09. Saint Louis - la petite histoire du roi Louis IX
Figure incontournable des manuels d'histoire, Louis IX – plus connu sous le nom de Saint Louis – se révèle un monarque exceptionnel à bien des niveaux.
En 1226, Louis n'a que 12 ans quand son père meurt après 3 ans de règne.
Encore trop naïf pour la politique et les traîtrises de la cour, c'est sa mère – la reine Blanche de Castille – qui assure la régence.
Mais les Francs voient d'un mauvais œil cette Espagnole qui gouverne leur terre.
Pour éviter une rébellion, la reine fait rapidement couronner le jeune Louis et le forme à sa destinée royale selon l'expression : « un roi sans instruction n'est qu'un âne couronné ».
En adolescent curieux de tout, il étudie théologie et sciences, et pratique les armes.
L'enfant se révèlera être un esprit vif et un cœur vaillant. Les punitions ne sont pas rares : le fouet lui enseigne que nul n'est à l'abri d'un châtiment mérité, pas même un souverain.
Mais les complots se multiplient.
Pour assurer la paix, Louis épouse Marguerite de Provence, fille de son opposant le plus dangereux. Leur union verra naitre 12 enfants et l'amour fidèle de Louis, qui s'interdit tout libertinage, durera jusqu'à sa mort.
Respecté pour ses valeurs incorruptibles, le roi est adulé par son peuple.
Ses sujets l'adorent pour sa compassion et la générosité dont il sait fair preuve. Il construit notamment des établissements de soins pour les miséreux.
Sa piété exemplaire lui vaut le soutien inconditionnel de l'Église.
Louis se lève toute les nuits pour prier et la vie de Jésus est son modèle. Sa ferveur est d'ailleurs acclamée quand il rachète la couronne d'épines du Christ et la dépose dans la Sainte-Chapelle.
Autre qualité, Louis est un administrateur économe.
Cette sobriété s'exprime à travers sa tenue modeste, et l'absence de bijoux. Ni banquets ni beuveries, Louis aime la modération en tout. Les finances de royaume sont dès lors au beau fixe ce qui lui va permettre d'accroitre le domaine royale et de fonder la Sorbonne.
Surnommé « ce bon roi Louis », le souverain fait preuve d'un sens aigu de la justice et règle les litiges sans égard pour la condition des fautifs.
C'est aussi lui qui va créer la possibilité d'appel devant un tribunal. Son impartialité est telle que son arbitrage est même recherché par les seigneurs étrangers.
Mais quand le royaume est menacée, Louis se montre brave et sait protéger son peuple.
En 1242, il écrase l'armée Louis de Henri III d'Angleterre ainsi que les troupes de la révolte féodale du seigneur de Lusignan.
L'année 1244 marquera un tournant décisif.
Gravement malade, Louis survit et attribue sa guérison miraculeuse à sa nouvelle mission divine : mener croisade en Orient.
Quatre ans plus tard, il conduit l'armée chrétienne en Égypte, mais s'y retrouve captif pour deux ans.
Libéré contre rançon, il n'abandonne pas sa sainte mission et reprend l'étendard croisé en 1270.
Le 25 août de la même année, il finira par mourir du typhus à Tunis après 43 années de règne.
Rapportée à la basilique de Saint-Denis, sa dépouille est inhumée auprès de ses prestigieux ancêtres capétiens. Il sera canonisé en 1297 et est depuis fêté le 25 août.