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Ted Talk en français, 18a. Le pouvoir de la gratitude: Florence Servan Schreiber. Partie 1/2.

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18a. Le pouvoir de la gratitude: Florence Servan Schreiber. Partie 1/2.

J'adore les réparateurs de machine à laver parce que, ils ont quelque chose de particulier.

Lorsqu'il y en a un qui vient chez moi, j'éprouve, pour cette personne, parce que je ne sais absolument pas faire ce qu'il sait faire, un sentiment de reconnaissance extrêmement important. Et quand je fais ça, non seulement la machine à laver est réparée, mais en fait, je vis plus longtemps. Je vis plus longtemps, mais comment je fais ça ?

Je vous présente David, David Servan Schreiber.

David Servan Schreiber était psychiatre David Servan Schreiber était mon cousin et, il a été emporté, il y a un peu plus d'un an, par un cancer au cerveau. Lorsqu'il avait 30 ans, on a détecté une première tumeur chez lui. On ne peut pas dire que David est quelqu'un qui statistiquement avait de la chance.

À partir de là, il a mobilisé toutes ses connaissances, toute son énergie pour essayer de voir comment, il pourrait vivre, non seulement le plus longtemps possible dans ces circonstances, mais surtout le mieux possible.

Alors ce que l'on sait de lui, c'est qu'il a changé son régime alimentaire, c'est qu'il a pratiqué la méditation, c'est qu'il a fait de l'exercice physique, tous les jours.

Mais ce qu'on sait moins, parce qu'il ne l'a pas publié, c'est l'attention qu'il a portée à l'ensemble des détails et des petites choses de sa vie.

Jusqu'à son dernier souffle, David a été un phénomène de gratitude.

La gratitude, c'est un sentiment de reconnaissance que nous éprouvons lorsque nous réalisons la saveur de ce que nous vivons.

C'est un rayon de soleil sur la joue, par exemple, c'est l'odeur d'un bébé surtout quand c'est le sien. C'est le fait de se déplacer pour venir apprendre des choses un soir. C'est pour nous le plaisir absolu d'avoir l'occasion de vous présenter ce qui nous passionne.

Pourquoi David m'a mis sur la voie de tout cela ?

Parce que nous parlions beaucoup de psychologie ensemble. C'est parce qu'il existe des laboratoires entiers qui étudient les circonstances et les conséquences de la gratitude.

Et notamment un monsieur qui s'appelle le Pr Robert Emmons qui travaille à l'université de UC Davies en Californie, il a beaucoup de chance, qui, depuis 12 ans maintenant, dans le cadre de cette psychologie positive qui étudie l'épanouissement, essaye de comprendre comment ça marche et l'effet que ça peut avoir sur nous.

Voilà ce dont il s'est rendu compte.

D'abord, sur le plan psychologique, lorsque nous savons nous émerveiller des toutes petites choses, de ce que vous êtes en train de vivre là, de la température qu'il fait dans la pièce, du fait d'avoir pu arriver à l'heure, ne serait-ce que cela, eh bien, nous nous sentons plus heureux, nous nous sentons plus reliés aux autres, nous nous sentons plus alertes et nous nous sentons plus vivants.

Ensuite, les bénéfices secondaires, sur le plan relationnel, sont, le tout premier, de nous sentir beaucoup moins seuls.

Parce que la gratitude provient toujours de quelque chose ou de quelqu'un qui est à l'extérieur de nous.

C'est un sentiment qui nous rend humbles, c'est un sentiment qui nous donne envie de donner à notre tour.

Mais tout ça, c'est rien.

Le plus étonnant, c'est ce dont on s'est aperçu sur le plan physiologique, tout simplement du fonctionnement du corps. Là je vous parle d'une étude qui est faite dans le Minnesota depuis 1986. Un chercheur a émis l'hypothèse suivante, il a posé cette question ; il a dit, mais est-ce qu'il y aurait un lien entre le fait d'éprouver de la gratitude donc de savoir s'émerveiller, et la longévité ?

Alors comment on étudie un truc pareil ?

Il faut trouver des gens qui vivent exactement de la même façon, qui mangent la même chose, qui respirent le même air, qui ont la même occupation, qui auraient le même nombre d'enfants, surtout si ce sont des femmes, c'est déterminant, alors zéro c'est idéal. Et puis alors si tout le monde peut être marié à la même personne, là, c'est top !

Ils ont trouvé.

Ils ont trouvé dans un couvent. Et dans un couvent dans lequel il y a 150 ans d'archives. Il se trouve que ces jeunes femmes, lorsqu'elles arrivent au couvent la première chose qu'on leur demande à l'âge de 20 ans, c'est d'écrire une lettre qui les présente, qui raconte leur vie, elles refont la même chose à 40 ans, elles refont la même chose à 70 ans.

On a 150 ans de lettres biographiques.

Mais on a aussi 150 ans de dossiers médicaux. On remet ces lettres à des sémanticiens, qui étudient donc la teneur du vocabulaire, et on leur demande de quantifier la nature des mots utilisés qui manifestent de l'émerveillement, de l'optimisme ou de la gratitude.

Et ensuite, on a pu corréler la densité de gratification de ces femmes avec, non seulement leur état de santé, mais la durée de leur vie.

Et on s'est aperçu que plus il y avait de termes, mais dès l'âge de 20 ans, qui manifestaient de la gratitude ou de l'émerveillement, plus elles ont vécu longtemps. On a même à tel point pu le quantifier que l'on sait qu'elles ont gagné 7 ans d'espérance de vie sur leurs sœurs.

On a reproduit évidemment la même chose dans des contextes plus courants, dans des milieux ouvriers, on est arrivé exactement aux mêmes résultats.

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