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La boîte aux curiosités (science), 21. Le règne des australopithèques.

21. Le règne des australopithèques.

Les australopithèques apparaissent il y a 4 millions d'années dans les savanes arborées d'Afrique orientale et méridionale.

Ce sont des primates, de la famille des Hominidés, dont les premiers restes sont retrouvés en 1924 par l'anatomiste Raymond Dart.

Le plus célèbre des fossiles d'Australopithèque sera pourtant mis à jour bien des années plus tard, en 1974.

Vous l'aurez peut-être deviné, il s'agit de Lucy, un spécimen vieux de 3 millions d'années dont le squelette est complet à plus de 40%. La presse ne tardera pas à s'emparer de l'histoire et c'est alors le buzz médiatique pour Yves Coppens et ses collaborateurs.

A l'époque, les scientifiques pensent avoir découvert l'espèce à l'origine de la lignée humaine – raison pour laquelle Lucy va être surnommée la mère de l'Humanité.

Mais les années 2000 vont voir cette belle théorie s'effondrer. De nouveaux examens révèlent que l'anatomie de Lucy est bien trop différente de celle des premiers Hommes pour pouvoir envisager une quelconque filiation.

L'espèce d'appartenance de Lucy – australopithecus afarensis – était bien composée d'individus bipèdes.

Mais une étude approfondie de leurs membres va révéler des capacités arboricoles qui n'existent pas chez les Homos. Si Lucy savait bel et bien marcher sur ses deux jambes, elle devait en réalité être beaucoup plus à l'aise dans les arbres.

Les découvertes d'australopithèques s'accélérèrent dans les années 1990.

Les scientifiques vont identifier plusieurs nouvelles espèces dont certaines pourraient prétendre au prestigieux titre d'ancêtre de l'Homme.

Il y a tout d'abord australopithecus anamensis, apparu il y a 4 millions d'années.

Bien qu'étant la plus ancienne espèce d'australopithèque découverte à ce jour, anamensis possède la bipédie la plus évoluée de son genre ainsi qu'une grande taille – 1m40 contre 1 m pour les afarensis comme Lucy. On peut donc imaginer que ce soit lui qui soit un jour partie à la conquête de la savane pour ensuite donner naissance au genre Homo. A moins bien sûr que ce ne soit son descendant supposé, australopithecus gahri.

Une autre hypothèse suggère australopithecus africanus.

Cette espèce, apparue il y a 3,5 millions d'années, dispose d'un cerveau développé – de l'ordre de 480cm3 – et d'un crâne présentant des similitudes avec celui des Hommes. Africanus est également un bon marcheur et présente une physionomie plus humaine, notamment en raison de son visage plus aplati. Reste que lui aussi avait un sérieux penchant pour les arbres et n'a donc peut-être jamais quitté sa forêt pour se lancer à la conquête des grandes étendues africaines.

La vérité, c'est que, malgré de nombreuses théories, la communauté scientifique ne dispose à ce jour d'aucun élément permettant de déterminer de quelle espèce d'australopithèques nous descendons.

Si tant est bien sûr que nous descendions du genre australopithecus, certains chercheurs pensent en effet que ce grand groupe ne serait qu'une branche morte de l'arbre évolutif des hominidés.

Quoiqu'il en soit, il y a 2,8 millions d'années, le climat amorce un changement radical et s'engage dans une ère glaciaire.

Une sécheresse sans précédent s'abat sur l'Afrique. Inlassablement, les forêts reculent, laissant place à de grandes étendues herbeuses. L'heure est venue pour les australopithèques de tirer leur révérence.

Ils vont progressivement céder leur place aux paranthropes et aux Homos, les nouveaux seigneurs de cette Afrique métamorphosée.

Une Afrique qui donnera naissance, des centaines de milliers d'années plus tard, à notre espèce : Homo Sapiens.

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