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Youtube Videos, ROUSSEAU - Le désir 📏 (1)

ROUSSEAU - Le désir 📏 (1)

bonjour

aujourd'hui on va parler de rouge

oh et du désir alors ils se trouvent

rousseau n'est pas particulièrement

connu du grand public pour ses écrits

sur le désir il est davantage connu pour

ses écrits politiques pour sa théorie du

contrat social également pour son traité

d'éducation les 1000 qui d'ailleurs a

fait couler beaucoup d'encre quand on

sait que rousseau a lui-même abandonné

ses enfants à l'assistance publique

mais comme j'ai eu l'occasion de le dire

dans une précédente vidéo s'intéresser à

la pensée d'un philosophe ne signifie

pas que l'on cautionne ces agissements

personnels et on peut très bien apprécié

la valeur d'une pensée indépendamment

des agissements de son auteur rousseau a

écrit sur la politique

il a écrit sur l'éducation il a

également écrit sur le bonheur est

aujourd'hui on va s'intéresser à un

texte de rousseau extraits de son oeuvre

la nouvelle héloïse dans lequel rousseau

va nous exposer sa conception du désir

et plus particulièrement sa conception

du rapport entre désir et bonheur mais

avant de s'intéresser à ce texte

on va d'abord faire un rappel en

précisant que dans l'histoire de la

pensée

deux conceptions principal du désir se

sont affrontés alors évidemment je

schématise dans les faits les choses

sont toujours plus nuancée plus complexe

mais si on veut comprendre ce qui fait

l'originalité de la position de rousseau

sur le désir je pense qu'il est

important de comprendre dans les grandes

lignes

comment le désir a été perçue est défini

dans l'histoire des idées donc pour ça

on va commencer par faire un retour à

l'antiquité une période dans laquelle le

désir ne bénéficiait pas d'un statut

extrêmement positif contrairement à

l'époque moderne où le désir est plutôt

quelque chose qui est valorisé car que

serait une vie sans désir dans

l'antiquité les choses étaient vues de

manière un petit peu différente

en effet le désir correspondait à ce que

les grecs appelaient le pathos pathos

qu'on retrouve dans pathologie le pathos

c'est la passion et la passion c'est se

fasse à quoi nous sommes passif la

passion c'est le sentiment que nous

subissons c'est le sentiment qui nous

tombe dessus

c'est le sentiment face auquel nous

perdons notre pouvoir de contrôler la

passion nous rend passif la passe

on nous fait perdre la maîtrise de nous

mêmes et en ce sens la passion est

quelque chose qui s'oppose à la liberté

de l'individu

elle s'oppose à sa liberté car elle

s'oppose à sa raison or pour les anciens

la liberté est le produit de la raison

humaine la liberté c'est la capacité à

s'autodéterminer dans ses actions et

cette autodétermination ne peut être

issue que de la raison obéir à ses

passions obéir à ses désirs

c'est perdre le pouvoir de la raison ces

dons perdre le pouvoir de

s'autodéterminer

on ne peut être libre que dans la raison

nous disent les anciens et la passion

apparaît comme la marque de notre

servitude

donc je disais que le désir est un

pathos et cette idée on la retrouve

principalement chez les stoïciens les

stoïciens qui nous invite à la maîtrise

de nos passions à la maîtrise de nos

émotions et de nos désirs et plus

particulièrement des désirs de ce qui ne

dépend pas de nous désiré ce qui ne

dépend pas de nous c'est le meilleur

moyen de se rendre malheureux désirer ce

qui n'est pas nous c'est faire dépendre

notre bonheur du caprice de la fortune

du caprice du hasard désiré ce qui ne

dépend pas de nous c'est abandonner

notre pouvoir de maîtrise c'est

abandonner tout ce qui dépend de nous à

travers le désir ce qui s'exprime c'est

un manque le manque de l'objet absent

car qu'est-ce qu'un désir sinon la

marque de l'absence le désir c'est la

marque de l'absence c'est la marque de

ce que l'on n'a pas et que l'on voudrait

obtenir le désirent se fixe toujours sur

l'objet manquant

et si on admet cette idée ça signifie

que tout désir est une souffrance tout

désir est une souffrance parce que tout

désir nous rappelle l'absence de ce que

l'on n'a pas tous désirent nous rappelle

notre caractère incomplet

notre absence de plénitude

et observez bien que l'idée de plénitude

c'est le fait d'être plein fait d'être

remplies c'est ce qu'on retrouve

d'ailleurs dans le mot content être

contents se contenter c'est être repu

c'est être satisfait c'est être remplies

or le désir c'est l'insatisfaction c'est

le trou à l'intérieur de nous le trou

qui demande à être comblés et donc en

soi le désir est une douleur le désirent

et ce qui nous rappelle que nous ne

sommes pas complet j'ai déjà eu

l'occasion d'en parler dans d'autres

vidéos mais je vais me répéter dans le

banquet de platon le personnage

d'aristophane nous expose sa conception

de l'amour et du désir

et pour ça il a recours au mythe des

androgynes qu'ils sont des êtres à la

fois mâle et femelle que zeus à couper

en deux pour les empêcher de se mesurer

aux dieux en coupant les androgynes en

deux just venait de créer deux être

incomplets deux êtres qui allait passer

le restant de leur existence à

rechercher leur moitié manquante

d'ailleurs ça c'est beau et touchant

comme histoire parce que dans ce mythe

on nous raconte que lorsque les deux

moitiés se retrouve elle s'en lasse pour

tenter de s'unir et elle n'arrive plus à

se quitter

l'une l'autre elle c'est ce même de

s'alimenter au point qu'elles finissent

par mourir dans les bras l'une de

l'autre

c'était pour ainsi dire la première

version de l'amour romantique de l'amour

passion qui va jusqu'à la mort mais peu

importe ce qu'il faut bien comprendre à

partir de ce mythe c'est cette idée de

parties manquantes

c'est cette idée de recherche de ce qui

nous complète et c'est justement ça le

drame de l'humanité

c'est cette incomplétude c'est cette

finitude qui nous met dans un état

d'insatisfaction permanente qui nous

tire haye qui nous empêchent d'être

reclus qui nous empêchent d'être

satisfait l'être humain est un éternel

insatisfait et toute la culture humaine

n'est que la tentative désespérée de

l'être humain d'accéder à ce qui lui

manque de faire advenir ce qu'il n'a pas

c'est à dire de rechercher la complétude

d'égaler les dieux pour les stoïciens il

existe un moyen légal et les dieux il

suffit de ne plus désiré le plus désiré

c'est ne plus prêter le flanc au manque

c'est ne plus prêter le flanc à

l'insatisfaction c'est réduire le

diamètre du trou qui du coup n'aura plus

besoin d'être comblé lorsqu'on désire

quelque chose le fait de combler ce

désir le fait de l'assouvir ne va faire

que renforcer l'intensité du désir

lorsqu'il va renaître

car c'est ça la malédiction du désir

c'est qu'aussitôt satisfait il

s'empresse de renaître et plus on va le

satisfaire plus il va renaître avec

force plus il va devenir un désir

tyrannique

c'est pour ça que lorsque l'on traite

l'addiction chez quelqu'un on passe par

une phase de sevrage

le sevrage étant la période pendant

laquelle les effets du manque vont se

faire ressentir avec leur intensité

maximale une fois passé le pic de ce

sevrage à ce moment là la dépendance se

fait de moins en moins fortes

donc l'idée c'est de dire que plus on

satisfait un désir et plus on renforce

ce désir et plus on renforce un désir

plus on renforce le manque que ce désir

va nous faire subir pour epicure et les

épicuriens le désir n'est pas quelque

chose qu'il faille rejeter absolument

alors on a souvent tendance à galvauder

la pensée des piqûres en en faisant une

sorte d downeast grossiers qu'ils

recommanderaient de jouir au maximum des

plaisirs de la chair encore on a eu

l'occasion d'expliquer que c'était pas

du tout ça et puis qu'on n'est pas

quelqu'un qui va pousser à la débauche

qui va pousser à la luxure pas du tout

c'est quelqu'un qui préconisait la

modération des désirs et la modération

des plaisirs associé à ses désirs

d'ailleurs ça donne l'occasion de faire

une petite mise au point sémantique

c'est qu'on a souvent tendance

conceptuellement à confondre désir et

plaisir

il ya bien sûr un lien entre les deux

mais ce n'est pas du tout la même chose

le désir c'est le manque de l'objet

absents le plaisir c'est le résultat de

la satisfaction du désir

donc le désir ne produit pas de plaisir

le désir produit un manque il produit

une souffrance et la satisfaction du

désir

c'est à dire l'obtention de l'objet

manquant elle va produire un plaisir

elle va produire une jouissance et 7 800

ce n'est rien d'autre que les effets

compensateurs du manque qui vient d'être

comblée donc on pourrait finalement

presque comparer le plaisir un

soulagement

le plaisir c'est le soulagement du

manque c'est la compensation du manque

donc je disais epicure ne préconise

absolument pas la satisfaction sans

limite de tous nos désirs

au contraire le propre de la philosophie

d'epicure c'est justement de recommander

la modération phrenesis qui s'opposent à

lui brice l'hubris c'est-à-dire

l'illimitation l'hymne modération

l'incapacité à se limiter dans la

satisfaction de ses désirs pour epicure

l'hubris est une véritable pathologie

pour le coup c'est à dire que ça relève

d'un dysfonctionnement d'une incapacité

de l'être humain à se raisonner ça

pourrait piqûre c'est incompatible avec

la sagesse c'est incompatible avec la

démarche du philosophe qui doit être

d'accéder à la quiétude et à la paix

intérieure et pour autant et piqûre

n'est pas aussi radicale que le sont les

stoïciens à savoir qu'il ne rejette pas

le désir par essence mais simplement il

considère qu'il existe différentes

sortes de désir

si vous préférez il considère que tous

les désirs ne se valent pas et s'ils ne

se valent pas on doit pas adopter la

même attitude vis à vis d'eux epicure

distingue trois sortes de désir les

désirs naturel et nécessaire ce qu'on

appellerait aujourd'hui les besoins les

besoins vitaux les besoins

physiologiques parmi lesquels manger

boire dormir et ses désirs là nous dit

epicure doivent être satisfaits les

déserts naturels et nécessaires sont les

satisfait pas on meurt donc il n'y a pas

le choix

on ne peut pas se soustraire des

obligations naturel peut pas se

soustraire des contraintes physiques de

ce monde et donc nous ne sommes pas

libres de nos affranchir de ses besoins

la deuxième sorte de désir chez epicure

ce sont les désirs naturel mais non

nécessaires et ses désirs là nous dit et

piqûres peuvent être satisfaits mais

avec modération

et c'est là qu'on comprend à quel point

la notion de modération est absolument

crucial dans la conception du désir chez

epicure la modération

les ti libre c'est ce qui fait selon

epicure que le plaisir ne va jamais

entraîné de déplaisir un plaisir

satisfait sans modération c'est un

plaisir qui va entraîner des

inconvénients par exemple l'addiction on

en parlait tout à l'heure

l'addiction est une conséquence de la

satisfaction immodéré des désirs c'est

la conséquence d'une absence de contrôle

dans la satisfaction de nos désirs mais

il ya aussi d'autres formes de désir qui

si on les satisfait sans modération vont

entraîner de la souffrance vont

entraîner de la douleur on peut prendre

l'exemple de celui qui va à boire de

l'alcool sans aucune modération et qui

le lendemain matin va peut-être le

regretter à cause de sa gueule de bois

donc ça c'est un exemple qui permet de

comprendre que tout plaisir à sa

contrepartie un faux bien comprendre

cette conception quasi mécaniste du

rapport entre plaisir et douleur un

plaisir immodéré un plaisir au delà du

raisonnable va toujours entraîné selon

les épicuriens une contrepartie négative

le revers de la médaille est donc si on

fait le calcul

si on met en relation le plaisir obtenus

et la douleur occasionnée

on s'aperçoit que ce plaisir n'en est

plus un on s'aperçoit que ce plaisir


ROUSSEAU - Le désir 📏 (1)

bonjour

aujourd'hui on va parler de rouge

oh et du désir alors ils se trouvent

rousseau n'est pas particulièrement

connu du grand public pour ses écrits

sur le désir il est davantage connu pour

ses écrits politiques pour sa théorie du

contrat social également pour son traité

d'éducation les 1000 qui d'ailleurs a

fait couler beaucoup d'encre quand on

sait que rousseau a lui-même abandonné

ses enfants à l'assistance publique

mais comme j'ai eu l'occasion de le dire

dans une précédente vidéo s'intéresser à

la pensée d'un philosophe ne signifie

pas que l'on cautionne ces agissements

personnels et on peut très bien apprécié

la valeur d'une pensée indépendamment

des agissements de son auteur rousseau a

écrit sur la politique

il a écrit sur l'éducation il a

également écrit sur le bonheur est

aujourd'hui on va s'intéresser à un

texte de rousseau extraits de son oeuvre

la nouvelle héloïse dans lequel rousseau

va nous exposer sa conception du désir

et plus particulièrement sa conception

du rapport entre désir et bonheur mais

avant de s'intéresser à ce texte

on va d'abord faire un rappel en

précisant que dans l'histoire de la

pensée

deux conceptions principal du désir se

sont affrontés alors évidemment je

schématise dans les faits les choses

sont toujours plus nuancée plus complexe

mais si on veut comprendre ce qui fait

l'originalité de la position de rousseau

sur le désir je pense qu'il est

important de comprendre dans les grandes

lignes

comment le désir a été perçue est défini

dans l'histoire des idées donc pour ça

on va commencer par faire un retour à

l'antiquité une période dans laquelle le

désir ne bénéficiait pas d'un statut

extrêmement positif contrairement à

l'époque moderne où le désir est plutôt

quelque chose qui est valorisé car que

serait une vie sans désir dans

l'antiquité les choses étaient vues de

manière un petit peu différente

en effet le désir correspondait à ce que

les grecs appelaient le pathos pathos

qu'on retrouve dans pathologie le pathos

c'est la passion et la passion c'est se

fasse à quoi nous sommes passif la

passion c'est le sentiment que nous

subissons c'est le sentiment qui nous

tombe dessus

c'est le sentiment face auquel nous

perdons notre pouvoir de contrôler la

passion nous rend passif la passe

on nous fait perdre la maîtrise de nous

mêmes et en ce sens la passion est

quelque chose qui s'oppose à la liberté

de l'individu

elle s'oppose à sa liberté car elle

s'oppose à sa raison or pour les anciens

la liberté est le produit de la raison

humaine la liberté c'est la capacité à

s'autodéterminer dans ses actions et

cette autodétermination ne peut être

issue que de la raison obéir à ses

passions obéir à ses désirs

c'est perdre le pouvoir de la raison ces

dons perdre le pouvoir de

s'autodéterminer

on ne peut être libre que dans la raison

nous disent les anciens et la passion

apparaît comme la marque de notre

servitude

donc je disais que le désir est un

pathos et cette idée on la retrouve

principalement chez les stoïciens les

stoïciens qui nous invite à la maîtrise

de nos passions à la maîtrise de nos

émotions et de nos désirs et plus

particulièrement des désirs de ce qui ne

dépend pas de nous désiré ce qui ne

dépend pas de nous c'est le meilleur

moyen de se rendre malheureux désirer ce

qui n'est pas nous c'est faire dépendre

notre bonheur du caprice de la fortune

du caprice du hasard désiré ce qui ne

dépend pas de nous c'est abandonner

notre pouvoir de maîtrise c'est

abandonner tout ce qui dépend de nous à

travers le désir ce qui s'exprime c'est

un manque le manque de l'objet absent

car qu'est-ce qu'un désir sinon la

marque de l'absence le désir c'est la

marque de l'absence c'est la marque de

ce que l'on n'a pas et que l'on voudrait

obtenir le désirent se fixe toujours sur

l'objet manquant

et si on admet cette idée ça signifie

que tout désir est une souffrance tout

désir est une souffrance parce que tout

désir nous rappelle l'absence de ce que

l'on n'a pas tous désirent nous rappelle

notre caractère incomplet

notre absence de plénitude

et observez bien que l'idée de plénitude

c'est le fait d'être plein fait d'être

remplies c'est ce qu'on retrouve

d'ailleurs dans le mot content être

contents se contenter c'est être repu

c'est être satisfait c'est être remplies

or le désir c'est l'insatisfaction c'est

le trou à l'intérieur de nous le trou

qui demande à être comblés et donc en

soi le désir est une douleur le désirent

et ce qui nous rappelle que nous ne

sommes pas complet j'ai déjà eu

l'occasion d'en parler dans d'autres

vidéos mais je vais me répéter dans le

banquet de platon le personnage

d'aristophane nous expose sa conception

de l'amour et du désir

et pour ça il a recours au mythe des

androgynes qu'ils sont des êtres à la

fois mâle et femelle que zeus à couper

en deux pour les empêcher de se mesurer

aux dieux en coupant les androgynes en

deux just venait de créer deux être

incomplets deux êtres qui allait passer

le restant de leur existence à

rechercher leur moitié manquante

d'ailleurs ça c'est beau et touchant

comme histoire parce que dans ce mythe

on nous raconte que lorsque les deux

moitiés se retrouve elle s'en lasse pour

tenter de s'unir et elle n'arrive plus à

se quitter

l'une l'autre elle c'est ce même de

s'alimenter au point qu'elles finissent

par mourir dans les bras l'une de

l'autre

c'était pour ainsi dire la première

version de l'amour romantique de l'amour

passion qui va jusqu'à la mort mais peu

importe ce qu'il faut bien comprendre à

partir de ce mythe c'est cette idée de

parties manquantes

c'est cette idée de recherche de ce qui

nous complète et c'est justement ça le

drame de l'humanité

c'est cette incomplétude c'est cette

finitude qui nous met dans un état

d'insatisfaction permanente qui nous

tire haye qui nous empêchent d'être

reclus qui nous empêchent d'être

satisfait l'être humain est un éternel

insatisfait et toute la culture humaine

n'est que la tentative désespérée de

l'être humain d'accéder à ce qui lui

manque de faire advenir ce qu'il n'a pas

c'est à dire de rechercher la complétude

d'égaler les dieux pour les stoïciens il

existe un moyen légal et les dieux il

suffit de ne plus désiré le plus désiré

c'est ne plus prêter le flanc au manque

c'est ne plus prêter le flanc à

l'insatisfaction c'est réduire le

diamètre du trou qui du coup n'aura plus

besoin d'être comblé lorsqu'on désire

quelque chose le fait de combler ce

désir le fait de l'assouvir ne va faire

que renforcer l'intensité du désir

lorsqu'il va renaître

car c'est ça la malédiction du désir

c'est qu'aussitôt satisfait il

s'empresse de renaître et plus on va le

satisfaire plus il va renaître avec

force plus il va devenir un désir

tyrannique

c'est pour ça que lorsque l'on traite

l'addiction chez quelqu'un on passe par

une phase de sevrage

le sevrage étant la période pendant

laquelle les effets du manque vont se

faire ressentir avec leur intensité

maximale une fois passé le pic de ce

sevrage à ce moment là la dépendance se

fait de moins en moins fortes

donc l'idée c'est de dire que plus on

satisfait un désir et plus on renforce

ce désir et plus on renforce un désir

plus on renforce le manque que ce désir

va nous faire subir pour epicure et les

épicuriens le désir n'est pas quelque

chose qu'il faille rejeter absolument

alors on a souvent tendance à galvauder

la pensée des piqûres en en faisant une

sorte d downeast grossiers qu'ils

recommanderaient de jouir au maximum des

plaisirs de la chair encore on a eu

l'occasion d'expliquer que c'était pas

du tout ça et puis qu'on n'est pas

quelqu'un qui va pousser à la débauche

qui va pousser à la luxure pas du tout

c'est quelqu'un qui préconisait la

modération des désirs et la modération

des plaisirs associé à ses désirs

d'ailleurs ça donne l'occasion de faire

une petite mise au point sémantique

c'est qu'on a souvent tendance

conceptuellement à confondre désir et

plaisir

il ya bien sûr un lien entre les deux

mais ce n'est pas du tout la même chose

le désir c'est le manque de l'objet

absents le plaisir c'est le résultat de

la satisfaction du désir

donc le désir ne produit pas de plaisir

le désir produit un manque il produit

une souffrance et la satisfaction du

désir

c'est à dire l'obtention de l'objet

manquant elle va produire un plaisir

elle va produire une jouissance et 7 800

ce n'est rien d'autre que les effets

compensateurs du manque qui vient d'être

comblée donc on pourrait finalement

presque comparer le plaisir un

soulagement

le plaisir c'est le soulagement du

manque c'est la compensation du manque

donc je disais epicure ne préconise

absolument pas la satisfaction sans

limite de tous nos désirs

au contraire le propre de la philosophie

d'epicure c'est justement de recommander

la modération phrenesis qui s'opposent à

lui brice l'hubris c'est-à-dire

l'illimitation l'hymne modération

l'incapacité à se limiter dans la

satisfaction de ses désirs pour epicure

l'hubris est une véritable pathologie

pour le coup c'est à dire que ça relève

d'un dysfonctionnement d'une incapacité

de l'être humain à se raisonner ça

pourrait piqûre c'est incompatible avec

la sagesse c'est incompatible avec la

démarche du philosophe qui doit être

d'accéder à la quiétude et à la paix

intérieure et pour autant et piqûre

n'est pas aussi radicale que le sont les

stoïciens à savoir qu'il ne rejette pas

le désir par essence mais simplement il

considère qu'il existe différentes

sortes de désir

si vous préférez il considère que tous

les désirs ne se valent pas et s'ils ne

se valent pas on doit pas adopter la

même attitude vis à vis d'eux epicure

distingue trois sortes de désir les

désirs naturel et nécessaire ce qu'on

appellerait aujourd'hui les besoins les

besoins vitaux les besoins

physiologiques parmi lesquels manger

boire dormir et ses désirs là nous dit

epicure doivent être satisfaits les

déserts naturels et nécessaires sont les

satisfait pas on meurt donc il n'y a pas

le choix

on ne peut pas se soustraire des

obligations naturel peut pas se

soustraire des contraintes physiques de

ce monde et donc nous ne sommes pas

libres de nos affranchir de ses besoins

la deuxième sorte de désir chez epicure

ce sont les désirs naturel mais non

nécessaires et ses désirs là nous dit et

piqûres peuvent être satisfaits mais

avec modération

et c'est là qu'on comprend à quel point

la notion de modération est absolument

crucial dans la conception du désir chez

epicure la modération

les ti libre c'est ce qui fait selon

epicure que le plaisir ne va jamais

entraîné de déplaisir un plaisir

satisfait sans modération c'est un

plaisir qui va entraîner des

inconvénients par exemple l'addiction on

en parlait tout à l'heure

l'addiction est une conséquence de la

satisfaction immodéré des désirs c'est

la conséquence d'une absence de contrôle

dans la satisfaction de nos désirs mais

il ya aussi d'autres formes de désir qui

si on les satisfait sans modération vont

entraîner de la souffrance vont

entraîner de la douleur on peut prendre

l'exemple de celui qui va à boire de

l'alcool sans aucune modération et qui

le lendemain matin va peut-être le

regretter à cause de sa gueule de bois

donc ça c'est un exemple qui permet de

comprendre que tout plaisir à sa

contrepartie un faux bien comprendre

cette conception quasi mécaniste du

rapport entre plaisir et douleur un

plaisir immodéré un plaisir au delà du

raisonnable va toujours entraîné selon

les épicuriens une contrepartie négative

le revers de la médaille est donc si on

fait le calcul

si on met en relation le plaisir obtenus

et la douleur occasionnée

on s'aperçoit que ce plaisir n'en est

plus un on s'aperçoit que ce plaisir