×

Utilizziamo i cookies per contribuire a migliorare LingQ. Visitando il sito, acconsenti alla nostra politica dei cookie.

InnerFrench - Vol. 1, #96 - Louise Michel : héroïne de la C… – Text to read

InnerFrench - Vol. 1, #96 - Louise Michel : héroïne de la Commune et pionnière du féminisme (1)

Intermedio 1 di francese lesson to practice reading

Inizia a seguire questa lezione ora

#96 - Louise Michel : héroïne de la Commune et pionnière du féminisme (1)

Salut à toutes et à tous, bienvenue ! Je suis ravi de vous retrouver pour cet épisode un peu spécial puisque pour la première fois, je vais laisser les rênes à quelqu'un d'autre. «Laisser les rênes», ça veut dire donner les commandes, le contrôle à une autre personne. On a reçu plein de commentaires positifs à propos de l'interview avec l'historien Florent Vandepitte donc on a décidé de continuer ce format. Mais en plus, aujourd'hui, c'est une autre membre de l'équipe qui s'y colle, qui s'en charge. C'est Ingrid qui va mener l'entretien ! Elle a interviewé l'historienne Mathilde Larrère pour parler de Louise Michel. Donc, vous voyez, aujourd'hui, c'est un épisode 100% féminin. Mathilde Larrère est enseignante-chercheuse à l'Université Paris-Est Marne la Vallée. Elle est spécialiste des mouvements révolutionnaires en France au 19ème siècle. Récemment, elle a publié deux livres : Il était une fois les révolutions en 2019 et Rage against the machisme l'année dernière. Elle est aussi très suivie sur Twitter, où elle partage régulièrement des petits cours pour clarifier certains concepts historiques. Aujourd'hui, Mathilde Larrère va donc nous parler de Louise Michel. Si vous avez écouté l'épisode précédent, celui sur la Commune, vous avez déjà entendu ce nom, vous allez voir que c'est un personnage fascinant. Louise Michel est née en 1830 en Haute-Marne, dans l'est de la France. Elle a commencé sa carrière en tant qu‘institutrice, autrement dit maîtresse d'école, à l'époque du Second Empire. Vous savez, quand le neveu de Napoléon était au pouvoir (on en a parlé dans le dernier épisode). À partir de ce moment-là, l'éducation est devenue un des grands combats de sa vie. Elle s'est battue pendant des années pour réformer l'école et la rendre accessible à tous. À 26 ans, elle a déménagé à Paris. Dans la capitale, elle a commencé à s'engager politiquement en faveur des idées républicaines. Plus tard, elle a participé à l'insurrection de la Commune, dont elle est devenue une des principales figures, en prenant les armes pour combattre l'armée versaillaise. Suite à la défaite des Communards, elle a été déportée, envoyée dans un camp de travail en Nouvelle-Calédonie. Elle a pu rentrer à Paris six ans plus tard, où elle a continué son combat politique, dorénavant, au sein du mouvement anarchiste. Jusqu'à sa mort en 1905, Louise Michel a défendu les opprimés, les pauvres, les femmes et les animaux. Plus tard, les mouvements féministes ont reconnu en elle une pionnière de leur cause.

Voilà, je vous ai donné ces quelques repères, ces grandes lignes, pour que l'entretien soit plus facile à comprendre. Je vous rappelle aussi que, comme d'habitude, la transcription de l'épisode est disponible sur innerfrench.com. Et maintenant, je laisse la parole à Mathilde Larrère et Ingrid qui vont nous raconter comment Louise Michel a marqué l'histoire de la France. Mathilde Larrère, bonjour !

Bonjour !

Merci d'être avec moi aujourd'hui pour cet épisode consacré à Louise-Michel. Avec vous, on va revenir sur le parcours de cette écrivaine et militante anarchiste qui a joué un rôle important dans la Commune il y a 150 ans. Mathilde Larrère, vous êtes historienne, spécialiste des mouvements révolutionnaires et vous avez écrit plusieurs livres sur les femmes dans les révolutions. Vous êtes également active sur Twitter, où vous partagez des fils thématiques sur des sujets historiques souvent liés à l'actualité politique et sociale française. Je vous avoue que je vous suis sur Twitter depuis longtemps et que j'admire votre travail de démocratisation de l'histoire. Eh ben, merci !

Alors vous partagez souvent des histoires méconnues ou mal connues. C'est par exemple le cas de Louise Michel. Donc, personnellement, j'ai été à l'école de la République française de mes 2 ans jusqu'à mes 18 ans, puis à l'université à Paris et c'est seulement pendant mes études de journalisme que j'ai découvert l'existence de cette femme exceptionnelle et si importante pour comprendre notre histoire. Alors j'imagine, comme je vous disais auparavant hors micro, j'imagine que nos auditeurs, même s'ils sont francophiles, comme ils ne sont pas français, ils n'ont pas forcément entendu parler de Louise Michel. Alors pour commencer, comment est-ce qu'on peut la présenter ? J'ai dit : écrivaine, militante, anarchiste. Est-ce-que c'est une bonne définition ? Elle était aussi féministe, journaliste ? Comment, en quelques mots, on la présente ?

Oui, elle était tout ça donc elle est institutrice aussi et c'est très important et dans sa vie, et dans ses combats. Elle a toute une part de ces combats où elle défend l'école, l'école pour toutes et pour tous et un enseignement qu'elle veut émancipateur. Donc, c'est une institutrice, une écrivaine, une poétesse, elle fait des poèmes aussi. Mais c'est militante, socialiste puis anarchiste infatigable. Elle a milité toute sa vie. On l'associe souvent à la Commune, mais il ne faut pas oublier que Louise Michel ne se limite pas à la Commune. Elle a été au cœur des combats sociaux et politiques jusqu'à sa mort en 1905. Elle a fait de nombreuses années de prison, elle a fait du bagne. Donc… donc elle a une vie extrêmement longue, bien supérieure aux 72 jours de la Commune, d'engagement au service de la justice sociale, de l'égalité et de la cause des femmes. Ok, donc vous dites que c'est une militante socialiste d'abord, puis anarchiste. On comprend donc que son positionnement a évolué. Quel a été son cheminement ? Est-ce que ça a été progressif ?

Oui, c'est progressif. Alors, jeune, elle républicaine, mais elle défend ce qu'on appelle la République démocratique et sociale donc elle est proche… alors là c'est des gens que vos auditeurs et auditrices ne connaîtront pas forcément, mais comme Blanqui, qui est un grand démocrate social qui a fait la révolution de 1848. Donc elle est favorable à une république, mais une république qui soit soucieuse d'égalité et pas seulement de liberté, qui est une République qui fasse passer les droits sociaux comme… comme importants, donc le droit au travail, le droit à l'instruction, le droit à l'assistance. Et donc au début, elle est plutôt proche de ces milieux-là.

Quand on se rapproche de la Commune, elle va fréquenter de plus en plus les milieux que l'on va appeler socialistes, mais donc plutôt proche de Proudhon, pas trop de Marx parce que Marx n'est pas très connu en France à l'époque, mais elle est proche… elle est entre les démocrates sociaux et les socialistes. Et c'est l'expérience de la Commune, c'est l'expérience ensuite, lorsqu'elle est en… elle va être jugée, condamnée au bagne et au bagne elle va rencontrer des anarchistes, dont Nathalie Lemel et d'autres qu'elle va faire évoluer finalement sa conception politique et verser dans l'anarchisme, ce qui, pour elle, implique de ne plus faire confiance à la démocratie, de ne plus faire confiance aux élections, de ne plus faire confiance à la représentation nationale et de défendre une organisation politique par petites cellules autonomes et sans… sans État, voilà, ce qui est le propre de l'anarchisme. Elle… plus elle avance, plus elle considère que c'est le pouvoir qui corrompt et que donc, il faut s'en prendre au pouvoir et éviter des formes de pouvoir pour garantir les valeurs qui sont les siennes de justice. Ce qui m'intrigue alors, c'est de savoir comment elle est tombée dans le militantisme à l'origine. Est-ce que c'est par son éducation ou par un événement particulier ? On peut retracer l'origine de son… de son militantisme ? Alors elle est…elle est assez tôt un proche des milieux républicains donc… c'est une jeune femme qui naît en Haute-Marne, qui reçoit une éducation alors sans doute parce que… parce que son père était … qui n'est pas son père légitime, qui était le châtelain du château où exerçait sa mère donc c'est un… c'est une… Elle est le résultat d'un amour ancillaire, enfin… Quelle est la part de l'amour là-dedans, c'est toujours difficile à savoir. Mais elle reçoit une éducation et elle devient institutrice. Or, bah… dans les milieux des instituteurs et des institutrices, il y avait déjà un souci bien souvent de justice sociale. C'étaient des milieux qui étaient déjà à la base plus républicains. Quand elle… quand elle obtient son brevet d'institutrice, c'est là… c'est là qu'on a sa première prise de position. Donc avant, on ne sait pas très bien quand est-ce que le changement s'opère, mais quand elle devient institutrice, on est sous le Second Empire et sous le Second Empire, en France, pour exercer le métier d'institutrice, il faut prêter, dans une école publique, il faut prêter un serment de fidélité à l'Empereur. Et elle se refuse à prêter ce serment, comme d'ailleurs d'autres instituteurs et institutrices à l'époque, parce que, justement, elle refuse de soutenir l'Empereur et cela marque son positionnement plutôt républicain. Et elle va monter à Paris, où elle va créer des écoles libres pour pouvoir enseigner. Et là, elle se rapproche des milieux républicains, démocrates et sociaux fréquentant leurs clubs, rencontrant un certain nombre d'entre eux. Elle écrit d'ailleurs dans le journal de Blanqui, elle écrit dans le journal de Vallès et donc c'est comme ça que l'on sait qu'elle est plutôt proche de ces idées-là. Alors, je rappelle à nos auditeurs et auditrices que le Second Empire a eu lieu de 1852 à 1870. Dans les épisodes précédents du podcast, Hugo vous a parlé de Napoléon III, c'était le neveu de Napoléon 1er. Eh bien, c'est au tout début de ce régime que Louise Michel refuse de prêter serment. Donc elle militait déjà activement depuis des années, pendant près de vingt ans, quand la Commune (ce pourquoi elle est célèbre aujourd'hui) a commencé. Alors qu'elle a été son… son rôle exactement dans la Commune ? Est-ce qu'elle a été une actrice majeure de cette lutte ou est-ce qu'elle a été seulement un personnage parmi d'autres ? Alors elle est un parmi d'autres. D'autant que la Commune, justement, tous les gens, hommes et femmes de la Commune ont toujours été soucieux qu'il n'y ait pas de personnification du pouvoir ou des pouvoirs au moment de la Commune. La Commune est un évènement profondément collectif et tout le monde veillait bien à ce qu‘il n'y ait pas des personnalités qui se dégagent. Donc, il n'y a pas de pas… pas… Louise Michel, mais pas plus non plus. C'est sans doute pour ça… Parce que vous avez dit au début que Louise Michel est peu connue, mais c'est sans doute la plus connue, sans nul doute, des Communards et des Communardes. En France quand on demande à des gens qui connaissent peu la Commune, si on leur demande un nom de Communards ou de Communardes, c'est Louise Michel. Il y a beaucoup d'écoles à son nom, il y a des rues à son nom, il y a des places à son nom. Et depuis deux ans, elle est la seule référence à la Commune dans les programmes scolaires. Donc, c'est nouveau, mais elle est de plus en plus… elle est de plus en plus connue. Et je pense que si elle est si connue, c'est parce que justement, la Commune n'ayant pas dans l'organisation de ces pouvoirs… il n'y a pas un chef de la Commune, il y a, il y a… c'est toujours des pouvoirs collégiaux, collectifs. Il n'y a pas de figure de grand homme qui s'impose s'agissant de la Commune. Et finalement, c'est cette absence d'une figure de grand homme qui, dans le cadre, en plus, de notre histoire qui… de France qui valorise toujours les grands hommes au détriment des femmes, on puisse avoir cette figure de femme qui s'illustre. Alors, qu'est-ce qu'elle fait dans la Commune ? Elle avait déjà été très active avant la Commune, dans le siège de Paris, parce qu'avant que Paris ne se soulève et ne devienne la Commune, Paris a été assiégée par les armées prussiennes pendant presque trois mois, de septembre à janvier 1870-1871. Et elle a déjà eu un rôle très important, elle fréquentait des clubs, elle… elle veillait beaucoup au ravitaillement, notamment elle a assuré le ravitaillement des élèves de son école, pour être sûre qu'ils puissent manger. Paris étant aussi assiégé, on a… est mort de faim dans le Paris de la Commune, on a mangé des rats, des chats, des éléphants, pour ceux qui avaient les moyens de manger les éléphants du zoo.

Et donc, elle….elle a déjà un rôle important, elle était… elle a même déjà un rôle politique important puisqu'il y a des soulèvements pendant cette période, notamment juste après l'armistice le 22 juin, il y a une tentative de prise de l'hôtel de ville et Louise Michel y participe. Ce qui a beaucoup marqué les contemporains et maintenant, c'est qu'elle y participe habillée en homme ce qui est interdit. A l'époque, une femme ne peut pas s'habiller en homme, c'est interdit par la loi. Et là, elle a fait le coup de feu donc elle avait un fusil et elle a tiré, ce qui, là aussi, était inenvisageable pour une femme à l'époque. Donc, quand la Commune commence, elle est déjà connue, Louise Michel. En 1869, avec d'autres femmes, elle a signé un manifeste pour les droits des femmes et l'égalité hommes-femmes. Elle est déjà connue aussi dans les milieux féministes donc ce n'est pas une personnalité lambda. Pendant la Commune, elle va… elle va jouer… alors la particularité de Louise Michel pendant la Commune, c'est que c'est vraiment une combattante alors que beaucoup de femmes de la Commune ne sont pas allés jusqu'à prendre les armes parce que vraiment, ça ne se faisait pas à l'époque. Et… ni les hommes, ni les femmes n'envisagaient que les femmes puissent combattre, or elle, elle a combattu. Elle a d'ailleurs passé une grande partie de la Commune, non pas à Paris, mais sur les lieux des combats qui opposaient les armées de la Commune aux armées de Versailles, donc là où était le pouvoir, dans la banlieue de Paris, à l'ouest, donc au fort d'Issy les Moulineaux, etc. Elle s'est battue, c'était… elle s'est battue les armes à la main. Elle a d'ailleurs été blessée, mais elle est là… dès qu'elle a été remise, elle s'est rebattue. Mais sinon, elle a participé aux quelques clubs auxquels elle appartenait et elle a écrit beaucoup dans les journaux de la Commune.

Oui, elle s'est donc battue avec les armes et avec la plume, comme je vous ai entendu dire dans une de vos interviews. Je rappelle que les journaux ont joué un rôle très important dans la mobilisation du peuple à cette époque. Est-ce qu'on peut dire donc qu'à ce moment-là, Louise Michel est une figure politique connue dans tout Paris et même peut-être dans toute la France ? Toute la France, je ne sais pas, mais elle était connue dans Paris. En tout cas, elle était connue dans les milieux… des milieux de gauche, les milieux très radicaux. Elle est…là, elle était connue. Elle va être encore plus connue après la Commune, en fait. Pendant la Commune, elle est une parmi d'autres, mais… mais après la Commune, là, c'est là que commence vraiment la construction de la figure de Louise Michel. Déjà, du fait de son procès, elle est… elle n'est pas arrêtée, Louise Michel, elle a réussi à se cacher, mais les forces de l'ordre ont arrêté sa mère. Et une affiche… des affiches sont placardées dans Paris expliquant que si Louise Michel ne se rend pas, c'est sa mère qui sera incarcérée à sa place et donc, évidemment, elle vient se rendre pour que sa mère soit libérée. Et donc elle va être jugée et lors de son procès, le 18 décembre 1871, elle est d'un courage qui va forcer l'admiration, ne niant absolument aucun des faits qui lui sont reprochés, ne tendant… enfin ne prenant aucune des perches qu'on lui tend pour la sauver, notamment les juges essaient de lui faire dire qu'elle a rejoint la Commune par amour. Elle aurait été finalement… c'est l'amoureuse qui aurait suivi Théophile Ferré et c'est pour ça qu'elle se serait, aux dires des juges, corrompue dans la Commune. Elle dit : Mais non, pas du tout. Je n'avais qu'une passion : la révolution. Et elle est là, elle est face à ses juges et elle est debout, elle dit : Mais vous êtes des hommes, je suis une femme. De toute façon, quoi que je dise, vous n'allez pas changer, tuez-moi. Ne soyez pas lâches, tuez-moi. Je mérite le plomb comme mes camarades. En fait, elle va être condamnée au bagne parce qu'on n'a peu condamné à mort des femmes. Il y avait…. Leur sexe les a protégées, quelque part, de la condamnation, de la condamnation à mort.

Donc son procès, déjà, marque le coup et puis, à son retour du bagne, elle va être acclamée parce que l'on parle d'elle, parce qu'elle a des soutiens qui entretiennent sa mémoire. Et par la suite, en fait d'elle-même, elle va entretenir sa figure. Quand elle rentre du bagne, elle propose tout de suite à tous les journaux, quelle que soit leur bord politique, une interview en échange de sommes d'argent qu'elle va donner aux réfugiés ou aux amnistiées de la Commune pour les aider à s'en sortir financièrement. Donc, tous les journaux de l'époque et même les journaux les plus conservateurs comme Le Gaulois, vont avoir leur interview de Louise Michele ou évidemment elle dit ce qu'elle pense, elle ne change pas en fonction. Et ensuite elle va multiplier les conférences, être là à tous les moments de commémoration de la Commune donc elle a largement participé à la construction de sa figure. Louise Michel, pour montrer son importance dans la Commune, c'est une des rares femmes dont on ait fait une statue de son vivant au musée Grévin. Et le musée Grévin lui envoie des lettres pour lui dire : Vous voulez être présentée comme ça ? Comment ? Et elle… et c'est elle qui choisit comment elle va être mise en statue de cire dans ce fameux musée Grévin qui était déjà important à l'époque. Donc c'est une figure très importante. Elle est régulièrement arrêtée parce qu'elle participe à des rassemblements et à des rassemblements de nature insurrectionnelle. À chaque fois qu'elle est arrêtée le pouvoir est embêté parce que Louise Michel en prison, ça veut dire des journaux qui appellent à sa libération, des pétitions qui disent : non, pas encore Louise Michel en prison. Donc, ils la gracient, elle dit : Ah non, non. Moi, je ne sors pas tant que tout le monde ne sort pas. Donc vraiment c'est voilà…c'est, c'est… elle est très, très connue. C'est une des personnalités, alors pas celles dont on parle le plus dans la presse des années 1890-1900, mais après… après les chefs de gouvernement et les principales personnalités politiques du moment. C'est une des dix personnalités les plus citées dans la presse de l'époque. Ah d'accord, donc, elle était vraiment connue à l'époque. C'était pas… c'était une personne parmi d'autres, mais qui, après, est devenue une superstar, on peut dire. Mais du coup, je me demande comment… comment est-ce que ça se fait que moi, j'en ai entendu parler seulement très tard, quand j'ai commencé à fréquenter des milieux féministes ou des journalistes ? Pourquoi est-ce qu'on n'en a pas parlé à l'école ? Est-ce que c'est une volonté de ne pas la placer dans le roman national, à une certaine époque, en tout cas ?

Learn languages from TV shows, movies, news, articles and more! Try LingQ for FREE