×

Utilizziamo i cookies per contribuire a migliorare LingQ. Visitando il sito, acconsenti alla nostra politica dei cookie.

Élysée, Pour notre école et notre santé. – Text to read

Élysée, Pour notre école et notre santé.

Intermedio 1 di francese lesson to practice reading

Inizia a seguire questa lezione ora

Pour notre école et notre santé.

Sur l'école et sur la santé, nous allons lancer un travail de refondation. Notre école et notre santé où nous allons demander, partout sur le territoire où les gens sont volontaires, pas d'obligation, de pouvoir se saisir de la question, des questions clés qui se posent de manière très concrète. Au niveau de chaque établissement scolaire qui le souhaite, de pouvoir mettre autour de la table, sur le modèle de ce que nous avons fait avec “Marseille en grand”, les enseignants et enseignantes, les directrices et directeurs d'établissement, les parents d'élèves, les élèves lorsqu'ils ont l'âge, le monde associatif en charge du périscolaire, les élus et toutes celles et ceux qui ont vocation à participer à l'éducation de nos enfants dans le temps scolaire ou périscolaire. Se mettre autour de la table pour bien cibler les objectifs, les difficultés auxquelles ils sont confrontés et les objectifs qu'ils se donnent, et de pouvoir construire dans les semaines et mois qui viennent, une feuille de route. L'administration sera au service de ce travail de refondation. Les rectorats, les équipes de l'administration centrale seront là, comme je l'ai expliqué aux recteurs, pour vous appuyer, vous donner en quelque sorte la boîte à outils, les instruments, vous aider à inventer les bonnes réponses pédagogiques.

Il y a des établissements où on n'arrive pas à bien enseigner les mathématiques : il faut qu'on vous permette d'avoir le laboratoire qui convient, les méthodes qui s'adaptent, peut-être échanger avec d'autres collègues. Il y a d'autres endroits, c'est le temps périscolaire qui pose un problème, parce que les enfants sont trop livrés à eux-mêmes, parce qu'on n'arrive pas à bien organiser l'accompagnement ou les devoirs qui sont faits à la maison. Comment mieux coopérer entre l'Education nationale, les bonnes associations ? Comment permettre de donner des perspectives aux parents ? Il y a d'autres endroits, d'autres niveaux où la clé sera. À chaque territoire, en plus évidemment de ce qui est le cadre national, des objectifs, des problématiques. Donc il faut des réponses différenciées et il faut permettre à nos enseignants pouvoir le faire, c'est pour ça que j'ai décidé d'un nouveau pact avec les enseignants, on va les accompagner, mais aussi d'un fonds d'innovations pédagogiques qui permettra très vite, de libérer de l'argent pour accompagner ces innovations pédagogiques. On commence dès maintenant et sur les premières demandes de propositions du terrain, école par école ; dès le début d'année prochaine il y aura des réponses concrètes et des choses qui changeront. À tel endroit, une salle qui sera ouverte, à tel autre peut-être un poste d'accompagnant qui sera créé, du temps qui sera libéré pour tel enseignant… c'est du changement à l'échelle humaine, à l'échelle de vos vies, en temps réel, avec des financements qui sont prévus.

Pour la santé, c'est la même démarche que nous allons lancer dès octobre. Nous connaissons tous le problème des urgences qui débordent, un hôpital qui souffre et des déserts médicaux. On a mis beaucoup de moyens, on continuera de le faire dans les textes financiers qui arrivent. Mais au-delà de tout cela, la réponse est au plus près du terrain. Nos professionnels de santé, qu'ils soient soignants, paramédicaux, nos associations, nos élus, nos associations aussi de patients : tous ont la même volonté. Les réponses, là aussi, doivent être différenciées sur le terrain. Il y a certains de nos territoires où, pour répondre à la problématique, il faut parfois avoir simplement deux semestres d'étudiants, peut-être, du chef-lieu voisin ou de la capitale régionale pour venir combler un manque à d'autres, il faudra trouver les moyens de convaincre peut-être des professionnels de santé de reprendre des gardes. Dans d'autres, il faudra retrouver une autre organisation entre l'hôpital et les libéraux qui sont là. Il n'y a pas une réponse au niveau national. Il y en a en fait des milliers, autant que de bassins de vie.

Ce que nous allons organiser, là aussi partout où les acteurs le veulent et ils sont prêts, ce sont ces projets, notre santé, ou bassin de vie par bassin de vie, on va permettre aux hospitaliers d'aller avec les libéraux, avec les associations de praticiens, avec les Samu, avec déjà les fameux collectifs de libéraux qui sont organisés - CPTS comme on le dit techniquement - permettre aux acteurs de télémédecine, aux associations d'usagers, évidemment aux pharmaciennes et pharmaciens, aux infirmiers, infirmières, aux kinésithérapeutes, aux psychologues, aux psychiatres, à toutes celles et ceux qui font notre santé, de se mettre autour d'une table et de faire pendant les premières semaines le même bilan, au fond de la situation, un constat partagé, et de voir où sont de manière très précise les points qui changeraient leur vie. Là aussi, de mettre nos agences régionales de santé, notre ministère de la Santé au service de cette expression des besoins sur le territoire, et de pouvoir apporter des réponses très différenciées. Parfois, on le sait très bien, en changeant de toutes petites choses on change des vies. Nous allons accompagner ce mouvement d'un formidable mouvement de transformation dans nos hôpitaux, en permettant de redonner le pouvoir au niveau du service et en redonnant le pouvoir, si je puis dire, en tout cas plus de responsabilité aux soignants.

Cette révolution, ces révolutions de l'école et de la santé, je ne les ferai qu'avec vous quand vous êtes concernés. Là aussi, je m'exprime au-delà de la consultation de la plateforme, aux enseignants, aux parents d'élèves, aux associations, à nos médecins, nos infirmiers, à nos pharmaciens, à nos usagers : participez partout sur le territoire à ces grands travaux de refondation. Là, ce ne sont pas des débats, ce sont des refondations profondes. Dès la mi-octobre, nous lançons « Notre école et notre santé » dans le cadre du Conseil national de la refondation. “Notre école et notre santé”, c'est le “avec vous” mis en oeuvre. Nous tous, nous allons les refaire. Je compte donc sur vous, avec beaucoup d'enthousiasme, de conviction, de force : participez à la plateforme, aidez-moi à transformer le pays. Aidons-nous à trouver de manière intelligente, tous ensemble, les bonnes solutions, loin des postures, des conservatismes, loin des débats qui sont parfois caricaturaux, mais en considérant tous que nous avons notre part d'idées à prendre, d'initiatives, de changements très locaux. Nous pouvons changer les vies si nous décidons de le faire. C'est le choix que j'ai fait, je serai à vos côtés pour le faire, envers et contre tous les blocages. Vive la République et vive la France !

Learn languages from TV shows, movies, news, articles and more! Try LingQ for FREE