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La chronique d'Aliette de Laleu, Les réseaux sociaux - Aliette de Laleu

Avanzato 1 di francese lesson to practice reading

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Les réseaux sociaux - Aliette de Laleu

- Saskia de Ville : bonjour Aliette - Aliette de Laleu : bonjour Saskia, bonjour

à tous - Saskia de Ville : ce matin, vous allez évoquer

la présence des artistes sur les réseaux sociaux.

- Aliette de Laleu : au début, je voulais chasser le cliché comme quoi les artistes

issus du classique ne seraient pas très présents sur les réseaux sociaux, et finalement, en

allant un petit peu fouiller sur le web, j'ai réalisé que ce n'était pas tant un cliché

qu'une réalité.

De là à dire qu'ils ne sont pas présents, c'est faux, mais j'ai remarqué qu'il y avait

encore quelques progrès à faire.

Pour commencer, je pense qu'il est crucial de rappeler que le web et les réseaux sociaux

font aujourd'hui partie intégrante du monde artistique, quel qu'il soit : une étude récente

menée par trois spécialistes de la musique classique et des nouvelles technologies explique

que les musiciens doivent construire une communauté et interagir avec le public en ligne pour

mieux exister.

Pour eux, déjà, car une belle visibilité sur le web permet aux musiciens d'être facilement

repérés, contactés auprès des médias, des managers, des compagnies, des programmateurs...

bref, c'est un bon moyen de se construire une carte d'identité crédible.

Et cette présence en ligne est très importante pour le public, les fans, et d'autant plus

dans un milieu comme le classique, où il y a un besoin énorme de montrer que les musiciens

qui sont sur scène sont accessibles tout comme la musique qu'ils interprètent.

- Saskia de Ville : et donc, vous avez repéré des bons et des mauvais élèves sur les réseaux

sociaux.

- Aliette de Laleu : oui, je ne sais pas si c'est le fait d'avoir été élevée par une

institutrice, ou mon addiction pour les réseaux sociaux, mais j'avais envie de faire un petit

bulletin scolaire des artistes sur le web.

On va commencer par les bons élèves, ce sont ceux qui postent régulièrement, ils

sont actifs, présents, et pas seulement dans un unique but professionnel, ils sont proches

du public, partagent non seulement des actualités, mais aussi des coups de coeur, des photos,

des vidéos, des informations plus personnelles, et ils sont réactifs.

De quoi alimenter une belle relation avec le public.

Impossible d'être exhaustive, mais je vais citer quand même quelques bons élèves Anna

Netrebko, Cédric Tiberghien, Joyce DiDonato, Renaud Capuçon - qui nous a d'ailleurs enchantés

avec des vidéos de lui dévalant les pistes de ski sur Twitter, il faut aller voir ça,

ça vaut le coup d'oeil - ensuite vient la catégorie des "peut mieux faire", avec les

encouragements car l'effort est là : ces artistes, soit ne sont pas présents sur l'ensemble

des réseaux sociaux, soit laissent absolument tout gérer par un agent, ce qui est compréhensible

mais ça se ressent dans la publication, ça devient un peu impersonnel, et souvent on

a l'impression qu'ils parlent d'eux à la troisième personne du singulier.

C'est dommage, mais au dessus de la moyenne, on va leur mettre un petit 12 sur 20.

Et puis arrivent les mauvais élèves - vous avez remarqué que je ne cite plus d'exemples,

c'est un enseignement qui ne punit pas, qui ne sanctionne pas - les mauvais élèves,

on les repère assez vite : souvent, ils sont au fond de la classe, complètement inactifs

ou passifs sur les réseaux sociaux. leur dernier post remonte à il y a quatre mois

pour le festival machin, et encore, il y avait juste un lien brut sans commentaire... et

puis, pire encore, ceux qui sèchent les cours.

Eux, ils sont complètement invisibles, inutile de les chercher sur le web, ils n'existent

pas.

Pour cette catégorie je ne mets pas la moyenne, et je leur conseille d'aller s'inspirer des

bons élèves.

Voilà pour mon bulletin scolaire, ce n'est pas un jugement, mais un encouragement car

la présence des artistes sur les réseaux sociaux est le meilleur moyen de renvoyer

une belle image.

Et puis c'est gratuit, c'est pratique, on y prend très vite goût.

Même si les générations au dessus se sont emparés du web ces dernières années, il

n'en reste pas moins que ce sont majoritairement des jeunes qui sont actifs et réceptifs sur

le web, alors chers artistes, pensez à eux pour leur faire partager votre univers et

vos passions.

- Saskia de Ville : eh bien moi, je peux dénoncer quelqu'un aujourd'hui : Sonia Wieder Atherton

a été très active sur Twitter...

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