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Le podcast Fluidité - Intermediate, Albert Camus, l'écrivain de la révolte - #79 (1)

Albert Camus, l'écrivain de la révolte - #79 (1)

Vous êtes sur le podcast FLUIDITÉ, épisode 79. Albert Camus est un écrivain majeur de

la littérature française et on va parler de sa vie aujourd'hui. Alors, restez à l'écoute !

[GENERIQUE]

Bonjour et bienvenue dans ce soixante-dix-neuvième épisode.

Pour commencer, je voudrais remercier les nouveaux membres du club VIP de la semaine dernière,

donc leur prénom s'affiche sur la vidéo Youtube. Si vous voulez aller plus loin dans votre

progression en français, vous pourrez trouver du matériel pour tous les niveaux

dans le club VIP. Pour les débutants, il y a les transcriptions bilingues des épisodes,

des live Youtube questions/réponses. Il y a un autre podcast privé où j'explique tout ce qui est

irrégulier pour chaque épisode en contexte : le vocabulaire, les pronoms, les verbes, les temps.

Vous aurez aussi accès au groupe Télégram privé et au serveur Discord privé pour participer aux chats

vocaux et vidéos hebdomadaires. Et encore plein d'autres matériels disponibles dans le club VIP.

Je vous mets le lien dans la description de l'épisode sur les plateformes de podcast et

sur Youtube pour vous inscrire. Vous êtes libre de rester autant de temps

que vous voulez et vous avez une réduction de 10% si vous prenez l'abonnement annuel.

Justement, si vous m'écoutez en podcast,

vous pouvez voir la version vidéo sur Youtube avec les images et les sous-titres en français,

donc je vous laisse le lien dans la description de l'épisode pour pouvoir y accéder.

Alors pourquoi Albert Camus est l'un des auteurs majeurs de la littérature

française ? Qu'est-ce qui s'est passé dans sa vie ? Pourquoi il est devenu un symbole

de la révolte ? Je vais vous résumer et vous raconter sa biographie dans

un français simple mais toujours naturel. Alors pourquoi je dis simple et naturel,

parce que je n'utilise pas d'argot, je prononce bien, j'articule bien et je ne mange pas les mots,

je parle un tout petit peu moins vite que si je parlais à un natif,

mais je ne parle pas comme un robot et sans utiliser un vocabulaire trop soutenu ou formel.

Bon, comme d'habitude, on commence par le début, donc son enfance.

En fait, le petit Albert Camus est né en Algérie française en 1913,

dans une ville qui s'appelait Mondovi à l'époque.

Oui, parce que l'Algérie était une colonie française jusqu'en 1962,

donc le pays était français. Son père venait du sud de la

France et sa mère était espagnole. Albert est donc un descendant d'un père pied-noir.

Un pied-noir est un français qui vivait dans les colonies françaises. Et au 19e siècle,

ce sont quelques milliers de Français qui ont été envoyés en Algérie pour y travailler et

donc pour y vivre. Et beaucoup sont revenus en France après l'indépendance algérienne.

Mais le père de l'écrivain a été envoyé en France durant la première guerre mondiale

et il est mort en 1914, quand Camus n'avait même pas un an, donc il ne l'a pas connu.

Et comme ils étaient très pauvres et ne roulaient pas sur l'or,

l'auteur a eu une enfance assez miséreuse, dans une petite maison sans eau ni électricité.

Sa mère était une servante qui venait d'Espagne et a beaucoup souffert de la

mort de son mari, donc le père d'Albert. Et l'auteur décrit son enfance difficile

dans un livre qu'il a commencé avant de mourir qui s'appelle “Le premier homme”.

Il fait sa scolarité à Alger et à l'âge de 10 ans, il est remarqué par son instituteur,

Louis Germain, qui va se rendre compte de l'intelligence du petit Albert et qui

va l'aider à obtenir une bourse d'études en lui donnant des cours particuliers. Donc grâce à son

instituteur, il accède à une meilleure scolarité dans le grand lycée d'Alger.

Albert est passionné par le foot qu'il pratique à partir de 14 ans et il commence à se faire une

bonne réputation de gardien de but. À 17 ans, en 1930, il obtient son

baccalauréat et se spécialise en philosophie. D'ailleurs, il sympathise avec son professeur

de philosophie qui va reconnaître les talents exceptionnels de l'écrivain.

Mais en décembre de cette même année il commence à cracher du sang et tombe malade de la tuberculose,

qui était une maladie des poumons très meurtrière à l'époque. Donc il doit passer quelques jours à

l'hôpital, mais, heureusement, il va en guérir. C'est à ce moment-là que Camus se rend compte

de la fragilité de la vie après avoir frôlé la mort à cause de la tuberculose. Frôler

veut dire passer très près de quelque chose sans la toucher ou l'atteindre.

Il dit qu'il a un grand désir de vivre, même s'il cherche le sens de la vie en elle-même.

Cette maladie a beaucoup influencé son travail de réflexion et d'écriture,

donc la majorité de l'oeuvre de l'auteur, vous allez voir pourquoi dans quelques instants.

L'adolescent doit mettre fin à sa carrière de footballeur, et malgré lui,

parce qu'il en était vraiment passionné. Donc sans ce problème de santé qu'il a eu,

peut-être qu'il serait resté un footballeur inconnu.

Il commence à écrire quelques essais et il va être encouragé à devenir écrivain par Jean Grenier, son

professeur de philosophie, qui lui fera découvrir Nietzsche, mais aussi encouragé par son oncle,

qui lui a fait découvrir et aimer la littérature. Durant ses études, il s'intéresse aussi au

théâtre. Il a écrit et il a joué dans plusieurs pièces d'ailleurs.

En 1934, il se marie avec une Algérienne, qui s'appelait Simone Hié. Mais c'est une

toxicomane qui le trompe régulièrement, donc leur mariage va rapidement se dégrader.

Il se lance dans la politique et rejoint le parti communiste algérien. C'est un parti

qui défend les plus opprimés, ce qui fait partie des convictions d'Albert. Même si,

il se fera expulser du parti parce qu'il n'en défendait pas toutes les positions politiques.

Bref, toujours en 1934, il commence à écrire L'envers et l'endroit,

un livre qui sera publié à Alger deux ans plus tard et qui sera, d'ailleurs,

sa première oeuvre littéraire. C'est en fait une série d'essais où il raconte sa jeunesse.

Ensuite, Camus va devenir journaliste et il va travailler pour le journal

"Alger républicain” dont il devient rédacteur en chef et où il dénonce la

misère de la population algérienne en faisant plusieurs reportages.

Albert va travailler ensuite pour un autre journal “Le soir républicain”.

Mais, en 1940, le gouvernement d'Algérie interdit la publication de ce journal. Cette même année,

il divorce de sa première femme et se marie avec une autre, qui s'appelait Francine Faure

avec laquelle ils auront deux enfants. Vu que l'écrivain n'a plus de travail,

ils partent s'installer à Paris. Là-bas, il va travailler comme secrétaire de

rédaction à Paris-soir, un autre journal. Et c'est vers cette époque que l'auteur a

commencé à travailler sur l'écriture d'un essai qui deviendra son premier roman : L'Etranger

André Malraux, le célèbre écrivain et intellectuel, entre en contact

avec Albert Camus pour le convaincre de publier L'Etranger, parce qu'il l'a adoré.

Le roman est sorti en 1942. Et il fait partie du “cycle de l'absurde”. C'est

un ensemble de 4 oeuvres de Camus qui contient le roman L'étranger, l'essai

qui s'appelle “Le mythe de Sisyphe” et 2 pièces de théâtre : “La Caligula” et “Le Malentendu”.

Dans “Le mythe de Sisyphe”, Camus nous présente sa philosophie de l'absurde,

c'est-à-dire que la vie n'a aucun sens, mais les humains doivent vivre avec ça et l'accepter, sans

se poser de questions existentielles. Il explique comment faire pour vivre dans un monde qui ne nous

aime pas en retour, grâce à la révolte. En clair, la vie est un combat perdu d'avance parce qu'on va

tous finir par mourir, mais il faut se révolter et se battre pour en gagner toutes les batailles et

ne jamais baisser les bras, ne jamais abandonner. Dans “le mythe de Sisyphe”, le personnage agit

pour agir, pas pour un but final. C'est un mythe qui vient de la mythologie grecque où

Sisyphe est condamné par les Dieux à pousser une grosse pierre en haut d'une montagne et

quand il est arrivé en haut, cette pierre redescend tout en bas et Sisyphe doit la

remonter, et ainsi de suite indéfiniment. Donc pour Camus, Sisyphe est un combattant,

qui ne perd jamais l'espoir même s'il sait que la pierre va redescendre de la montagne,

même s'il sait que le combat est interminable. Parce que le seul fait d'agir dans la vie nous

remplit le coeur. Lutter contre la vie donne un sens à notre existence.

Dans l'Étranger, il raconte l'histoire d'un condamné à mort, nommé Meursault, qui se sent

étranger aux codes de la société et à ses valeurs communes. Il a du mal à avoir des relations avec

les autres parce que les gens lui rappellent son décalage avec ce que la norme veut de lui.

Plein d'événements et de problèmes arrivent au protagoniste qui les prend comme ils viennent,

sans les juger, en considérant que la vie est faite de ce types d'événements qui

arrivent au hasard quoi qu'il en soit. Le personnage du livre devient l'homme

révolté qui se bat malgré sa condamnation à mourir, le contraire du suicidé qui renonce.

Donc c'est pour ce raisonnement philosophique que l'Etranger d'Albert Camus est un roman qui

peut nous amener à réfléchir sur nous-même, même si l'auteur affirme que le livre a un but plutôt

ludique et pas vraiment philosophique. Suite à ce roman à succès, Camus a reçu

de nombreux compliments et il a été accepté dans la communauté intellectuelle française

où il va notamment rencontrer le grand écrivain existentialiste Jean-Paul Sartre

avec lequel il va devenir ami, mais pas pour longtemps vous allez voir après.

En 1944, pendant la seconde guerre mondiale, il anime un journal clandestin de la résistance

française, qui s'appelait “Combat” où il dénonce, par exemple, l'utilisation de la bombe atomique.

Après la guerre, l'auteur continue à écrire et il va publier un autre roman

intitulé “La peste” en 1947, un autre classique de la littérature française.

Dans cette oeuvre, les personnages luttent contre une épidémie. Mais Albert révèle

que l'épidémie du livre est une allusion au nazisme subi durant la guerre et les actions

des personnages pour combattre l'épidémie sont une allusion à la résistance et à la révolte.

Albert a ensuite écrit une pièce de théâtre appelée “Les Justes”

qui fait réfléchir sur la question de savoir si on doit répondre par

la violence pour se libérer de la violence elle-même et la réponse de Camus est non.

C'est pour ça que l'écrivain n'a pas pris parti durant la guerre d'Algérie, chose qui lui a été

reproché par Jean-Paul Sartre. Donc les deux écrivains se sont fâchés et ne seront plus amis.

Il écrira ensuite de nombreuses oeuvres, essais ou écrits philosophiques et pour le récompenser,

il recevra le prix Nobel de littérature en 1957 à Stockholm. Il prononcera un

magnifique discours où il dédiera son prix à son professeur de philosophie.

Il a dit : “Sans cette main affectueuse que vous avez tendue au petit enfant pauvre que j'étais,

sans votre enseignement, rien de tout cela ne serait arrivé.” fin de citation.

Mais en janvier 1960, l'auteur meurt d'un accident de la route. En roulant, un pneu

de sa voiture éclate et à cause d'un excès de vitesse et d'une route mouillée, sa voiture dérape

et heurte un arbre sur le bas-côté. Il décède sur le coup à l'âge de 46 ans, donc trop jeune.

Il y a eu une polémique sur la cause de l'accident et certains disent que c'était un assasinat. Mais

tout le monde est d'accord pour dire que c'est peu probable que ce soit un meurtre.

Donc Albert Camus était un grand homme de la littérature française. Il était

écrivain, philosophe, romancier, journaliste, essayiste, dramaturge, scénariste, poète, etc.

Il s'est battu pour la liberté, la paix, la non violence, l'honnêteté ou encore la justice.

Il était contre toute idéologie pour éviter que l'homme ne soit prisonnier d'un système.

Il est devenu un grand homme de la littérature française, le plus étudié à l'école.

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