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Ted Talk en français, 33b. Vouloir, c'est pouvoir. M. Boissonneault. 2/3

33b. Vouloir, c'est pouvoir. M. Boissonneault. 2/3

{Video: 05:43}

J'aimerais vous faire part de certaines idées préconçues en lien avec l'apprentissage des langues que je dois débattre, encore à l'occasion, mais qui sont tout simplement vraies.

On dit qu'il faut être intelligent pour apprendre les langues.

Oui, il y a une certaine aptitude intellectuelle qui est nécessaire pour apprendre la grammaire, le vocabulaire, mais l'usage de la langue s'acquiert comment ? Il s'acquiert par la pratique, par l'imprégnation, l'immersion.

Apprendre plusieurs langues, aussi, c'est risquer la confusion linguistique.

C'est sûr que la compétence linguistique, des fois dans certaines langues, il y a des mots qui s'apparentent, des mots qui se ressemblent. Quand on montre plusieurs langues à un enfant, au début il va se tromper. Il va pouvoir faire une phrase francophone, anglophone, hispanophone, une phrase mélangée, mais avec le temps, tout se catégorise dans le cerveau de l'enfant et c'est ça qu'il faut comprendre aussi.

De manière générale, des études montrent qu'apprendre une langue étrangère rend non seulement meilleur dans sa propre langue, mais développe aussi des capacités cognitives qui sont bénéfiques à l'acquisition des autres disciplines.

Donc cet élément est important à considérer.

Apprendre une langue, on dit que ce serait long et ennuyeux.

Long, peut-être, si on veut se perfectionner, si on veut apprendre sur la linguistique, se spécialiser, mais plus tôt on va être capable d'apprendre d'autres langues, plus tôt on va montrer à l'enfant que les langues, c'est l'ouverture sur le monde, et plus tôt on va commencer à faire l'immersion, moins ce sera difficile pour l'enfant ; parce qu'un enfant, vous savez, le cerveau d'un enfant c'est comme une ?... éponge, oui.

Donc, je le vis au quotidien.

Je côtoie des enfants au quotidien qui apprennent trois langues, qui vivent dans trois langues, et puis quand un enfant de 6 ans, 7 ans, vient me voir, puis qu'il ne se rappelle plus s'il a répondu à la question en anglais, en français ou en espagnol, ou qu'il y en a qui vient me voir, et qui se dit :

« Mrs. Boissoneau, last night I dreamt in English.

» « Mme Boissoneau la nuit passée j'ai rêvé en anglais. » Je vous le conjure, ça veut dire que c'est bon signe, apprendre les langues en bas âge. On rit trop souvent de fait que l'on ne comprend pas parce que l'on ne prend pas le temps de s'attarder à comprendre.

Chaque culture est bien particulière et tant et si longtemps que les générations ne seront pas capables de se comprendre entre elles, il va toujours y avoir des conflits.

De là l'importance de l'ouverture sur le monde et l'appropriation des langues.

L'éducation est une priorité culturelle. Oui, c'est un fait. Mais à mes yeux de directrice, l'éducation c'est aussi ce qui fait vivre l'imagination de l'enfant, sa créativité.

Dire à un enfant d'âge préscolaire : « Aujourd'hui, on va apprendre les couleurs en trois langues », c'est une chance.

Mais de lui dire : « Today, we're going to learn the colours at the circus. Do you want to follow me in my adventure ? », là, l'enfant va faire « Ouaaah ! » « Yes, Mrs. Boissoneault ! » Donc, toujours un contexte, c'est ça qui est important aussi, de faire vivre la créativité de l'enfant.

Souvent on veut se rappeler de notre première représentation, de notre premier beau bricolage qu'on montrait à nos parents, de notre première chanson qu'on a apprise par cœur, et qu'on était content d'aller montrer à papa maman, mais ces éléments-là, ces traces de vie, sont en lien avec deux éléments : l'estime de soi, puis la créativité.

La créativité de l'enfant est fondamentale et il ne faut surtout, surtout pas la brime.

En tant que maman, je pourrais dire que parfois ce n'est pas toujours évident de gérer la créativité d'un enfant. Hein, des pots de peinture échappés par terre, toutes sortes de petits morceaux de papier découpés, de la colle sur le mur, ça m'est arrivé à l'occasion aussi. Il faut gérer avec la créativité de l'enfant mais surtout, il ne faut pas la brimer.

Un fait auquel j'ai dû faire face ces dernières années c'est le manque de créativité chez certains enfants, et des fois c'est attristant.

Dans une cour de récréation « À quoi, est-ce qu'on peut jouer ? » Devant un écran d'ordinateur blanc « Qu'est-ce qu'on peut écrire ? » C'est quoi notre rôle à nous en tant qu'éducateurs, en tant que professionnels ? C'est de donner des outils aux enfants, c'est de les outiller de leur donner des stratégies d'apprentissage.

Donc je leur dis « Allez les amis, inventez-vous des solutions.

S'il faut que vous créiez un rap pour apprendre vos tables de multiplication, allez-y mais faut trouver des solutions. Plus grand sera votre esprit créatif, plus facile sera votre adaptation à affronter toutes sortes de réalités et à trouver des solutions pertinentes une fois rendus à l'âge adulte. » Ce qui m'attriste aussi parfois de voir, ce sont des enfants d'âge préscolaire, qui ont déjà, à cet âge-là, peur de se tromper. Ils frappent un mur, ils ont peur de se tromper, ils n'osent pas parler. Leur créativité est déjà brimée à cet âge-là. Donc, l'enfant comme l'adulte doit comprendre que se tromper, le comprendre puis l'affirmer, c'est une grande vertu. Pourquoi ? Parce que ça permet l'avancement et le dépassement de soi.

On soupçonne encore qu'Einstein se serait trompé sur la théorie de la relativité, encore en 2012.

Ben, ce doute, ça fait en sorte que certains sont encore en train de travailler à la peaufiner, cette théorie-là. Donc, pour dire que l'avancement n'est jamais terminé, il faut le comprendre aussi.

De nos jours avoir une superbe mémoire n'est plus nécessairement ce qui est valorisé.

La preuve ? Je n'ai pas appris mon texte par cœur aujourd'hui. Les ordinateurs contribuent à laisser de la place au cerveau humain pour opérer différemment. Ceux qui vont savoir se démarquer, au XXIe siècle, seront ceux qui auront réussi à laisser place à la créativité et à l'innovation.

La croissance massive des réseaux sociaux plus le développement des technologies en sont des preuves on ne peut plus concrètes.

Se démarquer, c'est savoir faire avancer les idées. Savoir faire avancer les idées des gens en leur fournissant des preuves concrètes. Aujourd'hui je vais vous démontrer le parallèle entre le développement d'une communauté qui s'apparente beaucoup au développement d'un enfant.

Le développement d'une communauté repose sur les idées de tous et chacun.

Quand on parle du développement d'une communauté aujourd'hui on parle de « Villes et Villages en Santé », on peut parler de « Défi Santé », on parle aussi de développement local, de développement social, on peut parler du développement de beaux parcs aussi, ici en région.

Quand on regarde un enfant, on parle de son développement, on parle de sa capacité à socialiser, on parle aussi de sa motricité, de son développement, de sa capacité à mobiliser des gens, et Dieu sait qu'il n'y a pas meilleur qu'un enfant pour savoir mobiliser des gens.

Si un enfant est capable d'apprendre à marcher, une communauté est aussi capable d'unir ses forces, de se tenir debout puis de déployer toutes ses énergies vers des buts communs.

Un enfant qui est exposé à toutes sortes de situations, toutes sortes d'expériences enrichissantes, pour permettre à son cerveau de créer des liens encore plus de qualité.

La communauté, pour évoluer dans ses échanges, a besoin de voir participer ses citoyens et de les voir se concerter pour pouvoir exécuter son pouvoir d'agir et le besoin d'un lien de confiance très très très fort entre elle et ses citoyens, comme vous pouvez le voir.

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