Leçon 28 - Transports en tous genres II
(Robert et Mireille viennent d'arriver à Chartres.)
Robert: 11 heures 43. Eh bien, dis donc, le train est arrivé à l'heure pile!
Mireille: Évidemment! Les trains sont toujours à l'heure, en France: ils sont très ponctuels. Ils partent exactement à l'heure et ils arrivent exactement à l'heure.
Robert: Toujours?
Mireille: Oh, oui toujours! Enfin presque toujours!
(Ils sortent de la gare.)
Mireille: Tu as faim? Bon, allons manger quelque chose rapidement dans un café en face. Tiens, là-bas.
(Ils s'installent à une table, consultent rapidement le menu. La serveuse s'approche.)
La serveuse: Bonjour, Messieurs-dames.
Robert: Bonjour, Madame.
Mireille: Moi, je prendrai juste une assiette de crudités.
Robert: Pour moi, une assiette de charcuterie, s'il vous plaît, et un petit pichet de vin—rouge.
Mireille: Et une carafe d'eau, s'il vous plaît.
La serveuse: Oui, Mademoiselle, tout de suite. Une assiette de crudités, une assiette de charcuterie, et un pichet de rouge. Voilà. Bon appétit.
Mireille: Et une carafe d'eau, s'il vous plaît!
La serveuse: Oui, Mademoiselle, tout de suite. Une carafe d'eau.
Mireille: Merci.
Robert: Ton musée est près de la cathédrale?
Mireille: Juste à côté.
Robert: On va prendre un taxi.
Mireille: Mais tu plaisantes! C'est tout près! On y va à pied! C'est à dix minutes au plus.
(Au moment où ils vont traverser la Promenade des Charbonniers, ils assistent à un accident: un vélomoteur, qui sort trop vite d'une rue latérale, heurte une camionnette qui, heureusement, roule très lentement. Le cycliste est projeté par-dessus le capot sur le trottoir d'en face, juste devant une pharmacie. Le cycliste se relève: “Ce n'est rien.” Mireille s'est approchée.)
Mireille: Vous ne vous êtes pas fait mal?
Le cycliste: Non, non, ça va. Ah, ben, j'ai de la chance! Je suis bien tombé!
(Robert et Mireille sont maintenant devant la cathédrale. Ils admirent le portail.)
Mireille: Là, tu vois, ce sont les apôtres.
Robert: Ils ont de belles têtes.
Mireille: Et là, c'est le Christ, tu vois, avec les pieds posés, là, sur des lions.
Robert: Tu as vu tous ces monstres?
Mireille: Oui, ça, c'est l'Enfer. De ce côté, c'est l'Enfer, et de l'autre côté, c'est le Paradis. Entrons à l'intérieur de la cathédrale, tu veux?
Robert: Tu ne vas pas au musée?
Mireille: Si, tout à l'heure; j'ai le temps, il n'est même pas deux heures.
(Il y a très peu de monde dans la cathédrale. Quelqu'un joue du Bach à l'orgue. La lumière qui traverse les vitraux de la rosace projette des taches multicolores sur les dalles et sur les énormes piliers. Un rayon illumine un instant les cheveux blonds de Mireille. Robert est très ému. Ils sortent de la cathédrale.)
Mireille: Bon, je vais y aller. Voyons, il est deux heures. Je te retrouve ici dans une heure, à trois heures pile. D'accord?
Robert: D'accord.
Mireille: À tout à l'heure.
(Robert admire le portail royal, les statues-colonnes des rois et des reines avec leurs longs cheveux. Puis il va regarder les magasins qui vendent des cartes postales, des cuivres, des guides, des dentelles, toutes sortes de bibelots. Il se demande s'il ne pourrait pas acheter un petit cadeau pour Mireille, mais il n'ose pas.)
(Juste à ce moment, Robert croit voir Mireille qui sort du musée. Elle se trouve tout près d'un très beau jeune homme blond qui a l'air suédois. Elle remarque tout de suite sa silhouette sportive et ses jambes musclées. Il porte un short bleu extrêmement court. Elle trouve son visage agréable, et lui sourit. Il lui rend son sourire, et ils disparaissent derrière l'abside.)
(Quelques instants plus tard, Mireille arrive comme une fleur devant le portail royal.)
Mireille: Tu vois, je suis ponctuelle, comme les trains! Je suis même en avance: il n'est que 2h 59!
(À ce moment, Robert remarque le beau Suédois qui démarre bruyamment dans une Alpine rouge.)