08. La petite histoire des origines d'Halloween.
Les origines de la fête d'Halloween remontent au festival de Samhain, une fête celtique veille de plus de 2000 ans.
A l'époque, elle s'étend sur sept jours et marque la transition entre ce que les celtes appellent la saison claire et la saison sombre.
La nuit du 31 octobre au 1er novembre tient une place à part dans les festivités.
Elle n'appartient ni à l'année qui se finit, ni à l'année qui débute – autrement dit elle se situe hors du temps. Une spécificité qui en fait une sorte de portail magique entre le monde des esprits et celui des vivants.
Pour les druides, le festival Samhain est l'occasion de sonder l'Au-delà et de faire des prédictions sur les longs mois d'hiver qui s'annoncent.
Les villageois se regroupent autour de grands feux de joie dans lesquels jettent des offrandes et, pendant ce temps, les prêtres s'adonnent aux arts divinatoires – une pratique qui leur livrera bien des secrets sur l'avenir de la communauté.
Avec l'arrivée du christianisme , les traditions celtiques vont être bousculées.
Au IXe siècle, la fête de la Toussaint – c'est-à-dire la fête de tous les saints – est fixée au 1er Novembre par le pape Grégoire IV. Dans les îles britanniques, la nuit du 31 octobre devient All Hallows Eve – comprenez la veille de tous les saints. Une expression qui va se transformer au fil des siècles pour devenir Halloween.
Durant le Moyen-Âge, Halloween va progressivement évoluer.
Aux codes traditionnels de Samhain viennent se greffer de nouvelles pratiques. C'est par exemple à cette époque qu'apparait la tradition du porte-à-porte déguisé, une activité permettant de recevoir des friandises en échange de chansons ou de plaisanteries.
En 1845, une terrible famine frappe l'Irlande de plein fouet.
Pour fuir la misère, une partie des habitants de l'île fuit décide de se réfugier aux États-Unis. Ils emportent avec eux la tradition d'Halloween qui va rencontrer un franc succès auprès des américains. Déguisements, décorations et distribution de bonbons, le Nouveau Monde va rapidement faire de cette célébration un évènement national majeur.
En France, la fête d'Halloween aurait été célébrée en Bretagne jusqu'à la moitié du XXe siècle.
A l'approche de la Toussaint, les enfants taillaient d'horribles visages dans des betteraves évidées. Ils plaçaient ensuite une bougie à l'intérieur et déposaient le tout dans les talus afin d'effrayer les passants.
Cette coutume provient d'un vieux conte irlandais, qu'on aimait se raconter au coin du feu une fois la nuit tombée : la légende de Jack O' Lantern.
Jack était un ivrogne de la pire espèce, avare et égocentrique. Un jour, il eut le malheur de jouer un mauvais tour au Diable, qui était venu prendre son âme. A sa mort, le misérable, qui était déjà interdit de paradis, fut également écarté des enfers. Condamné à errer dans les ténèbres de l'entre-deux-monde, il parvint néanmoins à persuader Satan de lui donner un charbon ardent. Il plaça alors l'objet incandescent dans un navet afin de pouvoir s'éclairer.
Dans le courant du XIXe siècle, le navet devient citrouille dans la version américaine de la fête d'Halloween.
Certains pensent que cette transition aurait été favorisée par différents illustrateurs inspirés par le cavalier sans tête de « La Légende de Sleepy Hollow », une nouvelle fantastique signée Washington Irving.
Depuis les années 1990, Halloween effectue un retour en force en Europe.
Il faut dire qu'avec ses 8 milliards de dollars de chiffre d'affaire annuel outre-Atlantique, la fête de toutes les horreurs n'est pas prête de donner des sueurs froides à nos entrepreneurs…