l'intérieur. L'accès à internet des victimes est au mieux perturbé au pire coupé. Depuis quelques jours, le programme malveillant s'attaque en priorité à l'Ukraine. Les États-Unis ont participé aux investigations. Le FBI accuse le groupe de pirate très connu Fancy Bear. Le bras armé de la Russie sur internet. La Russie qui s'est déjà attaquée aux réseaux ukrainiens. Comme un terrain de jeu pour expérimenter toutes sortes de programmes. En 2015, un virus avait été testé sur le réseau électrique du pays. Mission accomplie : une bonne partie de l'Ukraine s'était retrouvée dans le noir complet.

AG : Les partisans du droit à l'avortement fêtent leur victoire en République d'Irlande.

MJ : Les résultats définitifs sont désormais connus et c'est le « Oui » qui l'a emporté largement à 66 % lors du référendum organisé ce samedi dans ce pays très catholique. Le Premier ministre irlandais salue donc l'aboutissement d'une « révolution tranquille ». C'est l'heure de retrouver le mot de la semaine. Aujourd'hui Yvan Amar nous parle justement de l'avortement.

Les résultats du référendum irlandais sont donc clairs : la pratique de l'avortement va être libéralisée. La loi va être modifiée et il sera possible pour les Irlandaises d'arrêter une grossesse non désirée. Car c'est bien ça un avortement : une intervention qui stoppe ce processus. Et ça peut se faire soit par chirurgie, soit avec un médicament. Maintenant on parle également souvent d'IVG. Un sigle, c'est-à-dire une suite d'initiales, qui signifient interruption volontaire de grossesse. Le terme en France date du milieu des années 70, peu après la légalisation de l'avortement en 1974, grâce à la loi Veil. À partir du moment où ce n'était plus interdit par la loi, où ce n'était plus criminel. Alors y a-t-il une différence entre les deux termes ? Oui certainement. Au départ, le mot avortement désignait aussi bien un arrêt naturel, involontaire, qu'on n'avait pas provoqué — ce qu'on appelle couramment une fausse couche. Mais aujourd'hui le mot avortement n'est presque plus utilisé dans ce sens. Quand on l'emploie, on pense quasiment toujours à quelque chose qu'on provoque qu'on fait exprès. Mais le mot a toute une histoire. On l'associe à ce qui est interdit, criminel on l'a dit, mais aussi clandestin et sordide. Et dangereux bien sûr ! Tout cela rappelle une période où l'on considérait que si on avortait, c'est parce qu'on avait pêché, qu'on avait mal agi ! On le pense moins de nos jours heureusement, mais cette conception n'a pas totalement disparu. Quand on parle d'IVG, on voit bien qu'on a affaire à un mot médical : c'est technique, c'est surveillé, c'est légal. Et en tout cas, moralement, c'est neutre : on ne condamne pas l'acte en prononçant le mot. Et d'ailleurs ceux qui sont contre la légalisation de l'IVG prononcent ce mot le moins possible. Qui parle des anti-IVG ? Ceux qui sont dans l'autre camp. Les anti-IVG eux-mêmes, ils disent plutôt qu'ils sont contre l'avortement.

MJ : C'est la fin de ce Journal en français facile. Merci de l'avoir suivi, et merci Alexis !

AG : Merci Maxime, et à demain !

Journal en français facile 26 mai 2018 Zeitung in leichtem Französisch 26. Mai 2018 Journal en français facile May 26, 2018

Maxime Jaglin : 22h Paris, 20h TU, merci d’écouter RFI. Bonsoir et bienvenue dans votre Journal en français facile. Pour le présenter avec moi aujourd’hui Alexis Guilleux, bonsoir.

Alexis Guilleux : Bonsoir Maxime, bonsoir à tous.

MJ : À la Une ce samedi, une nouvelle journée de mobilisation sociale en France... l’appel à manifester a été finalement moins suivi que prévu... reportage à Marseille dans un instant.

AG : On reviendra également sur cette rencontre surprise entre les dirigeants des deux Corées. Un nouvel épisode inattendu, pour tenter notamment de sauver la rencontre entre Donald Trump et Kim Jong Hun.

MJ : L’actualité c’est aussi du football avec la finale de la ligue des champions. Le Real Madrid vient de prendre l’avantage sur Liverpool et mené désormais 1-0, une rencontre sous haute surveillance on verra cela.

AG : Et puis les Irlandais ont dit « oui » ! Ils ont voté à 66 % pour la légalisation de l’avortement. Ce sera le mot de la semaine d’Yvan Amar.

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AG : Tous réunis contre le gouvernement. Une soixantaine d’organisations, syndicats, associations, partis politiques… Ils avaient appelé à « une marrée populaire ». Un grand rassemblement contre la politique d’Emmanuel Macron.

MJ : les manifestants étaient semble-t-il moins nombreux que prévu ce samedi. 250 000 manifestants dans toute la France selon le syndicat CGT. Beaucoup moins selon les autorités, à peine 100 000 personnes. À Marseille c’est Jean Luc Mélenchon qui a pris la tête du cortège, en première ligne de la manifestation. Le député de la France insoumise avait appelé à former un front populaire et les manifestants marseillais ont finalement répondu présent. Reportage Stéphane Burgat.

Un vieux port qui a lentement fini par déborder... et un coup d’envoi national de la marée populaire donné par Jean-Luc Mélenchon debout sur une caisse en bois en guise d’estrade : « Formez ce front populaire dont le pays a besoin ! Le voilà sous vos yeux si vous vous demandez ce que c’est que ce front populaire. C’est tous ces braves gens dont vous devez voir les yeux et les sourires. Ne comptez que sur vous il n’y aura pas de sauveur suprême ». Dans le cortège plusieurs organisations politiques à la gauche de la gauche, des associations, et des syndicats, notamment la CGT emmenée par son secrétaire départemental Olivier Matheux : « On est plus forts à deux, en tous cas on est moins seuls à deux que tout seul. Là on n’est pas 2 on est 80. Le message principal c’est bien de faire la démonstration qu’il y a dans ce pays une prise de conscience. On a un président qui est clairement le président des riches, qui entend en finir avec notre modèle social ». Et pour former ce raz-de-marée populaire : jeunes, retraités, salariés, avec le parti pris pour certains de la dérision : « Je m’appelle César, j’ai ma robe de César et ma couronne de laurier. Et je représente allias Macron. C’est vrai que c’est lui qui décide tout, il fait tout, il a tout et en fin de compte il ne doit rien à personne ». Une manifestation qui pourrait en appeler d’autres selon un cadre de la France insoumise.

MJ : À noter ces quelques affrontements qui ont éclaté à Nantes ou encore à Paris entre manifestants et forces de l’ordre. Dans la capitale, près d’une quarantaine de personnes ont été arrêtées. 26 d’entre elles ont été placées en garde à vue dans la soirée.

AG : RFI 16h03 à Washington. Le président américain n’en finit plus de tergiverser, d’hésiter, sur sa rencontre très attendue avec le leader nord-coréen.

MJ : Alors cette rencontre aura-t-elle finalement lieu ? « Non » avait dit Donald Trump cette semaine. Mais après avoir parlé longuement avec Pyongyang, il pourrait bien revenir sur cette décision et se rendre comme prévu à Singapour le 12 juin prochain. C’était également l’un des objectifs d’une rencontre surprise aujourd’hui entre les dirigeants des deux Corées. Une réunion « en urgence » a été organisée dans le plus grand secret. Elle a eu lieu à Panmunjom dans la zone démilitarise entre les deux pays. À l’endroit même où Kim Jong Hun et Moon Jae Hin s’étaient retrouvés pour un premier sommet historique il y a quelques semaines.

AG : Aux États-Unis, le président de l’Université californienne USC a accepté de démissionner, de quitter son poste, après les révélations la semaine dernière du Los Angeles Times.

MJ : Selon le journal américain, un ancien gynécologue du campus est accusé d’avoir abusé sexuellement des étudiantes pendant plus de 25 ans. L’université aurait ignoré, n’aurait pas écouté... les plaintes de nombreuses jeunes femmes. Les faits remonteraient jusqu’au début des années 90. Les précisions de Yelena Tomic.

La position du président de l’Université de Los Angeles, l’une des plus prestigieuses de Californie devenait intenable. Max Nikias a démissionné suite aux pressions et à l’importante mobilisation des étudiants et des enseignants. Une pétition pour exiger son départ a recueilli plus de 500 signatures. La cellule de crise a enregistré jusqu’ici plus de 100 témoignages — pour la moitié anonyme — et à charge contre George Tyndall. Le septuagénaire n’a été suspendu de ses fonctions qu’en 2016 suite à une enquête interne sur son comportement abusif. Selon l’un des cabinets d’avocat qui a déposé une plainte en nom collectif, le cabinet est inondé d’appels de témoins ou de victimes présumées. Plusieurs milliers de femmes seraient concernées par les abus du gynécologue qui a exercé de 1987 à 2016. Attouchements, examens sans raison médicale, commentaires lubriques sur leurs corps et leurs organes génitaux, remarques racistes et homophobes, la liste des abus est longue. Les avocats reprochent aux dirigeants d’avoir ignoré les multiples plaintes et de ne pas avoir transmis les résultats de leur enquête interne au Conseil des médecins.

AG : L’actualité ce samedi c’est aussi du football, avec l’une des rencontres les plus attendues de l’année. La finale de la ligue des Champions.

MJ : C’est en ce moment même en Ukraine, au stade olympique de Kiev. Le Real Madrid affronte Liverpool. Les Espagnols et les Anglais sont désormais au coude à coude 1 but partout. Et en dehors du terrain, les autorités ukrainiennes sont particulièrement mobilisées, en alerte : elles craignent de nouvelles cyberattaques, c’est à dire des attaques informatiques. D’après la police locale, des hackeurs russes pourraient bien perturber la finale en s’attaquant à des équipements particulièrement sensibles. William de Lesseux.

« Un acte de sabotage en ligne pour déstabiliser l’ordre public » voilà ce que redoute la police ukrainienne pendant le match. Pour s’attaquer aux équipements connectés, rien de plus simple. Les pirates ont créé un virus. Son nom : VPN Filter. Son mode d’action : il s’attaque en priorité à des appareils vulnérables... et peut les détruire de l’intérieur. L’accès à internet des victimes est au mieux perturbé au pire coupé. Depuis quelques jours, le programme malveillant s’attaque en priorité à l’Ukraine. Les États-Unis ont participé aux investigations. Le FBI accuse le groupe de pirate très connu Fancy Bear. Le bras armé de la Russie sur internet. La Russie qui s’est déjà attaquée aux réseaux ukrainiens. Comme un terrain de jeu pour expérimenter toutes sortes de programmes. En 2015, un virus avait été testé sur le réseau électrique du pays. Mission accomplie : une bonne partie de l’Ukraine s’était retrouvée dans le noir complet.

AG : Les partisans du droit à l’avortement fêtent leur victoire en République d’Irlande.

MJ : Les résultats définitifs sont désormais connus et c’est le « Oui » qui l’a emporté largement à 66 % lors du référendum organisé ce samedi dans ce pays très catholique. Le Premier ministre irlandais salue donc l’aboutissement d’une « révolution tranquille ». C’est l’heure de retrouver le mot de la semaine. Aujourd’hui Yvan Amar nous parle justement de l’avortement.

Les résultats du référendum irlandais sont donc clairs : la pratique de l’avortement va être libéralisée. La loi va être modifiée et il sera possible pour les Irlandaises d’arrêter une grossesse non désirée. Car c’est bien ça un avortement : une intervention qui stoppe ce processus. Et ça peut se faire soit par chirurgie, soit avec un médicament. Maintenant on parle également souvent d’IVG. Un sigle, c’est-à-dire une suite d’initiales, qui signifient interruption volontaire de grossesse. Le terme en France date du milieu des années 70, peu après la légalisation de l’avortement en 1974, grâce à la loi Veil. À partir du moment où ce n’était plus interdit par la loi, où ce n’était plus criminel. Alors y a-t-il une différence entre les deux termes ? Oui certainement. Au départ, le mot avortement désignait aussi bien un arrêt naturel, involontaire, qu’on n’avait pas provoqué — ce qu’on appelle couramment une fausse couche. Mais aujourd’hui le mot avortement n’est presque plus utilisé dans ce sens. Quand on l’emploie, on pense quasiment toujours à quelque chose qu’on provoque qu’on fait exprès. Mais le mot a toute une histoire. On l’associe à ce qui est interdit, criminel on l’a dit, mais aussi clandestin et sordide. Et dangereux bien sûr ! Tout cela rappelle une période où l’on considérait que si on avortait, c’est parce qu’on avait pêché, qu’on avait mal agi ! On le pense moins de nos jours heureusement, mais cette conception n’a pas totalement disparu. Quand on parle d’IVG, on voit bien qu’on a affaire à un mot médical : c’est technique, c’est surveillé, c’est légal. Et en tout cas, moralement, c’est neutre : on ne condamne pas l’acte en prononçant le mot. Et d’ailleurs ceux qui sont contre la légalisation de l’IVG prononcent ce mot le moins possible. Qui parle des anti-IVG ? Ceux qui sont dans l’autre camp. Les anti-IVG eux-mêmes, ils disent plutôt qu’ils sont contre l’avortement.

MJ : C’est la fin de ce Journal en français facile. Merci de l’avoir suivi, et merci Alexis !

AG : Merci Maxime, et à demain !