33a. Vouloir, c'est pouvoir. Un point, c'est tout : M. Boissonneault 1/3
Where there's a will, there's a way.
Quien la sigue la consigue.
Crois en tes rêves, the future is in your hands.
Ce sont des phrases qu'on entend, qui nous guident, qui nous aident aussi dans notre cheminement de vie.
Pour ma part ce sont des phrases que j'utilise au quotidien, et aujourd'hui, je vous invite à les partager avec moi.
Donc bienvenue, welcome, bienvenidos.
Aujourd'hui 35 ans, Maman d'un merveilleux poupon de cinq mois et demi, d'une fillette pimpante d'énergie de quatre ans et demi, mariée depuis bientôt neuf ans, directrice et propriétaire d'une école non subventionnée, pré-scolaire, primaire, trilingue, privée, ici à Sainte-Marie, également, je suis conseillère municipale depuis maintenant sept ans, j'œuvre aussi au sein de certains comités comme la politique familiale, aussi les loisirs, la politique culturelle des fois je fais partie aussi.
Bref, ce sont mes codes, ma vie : la famille, le développement de notre région, l'entrepreneuriat et la culture sous toutes ses formes.
Aujourd'hui, j'ai décidé d'enlever mes lunettes d'adulte et de vous charmer de la façon dont je me laisse charmer par les enfants au quotidien.
C'est beau des enfants, hein ? C'est beau, c'est simple, c'est naturel.
Je mets un chapeau, parce que je révèle plusieurs chapeaux.
Mais aussi, aujourd'hui, cet après-midi, je vous invite à vous lever.
On vient de déjeuner, on veut digérer donc tout le monde, levez-vous, faites-vous du bien, on va se dégourdir un peu à la manière des enfants.
Tout le monde, tout le monde, sans exception, vous allez répéter après moi :
Hello.
Bonjour.
Buenos días.
On fait comme les enfants.
Good day.
Guten tag.
Konichiwa.
Ciao !
Shalom.
Dobry dzień.
Et on fait comme tous les enfants.
Hello to all the children of the world !
C'est beau !
C'est fun ! Ça fait du bien ! Vous pouvez vous asseoir, bravo tout le monde !
Ça fait du bien parfois d'enlever ses lunettes d'adulte, de redevenir enfant.
Je crois qu'on ne se le permet pas assez en tant qu'adultes. On est toujours dans notre routine, dans notre quotidien : lever, boite à linge, faire les sacs, « na-na » [etc.] Pour ceux qui sont encore à cette phase-là -- présentement, j'en suis à cette phase de ma vie -- donc on est beaucoup dans notre quotidien mais pourquoi est-ce qu'on ne pourrait pas se laisser le temps, nous les adultes, un peu de vivre, un peu comme les enfants, un peu au quotidien ? Donc, la simplicité a toujours sa place.
Lorsque j'avais sept ans, j'ai débuté mon aventure avec les Danseurs de Sainte-Marie.
Vous voyez ma belle photo ? Donc c'était moi.
Vivre la culture à travers la danse, l'apprentissage des langues, des mots dans toutes sortes de langues, connaître des gens d'autres pays, faire des voyages, ici au Canada, puis ailleurs, ce sont toutes des expériences qui m'ont forgée, qui ont fait qui je suis aujourd'hui.
Et puis j'aimerais ajouter qu'aujourd'hui même, après 28 ans, aujourd'hui même, ce matin, c'est ma petite fillette de quatre ans et demie, Félicia, qui a débuté son parcours au sein de l'école de danse Manigance, anciennement des Petits Danseurs.
J'en suis très fière, pour moi c'est en même temps un retour aux sources et puis c'est une belle fierté, et puis je remercie aussi Lise Sirianni qui est une des grandes partenaires de l'événement d'aujourd'hui qui a été beaucoup présente pour moi lors de mes premières années au sein de l'école de danse des Petits Danseurs.
Bon, entrons maintenant dans le vif du sujet : l'éducation.
Pourquoi est-ce que l'éducation, c'est un secteur, c'est un sujet si fascinant selon vous ?
Parce que c'est un sujet d'actualité qui nous touche tous de près ou de loin qu'on aime l'école ou... qu'on l'aime moins, à l'occasion.
L'éducation est un secteur porteur de croissance économique future qui peut procurer des bénéfices à toutes les régions du Canada, d'un océan à l'autre, et à toutes les communautés, quelque soit leur taille.
Selon plusieurs études, le Canada va connaitre une grave pénurie d'activité ; pardon, une grave pénurie de travailleurs qualifiés d'ici 10 ans La pénurie va toucher toutes les sphères d'activité : des postes de gestion, des poste de professionnels, postes techniques spécialisés, les scientifiques aussi.
À l'heure actuelle au Canada l'immigration est à l'origine de 75% de la croissance de la main-d'œuvre puis d'ici la fin de la décennie, ça va être 100% de la main-d'œuvre qui va provenir de l'immigration.
C'est quand même assez incroyable comme chiffre.
Les étudiants internationaux forment un excellent bassin de main-d'œuvre hautement qualifiée et spécialisée qui peut répondre aux besoins actuels et futurs du marché du travail.
Notre belle région de la Beauce ne fait pas exception à cette règle-là.
Notre relève devra être forte, polyvalente, bilingue, et même plus encore, puis prête surtout à affronter les réalités linguistiques et technologiques qui nous entourent.
Ce qui était, pas si longtemps, vrai de dire : « bon on est dans la région de la Beauce, l'anglais, c'est important, oui, mais plus tard je n'aurai pas nécessairement besoin d'être bilingue », ce ne sera pas vrai pour les générations futures.
Regardez un enfant de 5 ans manipuler des petits jeux électroniques en répondant à toutes sortes de questions qui sont en anglais.
Regardez un enfant d'âge préscolaire manipuler un iPad, vous viendrez m'en reparler. Regardez un enfant de 7-8 ans effectuer une conversation Skype avec des enfants d'autres pays.
Puis je vous le conjure, je vous le dis, la maîtrise de l'anglais est essentielle en 2012.
Apprendre les langues, c'est apprendre le monde.
Il ne faut pas se leurrer, c'est vrai. Apprendre les langues, c'est s'ouvrir des portes, apprendre les langues, c'est connaitre les autres, c'est les comprendre, c'est éviter de rire pour des préjugés, c'est même avoir de l'empathie dans certaines circonstances.