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Ted Talk en français, 09b. De Sidi Moumen au New York Magaz… – Text to read

Ted Talk en français, 09b. De Sidi Moumen au New York Magazine. Part 2/2.

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09b. De Sidi Moumen au New York Magazine. Part 2/2.

Donc ça, c'est...

(Applaudissements)

Merci.

À l'époque, je faisais aussi accompagnateur pour les festivals de Casablanca, ou de Marrakech.

C'est là où j'ai fait de belles rencontres, des gens qui ont dit : « il faut croire en soi. » C'est là où j'ai eu mes premiers sourires d'espoir. des gens qui me souriaient, qui me disaient : « il faut croire en soi. Donc, je faisais aussi... donc il y a internet, internet qui est très important.

Donc moi, je dirais que sans internet, je sais pas comment je vais faire. Internet pour moi, c'est une grosse source d'information gratuite. Enfin, gratuite, je payais 10 dirhams pour aller au cybercafé. Donc c'est là où j'ai appris à maîtriser mon appareil photo sans le tenir entre mes mains. Ça « c'est ouf » [=c'est fou (verlan ou lire à l'envers)] quand même !

Je savais aller sur le menu, faire les réglages sans tenir mon appareil photo dans mes mains, rien qu'en regardant les vidéos sur Youtube. Donc c'est là où j'ai appris plein de trucs sur internet. Donc moi, j'ai commencé avec zéro moyen. Donc zéro, c'est aussi le nombre de visites qui était sur mon blog « You are the style », que j'ai lancé. Donc, on va parler de ça après. Donc à l'époque, je regardais un petit peu ce qui se passait dans le Maroc en matière de contenus mode, je regardais la presse spécialisée et tout ça... et j'ai remarqué que le Maroc (il) est réduit dans cette image de babouches, kaftan, théière que moi j'affectionne pas beaucoup, moi qui suis né en 82, de la génération digitale, je voulais parler d'un autre Maroc, un Maroc nouveau. Et c'est là que j'ai lancé « You are the style ».

C'est une publication sur internet qui parle de la mode, avant-gardiste, du Maroc moderne, des designers, de l'actualité de la mode... Donc « You are the style », c'est ça. Donc, et après, donc j'ai commencé, avec « You are the style », en publiant juste des photos de street style. Le street style, c'est quoi ? C'est la mode de la rue, c'est des photos prises sur le vif dans les rues de Casablanca et tout ça. Ça, c'est pas Casablanca : à l'époque, je prenais des photos de street style étranger, je les mettais sur mon blog.

Mais ça marchait pas, mon blog, il y avait pas... zéro visites, comme j'ai dit tout à l'heure, il y avait zéro visites. Je comprenais pas pourquoi. Là, je me suis dit, peut-être là, c'est quoi l'intérêt de lancer un blog marocain en mettant dedans du street style étranger ?

C'est là où j'ai pris mon appareil photo, je descendais dans les rues de Casablanca, à prendre des Casaouis, tout ça. C'était pas d'ailleurs le cas, c'est le premier cliché que j'ai fait, c'est une mannequin polonaise. Donc c'était pas ce que je cherchais. Donc je cherchais des Marocains et tout ça. Donc après, par la suite, j'ai commencé à prendre des Marocains et les mettais, et c'est là où ça a commencé, les gens, là, regardaient mon blog, et tout ça et le bouche-à-oreille et tout ça, et je me rappelle très, très bien. Et donc c'était aussi grâce à ma première parution presse, (sur) « Au fait » journal, c'est un journal gratuit.

Donc c'est là où j'ai commencé à avoir des visites sur mon blog, beaucoup, beaucoup. J'ai une anecdote par rapport aux parutions presse, ma deuxième ou ma troisième parution presse, je me rappelle pas, c'était sur « L'Officiel Maroc ». J'avais double page, ce qui est énorme pour moi, venant du bidonville. Donc là, je ramène le magazine, je cours derrière le kiosque tout ça, je ramène le magazine à ma mère, et je lui dis :

« Regarde, maman !

Je suis double page sur « L'Officiel Maroc ! Là, elle me regarde, elle me dit :

« Ouais, mais ça aurait été mieux sur « La Fatna ».

« La Fatna », c'est pour la ménagère, ça parle du kaftan et tout ça.

Je lui dis :

« Ma mère, c'est « L'Officiel Maroc » !

Elle me dit :

« Mais non, ça aurait été mieux sur « La Fatna ».

Je lui dis :

« D'accord.

Donc c'est comme ça que petit à petit, mon blog a commencé à grandir et tout ça.

Et après les statistiques, j'avais zéro. Aujourd'hui, je suis à mille visites. Le pic que j'ai atteint, c'était 9 000 visites, ce qui est énorme pour moi. Donc, quand j'ai commencé le blog, zéro, là aujourd'hui, quatre ans, mille, c'est énorme pour moi. Généralement, les visiteurs qui viennent sur mon blog, c'est surtout... les quatre continents, ils viennent de partout.

J'ai des visiteurs du Japon, de l'Australie, des États-Unis... Mais majoritairement, les mille visiteurs, ils sont du Maroc, France, États-unis, Belgique et après Hollande et tout ça. Donc j'imagine (voilà) que vous devez vous dire : « Hola, mais c'est quoi ces photos-là ?

c'est quoi ce street style, tout ça ? Il nous parle de ça. Mais c'est ça, le street style.

C'est des gens que je prends dans les rues de Casablanca. C'est des gens ordinaires. Pour vous, pas pour moi, ils sont extraordinaires pour moi. Donc c'est des gens transparents pour vous, pas pour moi. C'est des gens, moi, que je... Vous allez me dire : « Mais qu'est-ce que tu trouves intéressant dans ces gens-là ?

Ben, je sais pas, moi !

J'arrive pas à l'expliquer là, ce que ce que je cherche derrière ces gens là. Moi je cours derrière ces gens pour demander une photo. Mais à chaque fois c'est la même question qu'ils me posent : « Pourquoi, mais pourquoi moi ?

Moi, j'ai pas une explication.

Moi, je peux dire ça, que je suis séduit par ces gens-là. Je cours derrière eux, parce que c'est une sorte de séduction. J'aime. C'est... c'est ... Moi je dis tout le temps que que l'habit et l'apparence, c'est un petit peu la continuité de la personnalité, c'est ce qu'on voit, c'est la continuité de la personnalité. Pour moi, la rue, c'est inspirant pour moi.

C'est des gens, que vous allez dire [normaux/normal], ou je sais pas, ils sont, pour moi, c'est extraordinaire. C'est des gens, vous allez me dire : « Mais c'est au Maroc !

Mais c'est au Maroc que je croise ces gens-là.

La dame, là, qui portait une robe, pardon j'allais dire la vieille, je m'excuse. (Rires)

Voilà !

(Applaudissements)

J'ai fait une grosse gaffe !

Je m'excuse ! Une dame d'un certain âge ! Voilà, c'est mieux ! Donc elle porte une robe rétro. Lui, c'est un Marocain, donc j'ai pris aussi le plaisir, donc c'est parmi mon blog, c'est un navire, quand même, donc à chaque fois il me ramène dans des aventures. J'ai pris Kaeny West, qui est aujourd'hui, voilà, pour la musique, tout ça.

J'ai pris aussi Michael Jackson localement, C'est le sosie de Michael Jackson. (Rires)

Il croit en lui, comme moi !

(Rires) donc…

Mais j'aimerais finir juste sur le fait que pour moi, la rue, c'est le plus grand défilé dans le monde.

C'est ça que je ressens moi.

Donc près, aujourd'hui, si je viens et j'ai décidé de partager mon histoire avec vous, c'est pas pour vous attrister, ou pour venir ici avec un discours moralisateur. C'est pas du tout ça. Je viens avec un discours personnel qui est basé sur ce que j'ai vécu, moi. Moi qui est…, je crois en moi.

C'est-à-dire j'aimerais bien que vous aussi, vous croyez en vous. C'est-à-dire chacun de nous est maître de son destin, pour changer les choses. Donc je vais dire aussi que, au jour d'aujourd'hui, il y a rien qui peut m'arrêter, à part Dieu, mon créateur.

Merci.

(Applaudissements)

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