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DELF B2 - Compréhension orale, DELF B2 - Session 1 - Génération what ?

Louise Raulais : Alexandre, Aurélie et Marianne, 20 ans, sont étudiants en chimie. Devant leur ordinateur, ils répondent aux 149 questions de « Generation What ? » et s'étonnent parfois des résultats lorsqu'ils se comparent aux autres témoignages.

Le questionnaire est diffusé dans douze pays et dans neuf langues depuis le 11 avril. Son objectif : laisser la jeunesse faire son propre autoportrait.

[Musique]

Christophe Nick est l'un des créateurs de « Generation What ? ». Pour ce journaliste et documentariste, il fallait un outil qui permette aux jeunes de se rendre compte qu'ils forment un collectif. Même s'ils l'ignorent, il y a des valeurs, des expériences, des désirs qui sont propres à leur génération.

Christophe Nick : C'est d'abord un service fait pour les jeunes, mais c'est aussi quelque chose dont les sociétés européennes ont absolument besoin : qu'on entende les jeunes gueuler, qu'ils nous disent vraiment qui ils sont, ce qu'ils veulent, comment ils voient les choses.

Là, si on arrive à avoir plus d'un million de jeunes qui répondent dans toute l'Europe à cette enquête : ça bouleverse les choses.

Louise Raulais : Christophe Nick l'admet, cela n'a pas été facile de monter ce projet et de trouver des diffuseurs dans chaque pays. La raison selon lui : une société vieillissante, qui ne laisse pas assez de place à la jeunesse. Pour Aurélie, les personnes de son âge ne sont pas vraiment écoutées.

Aurélie : Je pense qu'on pourrait peut-être parfois plus nous prendre au sérieux, plus prendre au sérieux les avis qu'on a.

Certes, on n'a peut-être pas l'expérience de personnes qui ont travaillé pendant plusieurs années, qui ont une famille, qui sont plus responsables etc. Mais malgré tout, je pense qu'on peut avoir un avis et on n'est pas juste des imbéciles qui ont envie de faire la fête et de participer à rien.

Donc, je pense que c'est surtout ça le problème aussi, c'est que l'on ne se sent pas forcément consultés ou alors quand on l'est, notre avis ne va pas forcément avoir le même impact et le même poids que si c'était l'avis de quelqu'un de 40 ans par exemple.



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Louise Raulais : Alexandre, Aurélie et Marianne, 20 ans, sont étudiants en chimie. Devant leur ordinateur, ils répondent aux 149 questions de « Generation What ? » et s'étonnent parfois des résultats lorsqu'ils se comparent aux autres témoignages.

Le questionnaire est diffusé dans douze pays et dans neuf langues depuis le 11 avril. Son objectif : laisser la jeunesse faire son propre autoportrait.

[Musique]

Christophe Nick est l'un des créateurs de « Generation What ? ». Pour ce journaliste et documentariste, il fallait un outil qui permette aux jeunes de se rendre compte qu'ils forment un collectif. Même s'ils l'ignorent, il y a des valeurs, des expériences, des désirs qui sont propres à leur génération.

Christophe Nick : C'est d'abord un service fait pour les jeunes, mais c'est aussi quelque chose dont les sociétés européennes ont absolument besoin : qu'on entende les jeunes gueuler, qu'ils nous disent vraiment qui ils sont, ce qu'ils veulent, comment ils voient les choses.

Là, si on arrive à avoir plus d'un million de jeunes qui répondent dans toute l'Europe à cette enquête : ça bouleverse les choses.

Louise Raulais : Christophe Nick l'admet, cela n'a pas été facile de monter ce projet et de trouver des diffuseurs dans chaque pays. La raison selon lui : une société vieillissante, qui ne laisse pas assez de place à la jeunesse. Pour Aurélie, les personnes de son âge ne sont pas vraiment écoutées.

Aurélie : Je pense qu'on pourrait peut-être parfois plus nous prendre au sérieux, plus prendre au sérieux les avis qu'on a.

Certes, on n'a peut-être pas l'expérience de personnes qui ont travaillé pendant plusieurs années, qui ont une famille, qui sont plus responsables etc. Mais malgré tout, je pense qu'on peut avoir un avis et on n'est pas juste des imbéciles qui ont envie de faire la fête et de participer à rien.

Donc, je pense que c'est surtout ça le problème aussi, c'est que l'on ne se sent pas forcément consultés ou alors quand on l'est, notre avis ne va pas forcément avoir le même impact et le même poids que si c'était l'avis de quelqu'un de 40 ans par exemple.


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