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Ted Talk en français, 39a. Créer le job de ses rêves, c'est… – Text to read

Ted Talk en français, 39a. Créer le job de ses rêves, c'est possible ! M. Dardaillon. Partie 1/2.

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39a. Créer le job de ses rêves, c'est possible ! M. Dardaillon. Partie 1/2.

Bonsoir.

Alors, je vais vous raconter une histoire.

Cette histoire commence y'a (il y a), y'a quatre ans à Londres. Donc, y'a quatre ans à Londres, on est en 2010, en plein cœur de la crise financière ; moi je suis en 2ème année d'école de commerce, et on est en plein cœur de la pire crise financière de tous les temps. En tout cas c'est les médias et les spécialistes qui disent ça. Et pourtant tout semble continuer comme avant, rien ne semble changer. C'est-à-dire que les enseignements restent les mêmes.

On nous dit : « Le but d'une entreprise est de maximiser la valeur des actionnaires à court terme.

» Et puis les jeunes… le rêve des jeunes, c'est toujours d'entrer dans les mêmes entreprises, celles qui sont la cause de cette crise financière.

Du coup, moi j'me (je me) dis, euh : « mon gars, il y a un truc qui va pas… qui tourne pas rond là ».

Et je me dis que j'ai (je n'ai) pas envie de contribuer à ça. J'ai (je n'ai) pas envie d'aider un système qui dysfonctionne à être de plus en plus performant. J'ai pas envie d'aider un système qui crée de la pauvreté et de la précarité à mesure qu'il crée des richesses, à être de plus en plus performant. J'ai pas fait ces études pour contribuer à ça.

Donc du coup j'ai pris le problème différemment, et je me suis dit : « OK, quel pourrait être le job de mes rêves ?

» Et j'me (je me) suis dit : « Parmi tous les critères qu'on peut imaginer, j'adorerais que ce job, il y ait du sens. » Ça veut dire que le matin je me lève, et (que) je sache à quoi je contribue, (que) je sache pour quelle cause je me bats.

Le deuxième critère c'est être efficace, être performant, sentir que j'ai un impact, sentir que je fais bouger les choses, que ça va dans le bon sens.

Et le troisième c'est, être passionné par ce que je fais, et tellement passionné que chaque matin, j'aille jouer ou j'aille m'amuser et que j'aille (je n'aille) pas travailler.

Et peut-être que ce raisonnement, ces aspirations, elles vous parlent.

En tout cas, moi si je suis là aujourd'hui, c'est pour vous encourager à continuer ces aspirations, si vous les avez, et surtout vous dire que c'est possible : créer le job de ses rêves, c'est possible. Créer le job de ses rêves, c'est possible !

Alors, j'ai eu la chance de rencontrer le professeur Yunus, prix Nobel de la paix, inventeur du microcrédit, du concept de social business ; et en fait, lire ses livres puis le rencontrer ça m'a un peu ouvert l'esprit.

J'ai découvert l'entrepreneuriat social au sens large ; en fait, le fait de dire qu'une entreprise peut avoir pour but d'optimiser les profits et pas de les maximiser et avoir pour finalité de résoudre des problèmes sociaux et/ou environnementaux non couverts ni par l'État ni par les entreprises ni par les associations.

Et j'ai trouvé ça génial parce que ça permettait de réunir l'efficacité des entreprises, avec l'utilité sociale des associations.

Bon, le concept, il est top, et avec un copain, Jonas, on s'est dit : « Ça c'est cool, mais à quoi ça ressemble sur le terrain ?

»Donc on est parti avec notre sac à dos, et on est allé voyager autour du monde. On a eu la chance de… de vivre avec des gens exceptionnels. Euh, on est allé trois mois… j'ai vécu 3 mois dans la cave de ce monsieur-là, Antonio Meloto, aux Philippines. Antonio Melotto a créé Gawad Kalinga. Quand il avait à peu près 40 ans, il était cadre dans une grande entreprise et il s'est dit… il (ne) pouvait plus supporter - en fait - de voir qu'il y avait 30 millions de Philippins qui étaient en situation d'extrême pauvreté, 30 millions sur 100 millions, quand même ! Alors que lui, il vivait très bien. Il s'est dit qu'est-ce que je peux faire, moi aussi.

Donc il s'est mis à faire des immersions dans des bidonvilles pour comprendre l'extrême pauvreté.

Et puis il a… il a initié des expérimentations. Il a aidé 50 familles à sortir du bidonville, à construire en dur leur maison, et à la peindre en des couleurs vives pour les aider à retrouver leur dignité, à retrouver leur fierté. Et il a construit comme ça un village, puis deux puis trois, puis dix. Et en dix ans il en a construit 2 000 pour un million de personnes.

Ensuite en Inde, j'ai rencontré les fondateurs d'« Aravind Eye Care », l'hôpital ophtalmologique le plus performant du monde.

Il y a énormément d'Indiens qui sont atteints de la maladie… d'une maladie dans la cataracte. C'est dans l'œil et si on (ne) la traite pas, on devient progressivement aveugle. Évidemment cette opération elle coûte cher ; elle coûte 200 dollars.

Mais cet hôpital a trouvé une innovation technologique pour faire passer ce coût de 200 dollars à 5 dollars.

Et surtout, ils ont imaginé un système pour que les plus démunis n'aient pas à payer.

C'est (ce sont) les plus aisés qui paient pour les autres, ce qui fait que, il y a deux tiers des patients bénéficient des soins gratuitement, et les autres paient le coût complémentaire.

Ce modèle économique hybride a permis de redonner la vue à 32 millions de personnes en 36 ans et l'hôpital a (n'a) jamais réalisé de perte.

Plus près de chez nous, dans le Chnord (dans le Nord) ; euh, André Dupon là, qu'on voit là à l'écran, avec « Vitamine T » aide des personnes à se réinsérer.

Donc c'est… « Vitamine T » c'est une entreprise sociale d'insertion par l'activité économique. Concrètement, ça aide des personnes qui ont été cassées par la vie à retrouver le chemin du travail progressivement et à retrouver un emploi durable.

« Vitamine T » est spécialisée dans le recyclage de, euh… de… euh... (Rires) de produits électroménagers, et donc ça a un triple impact : ça économique, social et environnemental.

Alors en 35 ans, ça a permis la réinsertion de 30 000 personnes dans la société.

Tous ces exemples là, ça montre une chose pour moi, c'est que l'impossible est temporaire.

À chaque fois, des gens se sont dit : « C'est (ce n'est) pas possible, on (ne) peut pas continuer. Je vais prendre une initiative. » Tout le monde se moquait d'eux, et en fait, ça a marché.

Ça montre que l'impossible est temporaire.

Alors, ce que j'ai découvert c'est que ces gens là, que j'appelle entrepreneurs du changement, ces gens qu'ont (qui ont) une idée et qui la mettent en œuvre, euh… ce que j'ai découvert c'est que… c'était (ce n'étais) pas des gens extraordinaires : c'était des gens ordinaires avec une détermination extraordinaire.

Et j'ai découvert qu'ils avaient quatre traits très intéressants, et surtout plus important c'est que ces traits s'apprennent.

C'est-à-dire que chacun de nous est capable d'apprendre ces, ces… ces traits pour devenir entrepreneur du changement. Ces 4 caractéristiques, c'est :

● un, la capacité à imaginer un monde plus durable, à transformer les problèmes en opportunités.

● La deuxième, c'est la détermination à faire changer les lignes… à faire bouger les ligne, à faire changer les choses.

C'est la capacité à se dire : « Je refuse la fatalité, et à mon échelle j'essaye d'agir. »● La troisième c'est le potentiel de leadership : c'est la capacité à transformer ses idées en actions, en emmenant d'autres pour les réaliser. ● Et enfin, la capacité à communiquer son enthousiasme pour créer un mouvement à grande… à grande échelle, un mouvement de grande ampleur.

Et donc encore une fois, ces traits s'apprennent.

On ne naît pas entrepreneur du changement, on le devient.

Alors, vous allez me dire : « Ouais, c'est bien beau, mais ils sont vieux ces gens-là, ils ont beaucoup d'expérience etc.

Alors, on fait quoi quand on est jeune ? » Eh ben ! C'est une mauvaise excuse, désolé ! J'ai vu partout dans le monde plein de jeunes qui se lançaient… plein de jeunes qui se lançaient, de plus en plus, parce qu'il a (n'a) jamais été aussi simple de créer une entreprise ou une association.

● Pour donner un premier exemple, « MakeSens » c'est une communauté de 18 000 bénévoles qui en 4 ans ont organisé 750 résolutions de défis pour des entrepreneurs sociaux dans 100 villes du monde, grâce au pouvoir des nouvelles technologies.

● Un deuxième exemple, Fabien Courteille, c'est un Français qui a quitté ses études à… à… au niveau de sa césure d'école de commerce pour partir aux Philippines.

Il s'est rendu compte qu'aux Philippines y'avait (il n'y avait) que des jouets et des « pelouches »…. des peluches importées de Chine avec plein de produits chimiques. Il n'y avait aucune production locale aux Philippines. Et donc il s'est dit : « je vais lancer la première entreprise sociale là-dedans pour employer des gens à la base de la pyramide pour créer de l'emploi. » Il est parti avec 350 euros et 2 ans après, il a vendu 35 000 peluches et il a créé 25 emplois. Et personne (ne) croyait en lui quand il est parti.

Alors vous allez me dire : « Ouais, mais ça c'est marginal, c'est tout petit etc.

Ça (ne) concerne pas les grandes entreprises, euh, ça ne change pas le système. » Alors pas encore, mais c'est en train. Les grands groupes sont en train, il me semble, c'est ce que j'ai découvert aussi, d'évoluer. C'est-à-dire qu'ils s'inspirent de cette démarche des entrepreneurs du changement pour se réinventer en interne. Je vais donner treize… trois exemples très rapides :

● Schneider Electric qui est en train de développer des solutions solaires à très bas coût pour permettre l'électrification dans les zones rurales pour les plus démunis, partout dans le monde.

● Danone est en train de soutenir des petits producteurs à vivre de leur production, de leur élevage local, là c'est un exemple au Sénégal.

Et puis ils développent des yaourts enrichis en vitamines et en nutriments au Sénégal ou encore au Bangladesh.

● Et puis Renault, plus proche de chez nous, aide des gens à avoir accès à la mobilité durable, à aider des gens qui sont dans une grande précarité à avoir accès à un véhicule ou à la réparation de leur véhicule à moindre coût pour permettre à chacun d'avoir accès à la mobilité et à retrouver un travail.

Vous allez me dire : « C'est de la communication, on connaît etc.

» Oui mais dans ce cas là, effectivement, non c'est pas (ce n'est pas) de la communication ! Puisque ce sont des initiatives qui sont portées au plus haut niveau de l'entreprise, qui sont portées par la direction générale, qui concernent l'innovation et la stratégie : et qui sont un moteur de réinvention en interne. C'est (Ce sont) des initiatives qui sont portées par des « intrapreneurs » sociaux qui ont les mêmes caractéristiques dont on parlait juste avant.

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