×

Utilizziamo i cookies per contribuire a migliorare LingQ. Visitando il sito, acconsenti alla nostra politica dei cookie.

image

Actualité du jour, Le web, supermarché de la drogue ?

Le web, supermarché de la drogue ?

En Grande-Bretagne, un phénomène inquiète vivement les autorités : les jeunes utiliseraient de plus en plus les réseaux sociaux pour se procurer de la drogue ou des médicaments.

Des trafics plus discrets et très dangereux pour les consommateurs. De nombreux adolescents auraient désormais ce réflexe : pour acheter de l'herbe, de la mdma ou de la cocaïne, ils se connecteraient tout simplement sur les réseaux sociaux avec des hashtags. Ensuite, il leur suffit de chercher des profils souvent assez explicites où les dealers paradent avec leurs produits et de les contacter par messagerie privée. Sur Instagram, le hashtag #weed compte 10 millions de publications et #weedforsale près de 8.000 ! Quant à Tinder, l'application offre l'avantage de géolocaliser ses utilisateurs, très utile donc pour savoir si un client potentiel se trouve à proximité. Pour les autorités britanniques, c'est un vrai problème.

Un journaliste du Guardian a notamment rencontré un jeune de 16 ans, habitué des réseaux sociaux pour se procurer de la drogue. L'adolescent explique que cette façon d'acheter intéresse beaucoup les jeunes qui n'ont pas forcément de contacts avec des dealers ou qui recherchent des substances délivrées sur ordonnance. Se fournir par ce biais peut s'avérer encore plus dangereux que dans la rue. De faux produits, encore plus nocifs que les vraies drogues, peuvent ainsi être livrés chez les consommateurs. Pour endiguer ce problème de santé publique, les réseaux sociaux se sont mobilisés. Dès 2013, Instagram avait mis en garde ses utilisateurs contre toute activité illicite et avait bloqué des comptes qui participaient au trafic en ligne. Mêmes sanctions du côté de Facebook. Le problème ? Sur ce site, les modérateurs qui travaillent pour Mark Zuckerberg agissent la plupart du temps à partir de signalements d'internautes. Tant qu'un utilisateur ne dénonce pas un compte ou un message jugé illégal, Facebook n'agit pas. Les autorités britanniques comptent quant à elles sévir. “Nous allons travailler avec les fournisseurs d'accès à Internet pour s'assurer qu'ils respectent la loi. Le cas échéant, cela peut conduire à la fermeture de sites web basés au Royaume-Uni s'ils commettent des infractions”, a détaillé au quotidien britannique Karen Bradley, secrétaire d'État chargée de la lutte contre les violences et l'exploitation au ministère de l'intérieur. Il en faudra un peu plus toutefois pour effrayer les fournisseurs de drogues. Tinder et Instagram étant hébergés aux Etats-Unis, la police britannique ne peut pas faire grand-chose pour contrer les dealers et sanctionner les sites web.

Learn languages from TV shows, movies, news, articles and more! Try LingQ for FREE