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RFI : Journal en français facile, Journal en français facile 06/07/2023

Journal en français facile 06/07/2023

Vous écoutez RFI. Il est 18 heures ici à Paris, 16 heures en temps universel.

Le Journal en français facile.

Bonsoir à tous. Et à la Une, la réaction d'Ousmane Sonko au discours de Macky Sall. L'opposant au président sénégalais s'exprime en exclusivité, trois jours après l'adresse à la nation du chef de l'État dans laquelle celui-ci annonce qu'il ne serait pas candidat à un troisième mandat l'an prochain.

En Ukraine, un immeuble de Lviv touché par une frappe russe. Le bilan est d'au moins 4 morts. Le président Volodymyr Zelensky promet une réponse.

Et puis, un nouveau réseau social. Il s'appelle « Threads ». Il a été lancé la nuit dernière par Meta, qui possède notamment Facebook. Et le succès est au rendez vous. Explications dans ce journal.

Il n'avait pas répondu à la moindre interview depuis qu'il se trouve bloqué chez lui par les forces de l'ordre à la fin du mois de mai. L'opposant sénégalais Ousmane Sonko s'est exprimé cet après-midi au micro de France 24, et il a surtout réagi au discours que Macky Sall a tenu lundi soir et dans lequel le chef de l'Etat a annoncé qu'il ne serait pas candidat à un troisième mandat en février 2024. Pour Ousmane Sonko, il n'y a pas là de quoi féliciter Macky Sall.

« Beaucoup de gens ont félicité le président sortant pour avoir respecté simplement la constitution de ce pays. C'est triste pour l'Afrique. Et certains ont même parlé de l'exception sénégalaise, là où la Mauritanie, le Cap Vert, le Ghana, le Niger, le Nigeria récemment et beaucoup d'autres pays africains ont tendance à donner l'exemple avec des alternances démocratiques, où les présidents sortants ne se représentent pas et respectent le processus. Ensuite, nous considérons qu'il n'y a rien d'exceptionnel, que le retard observé à faire cette annonce a occasionné énormément de dégâts pour le Sénégal. Si le président de la République avait dès le début clairement signifié, comme il l'a dit lorsqu'il voulait briguer un second mandat, que c'était son dernier et qu'il n'avait pas le droit de briguer un autre mandat, on n'en serait pas là où on en est. En réalité, le président Macky Sall n'a pas abdiqué parce qu'il serait un démocrate, il a abdiqué parce qu'il y a eu la pression de son peuple d'abord, mais il a reculé parce qu'il y a eu la pression internationale également.»

Ousmane Sonko, l'opposant sénégalais dans une interview exclusive réalisée par Marc Perelman et diffusée cet après-midi sur France 24.

« Il y aura assurément une réponse à l'ennemi », voilà les mots du président ukrainien Volodymyr Zelensky après une frappe de missile qui, la nuit dernière, a touché un immeuble de la ville de Lviv qui se trouve pourtant à des centaines de kilomètres des lignes de front. Cela montre que la guerre est partout en Ukraine. Le bilan est d'au moins quatre morts, neuf blessés selon Kiev. Dans la capitale ukrainienne, où l'on rejoint la correspondante de RFI, Emmanuelle Chaze.

Oui, tout à fait. Alors Lviv c'est à environ 120 kilomètres de la frontière polonaise, c'est la porte vers l'Union européenne, et c'est surtout là où des milliers d'Ukrainiens déplacés internes sont venus, alors, surtout des régions de l'est du pays lorsque la guerre totale russe a commencé. Donc, c'est d'autant plus traumatisant que la population à l'ouest avait été jusqu'à présent - pas complètement, mais quand même - relativement épargnée par ce genre de tragédie. Mais ces frappes sur les infrastructures civiles, parce qu'on parle bien de ça, on parle de missiles envoyés sur des bâtiments résidentiels, eh bien, ça arrive chaque jour en Ukraine. Alors les dommages à Lviv sont considérables. Il y a eu plus de 30 bâtiments endommagés et 60 appartements détruits. Et sur le bilan humain, eh bien, le fait que ça se passe aux premières heures du jour, ça explique aussi qu'il soit aussi lourd. Tout le monde n'a pas eu le temps de se mettre à l'abri lorsque les gens dorment, eh bien parfois, ils n'entendent pas les sirènes ou tout simplement pour les personnes âgées, par exemple, elles ne peuvent pas se déplacer, pas se mettre à l'abri. Et justement, en mentionnant les victimes, eh bien, parmi les morts, la plus jeune victime a 21 ans, une jeune femme employée de la poste, la plus âgée a 95 ans, elle avait survécu à la Deuxième Guerre mondiale, elle n'aura pas survécu à cette énième attaque russe contre la population ukrainienne.

Eh bien, merci Emmanuelle Chaze, correspondante de RFI à Kiev. Et puis, cette question : où se trouve Evgueni Prigojine ? Selon un accord conclu après la mutinerie ratée, le patron du groupe paramilitaire Wagner doit rejoindre la Biélorussie, mais il se trouve toujours en Russie. C'est ce qu'affirme le président biélorusse Alexandre Loukachenko qui a tenu ce jeudi une conférence de presse. « Il est à Saint-Pétersbourg », affirme Alexandre Loukachenko. « Où est il ce matin ? Peut-être parti à Moscou ou ailleurs. Mais il n'est pas, affirme t il, sur le territoire biélorusse ».

RFI, Radio France Internationale

Dans l'actualité économique, on appelle ça un lancement en fanfare, c'est-à-dire un début qui connaît un vrai succès : un nouveau réseau social au nom de « Threads », cela veut dire fil en anglais. C'est une application qui a été mise en place par Meta, l'entreprise qui possède Facebook, Instagram et WhatsApp, qui a été lancée la nuit dernière, et il y a déjà plus de 10 millions d'utilisateurs. Bonsoir Nathanaël Vittrant.

Bonsoir Romain.

Alors d'abord, une surprise : pour le moment Threads n'est pas disponible en Europe.

Et non parce que Meta a peur. Meta a peur de la loi européenne sur la protection des données. Alors, quand vous vous inscrivez sur un site internet, vous donnez souvent votre nom, votre numéro de téléphone, votre adresse, parfois vos coordonnées bancaires. Certaines applications peuvent accéder à votre carnet d'adresses, à la liste de vos contacts, de vos achats... Toutes ces informations, ce sont vos données personnelles, et les entreprises n'ont pas le droit de faire n'importe quoi avec. Sauf que Meta ne respecte pas toujours cette règle. Par exemple, Facebook et Instagram mettaient leurs données en commun et elles n'ont pas le droit. C'est interdit en Europe. Cette année, après une longue procédure, l'entreprise a été punie. En juin, Meta a dû payer 1 milliard 200 millions d'euros d'amende. En janvier, c'était 400 millions d'euros d'amende.

Est-ce pour ces raisons, Nathanaël, que Meta ne lance pas Threads en Europe ?

Oui, parce que ça commence à lui coûter cher. Surtout qu'on sait déjà que Threads ne respecte pas la loi en Europe puisque l'application prévoit d'utiliser pour son lancement les données d'Instagram. Ça ne veut pas dire que Meta ne lancera jamais son application dans l'Union européenne. Mais ça veut dire que Meta va devoir adapter son application, son fonctionnement, pour respecter la loi. Et ça prendra sans doute un peu de temps.

Eh bien, on suivra tout cela. Merci Nathanaël Vittrant du service économie de RFI.

Il est 18h07, ici, à Paris. Dans l'actualité en France maintenant, l'exécutif sur le terrain. L'exécutif, c'est le pouvoir incarné par le président Emmanuel Macron qui, ce jeudi, était à Pau, dans le sud-ouest de la France. Un grand thème évoqué : quelle réponse apporter aux révoltes urbaines ? Après une semaine de violences, le chef de l'État a promis de continuer à travailler pour répondre aux difficultés dans les quartiers. De son côté, la Première ministre Élisabeth Borne était, elle, à Lisieux, dans l'ouest de la France. « Comment expliquer ces violences ? » s'est-elle interrogée. « On a besoin de comprendre, de prendre le temps du diagnostic. » Fin de citation. Et puis, dans le cadre de l'enquête sur ce qui a déclenché ces violences, à savoir la mort de l'adolescent Nahel tué par le tir d'un policier le 27 juin dernier, eh bien sachez que ce dernier reste en détention provisoire, donc en prison. Décision ce matin de la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Versailles.

En sport, une journée spectaculaire sur le Tour de France. C'était la sixième étape. Elle est notamment passée par le mythique col du Tourmalet et, à l'arrivée, c'est le Slovène Tadej Pogacar qui s'impose. Il a lâché son grand rival Jonas Vingegaard. Ce dernier se console en prenant le maillot jaune de leader, de premier de la course. Envoyé spécial de RFI sur la route du Tour, Thomas de Saint Leger.

Un salut théâtral pour signer sa revanche, il ne fallait pas piquer « Pogy ». Touché hier, Tadej Pogacar est encore loin d'être coulé. En un coup de pétard, une accélération violente dans les plus fortes pente vers Cauterets, le Slovène a récupéré la moitié de sa minute perdue par rapport à Jonas Vingegaard, deuxième sur la ligne. Un peu sonné, le Danois se console avec le maillot jaune de leader de la course récupéré sur les épaules de Jai Hindley, l'Australien incapable de suivre le duo infernal Pogacar - Vingegaard. Le combat de boxe ne fait que commencer. Il reste quinze étapes, beaucoup de montagnes et d'occasions pour l'un ou pour l'autre de chercher le chaos.

Thomas de Saint Leger depuis le sommet de Cauterets-Cambasque. C'est dans le sud-ouest de la France, et c'est là que s'est achevée cette sixième étape du Tour de France. Demain, vendredi, ce sera la septième étape. On va rester dans le sud-ouest du pays. Au programme, 170 kilomètres entre Mont-de-Marsan et Bordeaux.

Enfin, un résultat de tennis car il y a quelques minutes, Casper Ruud, le Norvégien, qui est quatrième mondial, a été battu dès le deuxième tour du tournoi de Wimbledon par Liam Broady. C'est donc déjà terminé pour Casper Ruud, et c'est terminé pour ce Journal en français facile. Merci de nous avoir écouté. Il est 18h10, ici, à Paris, deux heures de moins en temps universel.

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