"JE SUIS PARTI AU CHILI" - MON HISTOIRE - #2 (1)
Vous écoutez le podcast Fluidité épisode numéro deux (2). Aujourd'hui,
on va parler de la suite de mes aventures en tant que polyglotte. Alors, restez à l'écoute !
Salut, moi, c'est Fabien Saussez. Je suis français,
polyglotte et j'ai appris plusieurs langues tout seul. Donc j'ai mis mon expérience et
ma passion au service des autres en devenant professeur de français et en
créant une méthode unique d'apprentissage. Et vous écoutez le podcast qui vous donne toutes
les astuces nécessaires pour parler français couramment. Bienvenue dans le podcast fluidité.
Bonjour à tous et merci d'écouter ce deuxième épisode. J'espère que vous allez bien. Je ne
sais pas d'où vous m'écoutez, mais j'espère que tout se passe bien et
que la quarantaine est bientôt finie. En tout cas, au Mexique, pour l'instant,
la quarantaine n'est pas encore terminée. Il nous reste deux jours puisque j'enregistre
jeudi vingt-huit (28) mai. On est le vingt-huit (28) aujourd'hui et la quarantaine est censée
se terminer le trente (30). Donc on attend avec impatience le lendemain. Je sais qu'en France,
la quarantaine est terminée depuis le onze (11) mai, donc ça fait déjà une quinzaine de
jours et je sais que les Français vont bien. Ils sont assez contents du résultat. Le masque n'est
pas obligatoire en France quand on sort, mais il est recommandé quand même. Ici au Mexique,
c'est obligatoire depuis je ne sais plus exactement la date, mais c'est obligatoire, le
port du masque dans la rue et dans certains lieux. Si vous allez par exemple dans une pharmacie,
dans un restaurant. Enfin, la majorité des lieux qui sont ouverts, qui restent ouverts durant la
quarantaine, ici au Mexique, obligent le port du masque, ce qui est un peu logique. Donc ici,
on attend avec impatience le trente (30) ou le premier (1ᵉʳ) juin pour voir ce qui va se passer,
à voir comment les gens vont réagir. A l'heure actuelle, il y a déjà des restaurants et des
bars qui ont rouvert. C'est à dire qu'on voit un peu le relâchement depuis quelques jours.
On sent que les gens ont envie d'arrêter la quarantaine et ce qui peut se comprendre.
Donc il y a un certain relâchement. Il y a de moins en moins de masques dans la rue.
Et moi même si je vais me promener dans la rue, je le mets pas. Ce n'est pas bien,
j'avoue, je devrais le mettre, mais je le mets pas forcément. Donc on sent un certain relâchement
et on m'a expliqué la même chose en France. C'est à dire qu'un peu avant le onze (11) mai,
la fin de la quarantaine, il y avait des gens qui commençaient à aller en famille dans les endroits
publics alors que normalement en France, c'était juste un par un. Si vous alliez au supermarché,
normalement, c'était qu'une seule personne par famille en fait. On ne pouvait pas
rentrer à plusieurs. Et mes parents m'ont expliqué que juste avant le onze (11) mai,
la fin de la quarantaine, ils commençaient à voir des familles aller ensemble,
tous ensemble en fait au marché, à sortir au supermarché, et cetera. Donc il y a un
certain relâchement qui s'est produit. Et est ce que je peux tout à fait comprendre!
Dans le premier épisode, je vous ai raconté comment j'ai commencé à parler anglais,
comment j'ai commencé à me sortir un peu de ma frustration,
comment j'ai commencé à parler anglais.
Donc évidemment, je vous propose d'écouter l'épisode si vous ne l'avez pas encore entendu.
Parce que le deuxième épisode, c'est la suite logique. Donc je disais que j'étais parti à Malte
pendant un mois. J'avais des difficultés à parler. J'étais très fatigué à la fin de la journée. Je
m'efforçais beaucoup à chercher mes mots. Oui, quand on cherche ses mots, ça devient difficile
à la fin de la journée, quand on a parlé quatre (4), cinq (5) heures dans une nouvelle langue,
alors ça commence à être difficile. Donc si vous m'écoutez, si vous commencez une langue,
si vous commencez donc le français évidemment, et que vous sentez que vous êtes très fatigué à la
fin de la journée, la fatigue mentale, c'est complètement normal. Parce que vous cherchez
vos mots, vous devez réfléchir à chaque mot que vous dites. Et plus vous pratiquez, moins vous
allez chercher vos mots parce que vous allez répéter et répéter les mêmes phrases. Au début,
vous allez commencer par vous présenter quand vous allez rencontrer quelqu'un.
Je suis, je m'appelle, j'ai 35 ans. Etc. Donc vous allez commencer à connaître un petit discours un
peu par coeur, de mémoire, et ça va être de plus en plus facile de dire les choses basiques et
vous allez de moins en moins vous fatiguer. Et au fur et à mesure de votre pratique,
vous allez pouvoir aller chercher de nouveaux mots, de nouvelles phrases, de nouveaux temps,
de choses que vous n'aviez pas encore pratiquées. Donc il faut du temps, c'est normal. Mais comme
je le disais dans le premier épisode, j'ai été assez fatigué à la fin de parler anglais,
je comprenais beaucoup mieux, mais la pratique était toujours fatigante. Donc quand je suis
revenu en France, j'ai continué sur ma lancée, comme j'ai expliqué aussi. J'ai continué à
écouter du contenu. Je regardais des films, sous titres en anglais. Je mettais pause régulièrement
pour comprendre les mots que je n'avais pas compris, les chercher dans un dictionnaire, à
me renseigner sur tel verbe. Je regardais toujours des leçons de grammaire. Je recevais une fois par
semaine une leçon de grammaire dans ma boîte mail avec le site français anglaisfacile.com.
Donc c'était assez bien. J'étais assez content de moi et je me suis dit je vais continuer,
j'ai envie de voyager. Ça m'a en fait donné envie de voyager parce que je sais que j'avais un bien
meilleur Anglais et que j'étais débloqué et ça me donnait en fait comme des super pouvoirs.
J'avais envie de voyager un peu partout, donc je me suis dit je vais aller tout seul à Amsterdam
pourquoi pas ? J'avais entendu parler d'Amsterdam, j'aimais bien l'idée. Donc je me suis dit je vais
aller tout seul là bas pour voir comment c'est. Et je sais que, à Amsterdam, ils parlent parfaitement
anglais. La majorité des gens parlent anglais. Après les plus âgés, je ne sais pas exactement,
mais je sais que ce sont des pays comme je disais l'autre fois, que l'Allemagne,
les Pays-Bas, le Danemark et la Scandinavie. Donc on va avoir la Norvège, la Suède, la Finlande, je
suis sûr et certain qu'ils parlent bien anglais. Donc je me suis dit je vais aller à Amsterdam pour
tester un peu mon anglais, pour pratiquer. On va voir ce que ça donne. Donc j'y suis allé et tout
allait bien. Je comprenais de mieux en mieux. Je me souviens d'avoir fait une visite guidée
de la ville avec un guide en anglais. C'est ce qu'on appelle les Free Walking Tours. Ah, vous
en avez un peu dans toutes les grandes villes avec Couchsurfing. Je ne sais pas si vous connaissez,
Couchsurfing. Donc c'est un site internet qui met en relation des voyageurs avec d'autres voyageurs.
Et c'est une communauté finalement où on peut rencontrer d'autres voyageurs à petit budget et
on peut se faire héberger gratuitement. Donc je me suis dit je vais regarder sur ce site,
voir ce que je peux trouver. Est-ce qu'il y a des gens qui peuvent m'héberger ? Mais je n'en ai pas
trouvé à Amsterdam. Et en tout cas sur ce site, j'ai vu qu'il y avait des free walking tours.
C'est à dire que c'est un guide qui se propose de faire visiter la ville gratuitement en échange
d'un pourboire, d'un tip. Donc généralement, on a l'habitude de laisser un pourboire à la
fin de la visite et la visite guidée était en anglais, tout en anglais. Donc je me suis
dit pourquoi pas ? On va tester. J'ai fait la visite guidée et je comprenais 70 %. Donc ça
commençait à bien s'améliorer. Donc au niveau de la compréhension, j'étais vraiment content et il
y avait toujours des efforts à faire au niveau de la pratique. D'accord, donc la compréhension est
bien plus simple, surtout grâce au vocabulaire que j'avais acquis, surtout au vocabulaire que
j'avais acquis grâce à l'application que je vous ai détaillé dans le premier épisode,
l'application MosaLingua, acquis beaucoup de vocabulaire en écoutant aussi du contenu.
Donc ma compréhension était bien, bien, bien meilleure. Et tout à coup, je réécoutais des
musiques que j'écoutais avant et je me disais mais j'arrive à comprendre maintenant. Tout
s'éclaircit en fait. C'est comme d'un seul coup, avoir le pouvoir, en fait, de tout comprendre,
de bien comprendre. Et je comprenais beaucoup mieux les chansons en anglais et c'était mon but.
Quand j'étais adolescent, je voulais comprendre toutes les musiques,
le hip hop ou le rap en anglais. Donc, de retour de ce voyage, j'étais assez content
de moi. Je voyais que ça s'améliorait et je me suis dit il faut continuer mes efforts.
Et ensuite j'ai pris la décision de partir en Amérique du Sud pour faire un voyage parce que
j'ai toujours été attiré par l'Amérique du Sud. J'aimais beaucoup aussi la langue espagnole. Je
la parlais pas évidemment, mais j'étais toujours attiré par ce continent. Je sais que ce continent
était plein de merveilles, plein de nature, et j'étais vraiment, vraiment, vraiment attiré pour
y aller et pour le visiter. Donc, à l'époque, j'avais quitté mon travail et j'avais beaucoup
de temps. Donc je me suis dit je vais me mettre en mode voyageur, donc je vais devenir un voyageur en
débutant et je vais tester un voyage, un long voyage tout seul. Donc pour tester,
pour me trouver, pour me retrouver, pour sortir un peu de ma vie que j'avais avec métro, boulot,
dodo, comme on dit ici. Pour sortir un peu de ce quotidien et changer radicalement les choses,
on va dire et voyager tout seul pendant quelques mois, donc partir à l'aventure. Et j'ai décidé
donc de commencer par le Brésil en Amérique du Sud. Ensuite, je me suis dit je vais descendre
en Argentine, je vais aller au Chili. C'est ce qui est le plus logique et ensuite je vais remonter.
Donc on a Bolivie, Pérou, Colombie. Mais je ne savais pas encore trop. Je ne connaissais
pas encore trop ma route. Je ne savais pas encore où j'allais aller exactement. Donc
j'ai commencé par le Brésil et comme vous le savez, au Brésil, il parlent portugais. Oui.
Et c'est ce que j'avais décidé de faire avant de partir. Un mois avant de partir,
je me suis dit je vais commencer l'Espagnol puisque j'avais déjà bien entamé l'anglais,
j'avais déjà atteint un niveau qui était suffisant, qui me convenait,
qui était convenable. Et je me suis dit je vais commencer l'Espagnol comme ça, je vais commencer
une autre langue. Je commençais à me sentir poussé des ailes. C'est ce qu'on dit en français,
se sentir pousser des ailes, sentir nos pouvoirs grandir et sentir qu'on est capable de beaucoup
plus de choses qu'avant. Donc j'avais ce sentiment là et je me suis dit je vais commencer l'Espagnol
et je vais appliquer la même méthode que j'ai appliqué pour mon anglais et on va voir si ça
fonctionne avec l'espagnol. Donc j'ai commencé juste un mois avant de partir. J'ai commencé à
apprendre l'espagnol avec la même application avec MosaLingua, mais pour l'espagnol. Donc j'avais les
deux applications sur mon téléphone, j'avais les deux dictionnaires, j'avais un dictionnaire en
espagnol, un dictionnaire en anglais, donc un dictionnaire français espagnol, un dictionnaire
français anglais et les deux applications mosaLingua anglais, MosaLinga espagnol.
Alors j'ai tout de suite senti la facilité de l'espagnol avec la proximité,
grâce à la proximité de l'espagnol avec le français. Donc ce sont des langues latines,
on va dire l'italien, le portugais, le français et l'espagnol sont des langues très proches. On