×

Utilizziamo i cookies per contribuire a migliorare LingQ. Visitando il sito, acconsenti alla nostra politica dei cookie.

image

La boîte aux curiosités (science), 06. DARWIN ET LA SÉLECTION NATURELLE

06. DARWIN ET LA SÉLECTION NATURELLE

L'origine de la Vie et son évolution sur Terre : un mystère qui fascine l'Homme depuis toujours.

Dès l'Antiquité, les philosophes grecs creusent la question. Leurs théories sont en essence « évolutionnistes » : l'être humain serait lié à l'animal et descendrait de créatures aquatiques. D'autres comme Aristote proposent au contraire une vision « figée » où les espèces sont immuables et éternelles.

Au Moyen-Âge, l'Église reprend ce « fixisme » en attribuant le sommet de l'échelle à Dieu. Sa création humaine trône au milieu des autres espèces.

Mais au XVIIIe siècle, la découverte de créatures antédiluviennes fossilisées ébranle cette conception. Le vivant se serait progressivement modifié depuis son apparition. Certaines espèces se seraient même éteintes. Par quels mécanismes s'opère cette évolution ? Quels facteurs déterminent une extinction ? Mystère.

Mieux que Jean-Baptiste Lamarck et sa théorie de la transmutation des espèces, c'est Charles Darwin avec sa théorie de la sélection naturelle qui résoudra au XIXe siècle une partie de l'énigme.

Charles Robert Darwin est né en Grande Bretagne en 1809. Sous l'influence paternelle, il entre en médecine à 16 ans. Mais les dissections et les méthodes médicales parfois barbares à l'époque le détournent des études. Il se passionne cependant pour la taxidermie et l'histoire naturelle, et il évolue parmi des érudits partisans de la théorie lamarckienne de l'évolution. Il est captivé par la mutation des espèces.

Poussé par son père, Charles s'inscrit alors en théologie à Cambridge, mais c'est la botanique qui le fascine. Ses études achevées, il refuse d'entrer dans les Ordres pour réaliser un rêve : explorer les tropiques.

En 1831, Darwin s'embarque comme naturaliste sur un vaisseau chargé de cartographier la côte sud-américaine. Ce voyage est décisif. Charles a enfin l'opportunité de travailler sur le terrain. Il collectionne fossiles et spécimens de flore et de faune alors inconnus des scientifiques. Surtout, il observe les caractères différenciant les espèces dans leur environnement propre, notamment chez les oiseaux.

C'est en rédigeant ses carnets de voyage que Darwin pose la première pierre de sa théorie de la sélection naturelle. Une espèce s'adapte à son environnement et y développe des caractères spécifiques qui la transforment peu à peu en une nouvelle espèce.

Mais il consolide sa théorie grâce à un ouvrage bien loin des sciences naturelles : l'Essai sur le principe de population de l'économiste britannique Malthus (1766-1834). L'auteur y traite de la taille réelle de la population en Grande-Bretagne et des facteurs la stabilisant.

Darwin adapte ces principes de croissance et de régulation aux espèces animales et végétales. Selon lui, une espèce connaît des variations naturelles aléatoires, transmises de génération en génération si ces variations permettent la survie et une reproduction suffisante pour autoriser leur large diffusion. Les représentants concernés peuvent changer au point où les spécificités engendrées les différencient de l'espèce souche. Autrement dit, de cette transmission héréditaire résulte une nouvelle espèce.

L'ouvrage présentant cette théorie de la sélection naturelle paraît en 1859 : De l'origine des espèces au moyen de la sélection naturelle, ou la Préservation des races favorisées dans la lutte pour la vie. L'impact auprès du public est retentissant. De l'origine des espèces suscite une vive critique et notamment des créationnistes. Ceux-ci datent l'apparition du vivant à seulement quelques milliers d'années et par la volonté divine, comme présenté dans les textes religieux.

En fait, les débats concernent la place de l'Homme. Car si sa théorie ne traite pas de l'être humain, Darwin l'inclut dans l'arbre évolutif du vivant. Selon lui toute espèce provient d'un ancêtre commun. Les opposants à Darwin lui attribuent ce qu'il n'aura jamais dit : que l'Homme descendrait donc du singe. Tollé chez les créationnistes.

Nouvelle polémique en 1871-1872 avec la filiation de l'Homme et la sélection liée au sexe ainsi que l'Expression des émotions chez l'homme et les animaux. Dans ces ouvrages, Darwin nous explique que la lutte entre individus pour leur reproduction est un facteur de l'évolution de certains traits héréditaires. Avec la survie du plus apte, cette compétition sexuelle est pour Darwin le second mécanisme de la perpétuation naturelle d'une espèce.

De même, si hommes et animaux possèdent des similitudes dans l'expression physique de leurs émotions, il s'agit d'une capacité partagée acquise auprès d'un lointain ancêtre commun.

Learn languages from TV shows, movies, news, articles and more! Try LingQ for FREE