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Ted Talk en français, 42b. L'optimisme est une discipline: Luc Simonet à TEDxLille. Partie 2/2.

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42b. L'optimisme est une discipline: Luc Simonet à TEDxLille. Partie 2/2.

{Vidéo : 07:31}

Alors en fait, j'ai donc… j'ai créé cette association, la Ligue des Optimistes du Royaume de Belgique, qui est une association qui compte aujourd'hui 5 000 membres en Belgique.

Euh… nous avons créé des petites et des grandes sœurs, notamment aux Pays-Bas, en Allemagne, dans votre pays, en France ici, mais notamment avec France Roque, Philippe Gabilliet, Jean d'Ormesson, Erik Orsenna, Matthieu Ricard, Eric-Emmanuel Schmitt, Jean-Michel Guenassia.

Euh, en Suisse, euh, à Monaco , à euh… au Bénin, et on est occupé maintenant - et en Espagne aussi - on est occupé maintenant avec la Norvège, le Canada, le Congo, Congo-Brazzaville et une dizaine de pays en Afrique.

Et alors nous avons constitué une association internationale qui s'appelle Optimistes Sans Frontières, et dont aujourd'hui d'ailleurs le président est (un) Français.

L'idée c'est que tous les deux ans, la présidence change et tout ça (cela) constitue le concept de l'« Optimistan. »Alors l'Optimistan, c'est quoi ? L'Optimistan, c'est un état métaphorique, c'est un état poétique, c'est un état… un nouvel état de conscience selon cette formule de Teilhard de Chardin, qui disait que : « À mesure que le monde se complexifiera, il conviendra d'en élever l'état de conscience. »Donc la proposition que nous formulons, c'est de dire : « Créons ensemble un nouvel état de conscience », et d'ailleurs, tous les citoyens de l'Optimistan, c'est-à-dire tous les membres de toutes les associations d'optimistes, recevront bientôt un vrai passeport de l'Optimistan avec un QR Code qui nous permettra d'entrer en contact avec chacun d'eux. Mais pour moi l'optimisme, ce n'est pas uniquement le contraire du pessimisme. Je pense que c'est davantage encore le contraire du cynisme. Le cynisme, ça c'est une véritable peste, et je pense réellement que, aujourd'hui, le monde est en train d'évoluer de manière… de manière extrêmement cynique.

Ce capitalisme financier est devenu absolument cynique. Et je pense que ce monde-là, ce monde que nous avons construit ici en Occident, ce monde de l'argent, ce monde-là, on va devoir le détruire.

Et je crois qu'il va mourir d'ailleurs de son cynisme au même titre que le communisme est mort de son cynisme, s'il n'évolue pas, et rapidement, vers davantage de fraternité.

Donc je pense que, au fond l'optimisme, c'est aussi cette prise de conscience que nous sommes tous reliés les uns aux autres et que nous sommes aussi reliés à la planète.

Et donc je pense que l'idée, c'est quand même de remettre un peu de souffle dans la vie et que nous ne devenions pas la vermine de la planète.

Donc moi, ce que je voudrais faire, c'est, à la limite, participer, modestement, au ré-enchantement du monde.

Ça me paraît… ça me paraît une tâche absolument, absolument fondamentale. Je pense que, si vous voulez, nous avons aujourd'hui... on a bien compris comment faire les choses, mais maintenant, il faut qu'on remettre… il faudrait qu'on remette de l'esprit.

Par exemple, nous avons également… Enfin on a un grand projet qui est de créer une école d'actionnaires : la « Optimistan Share Holder School ». Pourquoi une « Optimistan Share Holder School » ?

Mais parce que, vous savez, il y a longtemps qu'on me dit que je devrais absolument créer une « Optimistan Business School. » J'ai un problème avec les « Business School » qui enseignent que le but de l'entreprise, c'est le profit.

Moi je pense que ça, c'est encore la manifestation d'un cynisme. Je pense que le but de l'entreprise, ça n'est le profit, le but de l'entreprise, c'est l'action juste pour l'humanité et pour le monde et que le profit doit être la conséquence nécessaire de l'entreprise.

C'est le profit évidemment qui est absolument nécessaire mais qui est là pour, en fait, assurer la pérennité de l'entreprise mais ça ne peut pas être le but.

Et donc, ce que je voudrais, c'est… c'est parler, en quelque sorte, aux personnes qui ont véritablement le pouvoir de décision.

Parce que malheureusement, on constate que de nombreux managers se comportent comme, je dirais, de véritables mercenaires d'un capital qui devient de plus en plus cupide.

Et ce que je ne peux plus supporter, très franchement, c'est d'entendre des actionnaires dire : « Oui, mais nous donnons du travail aux ouvriers. »Je n'ai jamais entendu un ouvrier dire : « Oui, mais je donne du dividende à mes actionnaires.» Eh bien, je dis… je dis non… je dis non ! Ce ne sont pas… ce ne sont pas les actionnaires qui donnent du travail aux ouvriers ou aux salariés. Ce sont… c'est l'entreprise qui donne des revenus du travail aux uns et des revenus du dividende aux autres.

Ce ne sont pas les uns qui créent le travail et les autres qui créent la richesse. C'est un tout.

Et donc je pense qu'il va falloir réfléchir, vraiment à... il va falloir repenser, je dirais, la question essentielle de la conscience de l'entreprise.

Parce qu'on parle beaucoup de culture d'entreprise, mais on ne parle pas beaucoup de la conscience des entreprises. Or, je pense que c'est absolument indispensable de… d'y réfléchir.

Donc, je crois vraiment que le capitalisme financier, aujourd'hui, tel qu'il est, tel qu'il évolue, eh bien, il ne peut plus rien pour l'homme et, à mon avis, nous qui vivons dans ce qui est encore une des parties les plus prospères de la planète, eh bien, je dis nous qui avons inventé ce capitalisme financier, nous devons réfléchir ici, nous avons, je dirais, le devoir impérieux d'inventer un nouveau modèle de société qui, s'il était appliqué par le monde entier, pourrait fonctionner.

Moi, j'aime beaucoup cette pensée d'Emmanuel Kant qui disait : « Il faut agir de telle sorte que l'ordre du monde ne soit pas troublé si tout le monde agissait comme nous agissons. »Or, il se fait que si le monde entier se mettait à vivre selon le modèle de surproduction et de surconsommation de biens à faible bonheur ajouté que nous avons inventé ici, eh bien la vie sur Terre ne sera plus possible pour nos enfants. La question que je pose est de savoir : est-ce que c'est ça que nous voulons ? Moi pas. Et si moi je ne le veux pas, je pense que des parents congolais, new-yorkais, argentins, japonais, ont aussi le droit de vouloir que la vie soit encore possible pour leurs enfants.

Et donc, moi je pense que nous qui avons, qui vivons dans ce… dans cette partie de la planète qui a une population scolarisée, où, je dirais, la pauvreté est encore contrôlée, quoique… Eh bien, je dis que nous avons aussi le devoir d'inventer un nouveau modèle.

Voilà, c'est la proposition que je fais. Donc un nouvel état de conscience et je pense que si nous nous (re)groupons, si tout le monde se met ensemble, on peut vraiment faire émerger une nouvelle façon de vivre ensemble qui, à mon avis, sera beaucoup plus heureuse, qui, forcément, va être un petit peu... Enfin, va libérer beaucoup d'énergie et voilà la proposition que je formule.

Alors… (à) la Ligue des Optimistes en Belgique, on organise beaucoup de conférences et après les conférences, on offre, on fait toujours une petite réception et puisque je sais que ça va être l'interruption maintenant, vous avez été très courageux jusqu'à présent, vous avez été très sages, c'est très très bien ; eh bien, en fait, ce que je demande à chaque fois aux gens qui assistent à la réception : ne partez pas avant d'avoir parlé à trois personnes que vous ne connaissiez pas auparavant.

Voilà, je vous remercie.

(Applaudissements)

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