Mon expérience de végétarien. - #32
Vous écoutez le podcast FLUIDITÉ, épisode 32.
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Cette semaine, on parlera du fait que je sois végétarien et vous apprendrez plein de vocabulaire
alors, restez à l'écoute !
[GENERIQUE]
Bonjour et bienvenue dans ce trente-deuxième épisode.
On va parler d'un mode de vie que j'ai adopté depuis quelques années, d'un changement
assez important, c'est le fait que je sois végétarien.
Donc un végétarien, c'est une personne qui ne mange pas de viande, pas de chair animale.
La chair C-H-A-I-R, c'est le tissu musculaire “la carne”, “the flesh”.
Mais un végétarien peut utiliser des produits animaux, comme par exemple des produits laitiers
(du fromage, du lait), des oeufs ou du miel ou encore s'habiller avec du cuir ou de
la laine.
Ensuite il y a les végétaliens, qui ne mangent pas du tout de produits animaux, ni de viande,
ni de produits laitiers, ni d'oeufs ni de miel.
Et enfin, il y a les véganes, qui sont végétaliens et en plus n'exploitent aucun animal, que
ce soit pour s'habiller ou pour l'agriculture.
Donc moi je suis végétarien et je vais vous raconter comment ça s'est passé dans cet
épisode.
Alors, c'est parti !
Je racontais dans l'épisode 1 que j'avais quitté mon travail quand j'habitais en
France à Bordeaux, en 2016, il y a maintenant 5 ans.
Quelques semaines avant de quitter ce travail, j'étais allé en vacances en Thaïlande
avec une amie.
Là-bas, j'y ai découvert des gens adorables, accueillants, sereins et surtout heureux de
ce qu'ils ont.
Des gens qui nous montrent qu'on peut être contents, peu importe la situation financière,
peu importe les moyens qu'on a pour vivre.
Donc j'ai adoré et j'ai trouvé que c'était une belle démonstration d'ouverture d'esprit
et en revenant en France, je me suis rendu compte qu'on vivait dans un grand confort
que beaucoup d'autres pays n'ont pas et que plus on en avait, moins on était heureux.
Parce que vivre dans la facilité quotidienne, ne nous fait pas épanouir.
“S'épanouir” est un verbe qui veut dire “grandir ou progresser mentalement”.
Par exemple, je m'épanouis dans ce travail.
Bref, j'ai vu que ma zone de confort était vraiment petite et j'ai appris à l'agrandir
durant ce voyage et de retour en France, je voulais continuer à aller en dehors de cette
zone de confort pour m'épanouir de plus en plus.
J'étais dans une période où j'étais assez stressé en France, et j'étais allé
voir une ostéopathe qui m'avait dit que j'étais irrité de l'intérieur, que
mes organes étaient saturés et qu'il fallait que je réduise ma consommation de viande,
et surtout de viande rouge.
Elle m'avait dit que la rouge était plus irritante et plus grasse que la viande blanche.
Donc en français, la viande rouge c'est le boeuf, le veau ou l'agneau et la viande
blanche c'est la volaille, comme par exemple la dinde ou le poulet.
Donc je me suis documenté sur le sujet et j'ai décidé d'arrêter de manger de
la viande rouge, pour manger seulement de la blanche et du poisson.
Et au cours de mes recherches, j'ai commencé à lire que l'élevage du bétail était
mauvais pour l'environnement, était néfaste.
J'ai été un peu surpris par l'information parce que je n'en avais jamais entendu parler
avant, en fait.
Quelques jours après, cette même amie m'a emmené voir une conférence d'un auteur
français sur la sortie de son livre "Antispécisme".
C'est un livre qui raconte que l'être humain ne doit pas considérer une espèce
plus dominante qu'une autre parce que c'est très néfaste pour les animaux.
De même qu'on ne doit pas être sexiste, raciste, homophobe, donc on ne doit pas considérer
qu'un genre, qu'une couleur de peau ou qu'une orientation sexuelle est meilleure
qu'une autre.
Et j'ai trouvé ces idées vraiment intéressantes vu que j'avais déjà arrêté la viande
rouge sans problèmes.
En plus, dans la description de l'évènement Facebook, il y avait des liens vers deux documentaires
très spéciaux.
L'un s'appelle “earthlings”, qui veut dire “terriens” et l'autre s'appelle
“cowspiracy”.
Ils parlaient tous les deux des dégâts que provoquaient l'exploitation des animaux
sur la planète, sur notre santé et envers les animaux eux-mêmes, en fait.
Alors, je me suis laissé convaincre par la conférence et les documentaires et j'ai
décidé d'essayer d'être végan.
Alors je n'ai pas tout stoppé d'un seul coup, parce que ça aurait été trop difficile.
J'ai commencé par arrêter de manger de la viande blanche aussi.
Donc je ne mangeais que du poisson, en tant que chair animale.
J'y arrivais vraiment bien, mais le plus dur était de socialiser puisque mon entourage
était habitué à me voir manger de la viande et certains ne comprenaient pas trop ma démarche,
et pensaient que c'était une folie passagère, par exemple.
Donc faire des apéros, aller au restaurant, était devenu un peu difficile, parce qu'il
n'y avait pas beaucoup d'endroits propices au véganisme à l'époque, surtout dans
la région Aquitaine, la région du foie gras et de la viande !
Bref, j'ai continué dans ma lancée et j'ai aussi arrêté le poisson au bout de
15 jours.
Et au final, j'ai aussi délaissé les produits animaux comme les oeufs, les produits laitiers
ou le miel.
J'avais tellement été dégoûté par les documentaires que je n'en avais même plus
envie, en fait.
J'étais devenu végan très facilement.
Et c'était quelques mois avant de partir voyager tout seul en Amérique latine.
Donc en effet, mes proches se demandaient vraiment ce qui se passait dans ma tête parce
que je changeais vraiment tout radicalement !
En France, ce n'était pas facile de rester végan, mais c'était faisable, donc j'ai
réussi à rester végan pendant quelques mois avant de partir en voyage.
Quand je suis arrivé au Brésil, le premier pays que j'ai visité, je voulais continuer
à ne plus utiliser d'animaux.
Mais c'est devenu assez compliqué, parce que je voyageais avec un petit budget, je
prenais le bus parfois pendant des heures et des heures et trouver de la nourriture
100% végan était devenu très dur.
Le peu de choses que je trouvais sans viande ni poisson, avait au minimum du fromage ou
des oeufs.
Donc j'ai décidé de faire une exception pour le fromage et les oeufs en fait !
Donc je suis repassé végétarien et c'est resté comme ça jusqu'à la fin de mon
voyage.
Donc, il y a des pays où ça doit être plus facile que d'autres d'être végan, comme
les pays du moyen-orient qui utilisent beaucoup les légumineuses comme les pois-chiches,
les lentilles, etc.
Mais ce n'est pas trop la tendance en Amérique latine.
Donc j'ai accepté d'arrêter le véganisme pour rester végétarien, mais je ne voulais
pas reprendre la viande ni le poisson pour respecter mes convictions.
En fait, je sais que manger des oeufs et du fromage fait du mal aux animaux, mais ça
ne fait pas de mal au climat, contrairement à la viande et au poisson.
Donc ça fait maintenant 5 ans et je n'ai vraiment aucune envie de redevenir carnivore.
Être végétarien est assez facile, je dois dire.
Je vois que dans tous les pays, il y a de plus en plus d'options pour manger, de plus
en plus de restaurants spéciaux, de plus en plus de personnes végétariennes et de
plus en plus de gens ouverts à cette idée.
Certaines personnes m'ont aidé au début, d'autres non.
J'ai fait un bout de mon voyage avec un Français qui était très habitué à la
viande et qui n'arrêtait pas de me dire “mais c'est bon la viande, etc”.
Beaucoup d'Argentins deviennent végétariens, mais j'en ai rencontré un qui faisait des
barbecues tous les soirs en mangeant des kilos et des kilos de viande et il essayait de me
convaincre d'en manger tout le temps.
Mais bon, je ne leur en veux pas à ces personnes qui me critiquent.
Elles expriment la peur que j'abandonne leur tribu, leur groupe parce qu'elles m'apprécient.
“En vouloir à quelqu'un”, ça veut dire reprocher quelque chose à une personne.
Par exemple “je lui en veux” ou alors “je ne leur en veux pas”.
Donc les gens qui m'ont critiqué, mon simplement donner de bonnes occasions pour être mentalement
plus fort.
De toute façon dans tout ce qu'on fait, il y aura toujours des personnes qui nous
critiqueront et c'est normal, on doit en profiter pour se renforcer mentalement.
On ne peut pas plaire à tout le monde.
Dans ce podcast, mon but n'était pas de vanter les mérites du végétarisme et de
dire c'est bien ou c'est mal, parce que je ne tente de convaincre personne, mais seulement
de vous partager mon expérience.
Alors, je ne sais pas et je ne saurai jamais si c'est dû au fait que je sois végétarien,
mais je me sens généralement très en forme et je ne tombe jamais malade.
Et je suis rarement fatigué, même si je dors mal, par exemple.
Aujourd'hui, je me sens vraiment bien en tant que végétarien, donc je ne me verrai
jamais redevenir carnivore.
Et j'ai appris qu'on ne peut pas être totalement végan et je vais vous dire pourquoi.
Un végan ne doit pas utiliser d'animaux, ni en tuer, ni en exploiter que ce soit pour
l'agriculture, pour manger, pour s'habiller, etc.
Le problème, c'est que dans l'agriculture, si on n'utilise pas de chevaux, ni de vaches
pour brouter le gazon, on doit utiliser des produits chimiques pour désherber, pour enlever
l'herbe.
Et ces produits chimiques vont tuer des millions de vers de terre dans le sol.
Donc finalement, soit on utilise des produits chimiques et on tue des millions de vers de
terre, donc ça reste des animaux, soit on se sert des animaux pour désherber.
Mais de mon côté, je trouve que si le cheval ou la vache est sur un terrain assez grand
et qu'on ne le maltraite pas, qu'on ne lui fait pas de mal, qu'on ne l'exploite
pas, qu'on ne le tue pas, il n'y a pas de problème à utiliser un animal.
En tout cas, en France, on trouve beaucoup d'options pour les végétariens.
Dans beaucoup de restaurants, il y a des choix végétariens dans les menus.
Dans les supermarchés, on trouve des salades ou des sandwichs végétariens à emporter.
Même dans le wagon-bar du TGV, j'ai trouvé une salade bio et végétarienne.
Donc c'est plutôt facile de nos jours en France d'être végétarien.
Voilà, c'est tout pour cet épisode à propos de mon expérience de végétarien
!
Je vous remercie beaucoup d'avoir écouté et je vous dis “à très bientôt” pour
un nouvel épisode.
Bye Bye !