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Le Fantôme de l'Opéra (Graded Reader), Chapitre 9 À la rech… – Text to read

Le Fantôme de l'Opéra (Graded Reader), Chapitre 9 À la recherche de Christine

Intermedio 1 di francese lesson to practice reading

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Chapitre 9 À la recherche de Christine

Dans le couloir, Raoul est arrêté par une grande ombre. C'est encore le Persan ! — Où allez-vous ? demande-t-il.

— Je dois retrouver Christine ! répond le vicomte.

— Alors, restez là, dit calmement le Persan, car Christine est ici, à l'Opéra. — Avec Érik, n'est-ce pas ? demande le jeune homme.

— Oui, c'est exact. Seul Érik a pu imaginer un enlèvement semblable. Je pense que Christine se trouve à présent dans la demeure du lac. Érik est très dangereux, il faut faire vite !

— Vous semblez connaître tous les secrets d'Érik. Il vous a fait souffrir, n'est-ce pas ? demande Raoul.

— Oui, mais je lui ai pardonné maintenant, répond doucement le Persan.

— Vous parlez de lui exactement comme Christine ! s'exclame le vicomte. Vous pensez que c'est un monstre, mais vous avez vous aussi de la peine pour lui. Je ne vous comprends pas !

— Calmez-vous maintenant ! ordonne le Persan. Érik peut être partout : il pourrait nous entendre ! Venez avec moi !

Le jeune homme suit le Persan dans les couloirs. Ils montent et descendent de nombreux escaliers, et arrivent finalement dans la loge de Christine. Le Persan s'approche de l'immense miroir accroché au mur et l'observe attentivement. — Ce miroir cache en réalité un passage secret qui va nous conduire à la demeure du lac, dit-il. Il faut pour cela trouver le mécanisme qui actionne l'ouverture. Soudain, il s'écrie : — Ça y est ! J'ai trouvé le bouton du dispositif ! Quelques secondes plus tard, le miroir pivote. Raoul se rappelle alors le soir où Christine a disparu de sa loge.

— Dépêchez-vous, suivez-moi ! dit le Persan. Et faites ce que je vous dirai de faire !

Ils entrent et se retrouvent dans un couloir très étroit et très sombre. Soudain, ils voient une lumière qui vient vers eux. On dirait une tête de feu.

— C'est lui ? demande Raoul.

— Je ne sais pas, répond le Persan. C'est la première fois que je vois ça. Raoul et le Persan reculent légèrement et se mettent à genoux pour ne pas être vus par la tête de feu. Un bruit indescriptible s'approche d'eux très rapidement. Ils restent là, immobiles. Tout à coup, ils sentent passer entre leurs jambes de petits animaux poilus... des rats ! Des dizaines et des dizaines de rats ! Les deux hommes sont terrorisés !

— Ne bougez pas crie la voix de la tête de feu. Je suis le tueur de rats. Restez où vous êtes Laissez-moi passer avec mes rats !

Le tueur de rats tient une lanterne devant son visage pour ne pas effrayer les animaux. C'est pour cette raison qu'il semble avoir une tête de feu. Il passe devant Raoul et le Persan et s'enfonce dans l'obscurité. — C'est la tête de feu qu'avait vu Pampin, le chef des pompiers, dit le Persan. Il disait donc la vérité !

Les deux hommes poursuivent ensuite leur chemin dans le souterrain. Ils marchent pendant très longtemps. Inquiet, Raoul demande si le lac est encore loin.

— Le lac ? s'exclame le Persan. Impossible, il est trop protégé ! Nous devons passer par le troisième sous-sol. il existe à cet étage un passage pour entrer directement dans la demeure du lac. Il se situe entre le décor d'une ferme et une forêt en trompe-l'oeil, à l'endroit précis où Joseph Buquet est mort. — Le chef machiniste ? demande Raoul.

— Oui. Il avait trouvé le passage, et c'est pour ça qu'Érik l'a tué. Personne ne doit s'approcher de sa maison ! Quelques minutes plus tard, les deux hommes arrivent dans le troisième sous-sol, près des décors. Le Persan passe ses mains sur les murs : il cherche un dispositif pour trouver l'entrée du passage secret. — Ça y est ! dit-il. Le voilà !

Le mur pivote alors comme le miroir dans la loge de Christine. Raoul et le Persan entrent et le mur se referme aussitôt. Ils regardent autour d'eux : ils sont dans une petite salle hexagonale où règne un silence inquiétant. Raoul s'approche des murs et les touche. — Mais ce sont des miroirs ! s'exclame-t-il, étonné. — Oui, ce sont des miroirs, murmure le Persan, effrayé. Nous sommes dans la chambre des supplices...

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