"JE SUIS PARTI AU CHILI" - MON HISTOIRE - #2 (2)
a beaucoup de vocabulaire qui se ressemble, on a beaucoup de mots en commun. D'ailleurs,
c'est ce que j'apprends, C'est ce que j'enseigne dans mes cours, dans mon cours Fluidité. Je
vous montre que c'est très facile d'obtenir du vocabulaire depuis l'espagnol vers le français,
ou même depuis l'anglais vers le français, parce qu'on a vraiment, vraiment, vraiment beaucoup
de similitudes qui se retrouvent. Donc, quand j'ai commencé l'application MosaLingua, quand
j'ai commencé le vocabulaire, j'ai tout de suite compris que ça allait être un peu plus facile.
Donc même chose, même principe. J'ai commencé à apprendre vocabulaire, vocabulaire, vocabulaire,
vocabulaire et j'ai commencé à écouter du contenu. J'ai commencé à écouter des petits
podcasts en espagnol, des petites histoires très simples, parfois pour enfants, avec les bases.
Avec je m'appelle, avec l'âge, se présenter, les présentations traditionnelles, et cetera. Donc
j'ai commencé comme ça, je m'en souviens, j'étais encore à Bordeaux un mois avant de partir à fond.
Tous les jours, j'étais dedans. J'étais vraiment très, très, très motivé. Ensuite, je suis parti
au Brésil. Je suis parti en fin décembre. Fin décembre deux mille dix-sept (2017), je suis parti
au Brésil et je me suis dit comment je vais faire ? Parce qu'au Brésil, ils parlent portugais et
je suis en train d'apprendre l'anglais. Je parle anglais et j'apprends l'espagnol. Comment je vais
faire ? Donc je me suis dit que je n'allais pas apprendre le portugais maintenant, que j'allais
leur parler espagnol ou anglais. Je verrai une fois sur place, mais je me débrouillerai. Donc
je suis arrivé au Brésil, je suis allé dans un Hostel, alors il n'y a pas de mots en français.
Hostel, On dit une auberge de jeunesse et il n'y a pas de mot. Alors qu'en Espagnol,
on dit hostal et en anglais, on dit hostel. Mais en français, on n'a pas vraiment de mot.
On dit une auberge de jeunesse. Pourquoi ? Parce que le concept n'est pas vraiment installé en
France. Il y a quelques auberges de jeunesse à Paris. Là, je crois qu'à Bordeaux, il y en a une
ou deux ou peut être à l'époque, c'était une ou deux, mais maintenant un peu plus. Mais en tout
cas, le concept n'est pas vraiment installé. Il y en a en Europe, il y en a au Portugal,
il y en a dans beaucoup de pays. Mais en France, ce n'est pas exactement ça. C'est
un peu différent. Donc on n'a pas vraiment de mots en français. Pourquoi pas inventer le mot hostel
en français ? On a les hôtels et pourquoi pas le mot hostel. Mais pour l'instant, ça n'existe pas.
Donc on dit une auberge de jeunesse. Donc je suis parti dans une auberge de jeunesse. J'ai voyagé
dans une auberge de jeunesse, premièrement donc à Rio, Rio de Janeiro, et je me suis retrouvé avec
des étrangers de toutes nationalités. Il y avait donc des Allemands, des Suédois, des Espagnols.
Je me souviens dans ce premier Hostel, il y avait effectivement de toutes les nationalités
et je parlais anglais puisque je ne parlais pas encore portugais. Et je me suis dit je vais parler
espagnol quand j'en aurai l'occasion. Donc je vais mélanger les deux. Finalement, je vais
parler anglais à ceux qui ne parlent pas espagnol et je vais parler espagnol à ceux qui parlent
espagnol. Vous me suivez ? OK. Donc j'ai commencé comme ça en fait. Et à Rio, quand je suis arrivé,
j'ai eu la surprise de voir qu'il y avait beaucoup d'Argentins parce qu'on était en été. On était
en été de l'hémisphère sud, c'est à dire qu'on était en décembre. Donc c'est l'hiver en Europe,
dans l'hémisphère nord. Mais dans l'hémisphère sud, c'est l'été. En Argentine, il y a les
vacances d'été. Alors je ne connais pas exactement les dates, mais c'est aux alentours de décembre
janvier. Donc en décembre, les Argentins sont en vacances d'été et ils voyagent un peu pour sortir
de leur pays. Et il y a beaucoup d'Argentins qui vont au Brésil parce que ce n'est pas très
loin. Entre Buenos Aires et Rio, il y a peut être quelques heures d'avion. Il y a peut-être
trois (3), quatre (4) heures d'avion, je ne sais plus exactement, mais c'est assez proche. Pour
l'Amérique latine ou pour l'Amérique du Sud, c'est assez proche. Parce que le continent est vraiment
immense. Donc trois, quatre heures de vol, c'est assez proche. Il faudrait que je vérifie,
mais je ne sais pas exactement. Je sais que c'est vingt-quatre (24) heures en bus. En avion,
c'est peut être trois (3) heures à peu près. Donc il y a beaucoup d'Argentins à Rio qui passent
leurs vacances d'été, qui passent quelques jours, donc très bien. Donc je me suis retrouvé dans un
hôtel où j'avais toutes les nationalités, enfin beaucoup de nationalités mélangées, des Français,
des Allemands, des Suédois, des Argentins, des Européens, etc etc. D'ailleurs, si vous voyagez,
vous allez remarquer que vous allez retrouver majoritairement les mêmes nationalités. On va
avoir en majorité des Français, des Allemands, ensuite des Américains. Donc le top trois,
je dirais des nationalités qui voyagent les Allemands, les Français, les Américains.
Et ensuite on va avoir peut être les Brésiliens d'accord ? Mais généralement vous allez retrouver
ces trois nationalités. Et ce que je faisais, donc je parlais aux Américains, je parlais
aux Portugais, aux autres nationalités, je leur parler anglais et aux Argentins, je leur parlais
espagnol. Alors petite précision pour ceux qui ne connaissent pas l'espagnol argentin, surtout
de Buenos Aires, les Argentins ont un accent très particulier. Donc c'était assez compliqué. C'était
même très difficile de les comprendre. J'avais beaucoup, beaucoup de difficultés. Donc c'était
mes premiers tests de pratique en espagnol. J'ai commencé à tester mes présentations.
Yo fui, hoy, yo fui a la Playa,hoy... Je me
trompais au début. "hoy fue" non "hoy fui a la playa"...
Donc je commençais à connaître les conjugaisons parce que j'avais regardé aussi des leçons,
de la théorie de la conjugaison. Je commençais à connaître un peu la conjugaison, en espagnol,
qui est assez facile pour les temps de base. Le présent, le futur, c'est assez, c'est assez
facile. Il y avait quelques exceptions, comme le passé simple on dit "fui", ou "tuve" pour le
verbe avoir, et cetera. Donc j'avais quelques exceptions, je les apprenais, je m'en souviens
encore et je continuais mon vocabulaire. Donc du coup, je pratiquais mon espagnol avec les
Argentins. Je comprenais très très, très peu. Donc c'était assez difficile. Mais j'insistais,
j'insistais, j'insistais. Je ne me décourageais pas, je continuais à pratiquer avec eux. Ils
ont été vraiment, vraiment adorables parce que je devais répéter encore et encore et encore,
et ça devait être assez fatigant pour eux. Mais ils ont été super parce qu'ils ont été extrêmement
patients. Donc obligation de parler anglais et de parler espagnol quand on n'est pas dans son pays,
quand on est dans un hostel. Je trouve que c'est très bien les hostels parce qu'on a
des zones communes, on a des zones comme le salon ou la cuisine où on peut retrouver les
autres et on peut parler avec eux. À la différence d'un hôtel où vous avez chacun
votre chambre et il n'y a pas forcément de zone commune, à part peut être la piscine ou le bar.
Mais dans un hostel, dans une auberge de jeunesse, c'est comme une grande maison et il y a beaucoup
plus de zones communes. Donc on peut parler, on partage beaucoup plus de choses que dans
un hôtel par exemple. Donc c'était très sympa. Je pouvais pratiquer les deux langues et sans
me rendre compte, je progressais dans les deux langues en même temps. C'était incroyable parce
que c'est mieux de se concentrer sur une seule langue, mais dans mon cas, j'ai progressé sur
les deux langues en même temps. Donc peut être moins vite, moins rapidement. Mais en tout cas,
je progressais sur les deux niveaux. C'est à dire que, si on se concentre sur une seule langue, on
va progresser plus rapidement. Mais si on apprend deux langues en même temps, on va progresser moins
rapidement, mais sur les deux langues. C'est comme un enfant, comme un bébé, on sait très
bien que les bébés polyglottes, les bébés qui ont des parents qui parlent deux langues différentes
apprennent moins rapidement les deux langues, mais ils apprennent les deux langues en même temps.
Alors qu'un bébé qui apprend qu'une seule langue à la maison, les parents parlent la même langue, ils
va apprendre plus rapidement cette langue là, Mais il n'y aura pas une deuxième langue, évidemment.
Donc, il y a des avantages et des inconvénients. L'avantage d'apprendre deux langues en même temps,
c'est qu'on progresse sur les deux langues, mais plus lentement, ce qui est complètement normal,
évidemment. En tout cas, je progressais dans les deux. J'étais assez content, je voyais de bons
bons résultats. Je voyais que l'Espagnol était assez facile, que les conjugaisons des temps de
base étaient assez simples. Mais pour l'instant, j'étais encore au Brésil et ils parlaient
portugais, donc je ne pouvais pas vraiment pratiquer au maximum mon espagnol. Je n'étais
pas encore en immersion. Donc la prochaine étape après le Brésil, c'était l'Argentine et je savais
que les Argentins parlaient avec un accent assez particulier, assez difficile pour moi. Donc je
savais que ça allait être un bon challenge. Mais j'étais vraiment, vraiment très motivé
parce que j'avais l'anglais, vraiment en cas de secours et j'avais l'espagnol de l'autre côté.
Donc, tout content, je suis allé en Argentine. J'ai atterri, j'ai passé la frontière en bus,
je crois, entre le Brésil et l'Argentine. J'ai fait des heures et des heures et des heures de
bus. Donc pareil dans le bus, je parlais avec qui je pouvais, avec tout le monde,
en espagnol, en anglais. J'étais assez content. J'étais vraiment, vraiment,
vraiment ravi de ça, d'avoir ce pouvoir, d'avoir la possibilité, la capacité de
parler un petit peu ces deux langues. Donc j'avais plus d'anglais et moins espagnol,
mais évidemment, ça allait s'équilibrer puisque j'allais être en immersion en Argentine.
Donc arrivé en Argentine, même chose, j'ai dormi dans des hostels. J'ai séjourné majoritairement
dans des hostels ou que dans des hostels d'ailleurs. J'ai pris des heures et des
heures de bus. Parce qu'en Argentine, quand vous voulez aller d'un point A à un point B,
généralement, il y a minimum huit (8) heures de bus, vingt-quatre (24) heures parfois. Donc en
Argentine, on prend beaucoup, beaucoup de bus, on fait beaucoup de longs trajets, donc on a
le temps de discuter. On a vraiment le temps de discuter. Et je m'en rappelle, pendant les bus,
je continuais mon application, je continuais MosaLingua. J'avais plus ou moins terminé celle en
anglais, donc je me concentrais sur le MosaLingua en espagnol et je continuais mon vocabulaire,
mes recherches. Quand vous avez vingt-quatre (24) heures de bus, vous avez vraiment vraiment le
temps pour faire vos recherches, pour écrire, pour lire etc etc. Donc voilà. Donc j'ai continué ma
pratique. Je suis arrivé en Argentine, j'ai été hébergé par une personne du site Couchsurfing,
une Argentine très sympa du centre de l'Argentine. Donc elle m'a hébergé plusieurs jours, je parlais
avec elle, elle parlait pas vraiment anglais je crois. Je ne me rappelle pas trop, mais je sais
qu'on parlait en espagnol et je lui disais il faut que je pratique mon espagnol. Donc s'il te plaît,
aide moi, corrige moi quand c'est nécessaire, mais je te parle espagnol. Et je suis resté en tout un
mois et demi en Argentine, donc j'étais vraiment en immersion et je voyais vraiment les progrès.
Ensuite, je suis parti au Chili. Et au Chili, ils ont aussi un accent assez particulier,
un accent assez notable. Les Chiliens parlent assez rapidement, ils mangent des mots, ils
coupent des mots et il rajoutent des muletillas. Ils rajoutent des mots de remplissage comme po ou
cachai. Donc je continuais à pratiquer mais la compréhension était difficile. Très difficile,