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RFI : Journal en français facile, Journal en français facile 05/07/2023

Journal en français facile 05/07/2023

Vous écoutez RFI Il est 18 h ici à Paris, 16 h en temps universel.

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Bonsoir à tous.

En France, les propositions se multiplient après les violences urbaines. Le gouvernement veut viser les réseaux sociaux pour lutter contre le rassemblement de jeunes.

L'inquiétude des Japonais. Plus d'un million de tonnes d'eau de la centrale de Fukushima va être vont être déversées dans l'océan Pacifique. Le patron de l'Agence internationale de l'énergie atomique a rencontré les habitants aujourd'hui

En sport, l'Australien Jay Hindley vainqueur de la cinquième étape du Tour de France et nouveau maillot jaune. Nous rejoindrons l'envoyé spécial de RFI à la fin de cette édition.

L'épisode des violences urbaines est-il terminé en France? Tout porte à le croire. Nuit après nuit, il y a de moins en moins d'interpellations alors qu'elles ont atteint le pic de 1300 personnes arrêtées en fin de semaine dernière. Désormais, l'heure est aux réponses à apporter et dans ce cadre là, le gouvernement souhaite viser les réseaux sociaux. Il y a des propos du président Emmanuel Macron qui ont été rapportés, qui font polémique car il évoquait une possible interdiction des réseaux sociaux. Il s'agirait davantage de "suspendre leurs fonctionnalités", précise aujourd'hui Olivier Véran, le porte-parole du gouvernement. C'est-à-dire que certains services des réseaux sociaux ne seraient plus actifs, comme par exemple la géolocalisation qui permet à des jeunes de se retrouver pour commettre des dégradations. Alors des pistes comme celle ci se multiplient, mais de nombreux interlocuteurs estiment être écartés dans ces réflexions. On ne demande pas leur avis. C'est le cas notamment des membres d'associations comme Moussa Kébé. Il est président de l'association Espoir Jeunes au Blanc-Mesnil, au nord de Paris, et il livre son regard sur les récentes violences urbaines.

"La fracture sur le terrain, on la voit très clairement aujourd'hui. Les violences urbaines sont faites par des jeunes qui ont pour prétexte la mort du jeune Nahel à Nanterre la semaine dernière. Pour nous, c'est beaucoup plus profond que ça. Aujourd'hui, on a affaire à des jeunes qui sont totalement délaissés, des jeunes qui ne se sentent pas reconnus, qui ne se sentent pas de la société française, tout simplement. Et c'est problématique aujourd'hui, on voit également que ce sont des mairies qui sont attaquées, des préfectures, des commissariats et même des casernes de pompiers. Donc c'est vraiment des choses qui représentent l'Etat qui représentent la France. On a affaire à des jeunes qui sont dans leur quartier, qui ont le collège dans leurs quartiers, qui ont un centre commercial dans leur quartier et donc qui n'en sortent pas et qui voient tous les jours dans les médias, dans les réseaux sociaux, partout qu'on leur fait comprendre qu'en fait ils ne sont pas les bienvenus dans ce pays ou qu'ils ne font pas partie de ce pays, qu'ils ne font pas partie de ces institutions. Vous voyez, c'est une preuve d'amour qu'il faudrait leur apporter. Aujourd'hui, des jeunes doivent devenir des alliés de l'Etat et non pas des ennemis. Et pour qu'ils deviennent les alliés de l'Etat, l'Etat doit faire un pas vers eux. Ça, c'est très important.

Les pistes de Moussa Kébé, président de l'association Espoir Jeunes au Blanc-Mesnil, également chef des sapeurs pompiers de la caserne de Gonesse. Propos recueillis par Lucie Bouteloup. L'un des grands enjeux du moment est également économique, puisque les violences vont coûter cher: plusieurs centaines de millions d'euros selon les estimations. Et en première ligne: les commerçants. Ils sont nombreux à avoir vu leur vitrine être cassée par ces dégradations. Pour leur venir en aide, les soldes vont être prolongées d'une semaine. La période des bonnes affaires durera exceptionnellement en France jusqu'au 1ᵉʳ août. C'est la ministre déléguée au Commerce, Olivia Grégoire, qui l'a annoncé. Au Japon, Rafael Grossi tente de rassurer. Rafael Grossi, c'est le chef de l'AIEA, l'Agence internationale de l'énergie atomique, et il est en visite actuellement au Japon. Précisément ce mercredi, il était à Fukushima, où se trouve la centrale nucléaire qui a subi un grave accident après le tsunami de 2011. Et donc il tente de rassurer car son organisation vient d'approuver le plan du gouvernement japonais qui consiste à déverser dans l'océan Pacifique plus d'un million de tonnes d'eau contaminée. Certes, cette eau sera au préalable, c'est à dire avant, traitée, mais cela inquiète fortement les Japonais. Ecoutez plutôt ce reportage de notre correspondant à Tokyo, Bruno Duval.

1 330 000 tonnes d'eau de la centrale nucléaire à déverser dans l'océan, soit l'équivalent de 500 piscine olympique. Ces Tokyoïtes sont partagés.

"Il n'y a pas d'autre solution, paraît il. Ce n'est pas très rassurant."

"Tous les experts s'accordent à dire que ce sera absolument sans danger pour la santé et pour l'environnement. Donc, à moins de tomber dans le complotisme, il me semble qu'il faut faire confiance à ces scientifiques."

"Cela me met en colère. Notre devoir, c'est de protéger l'environnement en général, donc aussi l'écosystème marin."

"Le gouvernement ne peut pas décider ça tout seul. Il doit organiser un référendum sur un sujet aussi important en terme d'image internationale de notre pays notamment. Tous les Japonais doivent pouvoir se prononcer."

Il y a deux ans, quand le gouvernement avait décidé de demander l'aval de l'AIEA à de tels déversements dans l'océan, les sondages indiquaient qu'une majorité de Japonais s'y opposait. Depuis, l'opinion a évolué. Aujourd'hui, une courte majorité de sondés approuve l'opération. Mais une proportion beaucoup plus importante de Japonais s'inquiète de ces conséquences sur l'économie locale. Pour les pêcheurs, parviendront-ils à vendre leurs poissons après ces rejets en mer? Pour le secteur touristique, les estivants pourraient ne pas se bousculer dans les stations balnéaires du nord est de l'archipel. Bruno Duval, Tokyo RFI.

Une autre centrale nucléaire qui inquiète, celle de Zaporijia en Ukraine. Elle est occupée par les Russes depuis mars 2022 et aujourd'hui, l'Ukraine évoque des risques. L'armée affirme en effet que des objets similaires à des engins explosifs ont été posés sur le toit extérieur de deux réacteurs. Face à cela, le ministre ukrainien des Affaires étrangères demande à la communauté internationale de prendre des mesures immédiates. Les conséquences de la rébellion du groupe Wagner, en Allemagne. Les parlementaires reprochent au patron du service des renseignements extérieurs, le BND, de ne pas les avoir informés à temps de ce qui se passait en Russie quand les mercenaires ont tenté d'avancer vers Moscou. Patron du Service des renseignements extérieurs qui, ce matin, a été convoqué par la commission des Affaires étrangères du Bundestag, le Parlement allemand. Compte-rendu de Nathalie Versieux à Berlin.

Cette fois ci, Bruno Kahl s'en est sorti avec un carton jaune à l'issue de son audition par la commission Défense du Bundestag. Plusieurs politiciens ont pris la défense du patron des services des renseignements extérieurs, mais il en faudrait plus pour rassurer en Allemagne. Alors que depuis deux semaines la presse regorge d'articles affirmant que, contrairement à leurs confrères américains ou britanniques, les spécialistes allemands du renseignement n'ont pas vu venir la mutinerie de Wagner. "Il n'est pas possible que le BND soit toujours surpris de tout. S'il y a des déficiences, il faut en parler et y mettre fin", menaçait le spécialiste défense du SPD Ralf Stegner la semaine dernière. La liste des déficiences, en effet, s'allonge. Le BND avait ainsi été surpris par le déclenchement de l'invasion de l'Ukraine l'an passé ou encore du retour des talibans au pouvoir à l'été 2021. Une question de bureaucratie, selon un ancien chef du BND. Et de critiquer le carcan d'autorisations et d'instances de contrôle qui pèsent sur une institution soumise à l'autorité du Parlement. Nathalie Versieux, Berlin RFI.

En sport, la cinquième étape du Tour de France s'est achevée il y a moins d'une heure. C'était la première en montagne et elle a été marquée par la victoire de l'Australien Jay Hindley qui s'empare du maillot jaune. On retrouve à Laruns, dans le sud ouest de la France, l'envoyé spécial de RFI sur la route du Tour de France Thomas de Saint-Léger. Thomas, cette cinquième étape a fait des dégâts parmi les favoris.

Un coup de maître et un coup de bambou. Le coup de maître signé Jay Hindley. Australien malin, l'ancien vainqueur du Giro s'était glissé dans la grande échappée du matin avec les Van Aert, Madouas et Alaphilippe. Des costauds qu'il a écoeurés dans le dernier col pour finir en solitaire. Maillot jaune en prime. Pas mal pour un premier tour de France. Le coup de bambou pour Tadej Pogačar, l'ourson slovène a fini le visage comme rarement marqué. Piqué par un frelon en vélo, son rival jaune et noir, Jonas Vingegaard à 20 kilomètres de l'arrivée. Dans la brume des fumigènes, sur une pente très raide, le Danois s'est dressé sur ses pédales. Personne n'a résisté à l'accélération du patron. Le vainqueur sortant de la Grande Boucle était un peu loin pour revenir sur Hindley, mais il est l'autre grand gagnant du jour, avec plus d'une minute gagnée sur ses rivaux les plus dangereux Pogačar, Gaudu ou encore ce qu'elle Skjelmose.

Thomas de Saint Léger à Laruns dans le sud ouest de la France. Demain jeudi, c'est la sixième étape. Place au second volet de montagne avec au programme 144 kilomètres de course. C'est la fin de ce journal en français facile. Merci de nous avoir écoutés. Claude Batista était à la réalisation. Il est 18 h 10 ici à Paris. 2 h de moins en temps universel.

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