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La boîte aux curiosités (science), 01. La phobie des Maths. – Text to read

La boîte aux curiosités (science), 01. La phobie des Maths.

Avanzato 1 di francese lesson to practice reading

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01. La phobie des Maths.

Les maths, c'est dur.

C'est normal d'être nul en maths. De toute façon, on ne peut pas être bon en maths si on ne dispose pas d'un cerveau de surdoué.

A force d'entendre ce genre de réflexions dès le plus jeune âge, certaines personnes développent vis-à-vis des mathématiques une phobie qui les paralyse complètement et annihile leurs capacités intellectuelles dès qu'elles sont confrontées à un calcul à réaliser.

Selon le psychologue Mark Ashcraft, cet état de fait conduit une grande partie de ces individus à adopter une stratégie de l'évitement : les phobiques font tout pour esquiver les mathématiques et paniquent lorsqu'ils sont confrontés à un problème à résoudre – par exemple rendre la monnaie sur un billet ou diviser une addition entre x personnes.

Ce qui est assez incroyable, c'est que les études scientifiques tendent à démontrer que les phobiques des maths sont loin d'être des abrutis.

En fait, ils disposent souvent d'une excellente mémoire de travail qui leur permet d'être très efficaces dans les tâches intellectuelles.

Le problème, c'est que la mémoire de travail est particulièrement sensible au stress et peut facilement disjoncter sous pression.

Le phobique des maths est donc parfaitement à même de résoudre efficacement des problèmes au calme mais s'il se sent observé ou jugé, il perd ses moyens et c'est la catastrophe.

En situation de stress, l'organisme produit une hormone appelée le cortisol.

Une expérience, réalisée par une équipe de l'Université de Chicago, a montré que les cerveaux des phobiques et des non-phobiques ne réagissaient pas de la même façon à ce messager chimique.

Chez les phobiques des maths, être confronté à un calcul va activer l'amygdale, c'est-à-dire le centre cérébral de la peur.

Cette dernière va à son tour activer le cortex préfrontal qui va alors faire grimper le niveau d'anxiété de l'individu. Dans le même temps, les différentes parties du cerveau intervenant dans le raisonnement mathématique vont voir leur activité s'effondrer.

Chez les non-phobiques en revanche, le stress –bien que présent – n'est pas seulement vécu comme une menace mais aussi comme une stimulation permettant de mieux mobiliser ses capacités intellectuelles.

Les scientifiques en sont arrivés à une conclusion simple.

Chez un certain nombre d'individus, être mauvais en maths ne signifie pas manquer d'intelligence pour comprendre ou de volonté pour apprendre mais manquer de contrôle sur ses émotions pour ne pas craquer à la vue d'un calcul.

Est-ce une fatalité ?

Non. Des études ont depuis longtemps démontré que face à une perte de contrôle émotionnelle, le cerveau est capable de compenser. Les phobiques doivent donc apprendre à contrôler leur peur en opérant un travail sur leurs émotions au moment où la panique commence à grimper.

En recadrant progressivement les ressentis négatifs et en chassant les préjugés relatifs à la maîtrise des nombres de notre tête, nous pouvons théoriquement tous surfer sur les équations mathématiques tel Laird Hamilton sur les plus grosses déferlantes du monde.

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