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La chronique d'Aliette de Laleu, Hélène de Montgeroult et La Marseillaise - Aliette de Laleu

Avanzato 1 di francese lesson to practice reading

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Hélène de Montgeroult et La Marseillaise - Aliette de Laleu

*Clément : Bonjour Aliette!* Bonjour Clément !

*Clément : Cette année la Marseillaise fête ses 140 ans en tant qu'hymne national français.

*Donc vous vous êtes dit (je ne sais pas pourquoi), qu'il était temps de parler d'Hélène de Montgeroult.*

Je vais tout vous raconter : Hélène de Montgeroult elle était pianiste, compositrice, pédagogue.

Elle était surtout marquise à une époque où faire partie de la noblesse pouvait vous coûter la vie ;

C'est-à-dire en pleine Révolution française.

Un récit un peu romancé écrit par Eugène Gautier raconte un jour de 1793 ou 94,

où la marquise de Montgeroult, enfermée dans les prisons de la Conciergerie,

passe devant le Comité de salut public pour connaître son sort….

*Clément : “Citoyenne, on nous assure que l'institut national de musique ne peut se*

*passer de toi et de ton talent, dont nous avons voulu juger par nous-mêmes.*

*Assieds-toi là et joue-nous La Marseillaise”*

On y vient : Face au comité, la pianiste aurait si bien improvisé sur le chant révolutionnaire

que le comité se serait levé pour entonner l'hymne tout en acquittant la jeune femme.

On connaît aussi de sa vie ses frasques amoureuses,

comme c'est souvent le cas des femmes qui ont marqué l'Histoire.

Mais d'Hélène de Montgeroult, si l'on devait retenir 3 choses,

ce sont bien ses talents de compositrice, de pédagogue et pianiste :

SON 1 - Sonate pour piano n°9 Allegro Spiritoso par Edna Stern

*Clément : “Jamais le piano n'aurait exhalé de langage plus mélodieux, plus doucement*

*accentué, plus noble et plus tendre, jamais ses touches ne se seraient animées d'une*

*expression plus suave et plus exquise que sous les doigts d'Hélène de Montgeroult*”

C'est beau, ces mots de Paul Smith alias Edouard Monnais écrits en 1841...

Si l'on n'a pas retenu le nom d'Hélène de Montgeroult,

c'est que son statut d'aristocrate l'empêchait d'être artiste.

A l'époque, les nobles ne doivent pas travailler.

Hélène de Montgeroult se contente donc de jouer dans des salons privés,

entourée de personnes soigneusement choisies

Des mélomanes ou artistes de renom comme le violoniste virtuose Viotti.

*Clément : Elle n'avait pas le droit de jouer du piano en public,*

*mais elle n'avait pas vraiment le droit non plus de composer…*

Disons que ce n'était pas forcément bien vu quand on était noble,

ET en plus quand on était femme.

Mais sous l'influence d'un de ses professeurs de musique, Nicolas Hullmandel,

elle compose des sonates, des mélodies et des fugues.

SON 2 - Fugue n°3 par Bruno Robilliard

Son professeur aurait reçu des cours de Carl Philipp Emanuel Bach, fils de Jean-Sébastien Bach.

Et de là, elle s'inspire d'une musique qui n'était pas très jouée à l'époque : la musique baroque.

C'est même une des premières pianistes à jouer Bach.

Cette fugue prouve bien l'influence qu'a eu l'étude de ce compositeur sur sa propre création.

*Clément : Pianiste, compositrice, il manque le côté pédagogue ?*

Hélène de Montgeroult était la première femme nommée professeure de piano

en première classe au conservatoire de Paris en 1795, année de la création de l'institution.

Elle intègre l'établissement avec 12 autres professeurs, tous des hommes

avant de démissionner par courrier en 1798 pour des problèmes de santé…

*Clément : “Votre lettre fait éprouver à l'administration du conservatoire les plus vifs regrets.*

*A ces sentiments pénibles, déterminés par la perte pour l'enseignement d'un talent*

*aussi précieux que le vôtre se joignant ceux inspirés par les motifs de votre retrait”.*

Une lettre signée entre autres par Gossec, Cherubini, Mehul…

Elle a quand même le temps de laisser un bien précieux pour la musique :

un cours complet pour l'enseignement du piano forte,

une méthode de plus de 700 pages comprenant de nombreuses études :

SON 3 - Etude n°107 par Edna Stern

Certains musicologues avancent qu'il y a déjà dans sa musique du Schumann, du Mendelssohn, du Chopin…

Des compositeurs qui auraient très bien pu tomber sur cette méthode de piano

reprise partout sans toujours nommer son autrice. Ce cours sera sa dernière oeuvre connue.

Un leg d'une grande valeur qui permet un apprentissage complet du piano,

Avis aux amateurs et amatrices…

*Clément : Merci Aliette, on va se quitter avec encore un peu d'Hélène de Montgeroult*

*que vous nous avez apporté ce matin, et sa fugue pour piano en fa min n°1*

Mais on va bien sûr rappeler qu'on peut retrouver cette chronique sur les réseaux sociaux, en vidéo

*Et puis bien sur sur le site francemusique.fr, Merci Aliette et à la semaine prochaine !*

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