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Balades, Facteur Cheval et Fantasy Bâle

Facteur Cheval et Fantasy Bâle

Bonjour à tous et bienvenue sur mon podcast « Balades ». Nous sommes le 24 mai et je vous propose aujourd'hui une petite balade dans le sud de la France où nous visiterons un chef-d'œuvre original. Ensuite, nous irons à Bâle à la rencontre de personnages fantastiques.

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Vous aussi, vous aimez trouver des cartes postales dans votre boîte à lettres ? Aujourd'hui où le courrier traditionnel est souvent remplacé [1] par le courrier électronique, recevoir une carte postale fait particulièrement plaisir. Et justement, j'ai reçu de ma tante une carte avec un motif assez exotique. La construction représentée sur la photo m'a fait penser à un temple asiatique. Tiens, je ne savais pas que ma tante était partie en voyage à l'autre bout du monde. Eh bien non, je me suis trompée. La carte a été envoyée d'Hauterive, une petite commune à environ une heure au sud de Lyon. Ma tante a passé quelques jours dans la région avec mes oncles et ils ont visité le « Palais [2] idéal » construit par le facteur Cheval. Et c'était donc ce palais qui était représenté sur la carte postale que j'ai reçue. Un palais construit par un facteur ? Oui, cela peut paraître bizarre, mais voilà son histoire : Nous sommes en 1879. Ferdinand Cheval, alors âgé de 43 ans et facteur rural, est sur le chemin de retour de sa tournée [3] quotidienne [4] quand il bute [5] sur une pierre qui le fait tomber. La pierre a une forme si bizarre qu'elle lui rappelle un rêve qu'il croyait avoir oublié, le rêve d'un palais extraordinaire. À partir de ce moment-là, le facteur Cheval va consacrer 33 années de sa vie à construire son Palais idéal. Nuit après nuit, sa vision prendra lentement forme. Pendant le jour, il distribue [6] à pied le courrier. Sa tournée est de 40 km ! 40 km tous les jours. C'est pendant ces longues heures solitaires [7] où il marche à travers la campagne qu'il imagine son palais. Il s'inspire aussi des photos de pays lointains qu'il voit dans les magazines et cartes postales qu'il distribue. Le jour, il est facteur, la nuit il construit sa vision dans ce qui était son potager. Sur les façades, on trouve des figures étranges, des animaux exotiques ou mythiques, des colonnes aux formes extraordinaires. Cheval s'inspire de cultures différentes et de toutes les religions. Il y a un soi-disant Chalet suisse, une Maison blanche, des géants. Bien entendu, certains pensent que Ferdinand Cheval est fou. Mais dès 1905 – le palais n'est pas encore achevé [8] – les premiers visiteurs arrivent. Ce n'est qu'en 1912 que Cheval termine la construction de son Palais idéal, à l'âge de 76 ans. Il voulait être enterré dans le tombeau [9] qu'il avait construit lui-même dans son palais, mais la commune lui a refusé cette demande. Alors, il décide de construire un autre tombeau dans le cimetière de la commune. Et ce tombeau – dont la construction dure huit ans – est tout aussi original que son palais. Ferdinand Cheval meurt en 1924, âgé de 88 ans. À partir des années 30, donc après la mort du facteur Cheval, de plus en plus d'artistes commencent à s'intéresser à son œuvre et s'inspirent de sa création. Parmi ces artistes il y a Pablo Picasso, Max Ernst, Niki de Saint Phalle ou Jean Tinguely. À la fin des années 60, le « Palais idéal » sera classé [10] monument historique. Le ministre de la culture de l'époque reconnaît en cette construction une des très rares – sinon l'unique – constructions de l'art naïf. Si j'ai pu éveiller votre curiosité pour le facteur Cheval, alors j'aimerais attirer votre attention sur un film qui sortira en juillet en Suisse alémanique sur la vie du facteur. Le film est intitulé : L'incroyable histoire du Facteur Cheval. Je vais sûrement aller le voir. Et vous ?

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Qu'est-ce qu'on ne fait pas pour faire plaisir à ses enfants... Il y a quelque temps a eu lieu à Bâle la convention Fantasy Basel ou Comic Con, comme on l'appelle aussi. Mes enfants voulaient absolument y aller et comme mon fils était trop jeune pour entrer sans un adulte, je me suis portée volontaire [11] pour les accompagner [12]. Nous avons donc pris la route le dimanche matin de bonne heure [13]. En chemin, la copine de ma fille s'est jointe à nous. Nous sommes donc allés tous les quatre à Bâle. En sortant de l'autoroute, nous nous sommes immédiatement retrouvés dans un embouteillage. Les voitures devant et derrière nous provenaient des cantons de Glaris, Thurgovie, Saint-Gall, Argovie, et bien sûr, il y avait aussi des Zurichois. Je me disais : « Génial, il n'est même pas 10 heures du matin, un dimanche, et nous voilà bloqués dans un bouchon [14]. Ça commence bien… ». Ma fille et sa copine étaient de plus en plus excitées de voir des visiteurs déguisés dans des costumes en tous genres : personnages de films fantastiques, personnages de manga ou super-héros. Il y en avait pour tous les goûts. Elle commençait à regretter de ne s'être pas déguisée. Elle s'était juste coiffée comme Rey, l'héroïne des derniers épisodes de la Guerre des Étoiles. Enfin arrivés, nous avons été pris dans un flot [15] de visiteurs qui se dirigeait lentement à l'intérieur des halles d'exposition. Il faisait tellement sombre que je ne distinguais pas vraiment où nous allions. Finalement, nous avons trouvé un petit coin tranquille où nous avons décidé de nous séparer – ma fille et sa copine d'un côté, mon fils et moi de l'autre – pour visiter tranquillement et au rythme de chacun l'immense complexe. Après presque 4 heures à errer [16] entre les exposants et les différents stands, nous nous sommes tous retrouvés à la sortie. Je dois dire que j'étais assez fatiguée ! Tout ce monde et cette chaleur, j'étais contente de sortir. Et puis, ce type de convention n'est pas vraiment ce qui m'intéresse le plus. J'aime bien regarder un film fantastique, mais je ne ressens nullement le besoin de me glisser dans le rôle d'un personnage de film. Cependant, j'ai vu des costumes impressionnants, vraiment bien faits. Mais ce qui m'a d'avantage [17] plu, c'était l'atmosphère paisible [18] et conviviale malgré la présence d'un très grand nombre de guerriers [19], zombies et autres personnages à l'aspect plutôt effrayant. En rentrant, j'ai demandé à ma fille pourquoi au juste elle avait voulu aller à cette convention. Elle m'a répondu : « Euh, je ne sais pas, je voulais simplement voir ce que c'est. En tout cas, l'année prochaine, je retournerai avec un vrai déguisement. » Et moi, j'ai pensé : « En tout cas, l'année prochaine, je ne t'accompagnerai plus… ». Quoique… je viens d'apprendre que j'ai raté André Müller, notre prof de klingon à l'École-Club Migros. Dommage, cela aurait été sympa de se retrouver et il aurait pu m'apprendre quelques mots en klingon, cette langue de la série Star Trek. Peut-être la prochaine fois !

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Et voilà pour l'émission d'aujourd'hui. Nous nous retrouvons dans 15 jours, le 7 juin. Je vous parlerai alors d'un dîner à Paris très exclusif. D'ici là, n'oubliez pas de travailler votre lexique grâce à la fonction vocabulaire de notre application. Et rejoignez-nous sur Instagram. Je vous fais la bise et vous dis à bientôt pour une nouvelle balade !

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