Les 4 villes en avance sur leur temps - Nota Bene #7
De nos jours les pays, les cultures, n'ont jamais été aussi connectés. Science, philosophie,
histoire, art, technologies, tout ou presque s'échange et se transmet, permettant au savoir
de progresser partout dans le monde. Néanmoins cela ne fut pas toujours le cas et au cours
de l'histoire de l'humanité, certaines grandes villes entreprirent le rêve fou de devenir
de véritables épicentres à partir desquels rayonnaient la culture et la science. De Santorin
à Bagdad, du Machu Pichu à Alexandrie, découvrons ensemble quelques lieux qui ont marqué nos civilisations à jamais.
Strongylé, la Circulaire, Kallisté ou encore
Théra, tant de nom pour désigner l'île méditerranéenne qui aujourd'hui porte
le doux nom de Santorin. Cette île volcanique, rattachée à la Grèce en 1840, a été habitée
durant l'Antiquité par les Minoens. Et c'est d'ailleurs durant cette période
que l'île, bien plus vaste qu'elle ne l'est actuellement, devint un passage obligé
pour qui commerçait avec la Crète, la Syrie ou encore l'Egypte. On s'y échangeait
du vin, de l'huile, du safran et peut être même du miel au vu de la découverte récente
de la plus ancienne ruche de l'ère de la civilisation grecque. Cette situation géographique
favorisa le développement de l'île et de sa société qui devint forte d'un immense
savoir. En 2000 avant notre ère, la ville où il fallait être est sans aucun doute
celle d'Akrotiri, au sud de l'île. Cette ville aurait pu compter entre 1500 et 9000
habitants selon les historiens et de nombreuses prouesses techniques telles que le système
de voirie publique, le réseau d'égouts et les bâtiments à plusieurs étages. Les
maisons disposaient de salles de bain à l'étage, reliées aux égouts par un système de tuyaux
en terre cuite. Malheureusement, nous ne savons pas encore tout d'Akrotiri car après 40
ans de fouille, seul deux hectares ont pu être dégagés alors que sa surface semble
bien plus grande. Ce rayonnement culturel, commercial et technique
qui caractérisait l'île de Santorin dans l'antiquité n'est pas sans rappeler une
ancienne légende bien connue : celle de l'Atlantide. En effet, dans ses œuvres Timée et Critias,
Platon nous parle de l'Atlantide comme d'une île riche et prospère, fréquentée par
les navires du monde entier, et dont la puissance et la technologie n'a d'égal que sa splendeur.
L'histoire nous conte que les rois devenus avides ne cherchaient qu'à accroître leur
puissance et leur richesse et tentèrent d'asservir Athènes. Zeus décida alors de les punir
ainsi que tous les habitants de l'île en déclenchant, selon la légende, de terribles
tremblements de terre et des cataclysmes terrifiants. L'île se retrouva ainsi engloutie par les
flots et disparut à jamais. A Santorin, l'histoire n'est pas si différente.
On sait aujourd'hui que l'île est située sur un arc volcanique au milieu de la mer
Égée, arc qui est le résultat de la tectonique des plaques africaine et eurasienne. C'est
une zone particulièrement instable et propice aux tremblements de terre. Les recherches
archéologiques nous ont permis de découvrir que la population en était tout à fait consciente,
c'est pourquoi on a pu retrouver des traces de reconstruction dans la cité d'Akrotiri,
où des vieilles pierres avaient été réutilisées pour l'aménagement de nouveaux espaces.
Les rez-de-chaussée dévastés furent transformés en caves et les rues abimées furent rehaussées.
Vers 1500 avant notre ère, on sait qu'une éruption volcanique, dite éruption minoenne
détruisit une grande partie de l'île. L'éruption projeta des pierres et des cendres
jusqu'à 900 kms au sud de l'île et deux tiers de cette dernière furent engloutis
par la mer. Les archéologues n'ayant pas retrouvé de trace de bijoux, d'ossements
humains ou de vivres dans les ruines de la ville, cela nous laisse penser que les habitants,
alertés par quelques tremblements de terre, ont eu le temps d'évacuer l'île.
Alors bien sûr il ne s'agit là que d'une version sur l'éventuelle localisation de
l'Atlantide, mais il en existe d'autres. Qui sait ?
A l'autre bout du monde, vers 1440 un site majestueux fut construit. Il s'agit de la
création urbaine la plus stupéfiante de l'Empire inca : le Machu Picchu. Au milieu
de la forêt tropicale, des montagnes escarpées et à plus de 2400m d'altitude, la cité
était constituée de 284 habitations pouvant accueillir en moyenne 4 personnes, supposant
une population constante d'environ 1200 habitants. On peut aussi trouver sur les lieux
un centre religieux, un espace astronomique et des terrasses agricoles. Le site archéologique,
très bien conservé, a pu nous révéler l'existence d'un important réseau de
routes et de sentiers, mais surtout d'une gestion spectaculaire de l'eau destinée
à la consommation et à l'irrigation des terres ! En effet, lors de la construction
du site, plusieurs questions durent se poser : comment éviter les glissements de terrain
dus aux pluies ? Comment irriguer les cultures ? Et surtout, comment avoir accès à l'eau
potable ? Nous savons aujourd'hui que les incas ont utilisé une source située sur
une colline au nord de Machu Picchu et qu'avec l'aide d'un système de collecte des eaux
de pluie ils ont pu augmenter la production de cette source. Afin de faire parvenir l'eau
jusqu'au sommet de la ville, les ingénieurs ont construit un canal de 749 mètres de longueur
sur une pente à 3% qui reliait cette source directement au Machu Picchu. Pour distribuer
l'eau potable à l'intérieur de la ville, ils divisèrent l'arrivée d'eau en 16
sources, la première allant directement dans la résidence de l'empereur. Les sources
d'eau potable distribuaient en moyenne 25 litres d'eau par minute, mais certaines pouvaient
assurer sans faillir un débit allant jusqu'à 100 litres par minute ! Impressionnant !
Cependant, même si nous en avons appris beaucoup sur le site et ses technologies, son mystère
reste entier. En effet, nous ne savons toujours pas à quoi servait ce lieu et nous ne le
saurons peut-être jamais ! Plusieurs théories existent, l'une d'entre elle serait que
la ville ait été habitée par les Vierges du Soleil. Ces femmes étaient choisies parmi
les plus belles femmes du peuple pour être sacrifiées, ou tout simplement pour devenir
des esclaves sexuelles du Dieu soleil, qui n'est autre que l'empereur inca. On raconte
même que si ces femmes étaient surprises avec un autre homme, elles étaient enterrées
vivantes… et leur amant aussi ! Cette théorie est étayée par le fait que
sur les 135 momies retrouvées lors des fouilles archéologiques, 109 squelettes, soit 80%
des ossements, correspondraient à ceux de femmes.
Une autre hypothèse fait du Machu Picchu une citadelle aux fonctions défensives. En
effet, protégé par des douves et un mur d'enceinte, le site est difficilement assiégeable.
Mais la présence d'édifices religieux et surtout l'importance agricole du site
nous font douter de cette théorie. L'agriculture avait une importance capitale au Machu Picchu
et dans la partie basse de la ville, les terrasses ont permis jusqu'au XXe siècle de cultiver
du maïs, de la pomme de terre et quelques autres légumes. Quand les récoltes étaient
bonnes, le Machu Picchu était en capacité de nourrir jusqu'à 10 000 personnes !
Se pose alors une autre question… Pourquoi la cité fut elle retrouvée en ruines, abandonnée,
alors que les incas avait de la nourriture à n'en plus finir et de l'eau jusqu'à
plus soif ? Située en zone humide peuplée d'insectes, on peut supposer que de nombreuses
épidémies telles que la malaria sévirent dans la région éloignant ainsi la population
des lieux. On peut aussi penser qu'à la mort du dirigeant la citadelle fut fermée.
Ou alors qu'un groupe d'amazoniens rivaux, les Antis, décimèrent le peuple incas ! Ces
hypothèses sont toutes envisageables, mais il est fort probable que c'est l'arrivée
des conquérants espagnols et la guerre civile incas, entre 1531 et 1532, qui ont eu raison du Machu Picchu.
Avant d'être le théâtre de troubles profonds
qui agitent aujourd'hui toute l'Irak, Bagdad fut au cœur du rayonnement culturel et économique
du monde arabe. On la confondra d'ailleurs souvent avec Babylone.
Fondée aux alentours du 8ème siècle, sa construction nécessitera l'effort de près
de 100 000 ouvriers pendant 4 ans. A l'origine, la ville formait un immense rond protégé
par deux lignes de remparts et un énorme fossé de vingt mètres de large. Néanmoins
le développement très rapide de la ville lui fit perdre très tôt sa forme originelle.
Désignée capitale en 750 de l'empire Abbasside, qui s'étendait sur tout le moyen orient,
Bagdad est considéré, avec Xi'an, en Chine, comme une des premières villes dans l'histoire
de l'humanité à avoir atteint le million d'habitants, et ce n'est pas étonnant quand
on détaille la liste de ses atouts. La ville était tout d'abord le centre administratif
et fiscal de l'empire, centralisant les impôts et la gestion de la poste impériale. Sur
le plan religieux, le calife, qui résidait au cœur de la ville faisait foi d'autorité
suprême en cas de contentieux dans le domaine juridique islamique. Jusqu'au 10ème siècle
au moins, la grande majorité de l'empire musulman sera dirigé depuis Bagdad.
La ville était situé sur le fleuve du Tigre et reliée à l'Euphrate par des canaux, ce
qui lui permit d'ouvrir d'importantes routes fluviales vers l'Inde, la Chine, l'Afrique
et la méditerranée ainsi que des routes terrestres vers l'Europe chrétienne, la Bulgarie
ou encore Constantinople. Une route commerciale fut même ouverte avec la Scandinavie pour
le commerce de peaux et de fourrures. Sur le plan commercial, la capitale était donc
au centre des échanges et sur le plan économique la ville n'était pas en reste ! Pratiquant
l'esclavage de manière intensive, cela lui permit de développer une industrie forte
autour du cuir, du papier, des cristaux mais aussi des soieries et des cotonnades. Toute
cette richesse permit à la ville de continuer son développement.
Dans un même temps, Bagdad deviendra un des hauts lieux des sciences et de la culture,
attirant de tout l'empire des savants et des intellectuels souhaitant participer à cette
formidable aventure. En 832 fut fondée la première "Maison de la sagesse", terme désignant
de grandes bibliothèques amassant le savoir et permettant aux sages de traduire des ouvrages.
Cette dernière était spécialisée dans l'accumulation d'ouvrages perses, grec et
arméniens, elle facilitera grandement la préservation des connaissances déjà acquises
et la rencontre de nombreux savants venant des quatre coins du monde. Philosophes, mathématiciens,
historiens, astronomes, tous se réunissaient afin de débattre, d'échanger, de transmettre
et de faire progresser la science dans l'empire. De nombreuses écoles virent le jour permettant
de former des juges et des savants religieux. Même quand le pouvoir politique se trouva
affaibli, ce qui fut le cas à partir du 10ème siècle, la capitale continua à prospérer
culturellement et économiquement. Cependant cela n'empêcha pas quelques conflits d'éclater
au début du 11ème siècle, opposant Chiites et Sunnites mais aussi les pauvres aux riches,
ces derniers étant particulièrement vulnérables pendant cette période. De plus, une série
d'inondations et d'incendies ravagent une partie de la ville. Mais celle-ci tint bon
! En tout cas jusqu'au 13ème siècle... Le 10 février 1258, après 20 jours de siège,
les mongols qui envahissaient le territoire, pénètrent au cœur de la ville et commencèrent
pillages et massacres. Des quartiers entiers de Bagdad furent détruit, plus de 100 000
personnes massacrés et la fameuse Maison de la Sagesse fût tout simplement vidée
de tous ses ouvrages qui trouvèrent leur nouvelle place directement au fond du Tigre,
entrainant la perte de nombreux ouvrages artistiques, littéraires, philosophiques et scientifiques
de l'époque. Suite à cet épisode, les géographes de
l'époque qualifieront Bagdad de ville en ruine. Elle renaitra tout de même de ces
cendres quelques siècles plus tard après diverses attaques, devenant aujourd'hui la
capitale de l'Irak avec un peu plus de 7 millions d'habitants.
Alexandre le Grand fût sans aucun doute un des plus grands conquérants que le monde
ait jamais connu. En - 343, alors qu'Alexandre n'avait que 13 ans, Aristote fut désigné
pour être son professeur. Le philosophe suivra le jeune homme pendant trois ans et eut une
énorme influence sur sa vie et sur sa ligne de conduite. Il verra en lui un futur conquérant
capable d'unifier la Grèce et de faire rayonner leur culture à travers toute la méditerranée.
Alexandre se révéla un élève extrêmement doué mais aussi un jeune homme précoce qui
reçut la régence du royaume de son père, lorsque celui-ci était absent, alors qu'il
n'avait que 16 ans. En - 336, il fut élu roi de Macédoine et se lança dans ses fameuses
conquêtes. C'est lors de ces conquêtes qu'il fonda de nombreuses cités, un peu plus de
soixante-dix, et la majorité de ces villes, 32 pour être exact, portèrent le nom d'Alexandrie.
De nos jours nous connaissons surtout celle qui fut la plus grande et la plus rayonnante
culturellement et scientifiquement. En -332, alors âgé de 24 ans, Alexandre
décida de créer une immense ville en Égypte. Les anciens la qualifièrent d'ailleurs "d'Alexandrie
près de l'Egypte" car elle n'était situé ni sur le Nil, ni sur le delta en tant que
tel, mais un peu plus à l'ouest, sur une bande de terre séparant la mer méditerranée
d'une lagune. La région dans laquelle fut érigée Alexandrie était également appelé
"le pays des Bergers", qui était en fait composé de nombreux marais jouissant d'une
mauvaise réputation due aux habitants qu'ils abritaient, réputés hostiles et souvent
désignés comme des brigands. Si la position de la ville fut révélée à Alexandre par
un rêve, nul doute que l'intérêt géographique et stratégique de l'endroit y était pour
beaucoup. La légende raconte que le roi dessina seul
la cité mais qu'étant occupé par les préparatifs de sa conquête de l'empire Perse, il délégua
sa construction. Mettant en application les enseignements de son maître Aristote, la
ville fut construite en damier, avec des routes larges, parfois jusqu'à 30 mètres, orientées
dans le sens du vent pour rafraichir ses habitants. Plus tard la ville sera reliée à l'île
de Pharos, juste en face de la côte, où le fameux phare d'Alexandrie, une des 7 merveilles
du monde, fut érigé. Néanmoins, il fallut attendre la mort d'Alexandre
en -323 pour que la ville prenne son essor et se développe considérablement. A sa mort
donc, le royaume fut divisé en plusieurs parties et Ptolémée, un de ses plus célèbres
généraux, reçut le royaume d'Egypte en héritage. Il fit de la ville la capitale
de l'Egypte qui fut une des plus peuplés du bassin méditerranéen avec environ 50
000 habitants venant de tous horizons : des Égyptiens, des Syriens, des Juifs et une
minorité gréco-macédonienne. Progressivement la ville devint un haut lieu de la culture
et de la science. Un musée fut construit, véritable centre
de recherche où étaient conviés les savants du monde entier qui se voyaient rémunérés
pour effectuer leurs recherches et faire progresser la science. On mit même à leur disposition
des appartements, une cantine, un parc zoologique et botanique, etc.
Des nombreuses écoles furent construites, notamment de mathématiques et de philosophie,
la ville était en plein bouillonnement culturel, permettant des progrès en astronomie, en
médecine, et dans plein d'autres domaines. De grands noms tels qu'Archimède ou Euclide
y résidèrent même. Bref, Alexandrie c'était la ville qui bougeait.
Et ce qui participa énormément à cet essor, car je n'en ai pas encore parlé, c'est bien
évidemment la fameuse bibliothèque d'Alexandrie. Créée par Ptolémée 1er, elle fût enrichie
et développée par ses successeurs. La bibliothèque avait l'ambition de rassembler tous les livres
de tous les peuples de la terre. Pour cela les différents directeurs de l'édifice demandèrent
aux souverains de tous les pays de bien vouloir leur envoyer le maximum d'ouvrages possibles
afin d'en garnir leurs étagères. Une véritable armée de savants et d'intellectuels se mit
en marche pour récolter des livres et les traduire en grec. On raconta par exemple qu'un
groupe composé de six représentants des différentes tribus juives s'enferma sur l'ile
de Pharos pour y traduire la bible en à peine 72 jours.
La bibliothèque décida également de mettre les petits plats dans les grands et d'entamer
une véritable traque de collections privés, n'hésitant pas à proposer des sommes d'argent
contre des écrits, achetant par exemple la bibliothèque personnelle d'Aristote.
D'autres méthodes plus originales furent mises au point afin de collecter ces livres
comme cette "taxe" portuaire, qui consistait à donner les ouvrages présents à bord à
la bibliothèque en attendant que celle-ci en fasse une copie.
A son apogée, la bibliothèque aurait abrité pas loin de 700 000 ouvrages.
Le bibliothécaire Callimaque de Cyrène tenta de classifier toutes ces sources par ordre
alphabétique et par genre. Il rédigea quelques 120 rouleaux, ne couvrant guère qu'un cinquième
des œuvres mais permettant d'avoir un échantillon assez large de ce qui était disponible.
Ces ouvrages étaient bien évidemment réservés aux savants et autres intellectuels mais au
début du 2ème siècle avant J.C., une annexe fut ouverte au public comportant quelque 42
800 rouleaux. C'est à partir de cette époque que les choses
se corsèrent pour la bibliothèque. Les rois devinrent de plus en plus décadents et on
nomma même un militaire en tant que bibliothécaire. Vers -145 Ptolémée VIII expulsa même des
savants de la ville qui partirent en emmenant avec eux des ouvrages.
Durant ce même siècle se développera en Turquie la deuxième plus grande bibliothèque
du monde Antique, celle de Pergame, qui accueillait plus de 200 000 ouvrages. On estima que la
concurrence entre les deux bibliothèques fut rude, Pergame n'hésitant pas à fabriquer
de toute pièce de faux documents afin de compléter sa collection. Cette nouvelle bibliothèque
était fondamentalement différente d'Alexandrie car les intellectuels de Pergame s'intéressaient
surtout à l'interprétation des textes anciens sous toutes leurs formes tandis qu'à Alexandrie
on s'appuyait sur l'étude du lexique et sur le recoupage d'information, n'hésitant pas
à occulter des faits qui semblaient un peu trop obscurs pour être crédible.
Quoi qu'il en soit, la bibliothèque retrouva un nouveau souffle avec l'arrivée en -86
des intellectuels d'Athènes fuyant leur ville mise à sac par les romains. À la suite de
cet événement, les traces historiques deviennent assez floues.
Si certains historiens considèrent que la bibliothèque brula lors du grand incendie
de -45 pendant la campagne de César en Egypte, d'autres, tout en ne réfutant pas l'incendie,
le minimisèrent en prétendant que cela n'avait détruit qu'une petite partie de l'édifice.
C'est notamment le cas de l'historien Luciano Canfora qui préfère conclure que la bibliothèque
rayonna encore pendant de nombreuses années et que les rouleaux furent détruits au VIIème
siècle sous les ordres du calife de Bagdad. Une chose est sûre, la bibliothèque d'Alexandrie
marqua fortement son temps et fut le phare qui éclaira de nombreux pays.
Ce grand épisode est désormais terminé,
Je voulais remercier du fond de mon petit cœur, ma tendre épouse,
qui a coécrit cet épisode, ce qui explique peut-être pourquoi il fut si long,
les femmes parlent beaucoup non ? N'oubliez pas de partager afin de vous aussi participer
à la transmission du savoir. Et puis moi je serai content :p
Je vous laisse avec cette citation de Marguerite Yourcenar : "Les villes portent les stigmates
des passages du temps, occasionnellement les promesses d'époques futures."
A la prochaine !