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Ted Talk en français, 21b. Savoir penser: Olivier Thomas. Part 2/2.

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21b. Savoir penser: Olivier Thomas. Part 2/2.

Voici Louis : Louis est un petit bout de chou qui rentre en CP, que je rencontre parce que son papa est un copain, qui sait sur quoi je travaille et qui me dit : « Écoute Olivier, on est en septembre, il y a la lecture, il y a les mots à apprendre.

» « Ok. » On retrouve le même processus : mémoriser, je vois l'image, je la revois dans ma tête, je sens que c'est juste. Je la vois, je la revois et je sens.

Pour vous illustrer la mise en pratique de cette stratégie, de ce processus, voici un accessoire utile... Voici mon accessoire, qui m'a permis de travailler à l'école.

« Bonjour bonhomme ! » (Oui, comme Louis est le fils d'un ami, c'est « bonhomme ».) « Alors, c'est quoi le mot ? Le mot, c'est « trompette », ok. Est-ce que tu sais ce que c'est, une trompette ? Très bien ! Dessine-le moi. »Cette question est importante : je ne lui demande pas ce que c'est. Parce que si je lui demande ce que c'est, je récupère des mots. Et je ne sais toujours pas à quoi ces mots sont raccrochés comme expérience sensorielle dans sa tête. D'où le fait que je lui demande l'image, que lui a dans la tête. « Ok, super image ! Bravo, bonhomme ! Je voudrais que cette image, tu la revoies sur le mur. Tu l'as ? Elle bouge ? Fixe-là.

Ok, très bien !

Maintenant, tu prends le mot « trompette », tu prends tes doigts magiques et tu le colles sous l'image. Ah, il y a deux P, ok. Tu prends ton éponge magique, tu effaces la lettre en trop... Il y a un trou ? D'accord : tu prends tes mains magiques et tu rapproches pour de nouveau avoir le mot. Oui... ça te plaît ? Ok. ravo, Louis ! Super ! Fier ! Tu continues sur tous les autres mots. »On laisse Louis travailler et pendant que Louis travaille, comprenez que ce processus, on va dire qu'il faut 1 h, 2 h, 3 h au démarrage pour l'apprendre, de manière à faire les réglages fins chez chaque individu qui peut avoir des caractéristiques un peu différentes. Dès l'instant où l'individu a vécu, a fait ses réglages, à ce moment-là, il peut l'automatiser.

La répétition va l'automatiser, la répétition va entraîner la vitesse. Et à la fin, c'est « je regarde, je vois, je suis content, c'est fait. » Quel que soit le contenu que vous étudiez.

Ce travail-là, je l'ai remis après en pratique dans une autre situation avec une étudiante, Pauline.

Pauline, quand je la rencontre, nous sommes en 2010. Pauline est en dépression pour une raison que vous allez vite comprendre : elle est en licence de mathématiques, en troisième année, redoublante. En plus, elle est fille de prof de math et son chéri est prof de math. On pourrait croire que c'est aidant, mais dans son cas, c'était plus le crash. Donc avec Pauline, on va travailler sur le rêve.

Qu'est-ce qui la motive ?

Quel est son rêve à elle, de jeune femme ? Son rêve à elle, qui est de transmettre des connaissances scientifiques qui génèrent du bien-être, qui sont validées scientifiquement à toute la population, c'est son rêve à elle.

Ok, concrètement, ce rêve, quelles sont les études qui y correspondent ?

Dans son cas, les études qui y correspondent, ce sont les neurosciences. Donc, dès qu'on a le rêve, le problème, c'est qu'il y a le frein, que sont les croyances limitantes. Ce que vous expliquaient les présentateurs précédents : je ne peux pas, j'ai pas le droit, je suis nul, j'arrive pas, etc. Donc il y a un travail de nettoyage des croyances limitantes, plutôt de modification. C'est un travail qui a pris, rêve et croyances, 5 x 3 heures.

En mars, donc à la fin du premier semestre.

Et ça a eu comme résultat qu'au deuxième semestre, elle se retrouve avec une moyenne de fin d'année à 12. Elle sait où elle veut aller. Ses résultats ont décollé. Du coup, elle part en master de neurosciences à Lyon, en 1ère année. Psychologie cognitive, qu'elle n'avait jamais fait. Elle devient major de promo au 1er semestre, major de promo au 2ème semestre.

Du coup, ses profs de licence la recommandent et Pauline se retrouve en master 2 à l'École Normale Supérieure, rue d'Ulm, je crois, et fait son stage au Collège de France sur le domaine qui l'intéresse, qui est en rapport avec Feldenkrais, le cerveau, etc...

Ce parcours-là a pris 30 heures.

30 heures de choses à faire pour que le cerveau devienne autonome et après c'est la courbe du succès. À tel point que Pauline m'a rappelé jeudi. Elle avait un nouveau petit souci. Oui, je n'ai pas dit que quand vous commencez à réussir aussi brillamment, vous n'y êtes pas habitué.

Il y a un accompagnement à la réussite à faire, un peu comme la Française des Jeux fait avec les gagnants du Loto : elle propose un inspecteur des impôts, un psychologue, etc... pour gérer cette belle fortune.

Donc là il y a un petit accompagnement à faire, qui en gros était de 2 jours par an, qu'on a refait jeudi : on a pris une heure au téléphone, parce que son problème aujourd'hui, c'est que son prof de doctorat à Dijon, où elle fait sa thèse de neurosciences, a un copain à l'Université de Sydney, qui est dans le top 5 mondial. Il en a parlé à son copain prof de labo là-bas qui lui a dit : « Très bien, tu me l'envoies en décembre, elle finit sa thèse chez moi et je lui propose un contrat post-doc de trois ans dans notre labo, comme ça on fait la synthèse sur sa thèse... C'est tes travaux, c'est les miens, tout va bien ! » Il n'y a rien de magique.

On est sur du précis.

On est sur de l'orfèvrerie. Les principes sont très très simples. L'orfèvrerie, c'est pour ajuster ces principes à l'esprit de chacun. À ce moment-là, chacun possède les savoir-penser des étudiants brillants et à son tour devient brillant.

J'ai quitté l'Éducation Nationale parce qu'en tant que maître E je le faisais dans une classe spécialisée, et qu'on m'a expliqué que c'était pas possible.

Comme ça faisait déjà 4 ans que je le faisais dans les classes, j'en ai eu marre et je me suis dit : « Je vais le faire moi-même. »Aujourd'hui, on propose des parcours sur une vingtaine de jours qui comprennent tout ça, qui comprennent : retrouver le rêve, changer les croyances limitantes, acquérir les savoir-penser des meilleurs élèves, pratiquer pour automatiser. Tout ça forme un savoir-penser.

La réussite, ce n'est pas une question de chance. C'est une question de « comment ». Ce « comment » s'appuie sur la modélisation de l'expertise des seniors, des experts, peu importe... de notre modèle, et la transformation de cette façon de penser en parcours pédagogique qui permet à tout le monde d'apprendre.

Ce que j'ai fait pour les étudiants, je le fais également en entreprise pour transférer des compétences de seniors à des juniors.

On ne met pas 4 ans pour atteindre la compétence : on met 4 mois. Dans les 4 mois, il y a 4 jours, ou 6, ou 8, ça dépend de l'expertise, pour apprendre au junior à penser comme l'expert.

L'expert a mis 40 ans pour arriver à des processus de pensée géniaux.

J'apprends ces processus de pensée géniaux aux juniors. Ensuite, il y a besoin de tester ces processus concrètement, dans l'entreprise. Et là, il y a l'accompagnement sur quelques mois. La personne devient autonome et surtout est en maîtrise consciente de comment faire, dans sa tête, pour réussir. Ce que j'aurais adoré qu'on m'explique quand j'étais tout petit. J'ai eu la chance de rencontrer des gens qui ont accepté de partager. J'ai eu la chance d'avoir des outils qui me permettent de modéliser. Et j'ai eu la chance de rencontrer des gens comme Antoine, Louis et Pauline.

Merci.

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