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InnerFrench - Vol. 1, #67 - La menace plastique (1) – Text to read

InnerFrench - Vol. 1, #67 - La menace plastique (1)

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#67 - La menace plastique (1)

Salut à toutes et à tous, bienvenue ! On se retrouve pour un nouvel épisode, l'épisode numéro 67. Je suis très content d'être avec vous. Il fait un peu chaud aujourd'hui parce que l'été est arrivé à Varsovie. Et on peut dire qu'il est arrivé d'un seul coup. Les semaines précédentes, il faisait assez froid, il pleuvait tous les jours. C'était pas un temps très agréable. Mais là, depuis quelques jours, il fait super beau et il fait très chaud. On pourrait même dire qu'il fait excessivement chaud ! Mais bon, c'est plutôt agréable. Ça fait du bien d'avoir enfin du soleil et je pense qu'on va avoir un bel été dans les mois à venir.

La semaine dernière, ça a été une semaine très chargée pour moi parce que, comme vous le savez (j'imagine que vous avez reçu des emails), comme vous le savez, j'ai ouvert les inscriptions pour mon programme. Donc à chaque fois, ces semaines, j'ai beaucoup de travail. Il y a beaucoup d'emails auxquels je dois répondre. Parfois des petits problèmes techniques à régler. Mais je suis vraiment content parce qu'il y a eu encore plus d'inscrits que la dernière fois. En fait, à chaque fois que je réouvre les inscriptions, il y a de plus en plus d'inscrits. Donc ça me fait vraiment plaisir. Ça prouve que la communauté grandit.

Et puis, pour être totalement transparent avec vous, moi, c'est vraiment les ventes de ce programme qui me permettent de gagner ma vie. Et grâce à ça, j'ai du temps pour enregistrer ces podcasts gratuits, faire les vidéos sur YouTube etc. etc. Donc là, comme les ventes se sont bien passées, je vais avoir le temps de continuer le podcast et de continuer les vidéos. Donc j'espère que pour vous, c'est plutôt une bonne nouvelle.

Dans cet épisode, on va parler d'un sujet qui concerne l'environnement et en particulier le problème avec le plastique. Donc là, vous vous dites peut-être que ça va être ennuyeux et je vous comprends ! Moi, c'est vrai qu'à chaque fois qu'on veut me parler d'environnement, de pollution, etc., j'ai tendance à bailler. “Bailler“, vous savez quand vous êtes fatigués et que vous ouvrez très grand la bouche, vous baillez. Donc moi, ces sujets, ça me fait un peu bailler parce que c'est des choses que j'entends depuis des années et des années. Je sais que c'est des sujets qui sont importants mais j'ai vraiment du mal à m'y intéresser. Peut-être que pour vous, c'est la même chose. Mais dans cet épisode, je vous promets que je vais essayer de rendre ça suffisamment intéressant pour garder toute votre attention.

Mais avant d'attaquer ce sujet, on va comme d'habitude écouter le témoignage d'une auditrice du podcast qui s'appelle Marie.

Salut Hugo,

J'espère que vous allez bien et que vous êtes en forme. Moi je m'appelle Marie et j'habite en Australie. Je voudrais commencer par vous remercier pour votre podcast. C'est grâce à vous que je n'ai pas abandonné l'apprentissage de la langue française, même quand c'est devenu difficile. Vous m'avez vraiment vraiment inspirée.

Ça fait déjà un an que j'ai commencé l'apprentissage de la langue française et avant cela, ma compréhension était vraiment nulle et j'hésitais à parler. J'avais même honte. J'ai trouvé que lorsque ma compréhension s'est améliorée, ma confiance en mes mots et pour parler se sont également améliorées.

Les choses qui m'ont vraiment aidé à améliorer mon français étaient :

Numéro 1, d'être accro à innerFrench.

Numéro 2, de me plonger dans la culture française, ça veut dire de regarder les films en français, des vidéos YouTube et même changer mon téléphone en français.

Enfin, de vraiment mettre la langue en pratique.

Même si je suis née dans un pays francophone en Afrique, j'ai trouvé que, quand je suis arrivée en Australie, c'était très difficile de retenir la langue. C'est pour cela que je me suis fait des amis français à travers des sites comme Italki et l'application Busuu. Je trouve que cette façon d'apprendre la langue m'a plus aidée que la manière traditionnelle que nous suivons à l'école.

Félicitations pour l'anniversaire de votre site ! Je te souhaite le meilleur et à bientôt.

Merci beaucoup Marie de m'avoir envoyé ce message. T'as dit plusieurs choses assez importantes, par exemple que ta confiance en toi, ta confiance pour parler, elle t'est venue au moment où ta compréhension s'est améliorée. Ça, c'est un processus qui, à mes yeux, est assez naturel.

D'abord, on se concentre sur notre compréhension, la compréhension orale et la compréhension écrite. C'est à ce moment-là qu'on doit essayer d'emmagasiner un maximum d'input, autrement dit de lire, d'écouter des choses etc. comme dans la théorie de mon professeur préféré, Stephen Krashen. Et une fois qu'on a fait ça, on commence à acquérir du vocabulaire, on commence à mieux comprendre les phrases. Et naturellement, on devient capable de former nos propres phrases. C'est un processus qui me semble assez naturel. C'est pour ça que je vous encourage toujours à vous immerger au maximum dans la culture française. Et toi, c'est exactement ce que tu as fait.

Marie, tu nous dis que tu regardes des films, des vidéos sur YouTube et même que tu as mis ton portable en français. Tout ça, c'est des petites choses que vous pouvez faire vous aussi à la maison. Il n'y a pas forcément besoin d'habiter dans un pays francophone pour s'immerger dans la culture française. On vit vraiment à une époque formidable sous plein d'aspects, notamment parce qu'on peut apprendre une langue depuis chez nous, même si on n'a pas de personnes qui parlent cette langue dans notre entourage.

Ensuite, il y a également un élément très important que tu as souligné : celui de mettre la langue en pratique. C'est bien d'absorber un maximum de contenus, mais il faut essayer de les réutiliser. Il faut essayer de se les approprier. Toi, ce que tu as fait, Marie, c'est de trouver des amis français sur Italki. Ça aussi, c'est un site que je recommande souvent, un site sur lequel vous pouvez prendre des cours avec des profs particuliers, avec des tuteurs ou bien tout simplement trouver des partenaires de langue. Je vous encourage à tous de le faire. Si vous n'avez pas encore de partenaire de langue, vraiment, faîtes-le ! J'insiste sur ça. Essayez de trouver quelqu'un.

Et puis Marie, tu m'as félicité pour l'anniversaire du podcast. Ça, ça vous montre que j'ai reçu ce message il y a déjà un certain temps parce que, comme je vous l'ai dit, j'ai énormément d'enregistrements en stock et maintenant, il y a une longue queue. Ce qui fait que si vous m'envoyez un enregistrement maintenant, vous allez devoir attendre plusieurs semaines, voire même peut-être plusieurs mois, avant de vous entendre dans le podcast. Donc je suis désolé de ça. Je pense que cette initiative est un peu victime de son succès, comme on dit (autrement dit, elle a tellement bien fonctionné, qu'aujourd'hui, ça pose quelques problèmes parce qu'il y a cette queue). Mais voilà, c'est que du positif ! Et si vous aussi, vous avez envie de vous entendre dans le podcast, je vous encourage à m'envoyer votre message et à être patient.

Alors notre sujet du jour, comme vous l'avez compris, c'est pas un sujet qui me serait venu à l'esprit moi-même. En fait, il m'a été proposé par un auditeur du podcast qui fait aussi partie du cours Build a Strong Core. Cet auditeur, c'est Stephen et il est bénévole dans une association de San Diego qui s'appelle Clear Blue Sea. Donc c'est une association à but non lucratif. “Une association à but non lucratif“, ça signifie tout simplement “une association qui n'essaye pas de gagner d'argent, qui n'essaye pas de faire des profits”. Et cette association, Clear Blue Sea, elle a pour but de combattre le problème de la pollution plastique dans les océans.

Pour ça, elle développe un robot, un robot flottant qui s'appelle FRED. Ça ressemble un peu à un gros bateau avec des panneaux solaires dessus (donc évidemment, ça veut dire qu'il fonctionne à l'énergie solaire). Et ce robot flotte sur l'eau pour essayer de collecter tous les déchets plastiques qui se trouvent à la surface des océans. Ça, ça va être un mot important : le mot “déchet”. “Un déchet“, on dit aussi parfois “une ordure”, c'est quelque chose qu'on jette à la poubelle parce qu'on ne l'utilise plus. Donc “les déchets” ou “les ordures”, ça va beaucoup revenir dans cet épisode. J'espère que vous connaissez ce mot. Sinon, je suis sûr qu'à la fin, vous allez vous en rappeler.

Stephen est, comme je vous l'ai dit, bénévole dans cette association. Ça veut dire qu'il en est membre et qu'il les aide sans être salarié, sans gagner d'argent. Il m'a envoyé un email pour m'en parler un peu et pour me suggérer quelques articles et quelques vidéos à regarder. Et je me suis dit que ça serait une opportunité parfaite pour moi d'en apprendre plus sur ce problème et de partager toutes ces informations avec vous.

Je pense que c'est un sujet intéressant parce que, par exemple, vous savez que je suis végane et une des raisons pour lesquelles je suis végane, c'est pour sauver les animaux. Par contre, je ne suis pas très attentif à toutes ces questions qui concernent la pollution et notamment la pollution plastique. Ce qui est un peu paradoxal parce que le plastique est responsable de la mort d'énormément d'animaux, notamment, comme vous l'avez deviné, les animaux marins (les animaux qui vivent dans les océans).

Moi et ma copine, chaque semaine, on a deux énormes poubelles qu'on doit sortir, deux énormes poubelles qui sont remplies de déchets. Je dois dire que je me sens assez coupable à cause de ça, notamment quand je regarde des vidéos sur TED. Vous savez, les fameux TED Talks où on voit parfois des partisans d'un mode de vie zero waste, zéro déchet. Et ces personnes arrivent sur scène pour faire la présentation avec un petit pot dans lequel il y a l'ensemble de leurs déchets pour l'année. Moi, ça me semble toujours extraordinaire parce que chaque semaine, j'ai deux énormes poubelles d'environ 60 litres de déchets. Et ces personnes, en un an, elles accumulent tout simplement un petit pot de déchets, pas plus. Ça veut dire qu'elles ont trouvé des alternatives pour consommer moins et, en tout cas, pour produire moins de déchets.

Donc moi, je suis pas du tout capable de faire ça et j'ai de plus en plus ce sentiment de culpabilité. Je me sens coupable. Néanmoins, c'est un sentiment qui est pas encore assez fort pour me faire changer mes habitudes. Alors je me suis dit que j'allais me pencher sur ce problème pour faire cet épisode et comprendre pourquoi le plastique est si dangereux pour notre planète.

Quand je regarde sur mon bureau en enregistrant cet épisode, je vois du plastique partout : les touches du clavier de mon ordinateur, les pieds du micro que j'utilise, les écouteurs que j'ai dans les oreilles, mon appareil photo, mes lunettes, mon classeur pour ranger des documents. Bref, tous les objets du quotidien qu'on utilise sont faits en partie de plastique. On a du plastique partout : dans nos poches, dans nos meubles à la maison, et on en porte même une partie sur nous parce que les vêtements synthétiques qu'on a, évidemment, sont faits à partir de micro fibres plastiques.

Bref, cette matière est tellement présente qu'aujourd'hui, certains observateurs disent qu'on vit à l'âge du plastique. Il y a eu l'âge de pierre, l'âge de bronze et maintenant, c'est l'âge du plastique. Mais pourquoi cette matière est tellement populaire ?

Eh bien, parce qu'elle a énormément de qualités : elle est polyvalente (on peut l'utiliser pour différentes choses), elle est résistante, elle est durable et surtout elle est bon marché (autrement dit, elle est pas chère à produire, elle est bon marché). Faites attention à ça : “bon marché“, c'est le contraire de “cher”. On n'a pas de meilleur adjectif pour ça.

On dit en général “cher” / “pas cher”, ou parfois on peut dire “bon marché”. Mais on ne l'accorde pas au nom. Ici, j'ai dit : le plastique est une matière (donc ça, c'est féminin) mais on dit pas “une matière bonne marché”, on dit “une matière bon marché” parce qu'ici, l'adjectif “bon” s'accorde au nom “marché” et pas au nom “matière”. Le plastique est une matière bon marché.

Le plastique, avec toutes ces qualités, est une matière parfaite pour les emballages. Les emballages, vous savez, ce sont par exemple les boîtes qu'on utilise pour protéger les produits ou pour les conditionner. Aujourd'hui, les emballages, en Europe, ils représentent 40% de la demande de plastique. Ça veut dire qu'une énorme partie de la production de plastique est destinée à faire les emballages pour les autres produits qu'on consomme.

Le problème, c'est que pour produire du plastique, on a besoin de certaines énergies non renouvelables, notamment, principalement, le pétrole mais aussi parfois le gaz ou le charbon. Ça, c'est les matières premières qui vont permettre, en les transformant, de faire du plastique. Mais en plus de ça, la production en elle-même, l'activité de production de plastique, est très énergivore. Elle consomme énormément d'eau. Donc ça, évidemment c'est très mauvais pour l'environnement.

Aujourd'hui, la situation est vraiment préoccupante. Elle est vraiment alarmante. Comme je l'ai dit, une des qualités du plastique, c'est sa durabilité. Pour qu'un objet en plastique se dégrade, il y a besoin de plusieurs centaines d'années. Et la situation est vraiment préoccupante parce qu'en dix ans, la production mondiale de plastique est passée de 245 millions de tonnes à 350 millions de tonnes en 2017 selon les chiffres de la Fédération européenne Plastics Europe. Pour vous donner une idée, ça représente environ 50 kilos de plastique par habitant. Vous imaginez, 50 kilos de plastique par an par habitant ?! Bon, il faut toujours faire attention avec ce genre de données, les données macroéconomiques, parce qu'elles sont faites en compilant différentes sources donc parfois, il y a une marge d'erreur qui est assez importante. Mais bon, c'est simplement pour vous donner un ordre d'idée de ce que la production annuelle de plastique représente aujourd'hui.

Et ça, c'est pas étonnant quand on sait qu'un sac plastique, par exemple, est utilisé en moyenne 20 minutes avant de finir à la poubelle. C'est tellement pas cher de produire un sac plastique qu'on en produit des tonnes, on les utilise quelques minutes pour rapporter ses courses à la maison, et puis ensuite on le jette parce que, de toute façon, ça ne coûte rien à produire. Et, pendant longtemps, les supermarchés les donnaient gratuitement. Aujourd'hui, c'est plus le cas, en tout cas je sais qu'en France, c'est plus le cas ni en Pologne d'ailleurs. Si vous voulez un sac au supermarché, il faut l'acheter. Mais malgré ça, c'est vrai que le prix reste dérisoire, il reste vraiment très faible.

Ce qui est assez alarmant, c'est que la production de plastique va peut-être, selon certaines projections, tripler d'ici 2050. Elle va être multipliée par trois. Tout simplement parce que cette production de plastique, elle va de pair avec le développement économique. Ça, c'est une bonne expression : aller de pair avec quelque chose. Ça veut dire que deux tendances vont dans la même direction, qu'elles vont ensemble. La production de plastique va de pair avec le développement économique parce que, plus une société se développe économiquement, plus les habitants vont consommer du plastique sous une forme ou une autre.

Bref, aujourd'hui, beaucoup d'écologistes disent que la menace que représente le plastique est aussi sérieuse que celle du réchauffement climatique. Donc ils essayent d'alarmer l'opinion publique sur les dangers de cette production et cette consommation excessives de plastique.

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