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Nota Bene (Youtube), Mythologie Egyptienne - Mythes et légendes #3 (2)

Mythologie Egyptienne - Mythes et légendes #3 (2)

drôle en fait puisque qu'ils ne croient pas en la réincarnation. La plus belle manifestation

de cette notion de cycle est celui du jour et de la nuit qui trouve sa représentation

dans la mythologie égyptienne dans un combat entre Atoum, ou Ré suivant les versions,

et le dieu de la nuit, du Chaos et du mal : Apophis le serpent.

Chaque jour, le dieu soleil prend place sur sa barque solaire et voyage dans notre monde,

le monde terrestre visible, de l'est à l'ouest. Les égyptiens peuvent tout à

fait comparer le lever du soleil avec la naissance d'un homme, le zénith avec sa maturité

et le coucher du soleil avec sa mort. Une fois que le soleil, de plus en plus en faible,

passe l'horizon, il bascule dans le monde souterrain et commence alors une lutte avec

le mal. Durant toute la nuit dans ce monde des morts, Apophis et les forces du mal pouvant

être représentées par des scorpions ou des crocodiles, tentent de faire chavirer

l'embarcation. Le soleil étant relativement faible, il est protégé par d'autres dieux,

comme Seth, qui pour une fois fait le gentil et qui se tient à l'avant de la barque

pour pourfendre Apophis quand celui-ci s'approche un peu trop. Il est également accompagné

d'animaux, comme un serpent, gentil celui-ci, qui le protège. C'est donc toute une épreuve

qui s'étale durant cette nuit et, à la moitié de celle-ci, Osiris, dont nous allons

parler juste après, aide le soleil à se régénérer. Le matin, Rê arrive alors à

revenir dans le monde terrestre sous la forme d'un scarabée, chargé à bloc, Apophis

restant dans le monde souterrain et renouvelant son échec jour après jour.

Ça ne doit pas être facile pour lui le pauvre...

Osiris est le tout premier pharaon d'Égypte. Avec l'aide de sa femme et du dieu Thot,

il réunit des tribus nomades d'Egypte et leur enseigne l'agriculture et l'écriture.

Son royaume est prospère et sa sagesse est reconnue de tous. C'est un peu le monde

des bisounours. Mais son frère, le dieu Seth, jalouse son succès et décide de mettre en

place un stratagème afin de le faire disparaître. Seth organise un grand banquet où il invite

entre autres son frère Osiris. Lors de l'évènement, il présente un magnifique sarcophage et promet

de l'offrir au dieu qui rentre parfaitement à l'intérieur. Trouvant tout ça amusant

Osiris tente sa chance et bien entendu, le sarcophage a été taillé à ses mesures

donc il s'y sent plutôt bien. Seth en profite alors pour l'enfermer à l'intérieur

et balance le tout dans le Nil où le pauvre Osiris meurt noyé.

Isis, la femme d'Osiris, part alors à la recherche du corps qu'elle finit par trouver

avec l'aide de sa sœur Nephtys et part le cacher dans un marais.

Seth, qui domine alors l'Egypte, prend alors connaissance de la cachette et craint qu'Isis

ne puisse le ressusciter. Fou de rage il décide alors de déchirer le corps d'Osiris en

14 morceaux, parfois 16 selon les versions, qu'il cache un peu partout dans le pays.

Mais l'amour est fort entre Osiris et Isis, et cette dernière part à la recherche de

son défunt amant. Enfin, plutôt de ses morceaux...Et elle les retrouve…enfin…. presque tous...puisqu'il

manque...son pénis...qui a été mangé...par un poisson...Bref ! Avec l'aide d'Anubis

elle arrive à lui redonner vie et, je ne sais pas trop comment, elle use de ses pouvoirs

pour lui redonner un peu de virilité afin qu'ils se reproduisent pour donner naissance

à Horus.

Suite à cet épisode, Osiris devient le souverain incontesté du royaume des morts et Horus

grandit caché dans les marais à l'abri de la fureur de son oncle. Une fois à l'âge

adulte, il revendique le trône devant les autres dieux mais aucun consensus n'est

trouvé. S'entame alors un combat relativement violent entre Horus et Seth dans lequel Horus

perd un œil et Seth perd ...ses balls, ses testicules. Mais sans déconner pourquoi ils

visaient toujours cette région quoi ! Bref, Horus a quand même le dessus, s'apprête

à tuer son oncle mais Isis est pris d'un élan de pitié pour son frère et demande

à Horus de l'épargner. Naturellement Horus n'en a rien à faire et le comportement

de sa mère l'exaspère. Du coup, il fait ce que chacun aurait fait dans cette situation

: il coupe la tête d'Isis, sa propre mère. Normal. Bref, tout est bien qui finit bien,

le dieu Thot intervient et remplace la tête d'Isis par une tête de vache...oui...il

aurait pu trouver mieux. Osiris du fin fond de son royaume menace les autres dieux de

lâcher toutes sortes de créatures sur eux s'ils ne donnent pas raison à son fils

et Horus, brave gaillard, devient alors le Pharaon de l'Égypte. Fin de l'histoire,

je vais prendre un doliprane.

Dans l'Égypte antique, la mort était omniprésente dans la vie des Égyptiens. Attention ça

ne veut pas dire qu'il s'agit d'un peuple dépressif et résigné ou de fanatiques portés

sur la chose hein. En fait la vie elle-même n'est qu'une préparation à la mort qui

leur permettra d'accéder à la vie éternelle. C'est entre autre pour ça que des moyens

sont investis dans les temples et les lieux de rites, construit en dur, alors que les

habitations de la population sont elles-mêmes plus précaires.

Si cette vie éternelle est dans un premier temps réservé au pharaon, on s'aperçoit

assez rapidement que chaque homme y a le droit, ce qui motive d'autant plus la pratique

et le respect des traditions. Tout comme les cosmogonies, il existe plusieurs

versions de ce qui se passe après la mort, toutes cependant convergent vers des points

communs : le défunt doit se confronter à une épreuve qui détermine si il est apte

ou non à rejoindre le royaume des morts, un endroit fabuleux où il fait bon vivre.

Certains écrits font part d'un combat que le défunt doit mener contre les forces du

mal, d'autres contre le grand Seth lui-même mais la version la plus connue qui nous est

parvenue est sans aucun doute celle du jugement de l'âme et de la pesée du cœur. Mais

ne nous précipitons pas, avant toute chose il faut pouvoir y accéder à ce jugement,

et il y a des prérequis !

Pour les égyptiens, un individu est composé de plusieurs forces qui composent son être

et sa personnalité. Sans rentrer dans les détails techniques, nous pouvons citer les

deux principaux : le Djet et le Ka. Le Djet correspond au corps, à l'enveloppe

charnelle et le Ka évoque l'âme, plus durable. Au moment de la mort, il convient

donc de séparer le Djet du Ka pour que l'esprit puisse s'élever et se confronter au jugement

d'Osiris. Et là on n'a pas 50 000 moyens !

Le corps du défunt doit impérativement avoir une tombe à son nom, c'est déjà le premier

point, et dans de nombreuses autres sources, il doit en toute logique être embaumé, cette

acte représentant la renaissance d'Osiris et permettant à Isis de ressusciter l'âme

afin d'accéder au royaume des morts. Si ces prérequis ne sont pas respectés, l'esprit

du défunt reste bloqué dans son corps, pour l'éternité. Chouette !

Bon après il faut être réaliste hein, il y avait des gens qui avaient les moyens et

d'autres pas, on peut donc considérer qu'il y avait plusieurs échelons et degrés de

tolérance car l'embaumement d'un pharaon n'était pas comparable à celui d'un

paysan, autant en terme de prix que de qualité.

Quoi qu'il en soit, et à condition que sa tombe soit régulièrement garnie d'offrandes,

le défunt préparé peut enfin quitter son Djet et se diriger vers le jugement et la

pesée du cœur. Dans la mythologie égyptienne, le cœur est le reflet de l'âme, il est

donc logique de l'examiner afin de voir si la vie du défunt a été exemplaire ou

non.

Ce jugement est présidé par Osiris, accompagné de plusieurs autres dieux tels qu'Isis,

Nephtys, et parfois d'autres dieux suivant les versions. Accompagné d'Anubis, le défunt

se défend en plaçant son cœur sur une balance afin de juger sa vie terrestre et ses éventuels

péchés. Une plume d'autruche est posé de l'autre côté et si le cœur est plus

léger que la plume, le défunt est blanchi, il peut accéder, avec les honneurs, au royaume

des morts. En revanche si celui-ci est plus lourd que la plume c'est moins sympathique…

Amemet, la grande dévoreuse, une créature à la tête de crocodile, au corps de lion

et au postérieur d'hippopotame, se charge d'engloutir l'âme avec le plus grand

des appétits et…et puis c'est fini, plus rien…Thot vous tamponne le crâne avec un

“accès refusé”…fallait être réglo à l'époque…

Avant toute chose, il faut préciser que les dieux égyptiens sont à la fois très humains

et finalement assez inaccessibles. Ils interagissent entre eux, ils boivent, ils se parlent, ils

s'aiment et se jalousent, se mettent parfois à dos les copains et pourtant à l'inverse

des dieux grecs par exemple ils ne se mêlent que très rarement à la population. Si ils

sont “au ciel” ou dans le monde souterrain ils sont aussi sur terre mais à l'intérieur

des temples et des statues, se nourrissant des offrandes des hommes. Tout comme les dieux

nordiques, les dieux égyptiens sont mortels, nous l'avons vu, cependant ils peuvent tout

à fait être ressuscités. Oui, c'est un peu de la triche mais c'est des dieux, ils

font ce qu'ils veulent...

Je le répète depuis le début de l'émission, tel un perroquet qui aurait pris un peu trop

de sucre, on a beaucoup d'histoires différentes qui évoluent au fil du temps et ça vaut

bien évidemment pour les dieux. La longueur extraordinaire des dynasties égyptiennes

font que l'on parle d'une période qui s'étale sur des milliers d'années. Ainsi,

en fonction des époques, certains dieux vont prendre beaucoup plus d'importance que d'autres

sur le territoire. Durant l'ancien Empire, entre 2778 et 2420 avant JC, c'est par exemple

Rê, Osiris et Seth qui sont mis en avant alors que pendant le Nouvel Empire, entre

1580 et 1085 avant JC, c'est surtout Amon, Ré et Ptah qui dominent en même temps que

celui d'Isis et d'Osiris.

Cependant ils n'ont pas l'exclusivité du culte, puisse qu'il existe des centaines

de dieux qui sont vénérés plus ou moins localement dans les villes, qui disparaissent,

réapparaissent, se transforment, évoluent, etc…Certaines théories expliquent qu'il

n'y a en fait que trois dieux et que l'on donne des noms différents à beaucoup d'entités

qui sont en fait les mêmes.

Et si le polythéisme, le fait de croire en plusieurs dieux, domine très largement la

culture égyptienne, on assiste même sous le règne du Pharaon Akhenaton à une tentative

de monothéisme forcé. Pendant tout son règne, il impose donc le culte du dieu solaire Aton,

mais sa tentative disparaît avec lui.

En gros ça bouge, encore et encore, mais la religion en tant que telle reste dans les

mêmes eaux pendant près de 5000 ans !

D'ailleurs, même si la représentation des dieux évolue aussi, ils restent quasiment

les mêmes. Ainsi un même dieu peut d'abord être représenté sous forme animale, puis

humaine et enfin mixte entre humain et animal. Il peut aussi être représenté sous la forme

d'un homme puis d'une femme et enfin même si certains dieux ont des signes distinctifs

comme des objets sur eux et bien les couronnes ou les coiffes qui peuvent orner leur tête

changent également suivant les représentations que l'on en fait. Bref, pas facile tout ça

Comme nous l'avons dit, la religion est très importante pour les égyptiens, car

la vie après la mort est plus importante que la vie terrestre. Les lieux de cultes

sont extrêmement respectés et les statues des dieux sont sensés contenir une partie

de leur âme. Dans chaque aspect de la vie les dieux sont donc présents et on les honore

en leur faisant des offrandes. La religion conditionne tout et, comme je l'avais exposé

dans mon épisode sur l'accouchement, même le fait de donner la vie est encadré par

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