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RFI : Journal en français facile, Journal en français facile 14/06/2023

Journal en français facile 14/06/2023

Radio France Internationale en direct de Paris, il est 18 heures.

Le Journal en français facile.

Adrien Delgrange.

16 heures temps universel. Je suis accompagné de Marion Cazanove, bonjour !

Bonjour Adrien, bonjour à tous.

Nous sommes le mercredi 14 juin.

Et à la Une de cette édition, un dernier au revoir à Silvio Berlusconi.

Dernier hommage officiel et populaire à celui qui a rythmé la vie de l'Italie pendant de nombreuses années. Nous sommes à Milan.

Au sommaire également, en mer, au large de la Grèce, c'est l'une des pires catastrophes du genre dans ce pays. Au moins 78 migrants se sont noyés la nuit dernière.

Et puis, nous serons à Berlin, dans ce journal, où notre correspondant Pascal Thibault nous attend pour évoquer la stratégie de sécurité nationale de l'Allemagne ou comment se défendre face à un potentiel ennemi.

Voilà pour les titres. Soyez les bienvenus.

Son cercueil était recouvert de fleurs blanches, rouges et vertes aux couleurs du drapeau italien.

Un dernier au revoir à Silvio Berlusconi. Les funérailles de l'ancien Premier ministre italien se sont déroulées cet après-midi en la cathédrale de Milan, Milan, sa ville natale. Des obsèques organisées en présence de nombreux responsables politiques du pays, dont Sergio Mattarella, le président, l'actuelle Première ministre Giorgia Meloni ou encore l'ancien chef du gouvernement de centre gauche Matteo Renzi. Mais très peu de représentants politiques étrangers ont fait le déplacement aujourd'hui à Milan, ont tout de même été aperçus l'émir du Qatar, le président irakien ou encore le Premier ministre hongrois. En revanche, beaucoup d'Italiennes et d'Italiens sont venus aujourd'hui saluer une dernière fois celui qui a marqué la vie de leur pays, à l'instar de ces personnes rencontrées par Matteo Cioffi, l'un de nos correspondants à Milan.

« Il représente 30 ans d'histoire de notre pays. C'est quelqu'un qui a initié une nouvelle manière de faire de la politique, quelqu'un qui a vraiment ce côté modéré du centre droit. Avec Silvio Berlusconi, c'est une partie de notre nation qui s'en va à tout jamais. »

« Pour moi, c'est très sentimental. Excusez-moi, j'ai même du mal à en parler. Je suis avec lui depuis presque 30 ans, depuis le jour où il a décidé d'entrer sur le terrain politique. Et les couleurs du drapeau de Forza Italia me représentent encore à 100%. »

« C'est un personnage merveilleux que personne ne pourra oublier, surtout pas nous, les tifosi de l'AC Milan. Grâce à lui, on a eu tant de joies, tant de victoires. Plus jamais on aura un président comme ça. »

« Malheureusement en Italie, on ne mérite pas de personnage de la taille de Berlusconi. Ce pays a tout fait pour le détruire politiquement, même si à la fin, c'est la raison et la sincérité qui ont triomphé. Et c'est pour ça qu'il restera toujours un gagnant. Vive l'Italie, vive Berlusconi. »

Des Italiens qui assistaient aujourd'hui aux funérailles de Silvio Berlusconi. Le Cavaliere, son surnom, avait opté pour la crémation avec la dispersion de ses cendres prévue dans sa demeure près de Milan.

Ce nouveau drame à présent, Adrien, en mer Méditerranée.

Au moins 78 personnes se sont noyées la nuit dernière, au sud-ouest de la Grèce. Un bateau a fait naufrage. Le bateau de pêche, à bord duquel se trouvaient les victimes, a chaviré. Les secours dépêchés sur place ont réussi tout de même à sauver 104 personnes, mais 78 autres sont mortes. Aucune information n'a été donnée sur la nationalité des victimes.

Odessa était auparavant une destination de vacances prisée par beaucoup d'Ukrainiens et de Russes.

Située dans le sud de l'Ukraine, au bord de la mer Noire, Odessa frappée une nouvelle fois par des missiles russes, un centre d'affaires, une école, des maisons, des restaurants ou encore des magasins ont été endommagés. Bilan humain, au moins six personnes sont mortes, 19 autres ont été blessées, indiquent les autorités ukrainiennes.

Et les conséquences de la guerre en Ukraine, c'est aussi ces pays qui revoient leur sécurité nationale.

Exemple en Allemagne où Berlin va consacrer 2% de son PIB, le produit intérieur brut du pays. Argent consacré donc à la défense à hauteur de 2%. Une manière de se défendre au cas où. Au cas où l'Allemagne était attaquée. Ce matin, le chancelier allemand Olaf Scholz présentait la stratégie de sécurité nationale de l'Allemagne, un sujet qui ne faisait pas l'unanimité au sein du gouvernement. Pascal Thibault, bonjour. [Bonjour] Vous êtes notre correspondant à Berlin. Alors expliquez-nous qu'elle est l'idée derrière cette initiative ?

Eh bien l'idée, c'est un concept de sécurité globale. C'est ce qu'a dit la ministre écologiste des Affaires étrangères, Annalena Baerbock : « La sécurité au XXIᵉ siècle, ce n'est plus seulement le militaire et la diplomatie, c'est trouver des médicaments essentiels dans sa pharmacie, ne pas être espionné par la Chine sur Internet ou ne pas être manipulé par des robots russes sur les réseaux sociaux, avoir de l'eau chaude et de bonne qualité pour se doucher. » Fin de citation. La première stratégie de sécurité nationale formulée par l'Allemagne implique de nombreux domaines donc : la défense militaire bien sûr, les catastrophes naturelles, la sécurité intérieure, l'environnement ou bien disposer de produits essentiels pour faire tourner l'économie. Alors, vous le disiez, il y a eu des querelles. Le texte a quelques mois de retard, les partis membres de la coalition au pouvoir n'étaient pas d'accord sur tout. Le document est moins ambitieux que prévu. Les écologistes étaient contre un Conseil de sécurité nationale qui aurait été rattaché à la chancellerie car le ministère des Affaires étrangères aurait eu moins d'influence. Reste maintenant à mettre cette stratégie en pratique. La visite d'une délégation chinoise à Berlin la semaine prochaine servira de test. La nouvelle stratégie estime ainsi que Pékin, bien que partenaire de l'Allemagne, agit à l'encontre des intérêts et des valeurs de ce pays. On verra donc dans les faits, le chancelier Scholtz est plus que sa ministre écologiste des Affaires étrangères pragmatique.

Merci Pascal, Pascal Thibault, le correspondant d'RFI à Berlin.

Le prince héritier saoudien sera à Paris vendredi.

L'influent prince héritier d'Arabie saoudite, surnommé MBS, Mohammed ben Salman, arrive en France pour s'entretenir notamment avec le président de la République, Emmanuel Macron. Le chef de l'État français, qui tente en ce moment de convaincre des pays de condamner l'invasion russe de l'Ukraine. Le président français va recevoir MBS lors d'un déjeuner de travail, nous dit-on, à l'Élysée vendredi prochain. Le prince héritier d'Arabie saoudite est par ailleurs propriétaire d'un château près de Paris, le château Louis XIV, près de Versailles. Il participera, à cette occasion, au sommet pour un nouveau pacte financier mondial prévu les 22 et 23 juin à Paris, a fait savoir pour sa part le palais royal saoudien.

Au Liban à présent, une polémique, un sujet qui fait débat, celui du port du maillot de bain pour les femmes à la plage.

Nous sommes à Saïda, une ville située au bord de la mer Méditerranée, au sud de Beyrouth. Le mois dernier, sur une plage très populaire de Saïda, deux baigneuses ont été chassées par des islamistes parce qu'elles étaient en maillot de bain. Cet incident a depuis divisé le Liban : manifestation au nom de la liberté des femmes ou alors manifestation pour faire respecter des coutumes locales. Notre reporter au Liban, Laure Stephan, s'est rendue à Saïda.

Sur la plage publique de Saïda, hier, une majorité d'hommes en maillot et une poignée d'adolescentes qui se baignent tout habillée, assis devant la mer, le jeune Ahmed est ravi du retour au statu quo et intransigeant :

« C'est connu, ici, c'est une plage populaire dans une région à majorité musulmane. Il y a plein de plages au Liban. Que celles qui veulent porter le maillot aillent sur une qui leur convienne. Mais ici, le maillot n'est pas autorisé, il faut le respecter. »

Sous un parasol, Mohammad, 50 ans, affirme lui aussi être contre le port du maillot pour les femmes, mais il condamne l'intimidation, en mai, des baigneuses par des islamistes. Il estime que Saïda a d'autres priorités que cette polémique :

« Au lieu de parler du maillot, les gens feraient mieux de nettoyer la plage de tous les déchets qui traînent. Où est le cheick qui a fait des problèmes ? Il accepte cette vue ? Qu'il vienne et nettoie. Et pareil pour les partisans du maillot ! »

Déjà bronzé en ce début d'été, Fadi déplore le verrouillage du débat :

« Ici, les hommes portent un short de mer, les femmes, soit un cycliste, soit une abaya. Saïda est attachée aux traditions, mais je suis contre la décision de la mairie. La tenue, cela tient de la liberté personnelle de chacun. »

Malgré son désaccord, il ne boycottera pas la plage. Son accès est gratuit, un bienfait, dit-il, en temps de crise.

Laure Stephan, de retour de Saïda, RFI.

Ainsi se referme ce Journal en français facile que vous pouvez retrouver à tout moment sur notre site internet francaisfacile.rfi.fr.

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