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French LingQ Podcast 1.0, #46 Serge & Marianne - Education Reform

#46 Serge & Marianne - Education Reform

Serge : bonsoir Marianne !

Marianne : bonsoir Serge !

Serge : comment vas-tu ?

Marianne : çà va bien ! Et toi ?

Serge : çà va bien aussi, à part que la pluie, la pluie, sans arrêt, çà commence à me…

Marianne : après le froid la pluie !

Serge : oui, mais çà n'arrête pas ! Je ne trouve même pas une demi-journée pour aller faire un peu de vélo au sec.

Marianne : oui et demain ils annoncent pas mal de vent !

Serge : çà va peut-être refroidir les lycéens de défiler dans les rues pour… au sujet des réformes que le ministre de l'éducation nationale a l'intention de faire. Je ne sais pas si tu as entendu parler un petit peu de ce qu'il voulait faire ? Marianne : un peu oui.

Serge : oui, depuis qu'il a pris ses fonctions… enfin je crois que c'est le… Marianne : oh ben tu sais chaque ministre, et surtout le ministre de l'éducation nationale, c'est assez dur pour eux, parce qu'à chaque fois qu'ils veulent faire une réforme toute façon, que ce soient les élèves comme les professeurs, il y a des grèves, des manifestations, etc… donc… c'est pas une surprise. Serge : les ministres de l'éducation nationale, ils ont envie de marquer leur passage parce que ils proposent un tas de réformes, y'en a certainement dans le lot qui doivent être intéressantes, je ne sais pas, mais enfin en l'occurrence là… c'est pas nouveau, puisque la toute première, j'ai entendu c'était, il avait soumis çà à l'assemblée… il parlait de distribuer des médailles aux élèves, pour les encourager à avoir des résultats. Marianne : mais tu sais, l'année dernière, en fin d'année scolaire, il y a eu une distribution de diplômes pour les meilleurs élèves. Serge : oui, je crois bien avoir vu çà.

Marianne : oui, oui au lycée, il y a eu une distribution de… il y a eu une réunion… un petit truc comme çà, avec les élèves pour les féliciter d'être leur meilleurs élèves… c'était la première fois. Serge : je me souviens quand j'étais… mais vraiment très, très jeune puisque çà a pas duré très longtemps, quand j'étais au lycée, je crois que çà n'existait plus. A l'époque, il y avait la remise des prix en fin d'année ! Il y avait le premier prix en mathématiques, en français, premier prix, deuxième prix, troisième prix. Bon la plupart du temps c'était un livre, ce qui est un petit peu logique. Et je crois qu'ils donnaient aussi un petit bon qu'on pouvait mettre à la caisse d'épargne, c'était une toute petite somme d'argent. Je me souviens, il y avait des bons de cinq francs, dix francs, quinze francs je crois… bon c'était une petite somme mais à l'époque, pour un lycéen, c'était intéressant. Et donc dans le même ordre d'idée, il a émis l'idée, et çà c'est déjà un petit peu plus récent, d'instaurer à nouveau… une sorte d'uniforme, un uniforme pour les élèves à l'école. Ils ont interviewé un petit peu des élèves au hasard dans des classes, dans les cours de récréation, et il s'avère que les avis étaient quand même très partagés ! Moi je pensait que ce serait un tollé général, un refus… non ! On n'est pas des militaires ! Et en fait, la plupart avaient comme argument, en tout cas ceux qui étaient pour… que çà effaçait les inégalités sociales puisque de part les habits qu'on porte, çà marquait souvent la… le milieu. Marianne : oui y'a une concurrence avec les marques, et en plus, y a les problèmes de racket et tout çà… moi je suis pas contre ! Serge : celle là elle est peut être un peu moins controversée.

Marianne : et puis il y a beaucoup d'autres pays qui… où les élèves portent un uniforme. Moi je vois pas où est le problème ! Cà causera peut être moins de problèmes qu'il n'y a actuellement. Serge : oui, je sais pas… enfin moi j'en porte un depuis trente cinq ans alors… j'ai un peu un parti pris donc je ne suis pas une référence pour çà… mais en fait, la plus grosse réforme dont il a parlé, et là par contre, je crois que c'est quand même très grave et là, je ne sais pas quelle est la position des professeurs mais… ils veulent supprimer les différentes sections, que ce soit S, L, etc… faire un enseignement commun jusqu'à… Marianne : général

Serge : voilà, général… pourquoi ? Je ne sais pas… est-ce que c'est pour arriver une fois pour toute à résoudre le problème de l'illettrisme, puisque apparemment les enfants, quand ils arrivent en sixième, donc à l'âge de douze ans à peu près, sont censé savoir lire couramment, écrire plus ou moins bien. Marianne : oui

Serge : plutôt bien… et savoir compter. Or, on s'aperçoit que plus on avance dans le temps et moins c'est le cas. Je ne sais pas si le fait d'enlever les matières… Marianne : moi j'avais… Serge : … scientifiques, littéraires…

Marianne : moi j'avais entendu que c'était pour diminuer un peu le taux de redoublement, parce qu'il y a énormément de taux de redoublement en seconde… et puis une espèce de souplesse dans l'enseignement. Ils veulent aussi alléger les heures de cours, et les préparer à l'enseignement supérieur. Parce qu'il y a beaucoup d'échec aussi à l'enseignement supérieur, donc ils veulent préparer les élèves dès le lycée, pour l'enseignement supérieur. Serge : oui mais alors, je ne vois pas trop comment en enlevant les différentes sections… je veux dire la personne qui va… actuellement, ma fille qui est en médecine, en médecine ils réclament un bac S. On peut faire médecine avec un bac autre que S, mais en fait on s'aperçoit dans les statistiques, tout ceux qui ont un bac S ont toutes les chances de réussir alors qu'il y a beaucoup, beaucoup d'échecs dans, parmi ceux qui n'ont pas… qui ont un bac littéraire ou… Marianne : là, ce sera différent, le recrutement dans les universités se fera différemment si le lycée change. Il y aura l'enseignement général pour tous, mais il y aura… les élèves pourront choisir des modules différents… suivant leur propre intérêt. Donc çà peut être dans les sciences comme çà peut être dans les… la technologie, ce sera pas complètement…

Serge : çà va pas réduire les horaires là, c'est pas possible si… Marianne : ben ce sera plus contrôlé. Il y aura un certain nombre d'heures dans l'enseignement général plus quelques heures d'enseignement plus spécialisé. Et apparemment les élèves pourront en cours d'année changer de module. Ce sera sur la base de semestre au lieu de trimestre. Ce serait indépendant, donc le premier semestre, l'élève pourrait choisir certaines spécialités, et puis si çà ne lui plait pas ou s'il est en échec dans ces matières, il pourra changer en cours d'année. Bon actuellement en seconde les élèves ne sont pas bloqués, s'il y a un problème, ils peuvent changer de section. En première et en terminale, ce serait peut être le cas aussi.

Serge : actuellement tu choisis la section à l'issue de ta seconde je crois, alors que à mon époque c'était à partir de la seconde qu'en fait on faisait le choix de la section. Marianne : ben déjà en seconde… actuellement y a des élèves qui ont des, ils peuvent choisir des options… bon c'est vraiment un enseignement général, et après la seconde, les élèves se spécialisent. Mais à partir de la seconde déjà ils peuvent commencer un peu à… avoir accès aux matières qui les intéresseraient. Mais des fois, ils peuvent changer d'avis en cours d'année. Serge : quoique il en soit, ce ministre ne m'inspire pas trop confiance. Je ne sais pas si tu as vu à la télé, il était invité à une émission et en fait ils lui ont posé un tout petit problème de mathématiques, il fallait faire une règle de trois, et il a dit : « mais je ne vois pas du tout, je ne sais absolument pas faire çà ! ». Il ne savait pas faire une règle de trois, pour un ministre de l'éducation nationale… Marianne : il a oublié.

Serge : enfin bon, je sais pas la règle de trois, même les gens la font de tête souvent et enfin je sais pas, tout le monde connaît çà, çà me paraît tellement…

Marianne : çà s'apprend… Serge : ben çà s'apprend avant la sixième, enfin bon, çà c'était pour l'anecdote… puis là c'est plus le même ministre puisque en université je crois que c'est Valérie Pécresse je crois qui est… c'est plus le même ministère hein pour ce qui est… Marianne : oui dans l'enseignement supérieur oui. Serge : et pour le cas de ma fille par exemple qui est en médecine, à partir de… alors je ne sais pas si c'est à partir de l'année prochaine ou dans deux ans, ils vont absolument tout regrouper, c'est-à-dire pharmacie, médecine, les sages-femmes, enfin tout sera regroupé, alors qu'actuellement pharmacie c'était des études différentes. Si on va plus loin, pourquoi pas dans dix ans, on va faire aussi vétérinaire et puis… y a quand même des limites aux regroupements. C'est quand même un petit peu différent bon je veux dire c'est quand même le milieu médical, mais entre pharmacien et puis médecin. Marianne : mais les élèves ne pourrons pas choisir parce que…

Serge : je sais pas trop comment çà va marcher. Actuellement par exemple les premiers choisissent à l'issue du concours, si je prends le cas de l'académie de Bordeaux, ils sont à peu près huit cents à passer, ils en ont pris disons… cent… environ cent trente en médecine. Les gens qui sont juste après et qui ne peuvent pas obtenir médecine, ils choisissent dentaire. Ils arrivent à en prendre jusqu'à cent… cent cinquante, cent soixante je crois qu'ils ont pris cette année. Sachant que dans les premiers y a ceux qui veulent faire kiné parce qu'apparemment c'est très, très… Marianne : çà rapporte !

Serge : apparemment c'est beaucoup plus dur, ils en prennent très peu, c'est les premiers qui réussissent, y a médecine et après, les plus mal classés des mieux classés on va dire, choisissent dentaire. Et puis après les autres, soit ils abandonnent, soit ils recommencent une année et donc apparemment… bon ben la aussi ils vont faire beaucoup de changements alors je suis peut-être un petit peu suspicieux toujours mais je ne pense pas que ce soit dans l'intérêt de l'étudiant. C'est un problème financier puisque l'université, le financement des universités çà coûte très cher. Y a des universités entre autres à Bordeaux d'ailleurs, les amphis sont des états lamentables, c'est vraiment pas entretenu, c'est… Marianne : c'est vrai, les universités c'est… Serge : y a un manque d'argent flagrant et encore... j'ai lu un article, apparemment les universités, antre autres celles de Paris, auraient des biens sous forme de propriétés, d'appartements, très, très grandes propriétés. Alors apparemment y en a peut-être qui seraient données à des profs à titre de… pas données mais je veux dire louées à titre gratuit.

Marianne : logements de fonction.

Serge : voilà, alors que ces gens là théoriquement n'y ont pas droit, mais bon en règle générale je crois que les universités ont peu de moyens et puis en fait, on ne fonctionne pas vraiment comme aux Etats-Unis, quoique aux Etats-Unis ou au canada, les entreprises sont… Marianne : y'a des fonds privés. Serge : oui y a des fonds privés des entreprises parce qu'ils vont chercher les étudiants, ils ont… c'est-à-dire que le gars qui fini ses études, il va trouver plus facilement un travail parce que les… ils sont très... ils recherchent beaucoup à ce niveau là. Marianne : oui mais ici ils ne veulent pas faire çà. En premier les syndicats, les professeurs ils ne veulent pas. Concernant la réforme du lycée, les professeurs ont peur qu'il y ait une réduction… Serge : d'effectifs ? Marianne : d'effectifs oui ! Je cherchais le mot. En rassemblant des matières comme çà, le bac il sera beaucoup plus général et il sera différencié que d'après ces modules. Donc les établissements, certains établissements proposeront plus d'options que d'autres, et apparemment les établissements dépendraient… la proposition de ces options dépendrait de l'argent qui est alloué aux établissements et l'argent qui est alloué aux établissements dépendrait du résultat du bac. Alors ce qu'il y a c'est que y aura plus de concurrence entre les établissements, plus de concurrence entre les lycéens mais y a des établissements qui vont être plus côtés que d'autres, beaucoup plus demandés… Serge : a sa décharge à ce ministre, je pense que c'est un ministère quand même qui doit être assez difficile à… Marianne : à gérer.

Serge : à gérer parce que tous les ministres qui sont passés là, quelles que soient leurs vues politiques, leurs opinions, ils se sont bien souvent cassés les dents à proposer leurs réformes qu'il s ont rarement pu faire passer… Marianne : les seuls qui résistaient, qui continuaient leur fonction jusqu'au bout c'est ceux qui bougeaient pas, qui restaient dans leur bureau à rien faire. Il faut faire des réformes et faire évoluer les choses, le monde bouge, tout doit bouger, mais ce qu'il y a c'est que… comme tu as dit au début, chaque ministre qui arrive veut imposer sa marque, enfin apposer sa marque… Serge : oui c'est çà. Marianne : … et faire une réforme… y en a eu tellement depuis… même en cinq ans, y'en a eu tellement, il faudrait trouver quelque chose qui vraiment fonctionne et que çà… Serge : la première réforme qui à mon avis s'impose, c'est de résoudre ce problème de, des élèves quand ils arrivent en sixième, c'est maîtriser la lecture, l'écriture et les maths, enfin le calcul… ils vont traîner des lacunes et si c'est pour arriver au bac et puis avoir besoin d'une calculette pour faire de simples additions… Marianne : moi j'ai été surprise, c'est que la calculatrice est autorisée au baccalauréat. J'ai vu des… bon à la réception au lycée, y a les élèves, ils n'ont pas le droit d'aller en salle des professeurs. Quand ils ont des devoirs à rendre, ils peuvent les déposer à la réception. Il m'est arrivé de voir des devoirs d'élèves qui sont en terminal… c'est surprenant parce qu'ils font des… je me rappelle d'un devoir que j'ai vu, d'un élève de terminal, les erreurs d'orthographe pour un élève de terminale c'était quand même surprenant ! Nous verrons bien l'application de cette réforme sera en septembre 2009 pour les secondes, l'année suivante ce sera les premières et dans deux ans les terminales. Ils veulent aussi mieux répartir les élèves dans les classes. Ben çà permettrait de mieux répartir les élèves dans les classes parce qu'il est vrai qu'il y a des classes, suivant les matières, il y a trente cinq élèves ! Par contre, y en a d'autres, y a dix, quinze élèves. Serge : ah c'est sûr que en langue Chinoise, je pense qu'il doit pas y avoir… Marianne : ah non, non, je ne parle pas des langues ! Non, non.

Serge : ah tu ne parles pas des langues ?

Marianne : non, non, je ne parle pas des langues, je parle d'autres matières, même en seconde. Mais c'est surtout en première, terminale, suivant les matières choisies, il y en a il y a dix, quinze, et y en a d'autres, trente cinq. Serge : écoute, on va se donner rendez-vous dans…

Marianne : septembre 2009 ?

Serge : oui enfin moi je voyais même un peu plus loin pour voir au moins les premiers résultats.

Marianne : oui !

Serge : dans quatre cinq ans, à la même heure si çà te va ?

Marianne : oui, çà rappelle une chanson !

Serge : oui, dans dix ans !

Marianne : rendez-vous à la même heure dans dix ans !

Serge : voilà ! Et puis on verra si… les résultats…

Marianne : oui ben peut-être pas dans dix ans, mais oui dans quatre, cinq ans.

Serge : oui ! Ben écoute je vais te laisser parce que j'ai une conversation en Anglais cette fois-ci avec Jonathan, donc on va devoir conclure. Marianne : oui, très bien.

Serge : on aurait pu parler encore longtemps, c'est vrai que c'est un sujet sensible aussi mais bon… Marianne : oui mais on ne sait pas trop où çà va aboutir donc…

Serge : on va laisser décanter…

Marianne : on peut supposer et parler au conditionnel.

Serge : vaut mieux être prudent.

Marianne : oui, parce que… entre ce qui est dit par le ministre ou le gouvernement, ce qui est dit par les professeurs et les syndicats, les journaux… bon avec tout çà, faut faire le tri…

Serge : très bien, et bien écoute, sur ce, je te souhaite une bonne soirée.

Marianne : merci, à toi aussi Serge.

Serge : merci, et puis donc à très bientôt pour une prochaine conversation !

Marianne : très bien !

Serge : bye, bye Marianne

Marianne : bye.


#46 Serge & Marianne - Education Reform

Serge : bonsoir Marianne !

Marianne : bonsoir Serge !

Serge : comment vas-tu ?

Marianne : çà va bien ! Et toi ?

Serge : çà va bien aussi, à part que la pluie, la pluie, sans arrêt, çà commence à me… Serge: that's fine too, except that the rain, the rain, without stop, it starts to me ...

Marianne : après le froid la pluie !

Serge : oui, mais çà n'arrête pas ! Je ne trouve même pas une demi-journée pour aller faire un peu de vélo au sec. I can't even find half a day to go for a bit of dry cycling.

Marianne : oui et demain ils annoncent pas mal de vent !

Serge : çà va peut-être refroidir les lycéens de défiler dans les rues pour… au sujet des réformes que le ministre de l'éducation nationale a l'intention de faire. Serge: it will perhaps cool the high school students to march in the streets for ... about the reforms that the Minister of National Education intends to make. Je ne sais pas si tu as entendu parler un petit peu de ce qu'il voulait faire ? Marianne : un peu oui. Marianne: a little yes.

Serge : oui, depuis qu'il a pris ses fonctions… enfin je crois que c'est le… Serge: yes, since he took office ... well I think it's the ... Marianne : oh ben tu sais chaque ministre, et surtout le ministre de l'éducation nationale, c'est assez dur pour eux, parce qu'à chaque fois qu'ils veulent faire une réforme toute façon, que ce soient les élèves comme les professeurs, il y a des grèves, des manifestations, etc… donc… c'est pas une surprise. Marianne: oh well you know each minister, and especially the minister of national education, it is quite hard for them, because each time they want to make a reform anyway, whether it is the students as the teachers, there are strikes, demonstrations, etc… so… it's not a surprise. Serge : les ministres de l'éducation nationale, ils ont envie de marquer leur passage parce que ils proposent un tas de réformes, y'en a certainement dans le lot qui doivent être intéressantes, je ne sais pas, mais enfin en l'occurrence là… c'est pas nouveau, puisque la toute première, j'ai entendu c'était, il avait soumis çà à l'assemblée… il parlait de distribuer des médailles aux élèves, pour les encourager à avoir des résultats. Serge: the ministers of national education, they want to mark their passage because they propose a lot of reforms, there are certainly some in the lot which must be interesting, I do not know, but finally in this case there… it's not new, since the very first, I heard it was, he had submitted this to the assembly… he was talking about distributing medals to the students, to encourage them to have results. Marianne : mais tu sais, l'année dernière, en fin d'année scolaire, il y  a eu une distribution de diplômes pour les meilleurs élèves. Marianne: but you know, last year, at the end of the school year, there was a distribution of diplomas for the best students. Serge : oui, je crois bien avoir vu çà. Serge: yes, I think I saw that.

Marianne : oui, oui au lycée, il y a eu une distribution de… il y a eu une réunion… un petit truc comme çà, avec les élèves pour les féliciter d'être leur meilleurs élèves… c'était la première fois. Marianne: yes, yes in high school, there was a distribution of… there was a meeting… something like that, with the students to congratulate them on being their best students… it was the first time. Serge : je me souviens quand j'étais… mais vraiment très, très jeune puisque çà a pas duré très longtemps, quand j'étais au lycée, je crois que çà n'existait plus. Serge: I remember when I was… but really very, very young since it didn't last very long, when I was in high school, I think it didn't exist anymore. A l'époque, il y avait la remise des prix en fin d'année ! Il y avait le premier prix en mathématiques, en français, premier prix, deuxième prix, troisième prix. Bon la plupart du temps c'était un livre, ce qui est un petit peu logique. Well most of the time it was a book, which makes a bit of sense. Et je crois qu'ils donnaient aussi un petit bon qu'on pouvait mettre à la caisse d'épargne, c'était une toute petite somme d'argent. Je me souviens, il y avait des bons de cinq francs, dix francs, quinze francs je crois… bon c'était une petite somme mais à l'époque, pour un lycéen, c'était intéressant. I remember, there were five-franc, ten-franc, fifteen-franc coupons I think… well it was a small amount, but at the time, for a high school student, it was interesting. Et donc dans le même ordre d'idée, il a émis l'idée, et çà c'est déjà un petit peu plus récent, d'instaurer à nouveau… une sorte d'uniforme, un uniforme pour les élèves à l'école. And so in the same vein, he came up with the idea, and this is already a little bit more recent, to establish again ... a kind of uniform, a uniform for students at school . Ils ont interviewé un petit peu des élèves au hasard dans des classes, dans les cours de récréation, et il s'avère que les avis étaient quand même très partagés ! They randomly interviewed a few students in classes, in playgrounds, and it turns out that opinions were still very divided! Moi je pensait que ce serait un tollé général, un refus… non ! On n'est pas des militaires ! We are not soldiers! Et en fait, la plupart avaient comme argument, en tout cas ceux qui étaient pour… que çà effaçait les inégalités sociales puisque de part les habits qu'on porte, çà marquait souvent la… le milieu. And in fact, most of them had the argument, at least those who were for ... that it erased social inequalities since from the clothes we wear, it often marked the ... the middle. Marianne : oui y'a une concurrence avec les marques, et en plus, y a les problèmes de racket et tout çà… moi je suis pas contre ! Marianne: yes there is competition with the brands, and in addition, there are the problems of racketeering and all that… I am not against it! Serge : celle là elle est peut être un peu moins controversée. Serge: this one is maybe a little less controversial.

Marianne : et puis il y a beaucoup d'autres pays qui… où les élèves portent un uniforme. Moi je vois pas où est le problème ! I don't see where the problem is! Cà causera peut être moins de problèmes qu'il n'y a actuellement. This may cause fewer problems than there is now. Serge : oui, je sais pas… enfin moi j'en porte un depuis trente cinq ans alors… j'ai un peu un parti pris donc je ne suis pas une référence pour çà… mais en fait, la plus grosse réforme dont il a parlé, et là par contre, je crois que c'est quand même très grave et là, je ne sais pas quelle est la position des professeurs mais… ils veulent supprimer les différentes sections, que ce soit S, L, etc… faire un enseignement commun jusqu'à… Serge: yes, I don't know… well I've been wearing one for thirty-five years so… I have a bit of a bias so I'm not a reference for that… but in fact, the biggest reform he has had spoken, and there on the other hand, I think it is all the same very serious and there, I do not know what is the position of the professors but… they want to delete the various sections, whether S, L, etc… to make a common education up to ... Marianne : général

Serge : voilà, général… pourquoi ? Je ne sais pas… est-ce que c'est pour arriver une fois pour toute à résoudre le problème de l'illettrisme, puisque apparemment les enfants, quand ils arrivent en sixième, donc à l'âge de douze ans à peu près, sont censé savoir lire couramment, écrire plus ou moins bien. I do not know ... is it to arrive once and for all to solve the problem of illiteracy, since apparently the children, when they arrive in sixth, so at the age of twelve years or so, are supposed to be able to read fluently, write more or less well. Marianne : oui

Serge : plutôt bien… et savoir compter. Or, on s'aperçoit que plus on avance dans le temps et moins c'est le cas. However, we realize that the further we advance in time, the less is the case. Je ne sais pas si le fait d'enlever les matières… I don't know if removing the materials ... Marianne : moi j'avais… Marianne: I had ... Serge : … scientifiques, littéraires…

Marianne : moi j'avais entendu que c'était pour diminuer un peu le taux de redoublement, parce qu'il y a énormément de taux de redoublement en seconde… et puis une espèce de souplesse dans l'enseignement. Marianne: I had heard that it was to decrease the repetition rate a little, because there is a huge repetition rate in second ... and then a kind of flexibility in teaching. Ils veulent aussi alléger les heures de cours, et les préparer à l'enseignement supérieur. They also want to reduce class hours and prepare them for higher education. Parce qu'il y a beaucoup d'échec aussi  à l'enseignement supérieur, donc ils veulent préparer les élèves dès le lycée, pour l'enseignement supérieur. Because there is also a lot of failure in higher education, so they want to prepare students from high school, for higher education. Serge : oui mais alors, je ne vois pas trop comment en enlevant les différentes sections… je veux dire la personne qui va… actuellement, ma fille qui est en médecine, en médecine ils réclament un bac S. On peut faire médecine avec un bac autre que S, mais en fait on s'aperçoit dans les statistiques, tout ceux qui ont un bac S ont toutes les chances de réussir alors qu'il y a beaucoup, beaucoup d'échecs dans, parmi ceux qui n'ont pas… qui ont un bac littéraire ou… Serge: yes but then, I don't really see how by removing the different sections… I mean the person who is going… at present, my daughter who is in medicine, in medicine they are claiming a bac S. We can do medicine with a bac other than S, but in fact we see in the statistics, all those who have a bac S are likely to succeed while there are many, many failures in, among those who do not… who have a literary bac or ... Marianne : là, ce sera différent, le recrutement dans les universités se fera différemment si le lycée change. Il y aura l'enseignement général pour tous, mais il y aura… les élèves pourront choisir des modules différents… suivant leur propre intérêt. There will be general education for all, but there will be… the pupils will be able to choose different modules… according to their own interests. Donc çà peut être dans les sciences comme çà peut être dans les… la technologie, ce sera pas complètement… So it can be in the sciences as it can be in ... technology, it won't be completely ...

Serge : çà va pas réduire les horaires là, c'est pas possible si… Serge: it will not reduce the hours there, it is not possible if ... Marianne : ben ce sera plus contrôlé. Marianne: well it will be more controlled. Il y aura un certain nombre d'heures dans l'enseignement général plus quelques heures d'enseignement plus spécialisé. Et apparemment les élèves pourront en cours d'année changer de module. And apparently the students will be able to change modules during the year. Ce sera sur la base de semestre au lieu de trimestre. It will be on a semester basis instead of a quarter. Ce serait indépendant, donc le premier semestre, l'élève pourrait choisir certaines spécialités, et puis si çà ne lui plait pas ou s'il est en échec dans ces matières, il pourra changer en cours d'année. Bon actuellement en seconde les élèves ne sont pas bloqués, s'il y  a un problème, ils peuvent changer de section. Right now in second the students are not blocked, if there is a problem, they can change section. En première et en terminale, ce serait peut être le cas aussi. In first and final year, this might also be the case.

Serge : actuellement tu choisis la section à l'issue de ta seconde je crois, alors que à mon époque c'était à partir de la seconde qu'en fait on faisait le choix de la section. Serge: currently you choose the section at the end of your second I believe, whereas in my time it was from the second that we actually made the choice of the section. Marianne : ben déjà en seconde… actuellement y a des élèves qui ont des, ils peuvent choisir des options… bon c'est vraiment un enseignement général, et après la seconde, les élèves se spécialisent. Mais à partir de la seconde déjà ils peuvent commencer un peu à… avoir accès aux matières qui les intéresseraient. Mais des fois, ils peuvent changer d'avis en cours d'année. But sometimes they can change their mind during the year. Serge : quoique il en soit, ce ministre ne m'inspire pas trop confiance. Serge: Anyway, this minister does not inspire me too much confidence. Je ne sais pas si tu as vu à la télé, il était invité à une émission et en fait ils lui ont posé un tout petit problème de mathématiques, il fallait faire une règle de trois, et il a dit : «  mais je ne vois pas du  tout, je ne sais absolument pas faire çà ! I don't know if you've seen it on TV he was a guest on a show and they actually gave him a little math problem, you had to do a rule of three, and he said, "But I can't see not at all, I absolutely do not know how to do that! ». Il ne savait pas faire une règle de trois, pour un ministre de l'éducation nationale… Marianne : il a oublié.

Serge : enfin bon, je sais pas la règle de trois, même les gens la font de tête souvent et enfin je sais pas, tout le monde connaît çà, çà me paraît tellement… Serge: well, well, I don't know the rule of three, even people often hate it and I don't know, everyone knows it, it seems so ...

Marianne : çà s'apprend… Marianne: you can learn it ... Serge : ben çà s'apprend avant la sixième, enfin bon, çà c'était pour l'anecdote… puis là c'est plus le même ministre puisque en université je crois que c'est Valérie Pécresse je crois qui est… c'est plus le même ministère hein pour ce qui est… Serge: well that can be learned before the sixth, well, well, that was for the anecdote… then there it is more the same minister since in university I believe that it is Valérie Pécresse I believe who is… it is more the same ministry eh for what is ... Marianne : oui dans l'enseignement supérieur oui. Serge : et pour le cas de ma fille par exemple qui est en médecine, à partir de… alors je ne sais pas si c'est à partir de l'année prochaine ou dans deux ans, ils vont absolument tout regrouper, c'est-à-dire pharmacie, médecine, les sages-femmes, enfin tout sera regroupé, alors qu'actuellement pharmacie c'était des études différentes. Serge: and for the case of my daughter, for example, who is in medicine, from… so I don't know if it is from next year or in two years, they will absolutely regroup everything, it is that is to say pharmacy, medicine, midwives, finally everything will be grouped together, whereas currently pharmacy was different studies. Si on va plus loin, pourquoi pas dans dix ans, on va faire aussi vétérinaire et puis… y a quand même des limites aux regroupements. If we go further, why not in ten years, we will also be a veterinarian and then… there are still limits to the regroupings. C'est quand même un petit peu différent bon je veux dire c'est quand même le milieu médical, mais entre pharmacien et puis médecin. It's still a little different, well I mean it's still the medical world, but between pharmacist and then doctor. Marianne : mais les élèves ne pourrons pas choisir parce que… Marianne: but the students will not be able to choose because ...

Serge : je sais pas trop comment çà va marcher. Serge: I don't really know how it will work. Actuellement par exemple les premiers choisissent à l'issue du concours, si je prends le cas de l'académie de Bordeaux, ils sont à peu près huit cents à passer, ils en ont pris disons… cent… environ cent trente en médecine. Currently for example the first choose at the end of the competition, if I take the case of the Bordeaux Academy, they are about eight hundred to pass, they took some say ... a hundred ... about a hundred and thirty in medicine. Les gens qui sont juste après et qui ne peuvent pas obtenir médecine, ils choisissent dentaire. The people who are right after and who cannot get medicine, they choose dental. Ils arrivent à en prendre jusqu'à cent… cent cinquante, cent soixante je crois qu'ils ont pris cette année. They get to take up to a hundred ... a hundred and fifty, a hundred and sixty I believe they took this year. Sachant que dans les premiers y a ceux qui veulent faire kiné parce qu'apparemment c'est très, très… Knowing that in the first there are those who want to do physiotherapy because apparently it is very, very ... Marianne : çà rapporte ! Marianne: It pays off!

Serge : apparemment c'est beaucoup plus dur, ils en prennent très peu, c'est les premiers qui réussissent, y a médecine et après, les plus mal classés des mieux classés on va dire, choisissent dentaire. Serge: apparently it is much harder, they take very little, it is the first who succeed, there is medicine and afterwards, the lowest ranked of the highest ranked we will say, choose dental. Et puis après les autres, soit ils abandonnent, soit ils recommencent une année et donc apparemment… bon ben la aussi ils vont faire beaucoup de changements alors je suis peut-être un petit peu suspicieux toujours mais je ne pense pas que ce soit dans l'intérêt de l'étudiant. And then after the others, either they give up, or they start over for a year and so apparently ... well then they are also going to make a lot of changes so I'm maybe still a little suspicious but I don't think that's in it. interest of the student. C'est un problème financier puisque l'université, le financement des universités çà coûte très cher. It is a financial problem since the university, the financing of the universities is very expensive. Y a des universités entre autres à Bordeaux d'ailleurs, les amphis sont des états lamentables, c'est vraiment pas entretenu, c'est… Marianne : c'est vrai, les universités c'est… Serge : y a un manque d'argent flagrant et encore... j'ai lu un article, apparemment les universités, antre autres celles de Paris, auraient des biens sous forme de propriétés, d'appartements, très, très grandes propriétés. Serge: there is a flagrant lack of money and again ... I read an article, apparently the universities, among others those of Paris, would have goods in the form of properties, apartments, very, very large properties. Alors apparemment y en a peut-être qui seraient données à des profs à titre de… pas données mais je veux dire louées à titre gratuit.

Marianne : logements de fonction. Marianne: official accommodation.

Serge : voilà, alors que ces gens là théoriquement n'y ont pas droit, mais bon en règle générale je crois que les universités ont peu de moyens et puis en fait, on ne fonctionne pas vraiment comme aux Etats-Unis, quoique aux Etats-Unis ou au canada, les entreprises sont… Serge: there you have it, whereas these people there theoretically are not entitled to it, but hey in general I believe that the universities have little means and then in fact, we do not really work like in the United States, although in the States -United or in Canada, companies are ... Marianne : y'a des fonds privés. Marianne: there are private funds. Serge : oui y a des fonds privés des entreprises parce qu'ils vont chercher les étudiants, ils ont… c'est-à-dire que le gars qui fini ses études, il va trouver plus facilement un travail parce que les… ils sont très... ils recherchent beaucoup à ce niveau là. Serge: yes there are private funds from companies because they go looking for students, they have… that is to say that the guy who finishes his studies, he will find a job more easily because the… they are very ... they are looking for a lot at this level. Marianne : oui mais ici ils ne veulent pas faire çà. Marianne: yes, but here they don't want to do that. En premier les syndicats, les professeurs ils ne veulent pas. First of all, the unions, the teachers, they don't want. Concernant la réforme du lycée, les professeurs ont peur qu'il y ait une réduction… Regarding the high school reform, teachers are afraid that there will be a reduction ... Serge : d'effectifs ? Marianne : d'effectifs oui ! Je cherchais le mot. En rassemblant des matières comme çà, le bac il sera beaucoup plus général et il sera différencié que d'après ces modules. By bringing together subjects like that, the baccalaureate will be much more general and it will be differentiated only according to these modules. Donc les établissements, certains établissements proposeront plus d'options que d'autres, et apparemment les établissements dépendraient… la proposition de ces options dépendrait de l'argent qui est alloué aux établissements et l'argent qui est alloué aux établissements dépendrait du résultat du bac. So the establishments, some establishments will offer more options than others, and apparently the establishments would depend ... the proposal of these options would depend on the money that is allocated to the establishments and the money that is allocated to the establishments would depend on the outcome of the bac. Alors ce qu'il y a c'est que y aura plus de concurrence entre les établissements, plus de concurrence entre les lycéens mais y a des établissements qui vont être plus côtés que d'autres, beaucoup plus demandés… So what is there is that there will be more competition between establishments, more competition between high school students but there are establishments that will be more favored than others, much more in demand ... Serge : a sa décharge à ce ministre, je pense que c'est un ministère quand même qui doit être assez difficile à… Serge: in his discharge to this minister, I think it is a ministry all the same which must be quite difficult to ... Marianne : à gérer.

Serge : à gérer parce que tous les ministres qui sont passés là, quelles que soient leurs vues politiques, leurs opinions, ils se sont bien souvent cassés les dents à proposer leurs réformes qu'il s ont rarement pu faire passer… Serge: to manage because all the ministers who have been there, whatever their political views, their opinions, they have often broken their teeth to propose their reforms that they have rarely been able to get through ... Marianne : les seuls qui résistaient, qui continuaient leur fonction jusqu'au bout c'est ceux qui bougeaient pas, qui restaient dans leur bureau à rien faire. Il faut faire des réformes et faire évoluer les choses, le monde bouge, tout doit bouger, mais ce qu'il y a c'est que… comme tu as dit au début, chaque ministre qui arrive veut imposer sa marque, enfin apposer sa marque… Serge : oui c'est çà. Marianne : … et faire une réforme… y en a eu tellement depuis… même en cinq ans, y'en a eu tellement, il faudrait trouver quelque chose qui vraiment fonctionne et que çà… Marianne:… and reform… there have been so many since… even in five years, there have been so many, we need to find something that really works and that… Serge : la première réforme qui à mon avis s'impose, c'est de résoudre ce problème de, des élèves quand ils arrivent en sixième, c'est maîtriser la lecture, l'écriture et les maths, enfin le calcul… ils vont traîner des lacunes et si c'est pour arriver au bac et puis avoir besoin d'une calculette pour faire de simples additions… Serge: the first reform which in my opinion is necessary is to solve this problem of, of the pupils when they arrive in sixth, it is to master reading, writing and math, finally arithmetic… they will drag gaps and if it is to get to the bac and then need a calculator to make simple additions ... Marianne : moi j'ai été surprise, c'est que la calculatrice est autorisée au baccalauréat. J'ai vu des… bon à la réception au lycée, y a les élèves, ils n'ont pas le droit d'aller en salle des professeurs. I saw… good at the reception at the school, there are the students, they are not allowed to go to the teachers' room. Quand ils ont des devoirs à rendre, ils peuvent les déposer à la réception. When they have homework, they can drop it off at reception. Il m'est arrivé de voir des devoirs d'élèves qui sont en terminal… c'est surprenant parce qu'ils font des… je me rappelle d'un devoir que j'ai vu, d'un élève de terminal, les erreurs d'orthographe pour un élève de terminale c'était quand même surprenant ! It happened to me to see homework of students who are in terminal ... it's surprising because they do ... I remember an assignment that I saw, of a student in terminal, the errors spelling for a final year student it was still surprising! Nous verrons bien l'application de cette réforme sera en septembre 2009 pour les secondes, l'année suivante ce sera les premières et dans deux ans les terminales. We will see that the application of this reform will be in September 2009 for the second, the following year it will be the first and in two years the terminal. Ils veulent aussi mieux répartir les élèves dans les classes. Ben çà permettrait de mieux répartir les élèves dans les classes parce qu'il est vrai qu'il y a des classes, suivant les matières, il y a trente cinq élèves ! Well that would make it possible to better distribute the pupils in the classes because it is true that there are classes, according to the subjects, there are thirty-five pupils! Par contre, y en a d'autres, y a dix, quinze élèves. Serge : ah c'est sûr que en langue Chinoise, je pense qu'il doit pas y avoir… Serge: ah it is sure that in Chinese language, I think there should not be ... Marianne : ah non, non, je ne parle pas des langues ! Marianne: ah no, no, I don't speak languages! Non, non. No no.

Serge : ah tu ne parles pas des langues ?

Marianne : non, non, je ne parle pas des langues, je parle d'autres matières, même en seconde. Mais c'est surtout en première, terminale, suivant les matières choisies, il y en a il y a dix, quinze, et y en a d'autres, trente cinq. Serge : écoute, on va se donner rendez-vous dans… Serge: listen, we're going to meet in ...

Marianne : septembre 2009 ?

Serge : oui enfin moi je voyais même un peu plus loin pour voir au moins les premiers résultats.

Marianne : oui !

Serge : dans quatre cinq ans, à la même heure si çà te va ? Serge: in four or five years, at the same time if that's okay with you?

Marianne : oui, çà rappelle une chanson ! Marianne: yes, it reminds of a song!

Serge : oui, dans dix ans !

Marianne : rendez-vous à la même heure dans dix ans !

Serge : voilà ! Et puis on verra si… les résultats…

Marianne : oui ben peut-être pas dans dix ans, mais oui dans quatre, cinq ans.

Serge : oui ! Ben écoute je vais te laisser parce que j'ai une conversation en Anglais cette fois-ci avec Jonathan, donc on va devoir conclure. Marianne : oui, très bien.

Serge : on aurait pu parler encore longtemps, c'est vrai que c'est un sujet sensible aussi mais bon… Marianne : oui mais on ne sait pas trop où çà va aboutir donc…

Serge : on va laisser décanter… Serge: we will let it settle ...

Marianne : on peut supposer et parler au conditionnel.

Serge : vaut mieux être prudent.

Marianne : oui, parce que… entre ce qui est dit par le ministre ou le gouvernement, ce qui est dit par les professeurs et les syndicats, les journaux… bon avec tout çà, faut faire le tri…

Serge : très bien, et bien écoute, sur ce, je te souhaite une bonne soirée.

Marianne : merci, à toi aussi Serge.

Serge : merci, et puis donc à très bientôt pour une prochaine conversation !

Marianne : très bien !

Serge : bye, bye Marianne

Marianne : bye.