Chapitre 2. Sauvés!
Maintenant, il fait nuit, il neige, il fait froid… Tout le monde est très inquiet. Les élèves, la prof et le chauffeur sont à l'intérieur du car : ils attendent et espèrent … Tout à coup, au loin, une lumière avance dans leur direction.
– Regardez ! Là, en bas…
– Oui oui ! crie Jade.
Fred ouvre la fenêtre et appelle :
– Il y a quelqu'un ?
Une voix répond :
– Oui ! J'arrive !
Des cris de joie s'élèvent dans le car :
– On est sauvés ! Youpi !!! On va venir nous chercher !
Bruno filme à travers la fenêtre l'arrivée des sauveteurs.
– Pourquoi il n'y a pas d'hélicoptère ? demande Jade.
Enfin, une silhouette apparaît dans l'ombre de la nuit. Et une voix masculine dit :
– Bonsoir ! Je suis là !
– Oh !! !
Les élèves posent des questions tous en même temps :
– Vous êtes seul ?
– Vous êtes pompier ?
– Vous êtes sauveteur ?
– Non, non… attendez, je m'appelle Antoine, je suis fermier.
– Fermier ? répète Ayoub étonné.
– Chut ! interrompt la prof. Elle se présente. Bonsoir, je suis Madame Charoux, la prof d'EPS de cette classe de lycéens. Nous sommes bloqués à cause de l'avalanche.
– Oui, j'ai vu l'avalanche : il y avait un risque annoncé aujourd'hui. On ne vous a pas prévenu ? La route est fermée normalement. Mais, vous allez bien, c'est le principal. Par contre, personne ne va venir vous chercher maintenant.
– Quoi ? Et les pompiers ? demande Bruno.
– Non, les pompiers ne viendront pas. Je vous propose de me suivre. Je vous emmène à ma ferme. Vous serez au chaud pour cette nuit.
– D'accord, de toute façon nous n'avons pas le choix, accepte la prof.
– Prenez uniquement quelques affaires, demain nous reviendrons prendre le reste quand il fera jour.
Et voilà : toute la classe suit Antoine. Ce n'est pas facile de marcher : la neige est haute, il fait nuit et froid.
Après un long moment, le groupe arrive devant une grande maison : c'est une ferme. On voit de la lumière à l'intérieur et ça sent le feu de cheminée. Les élèves sont rassurés d'être arrivés.
À l'intérieur, une femme d'environ 40 ans les accueille chaleureusement. Elle a de longs cheveux châtain clair. Son visage est joli et doux. Elle a l'air gentille.
– Bonsoir, entrez ! Venez au chaud ! Il y a une cheminée. Installez-vous !
– Merci, madame. Je suis Madame Charoux.
J'accompagne le groupe de lycéens pour un séjour au ski.
– Moi, je m'appelle Julia. Je suis la femme d'Antoine. Et voici notre fils.
Un garçon de 17 ans se présente :
– Bonsoir, je m'appelle Léo.
– Léo peut faire visiter notre ferme à vos élèves si vous voulez, ajoute Julia.
– C'est très gentil.
– C'est normal. On ne laisse pas un car avec ses passagers au milieu de la neige et la nuit en plus ! Nous sommes heureux de vous accueillir. Notre ferme est très simple, mais vous aurez un lit.
Les élèves préviennent tout de suite leurs parents : ils sont au chaud et tout va bien. Puis, Julia invite les élèves :
– J'ai préparé une soupe, venez manger.
Le groupe s'assoit autour d'une grande table en bois. La soupe chaude est bonne. Les élèves se sentent beaucoup mieux.
Tout le monde discute. Antoine et Julia sont très chaleureux. Ils expliquent qu'ils ont l'habitude d'avoir de grandes tables d'hôtes parce qu'ils hébergent des randonneurs.
– Nous aimons avoir des visiteurs. Ici, c'est isolé alors c'est agréable de rencontrer des gens qui viennent de différentes villes. Pour gagner un peu d'argent en plus, on fait gîte, on prépare des repas et on a un dortoir. Il sert surtout en été. En hiver, les sportifs préfèrent skier dans les stations de ski, c'est normal. Mais, au printemps et en été, les touristes viennent pour découvrir la vie à la ferme et la montagne avec toutes ses activités.
– Mais, c'est beaucoup de faire gîte, complète Fred qui connaît la vie à la montagne.
– Oui, c'est vrai. Avec la ferme, les animaux, c'est pas évident, mais il faut gagner de l'argent… justifie Julia.
Après ce repas réconfortant, tout le monde va se coucher.
Le lendemain, les élèves se réveillent tôt. Le ciel est bleu pâle et le paysage est tout blanc autour d'eux. C'est magnifique. Bruno sort sa caméra. Dehors, il aperçoit Léo. Il tient un surf dans la main.