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La boîte aux curiosités (histoire.), 53. Second Guerre Mondiale et Production de Masse.

53. Second Guerre Mondiale et Production de Masse.

Entre 1939 et 1940, les troupes allemandes remportent victoire sur victoire en Europe.

La France, alors considérée comme une grande puissance militaire, est écrasée en seulement 6 semaines. Adolf Hitler a tiré les leçons de la défaite allemande de 1918 : il sait que son pays ne dispose pas de suffisamment de ressources pour s'enliser dans un conflit interminable avec ses voisins ; le succès du Reich repose donc sur sa capacité à écraser rapidement ses ennemis. Pour y parvenir Hitler et ses généraux se lancent dans une guerre de mouvement particulièrement agressive. Cette stratégie militaire vise à coordonner l'aviation, les divisions blindées et l'artillerie afin de réaliser le plus rapidement possible une percée décisive dans les lignes de défense adverses.

En 1941, Hitler s'est emparé de toute une partie de l'Europe, et pense maintenant disposer d'une capacité industrielle suffisante pour s'attaquer à Staline.

En Juin, il ordonne l'invasion de l'URSS. Prises par surprise, les armées soviétiques doivent se replier en catastrophe. Mais Staline n'a pas dit son dernier mot : à mesure que les troupes allemandes progressent, les usines soviétiques sont systématiquement détruites ou démantelées pour être relocalisées plus à l'Est. De nouveaux centres production voient le jour loin du front, où d'innombrables ouvriers travaillent dans des conditions terribles afin de fabriquer à la chaine les armes qui permettront aux soldats soviétiques de reprendre la main. Tanks et avions sont ainsi fabriqués en série dans de grandes usines d'inspiration américaine.

Malheureusement pour lui, Hitler n'est pas en mesure de donner le change sur le plan industriel.

L'armement allemand est certes excellent – certains l'estiment meilleur que celui des alliés – mais les usines du Reich ne sont pas capables d'en produire en quantité suffisante. Par exemple, les chars Tigres et les Panthers – les plus redoutables au monde à l'époque – ne sont fabriqués qu'en petit nombre. Ils manquent de surcroit de pièces de rechange et pour couronner le tout, ces dernières ne sont pas interchangeables entre les différents types d'engin. Quand un tank est endommagé, il doit donc rester immobilisé jusqu'à l'arrivée d'une équipe de réparation mobile, disposant du matériel de rechange adéquat, ou être transporté jusqu'à une usine spécialisée, à des centaines de kilomètres du front. Un manque de flexibilité qui ne jouera pas en la faveur de l'Allemagne.

Dès le début du conflit, les forces de l'Axe misent sur leur capacité à remporter un nombre maximum de victoires en un minimum de temps afin de mettre la main sur les précieuses réserves de pétrole dont elles auront besoin pour poursuivre la guerre.

Les Japonais parviennent ainsi à s'emparer des puits d'or noir en Birmanie et Malaisie. Malheureusement pour eux, la marine américaine ne leur laissera pas la moindre chance de rapatrier ce pétrole au Japon. Privée de cette ressource vitale, l'industrie nipponne finit par se gripper, et le pays du soleil levant s'engage alors sur la voie de la défaite.

Pendant ce temps, Hitler envoie une partie de son armée dans le Caucase pour y capturer les champs de pétrole, notamment à Bakou.

Les allemands s'y heurtent à une furieuse résistance soviétique qui les forcera finalement à battre en retraite. En Afrique du Nord, les espoirs du Führer sont également mis à mal : la défaite de l'« Afrika Korps » en Égypte signifie que les Allemands ne contrôleront pas le canal de Suez et ne pourront pas mettre la main sur le pétrole du Moyen-Orient. Pour enfoncer le clou, les alliés bombardent régulièrement les raffineries roumaines de Ploiesti, première source d'approvisionnement en carburant pour le Reich. Faute de ressources, la marge de manœuvre de l'armée allemande s'amoindrit de jour en jour.

Du côté des alliés, la débâcle initiale laisse bientôt la place à une nette supériorité industrielle et militaire.

Grâce à sa suprématie maritime, la Grande-Bretagne parvient à limiter le ravitaillement de l'Allemagne par la mer du Nord. Le gouvernement britannique organise l'effort de guerre avec une grande efficacité. Certaines usines s'orientent vers la fabrication en série d'armes simples, peu coûteuses et faciles à assembler comme le pistolet-mitrailleur Sten. Pour ce qui est des avions de combat, les ateliers du pays tendent à se concentrer sur une poignée de modèles très performants, afin de pouvoir les produire le plus rapidement possible. C'est le cas des chasseurs Spitfire et des bombardiers Lancaster qui sont à la fois faciles à assembler, à maintenir et à réparer.

Mais le véritable atout des Alliés, ce sont les États-Unis.

Avant même que la guerre ne débute, le pays est déjà la plus grande puissance industrielle du monde, avec une capacité de production dont les pays du Vieux Continent ne peuvent que rêver. Pour les Américains, les appels à la rescousse de la Grande-Bretagne et de la Russie sont une véritable aubaine. Le pays est en effet en proie à une terrible dépression et la guerre en Europe va lui permettre de retrouver le chemin d'une économie florissante : les usines embauchent à tour de bras et les salaires explosent.

Début 1942, alors que les États-Unis viennent à leur tour de rentrer en guerre, Ford, General Motors et Chrysler suspendent leur production automobile pour consacrer leur colossale capacité de production à l'effort de guerre américain.

À Willow Run, dans le Michigan, l'une des plus grandes usines du monde fabrique à la chaine des bombardiers Liberator à une cadence hallucinante : 10 par jour en 1943, 20 par jour l'année suivante. Les chantiers navals sont quant à eux capables de produire tellement de cargos, pour convoyer du matériel en Grande-Bretagne et en Russie, que les sous-marins allemands ne sont pas suffisamment nombreux pour les couler à un rythme supérieur à celui auquel les États-Unis peuvent les remplacer.

Pour affaiblir l'industrie allemande, les Alliés organisent des bombardements sur les grands sites de production du Reich.

Ces frappes deviennent systématiques dès 1943 et font un nombre de victimes civiles considérables en raison de leur manque de précision. Des villes entières sont ainsi rasées à l'instar de Cologne ou encore Hambourg. Malgré leur violence destructrice, ces opérations aériennes n'ont qu'un impact limité sur la production allemande. Les nazis y répondent en effet en dispersant leurs usines en campagne et en redoublant d'efforts pour accroitre leur productivité.

Dans les deux camps, la guerre est aussi l'occasion d'élaborer un certain nombre d'armes secrètes.

Souvent très ingénieuses, elles ne jouent cependant qu'un rôle secondaire dans le grand conflit mondialisé opposant l'Axe aux Alliés. L'une d'elles marquera pourtant l'Histoire de l'humanité au fer rouge: la bombe atomique. Pure merveille sur le plan technologique, cette arme sera responsable de l'horreur des brasiers d'Hiroshima et Nagasaki. Elle permettra cependant aux Américains de s'imposer au Japon, mettant ainsi fin à un conflit généralisé de 6 années qui aura fait plus de 60 millions de morts.

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