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Kaamelot, #157-Perceval Relance de Quinze

#157-Perceval Relance de Quinze

#1.57 - Perceval relance de quinze Karadoc et Perceval boivent un pot à l'auberge. L'aubergiste vient leur offrir quelques boulettes de viande. Il aime bien les voir chez lui, les clients se sentent en sécurité et puis, la présence de deux grands chevaliers donne du prestige à son auberge. Les deux chevaliers se regardent puis regardent autour d'eux. ----------- Générique ----------- Plus tard, Karadoc avertit l'aubergiste qu'ils vont le laisser fermer. Pour les retenir, il leur propose un cul de chouette. Karadoc est d'accord et demande à Perceval s'il a le temps avant de rentrer. Perceval ne comprend pas et il les regarde commencer une partie. Karadoc lance les dés, il n'est pas content, ça ne commence pas fort. Perceval demande des explications. L'aubergiste pense qu'il joue avec les règles «à l'aquitaine». Perceval comprend de moins en moins. Plus tard, l'aubergiste lance les dés et s'écrie «cul de chouette». karadoc est énervé de la chance de l'aubergiste. Ce dernier, armé d'une plume écrit les points sur un parchemin et demande à Perceval s'il relance de quinze. Perceval ouvre de grands yeux pendant que Karadoc lui explique que ce n'est pas dans son intérêt étant donné qu'il est en dessous de plus de 30 et lui conseille de tirer les dés à la normale. L'aubergiste n'est pas d'accord et demande à Karadoc de ne pas influencer Perceval. Karadoc pense que Perceval avec les règles «à l'aquitaine» ne joue pas au score. Perceval lance les dés, Karadoc et l'aubergiste sont étonnés de ne pas l'entendre dire «cul de chouette». Perceval répond qu'il veut bien dire «cul de chouette», et le dit « cul de chouette » pour confirmer. Karadoc et l'aubergiste le préviennent qu'en doublant, avec le score de moins 30, si la doublette ne passe pas il sera viré du jeu. Karadoc rajoute qu'il peut le faire s'il le sent, mais c'est risqué. Lancelot relance les dés, Karadoc confirme : c'était risqué ! L'aubergiste convient que c'était beau de le tenter mais c'est la règle, Perceval sort du jeu. Perceval regrette, il trouvait ça bien. A la fin de la partie, avant de rentrer, Perceval propose une partie de grelottine, un jeu du Pays de Galle. Les deux autres ne connaissent pas, Perceval explique qu'on peut jouer soit avec des haricots soit avec des lentilles, le premier qui annonce la mise, relance de 16 ou de 32 ou une quadruplée, soit 64. Il faut avancer toujours de 16 en 16 sauf pour les demi-coups et là le joueur de gauche, soit il augmente au moins de 4 soit il passe en disant « passe grelot » soit il parie et doit monter au moins de 6 ou 7 et peut tenter la grelottine. Donc il ne joue pas, il attend le tour d'après et si le total des mises des 2 autres ne suffit pas à combler l'écart, il gagne sa grelottine et les joueurs recommencent le tour avec des mises de 17 en 17. Dans le suivant, il annonce une quadruplée, donc elle vaut 68, le joueur peut contrer ou il se lève et tape sur ses haricots en criant « grelot ça piquotte » et il tente sa relance jusqu'au tour suivant. Bien qu'attentifs, Karadoc et l'aubergiste ne semblent pas avoir compris. Après un long silence, l'aubergiste évoque un problème : il n'a ni lentilles ni haricots. Perceval convient qu'ils ne peuvent donc pas jouer. ----------- Générique ----------- Devant un dernier verre, Karadoc revient sur l'évocation de leur prestige par l'aubergiste et se demande si l'aubergiste était sérieux ou se foutait d'eux. Désabusé, Perceval fait remarquer qu'il n'y a que des clodos dans son bouiboui, il n'est pas compliqué d'avoir du prestige. Karadoc en tire une moralité : « pour avoir plus de prestige, passer plus de temps au milieu des clodos ». Rédigé par Mamynicky pour HypnoseriesKaamelott

PROLOGUE - INT. TAVERNE

Perceval et Karadoc sont assis à une table ; ils boivent un verre. Le tavernier arrive avec une assiette de boulettes de viande.

LE TAVERNIER : Tenez, deux trois boulettes de viande pour faire passer la boisson. C'est cadeau de la maison. KARADOC: Ah bah merci…

LE TAVERNIER: J'aime bien quand vous êtes là. Les gens se sentent en sécurité et puis la présence de grands chevaliers, c'est prestigieux ! Perceval et Karadoc, persuadés qu'on ne parle pas d'eux, cherchent alentours à qui ces compliments sont adressés. GENERIQUE DÉBUT

ACTE I - INT. TAVERNE - PLUS TARD

La taverne s'est vidée. Perceval et Karadoc sont les derniers clients.

KARADOC: On va vous laisser fermer, patron !

LE TAVERNIER: Pensez, vous me dérangez pas !

PERCEVAL (finissant son verre): Non mais quand même, on va prendre du souci.

LE TAVERNIER: Vous voulez qu'on se fasse un cul de chouette ? Perceval ne comprend pas de quoi il s'agit. KARADOC: Ah oui, tiens ! C'est pas une mauvaise idée… PERCEVAL: De quoi ?

KARADOC: (à Perceval) Enfin, je sais pas, c'est si vous avez le temps… PERCEVAL: Mais le temps de quoi ?

KARADOC: Ben on se fait un petit cul de chouette, vite fait et puis on rentre…

PERCEVAL: Un petit cul de chouette mais comment vous voulez dire…?

Le tavernier amène deux dés à jouer et s'assied à leur table. LE TAVERNIER: Allez, ça nous détendra. (donnant les dés à Karadoc) A vous de faire.

KARADOC: C'est parti. (jetant les dés) Ah, je commence pas fort. Un bleu-rouge.

PERCEVAL: Un bleu-rouge ?

LE TAVERNIER: Et ben quoi ?

PERCEVAL: Mais c'est quoi que vous faites là ? LE TAVERNIER: Ah mais je suis bête vous devez jouer avec les règles à l'Aquitaine, vous ! Perceval réfléchit quelques secondes.

PERCEVAL: De quoi ?

*

ACTE II - INT. TAVERNE - PLUS TARD

Karadoc et le tavernier sont à fond dans la partie. Perceval est complètement largué.

LE TAVERNIER: (jetant les dés) Hop ! Cul de chouette !

KARADOC: C'est pas vrai ! C'est plus de la chance, là ! LE TAVERNIER: Celle-là plus les deux de tout à l'heure, je monte à quarante-quatre ! (à Perceval) Qu'est-ce que vous faites, vous relancez de quinze ? PERCEVAL: (perdu) De quoi ?

KARADOC: C'est pas votre intérêt ! Vous êtes en-dessous de plus de trente, autant tirer les dés à la normale !

LE TAVERNIER: Ah mais l'influencez pas ! KARADOC: S'il vous plaît ! Vous savez bien qu'avec les règles à l'Aquitaine, on joue pas au score ; il a pas l'habitude. LE TAVERNIER (à Perceval) Bon ben allez, jouez.

Perceval lance les dés. Les autres sont surpris par le score, ils retiennent leur souffle et attendent visiblement quelque chose de Perceval.

KARADOC: Et ben ?

PERCEVAL: Et ben quoi ?

LE TAVERNIER: Vous dites pas “cul de chouette” ?

PERCEVAL: “Cul de chouette” ?

LE TAVERNIER: Voilà !

PERCEVAL: Bon ben “cul de chouette”.

Les deux autres le regardent avec étonnement.

KARADOC: Attendez, vous doublez ?

PERCEVAL: De quoi ?

LE TAVERNIER: Je vous préviens avec un en-dessous de trente, la doublette, si elle passe pas vous êtes sorti du jeu…

KARADOC: Allez-y si vous le sentez… C'est risqué. LE TAVERNIER: (tendant les dés à Perceval) C'est vous le patron. Perceval tire les dés. À la mine des deux autres, le coup est raté.

KARADOC: Ouais… C'était risqué. LE TAVERNIER: C'était quand même beau de le tenter. KARADOC: (désolé, à Perceval) Bon ben voilà. Du coup vous sortez du jeu.

LE TAVERNIER: C'est la règle… C'est dommage ! PERCEVAL: Ouais, c'est dommage, c'était drôlement bien… *

ACTE III - INT. TAVERNE - PLUS TARD

La partie est terminée.

LE TAVERNIER: Et voilà, allez, ce coup-ci on va se rentrer…

KARADOC: C'est bien une petite partie de temps en temps… PERCEVAL: Si on se faisait une grelottine ?

LE TAVERNIER: Une quoi ?

PERCEVAL: Une grelottine, c'est un jeu du Pays de Galles. KARADOC: Je connais pas.

PERCEVAL: C'est facile. On peut jouer soit avec des haricots, soit avec des lentilles. Le premier qui annonce la mise, il dit mettons : “lance de seize” ou “lance de trente-deux” ou une quadruplée comme on appelle, c'est une “lance de soixante-quatre”. Parce qu'on annonce toujours de seize en seize, sauf pour les demi-coups. Là, celui qui est à sa gauche, soit il monte au moins de quatre, soit il passe il dit : “passe-grelot”, soit il parie qu'il va monter de six ou de sept et il peut tenter une grelottine. À ce compte-là, il joue pas, il attend le tour d'après, et si le total des mises des deux autres suffit pas à combler l'écart, il gagne sa grelottine et on recommence le tour avec des mises de dix-sept en dix-sept. (…) Donc mettons le suivant, il annonce une quadruplée, donc là elle vaut soixante-huit, il peut contrer ou il se lève et il tape sur ses haricots en criant “grelotte, ça picote !” et il tente la relance jusqu'au tour d'après. Long silence.

LE TAVERNIER: Le problème, c'est que j'ai ni lentilles, ni haricots. PERCEVAL: Ah merde…

GENERIQUE FIN

ÉPILOGUE - INT. TAVERNE - PLUS TARD

Perceval et Karadoc s'apprêtent à partir. Le tavernier s'est retiré. KARADOC: Dites, quand il parlait de notre prestige, tout à l'heure… PERCEVAL: Et ben ?

KARADOC: À votre avis, il était sérieux ou il se foutait de nous ?

PERCEVAL: D'un autre côté, il y a que des clodos dans son boui-boui. C'est pas compliqué d'avoir du prestige ! NOIR

KARADOC (voix off): Moi, je dis qu'on devrait passer plus de temps au milieu des clodos. Rédigé par Patitoun pour HypnoseriesKaamelott


#157-Perceval Relance de Quinze #157-Perceval Relance de Quinze

#1.57 - Perceval relance de quinze   Karadoc et Perceval boivent un pot à l'auberge. L'aubergiste vient leur offrir quelques boulettes de viande. Il aime bien les voir chez lui, les clients se sentent en sécurité et puis, la présence de deux grands chevaliers donne du prestige à son auberge. Les deux chevaliers se regardent puis regardent autour d'eux. ----------- Générique ----------- Plus tard, Karadoc avertit l'aubergiste qu'ils vont le laisser fermer. Pour les retenir, il leur propose un cul de chouette. Karadoc est d'accord et demande à Perceval s'il a le temps avant de rentrer. Perceval ne comprend pas et il les regarde commencer une partie. Karadoc lance les dés, il n'est pas content, ça ne commence pas fort. Perceval demande des explications. L'aubergiste pense qu'il joue avec les règles «à l'aquitaine». Perceval comprend de moins en moins. Plus tard, l'aubergiste lance les dés et s'écrie «cul de chouette». karadoc est énervé de la chance de l'aubergiste. Ce dernier, armé d'une plume écrit les points sur un parchemin et demande à Perceval s'il relance de quinze. Perceval ouvre de grands yeux pendant que Karadoc lui explique que ce n'est pas dans son intérêt étant donné qu'il est en dessous de plus de 30 et lui conseille de tirer les dés à la normale. L'aubergiste n'est pas d'accord et demande à Karadoc de ne pas influencer Perceval. Karadoc pense que Perceval avec les règles «à l'aquitaine» ne joue pas au score. Perceval lance les dés, Karadoc et l'aubergiste sont étonnés de ne pas l'entendre dire «cul de chouette». Perceval répond qu'il veut bien dire «cul de chouette», et  le dit « cul de chouette » pour confirmer. Karadoc et l'aubergiste le préviennent qu'en doublant, avec le score de moins 30, si la doublette ne passe pas il sera viré du jeu. Karadoc rajoute qu'il peut le faire s'il le sent, mais c'est risqué. Lancelot relance les dés, Karadoc confirme : c'était risqué ! L'aubergiste convient que c'était beau de le tenter mais c'est la règle, Perceval sort du jeu. Perceval regrette, il trouvait ça bien. A la fin de la partie, avant de rentrer, Perceval propose une partie de grelottine, un jeu du Pays de Galle. Les deux autres ne connaissent pas, Perceval explique qu'on peut jouer soit avec des haricots soit avec des lentilles, le premier qui annonce la mise, relance de 16 ou de 32 ou une quadruplée, soit 64. Il faut avancer toujours de 16 en 16 sauf pour les demi-coups et là le joueur de gauche, soit il augmente au moins de 4 soit il passe en disant « passe grelot » soit il parie et doit monter au moins de 6 ou 7 et peut tenter la grelottine. Donc il ne joue pas, il attend le tour d'après et si le total des mises des 2 autres ne suffit pas à combler l'écart, il gagne sa grelottine et les joueurs recommencent le tour avec des mises de 17 en 17. Dans le suivant, il annonce une quadruplée, donc elle vaut 68, le joueur peut contrer ou il se lève et tape sur ses haricots en criant « grelot ça piquotte » et il tente sa relance jusqu'au tour suivant. Bien qu'attentifs, Karadoc et l'aubergiste ne semblent pas avoir compris. Après un long silence, l'aubergiste évoque un problème : il n'a ni lentilles ni haricots. Perceval convient qu'ils ne peuvent donc pas jouer. ----------- Générique ----------- Devant un dernier verre, Karadoc revient sur l'évocation de leur prestige par l'aubergiste et se demande si l'aubergiste était sérieux ou se foutait d'eux. Désabusé, Perceval fait remarquer qu'il n'y a que des clodos dans son bouiboui, il n'est pas compliqué d'avoir du prestige. Karadoc en tire une moralité : « pour avoir plus de prestige, passer plus de temps au milieu des clodos ». Rédigé par Mamynicky pour HypnoseriesKaamelott

PROLOGUE - INT. TAVERNE

Perceval et Karadoc sont assis à une table ; ils boivent un verre. Le tavernier arrive avec une assiette de boulettes de viande.

LE TAVERNIER : Tenez, deux trois boulettes de viande pour faire passer la boisson. C'est cadeau de la maison. KARADOC: Ah bah merci…

LE TAVERNIER: J'aime bien quand vous êtes là. Les gens se sentent en sécurité et puis la présence de grands chevaliers, c'est prestigieux ! Perceval et Karadoc, persuadés qu'on ne parle pas d'eux, cherchent alentours à qui ces compliments sont adressés. GENERIQUE DÉBUT

ACTE I - INT. TAVERNE - PLUS TARD

La taverne s'est vidée. Perceval et Karadoc sont les derniers clients.

KARADOC: On va vous laisser fermer, patron !

LE TAVERNIER: Pensez, vous me dérangez pas !

PERCEVAL (finissant son verre): Non mais quand même, on va prendre du souci.

LE TAVERNIER: Vous voulez qu'on se fasse un cul de chouette ? Perceval ne comprend pas de quoi il s'agit. KARADOC: Ah oui, tiens ! C'est pas une mauvaise idée… PERCEVAL: De quoi ?

KARADOC: (à Perceval) Enfin, je sais pas, c'est si vous avez le temps… PERCEVAL: Mais le temps de quoi ?

KARADOC: Ben on se fait un petit cul de chouette, vite fait et puis on rentre…

PERCEVAL: Un petit cul de chouette mais comment vous voulez dire…?

Le tavernier amène deux dés à jouer et s'assied à leur table. LE TAVERNIER: Allez, ça nous détendra. (donnant les dés à Karadoc) A vous de faire.

KARADOC: C'est parti. (jetant les dés) Ah, je commence pas fort. Un bleu-rouge.

PERCEVAL: Un bleu-rouge ?

LE TAVERNIER: Et ben quoi ?

PERCEVAL: Mais c'est quoi que vous faites là ? LE TAVERNIER: Ah mais je suis bête vous devez jouer avec les règles à l'Aquitaine, vous ! Perceval réfléchit quelques secondes.

PERCEVAL: De quoi ?

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ACTE II - INT. TAVERNE - PLUS TARD

Karadoc et le tavernier sont à fond dans la partie. Perceval est complètement largué.

LE TAVERNIER: (jetant les dés) Hop ! Cul de chouette !

KARADOC: C'est pas vrai ! C'est plus de la chance, là ! LE TAVERNIER: Celle-là plus les deux de tout à l'heure, je monte à quarante-quatre ! (à Perceval) Qu'est-ce que vous faites, vous relancez de quinze ? PERCEVAL: (perdu) De quoi ?

KARADOC: C'est pas votre intérêt ! Vous êtes en-dessous de plus de trente, autant tirer les dés à la normale !

LE TAVERNIER: Ah mais l'influencez pas ! KARADOC: S'il vous plaît ! Vous savez bien qu'avec les règles à l'Aquitaine, on joue pas au score ; il a pas l'habitude. LE TAVERNIER (à Perceval) Bon ben allez, jouez.

Perceval lance les dés. Les autres sont surpris par le score, ils retiennent leur souffle et attendent visiblement quelque chose de Perceval.

KARADOC: Et ben ?

PERCEVAL: Et ben quoi ?

LE TAVERNIER: Vous dites pas “cul de chouette” ?

PERCEVAL: “Cul de chouette” ?

LE TAVERNIER: Voilà !

PERCEVAL: Bon ben “cul de chouette”.

Les deux autres le regardent avec étonnement.

KARADOC: Attendez, vous doublez ?

PERCEVAL: De quoi ?

LE TAVERNIER: Je vous préviens avec un en-dessous de trente, la doublette, si elle passe pas vous êtes sorti du jeu…

KARADOC: Allez-y si vous le sentez… C'est risqué. LE TAVERNIER: (tendant les dés à Perceval) C'est vous le patron. Perceval tire les dés. À la mine des deux autres, le coup est raté.

KARADOC: Ouais… C'était risqué. LE TAVERNIER: C'était quand même beau de le tenter. KARADOC: (désolé, à Perceval) Bon ben voilà. Du coup vous sortez du jeu.

LE TAVERNIER: C'est la règle… C'est dommage ! PERCEVAL: Ouais, c'est dommage, c'était drôlement bien… ***

ACTE III - INT. TAVERNE - PLUS TARD

La partie est terminée.

LE TAVERNIER: Et voilà, allez, ce coup-ci on va se rentrer…

KARADOC: C'est bien une petite partie de temps en temps… PERCEVAL: Si on se faisait une grelottine ?

LE TAVERNIER: Une quoi ?

PERCEVAL: Une grelottine, c'est un jeu du Pays de Galles. KARADOC: Je connais pas.

PERCEVAL: C'est facile. On peut jouer soit avec des haricots, soit avec des lentilles. Le premier qui annonce la mise, il dit mettons : “lance de seize” ou “lance de trente-deux” ou une quadruplée comme on appelle, c'est une “lance de soixante-quatre”. Parce qu'on annonce toujours de seize en seize, sauf pour les demi-coups. Là, celui qui est à sa gauche, soit il monte au moins de quatre, soit il passe il dit : “passe-grelot”, soit il parie qu'il va monter de six ou de sept et il peut tenter une grelottine. À ce compte-là, il joue pas, il attend le tour d'après, et si le total des mises des deux autres suffit pas à combler l'écart, il gagne sa grelottine et on recommence le tour avec des mises de dix-sept en dix-sept. (…) Donc mettons le suivant, il annonce une quadruplée, donc là elle vaut soixante-huit, il peut contrer ou il se lève et il tape sur ses haricots en criant “grelotte, ça picote !” et il tente la relance jusqu'au tour d'après. Long silence.

LE TAVERNIER: Le problème, c'est que j'ai ni lentilles, ni haricots. PERCEVAL: Ah merde…

GENERIQUE FIN

ÉPILOGUE - INT. TAVERNE - PLUS TARD

Perceval et Karadoc s'apprêtent à partir. Le tavernier s'est retiré. KARADOC: Dites, quand il parlait de notre prestige, tout à l'heure… PERCEVAL: Et ben ?

KARADOC: À votre avis, il était sérieux ou il se foutait de nous ?

PERCEVAL: D'un autre côté, il y a que des clodos dans son boui-boui. C'est pas compliqué d'avoir du prestige ! NOIR

KARADOC (voix off): Moi, je dis qu'on devrait passer plus de temps au milieu des clodos. Rédigé par Patitoun pour HypnoseriesKaamelott