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French LingQ Podcast 1.0, #33 Henry & Steve – Dominant Languages

#33 Henry & Steve – Dominant Languages

S.

: Bonjour Henry.

H.

: Bonjour Steve!

S.

: Bien, la dernière fois, on a discuté de, voilà, de comment ça se fait que certaines langues s'imposent comme langue dominante et j'avais utilisé ce que je croyais être un mot français – « momentum » - et tu me dis que ça n'existe pas en Français. H.

: Non, non. Si ça existe, c'est le moment. Mais c'est quelque chose qui est plus utilisé en Physique. Ce n'est pas le moment comme la plupart des Français utiliseraient. Le moment, c'est plutôt l'instant mais, le moment, ça peut être aussi une force appliquée, par exemple, aux roues. On voit… on dit qu'une roue a un fort moment quand elle a beaucoup de puissance. Par exemple, elle peut monter une pente très, très abrupte. Je ne suis pas sûr que l'expression… S.

: Mais il y a tellement de mots Anglais, là, qui sont utilisés en Français et qui sont devenus des mots français. Peut-être qu'un jour, si je continue à utiliser le mot « momentum » et d'autres l'utilisent, peut-être que, maintenant, tu vas l'utiliser quand tu vas parler à tes amis Français, bien, au fur et à mesure… H.

: Il va s'imposer. S.

: Il va s'imposer. H.

: Ah! Bien, c'est pareil pour l'Anglais. Il y a beaucoup de mots en Anglais qui sont d'origine française. S.

: Ah, oui! Bien sûr.

H.

: C'est, je crois, George Bush qui avait un jour dit que les Français n'avaient pas de très bonnes entreprises car ils n'avaient pas le bon mot pour dire entrepreneur. Entrepreneur n'existait pas en Français et qu'ils étaient obligés d'utiliser un mot Anglais qui était… S.

: Oui.

H.

: Il a encore perdu une bonne occasion de se taire.

S.

: Non mais, un jour, on va écrire un livre avec tous les bons mots, justement, de George Bush.

H.

: Oui.

J'avais entendu dire, à ce propos, qu'il avait… que, en fait, il y a beaucoup de gaffes qui lui sont attribuées mais qui ne sont pas de lui, qui sont apparemment d'une des personnes de son équipe qui est aussi, apparemment, quelqu'un d'assez spécial au niveau des gaffes. S.

: Comment dit-on, quand on va… quand on prend une route et on arrive à une fourche, on dit fourche? Fourchette?

H.

: Oui, une fourche.

S.

: Une fourche?

H.

: Oui, une fourche.

Une intersection.

S.

: Oui.

C'est comme quelqu'un a dit : « Quand on arrive à une fourche dans la route, il faut la prendre. » Penses-y.

H.

: Oui.

S.

: Oui.

Voilà.

Quand on arrive à une fourche, il faut la prendre. Il faut être décisif. Mais la domination des langues, parce que le Français a été une langue dominante. Comme on discutait… comme on disait, la langue de la diplomatie, enfin… La France, d'ailleurs… on oublie que la France, dans le dix-huitième et le dix-neuvième siècle, c'était le plus grand pays de l'Europe. C'était le pays le plus peuplé de l'Europe. Plus peuplé que la Russie. Et puis, l'Allemagne, à cette époque, n'était pas un pays. H.

: Oui, c'était des… S.

: C'était un groupement de, je ne sais pas quoi, duchés et de je ne sais pas quoi. H.

: Oui, c'était différents pays, apparemment, de ce que j'avais entendu. Même les… Les différents pays… les gens des différents pays n'étaient même pas conscients qu'ils parlaient la même langue. S.

: Ah bon?

H.

: Oui.

S.

: Oui.

Donc, la France était le grand pays. Une force militaire, une force culturelle, le pays le plus peuplé et, donc, était la langue dominante. Et, ensuite, l'Anglais est devenu la langue dominante en Europe. Donc, est-ce que, un jour, il peut y avoir une autre langue qui va venir remplacer l'Anglais? Et, si oui, quelle langue?

H.

: Bien, on pense bien évidemment au Chinois parce que, d'une certaine façon, le Chinois est déjà la langue dominante. Il y a plus de gens qui parlent Chinois que de gens qui parlent Anglais dans le monde. Les gens qui parlent Anglais ont tendance, simplement, à être nettement plus riches.

S.

: Oh, ce n'est pas uniquement ça. Enfin, les gens qui parlent… si on prend tous les gens qui parlent l'Anglais, bien, la majorité, ils parlent l'Anglais comme deuxième langue. Donc ils parlent l'Anglais comme medium, enfin, comme moyen de communication avec des gens qui, eux aussi, ne sont pas natifs donc qui ne parlent pas Anglais comme langue maternelle. Ce qui n'est pas du tout le cas pour le Chinois. Donc, c'est ça, je crois, la grande différence. Donc, l'Anglais est préféré comme outil pour… de communication entre gens qui ne parlent pas l'Anglais. Et je vois mal que ça pourrait devenir le cas pour le Chinois.

H.

: Oui.

Le Chinois étant, à mon avis, assez compliqué à apprendre pour les occidentaux. Et, jusqu'à… aux dernières nouvelles, enfin, les pays de l'Europe et l'Amérique du Nord est quand même dominant de plein de points de vue donc je pense que peut-être que la prochaine langue, oui, sera sans doute une langue occidentale mais qui sera plus facile à apprendre, je pense, pour les asiatiques. Car, même si jamais l'Europe et l'Amérique du Nord restent… resteront, à mon avis, pour une bonne centaine d'années les… entre guillemets, les maîtres du monde, l'Asie monte très, très fort. Et donc il va bientôt falloir leur faire une place car…

S.

: Mais, je veux dire, pour moi, maîtres du monde, je ne suis pas du tout d'accord parce que, d'abord, point de vue niveau économique, on voit déjà des pays asiatiques comme le Japon, Singapour qui est tout petit mais enfin, Hong Kong aussi, qui ont des niveaux de vie déjà… et niveaux de vie soit égaux ou supérieurs au niveau de vie qu'on voit en Europe. Et aussi, on voit… Pardon?

H.

: Ah oui, bien, Dubaï, par exemple, est très supérieur à la moyenne…

S.

: Où ça?

H.

: Dubaï.

S.

: Ah oui. Ok. Mais alors, là, oui, avec les ressources pétrolières mais le Japon, qui n'a pas beaucoup de ressources naturelles, a quand même un niveau de vie qui est très, très élevé. H.

: Oui, oui.

S.

: Et, d'ailleurs, il y a les facteurs démographiques. Parce que, l'Europe qui était, je ne sais pas moi, quinze à vingt pourcents de la population du monde, est une… représente une partie de plus en plus petite. Je crois que c'est maintenant douze et ça sera cinq, six pourcents. Bien, à ce moment-là… Mais, par contre, si les pays où il y a accroissement de la population, où il y a beaucoup de monde comme l'Inde, si eux ils parlent Anglais, donc on assure la continuation de l'Anglais, non pas parce qu'il y a beaucoup d'anglophones qui le parlent comme langue maternelle, mais parce que d'autres pays continuent à considérer l'Anglais comme l'outil le plus utile pour les communication avec leurs voisins Chinois, n'importe quoi. H.

: Oui, oui.

C'est vrai qu'il faut compter sur l'Inde qui est quand même une ancienne colonie anglaise et beaucoup d'Indiens parlent très bien Anglais, en général. S.

: Même si on ne les comprend pas.

H.

: Oui.

Bon, ils peuvent parler Anglais, à mon avis, déjà nettement mieux que la plupart des Français ou des Espagnols.

S.

: Mais l'Espagnol aussi, je crois que c'est une langue avec beaucoup de potentiel parce que, d'abord, le taux de croissance de la… taux de croissement… croissance? H.

: Le taux de croissance.

S.

: Taux de croissance de la population. La démographie en Amérique Latine est beaucoup plus forte qu'aux États-unis et au Canada. Et puis, l'Espagnol, Portugais, l'italien et le Français, c'est presque la même langue. Pour moi.

H.

: Oui…

S.

: Si on veut. Hein?

H.

: Je ne suis pas sûr pour le Français mais, oui, j'ai entendu dire que l'Italien était très proche de l'Espagnol. S.

: Oui.

Tu sais, point de vue vocabulaire, l'Italien est plus proche du Français. H.

: Ah? D'accord. S.

: On parle de quelques pourcentages. Par exemple, le vocabulaire Italien et Français, ça se ressemble à 80 pourcent. Parce qu'il y a davantage de mots arabes, etcetera, dans l'Espagnol. Mais ces langues-là, et même le Français, je crois, pour un Espagnol qui veut vraiment apprendre le Français, ce n'est pas très difficile. Donc, moi, je… Il y a quand même, j'ai calculé, il y a 750 millions de gens qui parlent des langues d'origine latine. Donc ça pourrait être une autre option. Mais quand même, ça sera difficile.

H.

: Je… Oui. J'avais lu un article il y a pas longtemps qui parlait, justement, de comment évaluer quelle est la langue la plus intéressante à apprendre pour le futur, et qu'apparemment, les langues les plus intéressantes à apprendre, justement, sont les langues des… des pays… des petits pays. S.

: Intéressant à quel point de vue?

H.

: Intéressant au point de vue opportunités professionnelles.

S.

: Ah bon.

H.

: Au niveau plus opportunités économiques et… potentiel, ah, je… Parce que, ce qui… il y a, par exemple, beaucoup de gens qui disent que l'Espagnol est très intéressant parce que il y a, déjà, l'Espagne, le Portugal un petit peu qui parle mais… S.

: Oui.

H.

: Et il y a tous les pays d'Amérique du Sud qui parlent Espagnol ou Portugais. S.

: Oui, oui.

H.

: Enfin, tous, une grande majorité.

S.

: Oui.

H.

: Et il y a aussi beaucoup de gens qui parlent Espagnol en Amérique du Nord.

S.

: Oui.

H.

: Puis il y a le Mexique aussi qui est, d'une certaine façon, il fait partie de l'Amérique du Sud mais pas vraiment. S.

: Oui.

H.

: Et que ça en faisait certainement la langue la plus intéressante à apprendre pour n'importe qui qui venait d'une langue d'origine latine. Et cet article disait que, en fait, ce n'était pas vrai parce que, justement, l'avantage qu'on avait à obtenir à parler Espagnol parce que, justement, du fait que beaucoup de gens parlent Espagnol, c'est… on devient en quelque sorte un travailleur un petit peu qualifié. C'est-à-dire que le fait de parler la langue ne nous donne pas vraiment beaucoup plus. C'est comme, tout le monde, entre guillemets, tout le monde est capable de fabriquer des vêtements pour peu qu'il ait une semaine d'entraînement à la machine à coudre et c'est pour ça qu'il y a autant de gens qui font ça en Chine. Mais, quand on demande une compétence très particulière que très peu de gens ont, ça devient très intéressant. Et donc, par exemple, parler le Suédois, le Danois ou l'Hollandais, c'est très, très intéressant parce qu'il y a très peu de gens qui vont apprendre cette langue. Et pourtant, ça reste des pays… il ne faut pas les ignorer car c'est des pays… S.

: Oui mais, par contre, si… D'abord, si on prend cet argument et on le… à son, comment dirais-je, à l'extrême, ça veut dire qu'une langue parlée par vingt personnes est très intéressante parce qu'il y a très peu de personnes qui vont se donner la peine d'apprendre cette langue. La langue des Sami, par exemple, en Finlande, personne qui… très peu de gens vont apprendre cette langue. Deuxième problème avec cet argument, c'est que ces pays-là, ces petits pays, souvent eux, puisqu'ils parlent une langue qui n'est pas très répandue, bien, ils apprennent l'Anglais. Donc si vous allez en Suède, ce n'est pas la peine d'apprendre le Suédois parce que tout le monde parle Anglais mais très, très bien. H.

: Oui mais est-ce que… les Suédois parlent sans doute mieux Suédois qu'Anglais et quand, par exemple, c'est pour une offre d'emploi, si tu parles Suédois et que… je pense que c'est un avantage qui est même plus que « significant ». C'est ce qui va certainement faire la différence. S.

: Ça se peut. Ça se peut.

H.

: Ah non. Ça va faire la différence.

S.

: Mais par contre… par contre, aux États-unis et même au Canada, avec… surtout aux États-unis, bien, il y a pas mal de, je ne sais pas moi, de constructeurs, d'avocats, de comptables, etcetera, qui sont obligés d'apprendre l'Espagnol parce qu'ils habitent dans une région où une bonne partie de la clientèle parle Espagnol. H.

: Oui.

S.

: Donc, pour eux… Mais peut-être qu'eux, ils vont… de toute façon, ils vont perdre cette clientèle-là hispanophone. On ne sait jamais.

H.

: Mais, non, non. La chose qui… enfin, l'argument était que, justement, la Hollande, la Suède, tous ces pays-là sont des pays avec un très haut niveau de vie et que, je pense que… je pense que, oui, les locaux seraient aussi, entre guillemets, flattés que les gens apprennent leur langue. S.

: Bien sûr, oui.

H.

: Parce que c'est vrai que quand on vient d'un petit pays, ils ne se font pas trop d'illusion sur le fait que leur langage va… Et, oui, je pense que c'est quelque chose qui est vraiment intéressant. Surtout que, bien, tout ce qui est Hollandais et langages qui sont parlés dans les pays nordiques, pour les anglophones, c'est apparemment une langue très facile à apprendre. S.

: Oui, le Hollandais est facile, le Suédois est facile. Oui.

Le Hollandais est plus facile que l'Allemand. Parait-il. Je ne sais pas. Non. Je ne devrais pas dire ça parce que, voilà, il faut l'essayer. Mais j'allais dire que, quand on parle de langues internationales, bien, le Russe est une langue internationale parce qu'il y a tous les pays qui appartenaient à l'empire, d'abord, du Tsar et ensuite l'empire soviétique et, dans beaucoup de ces pays-là, surtout la vieille génération parle très bien le Russe. Mais, maintenant que ces pays sont devenus indépendants, bien, cette question de langue est devenue très politique. Donc si vous allez dans les pays baltes, si vous allez en Georgie, alors là, la jeune génération ne veut pas apprendre le Russe. Bien que, quand j'écoute encore ma station de radio russe, quand il y a des interviews avec des responsables du gouvernement ou des… enfin, des Georgiens là de 40 ans et plus, bien, pour moi, ils parlent Russe comme des Russes. Et ils s'expriment mais très, très bien en Russe. Et même en « Moldovie »…

H.

: Moldavie.

S.

: …Moldavie, j'avais entendu le président de Moldavie. Mais il s'exprimait, mais, très, très bien en Russe. Et maintenant, parait-il, même en Ukraine, la jeune génération, il y a cette réaction contre l'imposition du Russe qu'on a eue pendant la période soviétique, et maintenant ils veulent en quelque sorte éliminer les traces de la culture russe. Ce que je trouve très, très dommage parce que c'est une grande langue, le Russe. Et une littérature très intéressante et toute une culture. Et c'est un avantage de parler cette langue. Et pourquoi maintenant, dans ces pays-là, est-ce qu'ils essayent de réprimer, d'éliminer cette influence? Moi, je trouve ça dommage.

H.

: Oui, mais en même temps, c'est compréhensible. Parce que, le Russe, je pense qu'ils n'ont pas… le Russe, à mon avis, a dû plutôt être imposé que choisi. Et ils n'ont pas… je pense que tous les Georgiens, les Moldaviens, les Estoniens n'ont pas vraiment dit : « Tiens! Si on apprenait le Russe. Ça a l'air d'être une langue intéressante. S.

: Bien, la Georgie, non. Parce que la Georgie a fait partie de la Russie et a vraiment participé au développement, enfin, depuis le début des années, enfin, du dix-neuvième siècle. Il y a eu le fameux général Bagra… Bagration, qui s'est battu contre Napoléon. Et je crois que, eux, ils étaient plus ou moins partenaires parce que, après tout, Staline, il était Georgien et il y avait Ordzhonokidzé, puis il y avait… puis Beria, etcetera. Le Georgiens étaient un peu les maîtres. Mais les pays baltes, par contre, il y a un fort sentiment anti-Russe. Et je crois qu'en Georgie, avant les événements des derniers dix ou quinze ans où, enfin, il y a eu tous les ennuis, là, avant ça je crois que les Georgiens étaient assez « trop Russes ». Ce qui n'est plus le cas maintenant. Mais je dis, du point de vue culturel, c'est très dommage. Parce que, s'ils gardent le Russe, ils ont le Georgien, ils gardent le Russe, ils ajoutent l'Anglais ou peut-être le Français, bien, ils n'ont qu'à gagner, là. H.

: Oui mais c'est toujours pareil. Qu'est-ce que… quand on apprend une langue, c'est un investissement. Qu'est-ce qui va faire qu'on choisit une langue au-delà… Je pense que la jeune génération est sans doute plus intéressée par l'apprentissage de l'Anglais que par l'apprentissage du Russe tout simplement parce que l'Anglais devrait leur permettre d'obtenir – enfin, de leur point de vue, je ne sais pas si ce sera vraiment le cas – mais devrait leur permettre d'obtenir plus d'avantages, devrait leur permettre d'avoir accès à de la culture qui les intéresse plus, et qu'ils sont plus intéressés par les films produits par Hollywood que par les films produits par les Russes. S.

: Bien oui, mais là, je reviens donc à la domination culturelle anglophone. Moi, j'aime les films russes, italiens, français, etcetera. Donc je préfère un monde qui est plus diversifié point de vue culturel donc il faut davantage de diversification au point de vue linguistique. Et c'est ce que nous essayons de faire à LingQ. Et voilà. Et peut-être que, voilà, ces pays-là, ils n'ont qu'à imposer à tous leur citoyens l'obligation de se faire membre à LingQ. Et que le contribuable en Lettonie, en Georgie, doit payer…

H.

: LingQ. Oui.

Oui, je pense que…

S.

: Oui, LingQ. Voilà.

H.

: Je ne sais pas pourquoi j'ai l'impression que cette idée est un petit peu intéressée. S.

: C'est un peu en avance sur son temps. Là, c'est ça. H.

: Oui, je pense. Un petit peu révolutionnaire.

S.

: Révolutionnaire. Bon. Voilà.

Merci beaucoup.

H.

: Au revoir Steve.

S.

: Au revoir.


#33 Henry & Steve – Dominant Languages

S. S.

:  Bonjour Henry. : Hello Henry.

H. : Well, the last time, we talked about how some languages ​​became dominant and I used what I thought was a French word - "momentum" - and you tell me that it does not exist in French.

: Bonjour Steve! : Hello Steve!

S.

:  Bien, la dernière fois, on a discuté de, voilà, de comment ça se fait que certaines langues s'imposent comme langue dominante et j'avais utilisé ce que je croyais être un mot français – « momentum » - et tu me dis que ça n'existe pas en Français. But it is something that is more used in Physics. H. This is not the time as most French people would use.

: Non, non. The moment is rather the moment but, the moment, it can also be a force applied, for example, to the wheels. Si ça existe, c'est le moment. We see ... we say that a wheel has a strong moment when it has a lot of power. Mais c'est quelque chose qui est plus utilisé en Physique. For example, it can climb a very, very steep slope. Ce n'est pas le moment comme la plupart des Français utiliseraient. I'm not sure that the expression ... Ahora no es el momento que utilizaría la mayoría de los franceses. Le moment, c'est plutôt l'instant mais, le moment, ça peut être aussi une force appliquée, par exemple, aux roues. S.: But there are so many English words there that are used in French and have become French words. On voit… on dit qu'une roue a un fort moment quand elle a beaucoup de puissance. Maybe one day, if I continue to use the word "momentum" and others use it, maybe now you're going to use it when you're going to talk to your French friends, well, at gradually… Vemos… decimos que una rueda tiene un momento fuerte cuando tiene mucha potencia. Par exemple, elle peut monter une pente très, très abrupte. : He will win. Por ejemplo, puede subir una pendiente muy, muy empinada. Je ne suis pas sûr que l'expression… S.: He will win. No estoy seguro de la expresión ... S. S.

:  Mais il y a tellement de mots Anglais, là, qui sont utilisés en Français et qui sont devenus des mots français. Well, it's the same for the Englishman. : Pero hay tantas palabras en inglés que se usan en francés y que se han convertido en palabras en francés. Peut-être qu'un jour, si je continue à utiliser le mot « momentum » et d'autres l'utilisent, peut-être que, maintenant, tu vas l'utiliser quand tu vas parler à tes amis Français, bien, au fur et à mesure… Maybe one day, if I keep using the word "momentum" and others use it, maybe now you're going to use it when you talk to your French friends, well, well gradually… Quizás algún día, si sigo usando la palabra "momentum" y otros la usan, quizás ahora la uses cuando vayas a hablar con tus amigos franceses, bueno, au gradualmente… H.

: Il va s'imposer. : He will win. : Él ganará. S. : It is, I believe, George Bush who had once said that the French did not have very good companies because they did not have the right word to say entrepreneur.

:  Il va s'imposer. : He will impose himself. H.

: Ah! : He still lost a good opportunity to shut up. Bien, c'est pareil pour l'Anglais. : No, but one day, we will write a book with all the right words, precisely, George Bush. Bueno, es lo mismo para los ingleses. Il y a beaucoup de mots en Anglais qui sont d'origine française. S. I heard that he had, in fact, a lot of blunders that are attributed to him but that are not his, who are apparently some of the people on his team. is also, apparently, someone quite special in gaffes.

:  Ah, oui! S.: How do we say, when we go ... when we take a road and we come to a fork, we say fork? Bien sûr.

H. : Yes, a fork.

: C'est, je crois, George Bush qui avait un jour dit que les Français n'avaient pas de très bonnes entreprises car ils n'avaient pas le bon mot pour dire entrepreneur. : It was, I believe, George Bush who once said that the French did not have very good businesses because they did not have the right word for entrepreneur. : Es, creo, George Bush quien dijo una vez que los franceses no tenían muy buenas empresas porque no tenían la palabra adecuada para decir emprendedor. Entrepreneur n'existait pas en Français et qu'ils étaient obligés d'utiliser un mot Anglais qui était… H. Yes, a fork. An intersection. S. S.: Yes. It's like someone said, "When you get to a fork in the road, you have to take it.

:  Oui. Think about it.

H. It's like someone said, "When you get to a fork in the road, you have to take it.

: Il a encore perdu une bonne occasion de se taire. Think about it. : Todavía perdió una buena oportunidad para guardar silencio.

S. S.

:  Non mais, un jour, on va écrire un livre avec tous les bons mots, justement, de George Bush. : No but, one day, we are going to write a book with all the good words, precisely, of George Bush. : No pero, un día, vamos a escribir un libro con todas las buenas palabras, precisamente, de George Bush.

H.

: Oui. When you come to a fork, you have to take it.

J'avais entendu dire, à ce propos, qu'il avait… que, en fait, il y a beaucoup de gaffes qui lui sont attribuées mais qui ne sont pas de lui, qui sont apparemment d'une des personnes de son équipe qui est aussi, apparemment, quelqu'un d'assez spécial au niveau des gaffes. It must be decisive. Había escuchado, al respecto, que había ... que, de hecho, hay muchos errores que se le atribuyen pero que no son suyos, que aparentemente son de una de las personas de su equipo que también es, aparentemente, alguien bastante especial cuando se trata de errores. S. And then, Germany, at that time, was not a country.

: Comment dit-on, quand on va… quand on prend une route et on arrive à une fourche, on dit fourche? : How do you say, when you go ... when you take a road and you arrive at a fork, we say fork? : ¿Cómo dices, cuando vas ... cuando tomas una carretera y llegas a una bifurcación, decimos bifurcación? Fourchette? S.: It was a group of, I do not know what, duchies and I do not know what.

H. More populated than Russia.

: Oui, une fourche. And then, Germany, at that time, was not a country. : Sí, un tenedor.

S. S.: Oh good?

:  Une fourche? It was a group of, I do not know what, duchies and I do not know what. : ¿Un tenedor?

H. A military force, a cultural force, the most populous country and, therefore, was the dominant language.

: Oui, une fourche. Even the ... The different countries ... people from different countries were not even aware that they spoke the same language.

Une intersection. So, one day, can there be another language that will replace the English? Una intersección.

S. And, if so, what language?

:  Oui.

C'est comme quelqu'un a dit : « Quand on arrive à une fourche dans la route, il faut la prendre. It's like someone said, “When you come to a fork in the road, you have to take it. Es como si alguien dijera: “Cuando llegas a una bifurcación en el camino, tienes que tomarla. Birinin dediği gibi, “Yol ayrımına geldiğinizde, onu almak zorundasınız. »  Penses-y. People who speak English tend to simply be much richer.

H.

: Oui.

S.

:  Oui.

Voilà.

Quand on arrive à une fourche, il faut la prendre. People who speak English tend to simply be much richer. Il faut être décisif. And I do not see that it could become the case for the Chinese. Tienes que ser decisivo. Mais la domination des langues, parce que le Français a été une langue dominante. H. Yes. The Chinese being, in my opinion, quite complicated to learn for Westerners. Comme on discutait… comme on disait, la langue de la diplomatie, enfin…  La France, d'ailleurs… on oublie que la France, dans le dix-huitième et le dix-neuvième siècle, c'était le plus grand pays de l'Europe. Mientras discutíamos ... como decíamos, el lenguaje de la diplomacia, bueno ... Francia, además ... olvidamos que Francia, en los siglos XVIII y XIX, era el país más grande del mundo. 'Europa. C'était le pays le plus peuplé de l'Europe. Plus peuplé que la Russie. And so it will soon be necessary to make them a place because ... Et puis, l'Allemagne, à cette époque, n'était pas un pays. Y luego, Alemania, en ese momento, no era un país. H. And I do not see that it could become the case for the Chinese.

: Oui, c'était des… S. The Chinese being, in my opinion, quite complicated to learn for Westerners.

:  C'était un groupement de, je ne sais pas quoi, duchés et de je ne sais pas quoi. And, until ... the latest news, finally, the countries of Europe and North America is still dominant from many points of view so I think maybe the next language, yes, will be without doubt a Western language but that will be easier to learn, I think, for Asians. : Era una agrupación de, no sé qué, ducados y no sé qué. H.

: Oui, c'était différents pays, apparemment, de ce que j'avais entendu. And so it will soon be necessary to make them a place because ... Même les…  Les différents pays… les gens des différents pays n'étaient même pas conscients qu'ils parlaient la même langue. : But, I mean, for me, masters of the world, I do not agree at all because, first of all, economic point of view, we already see Asian countries like Japan, Singapore which is everything small but finally, Hong Kong too, who already have standards of living ... and standards of living are equal to or higher than the standard of living we see in Europe. S.

:  Ah bon?

H.

: Oui.

S. Well, at that moment ... But, on the other hand, if the countries where there is population increase, where there are many people like India, if they speak English, then we assure the continuation of the English, not because there are many English speakers who speak it as mother tongue, but because other countries continue to consider English as the most useful tool for communicating with their Chinese neighbors, whatever.

:  Oui. H. Yes, yes. It is true that we must rely on India which is still an old English colony and many Indians speak very good English, in general.

Donc, la France était le grand pays. S.: Even if we do not understand them. Une force militaire, une force culturelle, le pays le plus peuplé et, donc, était la langue dominante. Et, ensuite, l'Anglais est devenu la langue dominante en Europe. : And, besides, there are demographic factors. Y, entonces, el inglés se convirtió en el idioma dominante en Europa. Donc, est-ce que, un jour, il peut y avoir une autre langue qui va venir remplacer l'Anglais? Because, Europe that was, I do not know me, fifteen to twenty percent of the population of the world, is a ... represents a smaller and smaller part. Entonces, ¿habrá algún día otro idioma que reemplace al inglés? Et, si oui, quelle langue? I think it's now twelve and it will be five, six percent.

H. Well, at that moment ... But, on the other hand, if the countries where there is population increase, where there are many people like India, if they speak English, then we assure the continuation of the English, not because there are many English speakers who speak it as mother tongue, but because other countries continue to consider English as the most useful tool for communicating with their Chinese neighbors, whatever.

: Bien, on pense bien évidemment au Chinois parce que, d'une certaine façon, le Chinois est déjà la langue dominante. : Bueno, obviamente pensamos en el chino porque, en cierto modo, el chino ya es el idioma dominante. Il y a plus de gens qui parlent Chinois que de gens qui parlent Anglais dans le monde. Les gens qui parlent Anglais ont tendance, simplement, à être nettement plus riches. : Even if we do not understand them. Las personas que hablan inglés simplemente tienden a ser significativamente más ricas.

S.

:  Oh, ce n'est pas uniquement ça. : Oh, no es solo eso. Enfin, les gens qui parlent… si on prend tous les gens qui parlent l'Anglais, bien, la majorité, ils parlent l'Anglais comme deuxième langue. Finally, the people who speak… if you take all the people who speak English, well, the majority, they speak English as a second language. Donc ils parlent l'Anglais comme medium, enfin, comme moyen de communication avec des gens qui, eux aussi, ne sont pas natifs donc qui ne parlent pas Anglais comme langue maternelle. So they speak English as a medium, well, as a means of communication with people who are also not natives and therefore do not speak English as their mother tongue. Ce qui n'est pas du tout le cas pour le Chinois. Lo que no es en absoluto el caso de los chinos. Donc, c'est ça, je crois, la grande différence. Donc, l'Anglais est préféré comme outil pour… de communication entre gens qui ne parlent pas l'Anglais. So, English is preferred as a tool for ... communication between people who do not speak English. Et je vois mal que ça pourrait devenir le cas pour le Chinois. And I do not see that this could become the case for the Chinese. Y no veo que pueda ser el caso de los chinos.

H.

: Oui. : If one wants.

Le Chinois étant, à mon avis, assez compliqué à apprendre pour les occidentaux. Chinese being, in my opinion, quite complicated to learn for Westerners. Et, jusqu'à… aux dernières nouvelles, enfin, les pays de l'Europe et l'Amérique du Nord est quand même dominant de plein de points de vue donc je pense que peut-être que la prochaine langue, oui, sera sans doute une langue occidentale mais qui sera plus facile à apprendre, je pense, pour les asiatiques. And, until... the latest news, finally, the countries of Europe and North America are still dominant from many points of view so I think that maybe the next language, yes, will be without probably a Western language but which will be easier to learn, I think, for Asians. Car, même si jamais l'Europe et l'Amérique du Nord restent… resteront, à mon avis, pour une bonne centaine d'années les… entre guillemets, les maîtres du monde, l'Asie monte très, très fort. Because, even if ever Europe and North America remain… will remain, in my opinion, for a good hundred years the… in quotation marks, the masters of the world, Asia is rising very, very strongly. Et donc il va bientôt falloir leur faire une place car… And so we will soon have to make room for them because…

S.

:  Mais, je veux dire, pour moi, maîtres du monde, je ne suis pas du tout d'accord parce que, d'abord, point de vue niveau économique, on voit déjà des pays asiatiques comme le Japon, Singapour qui est tout petit mais enfin, Hong Kong aussi, qui ont des niveaux de vie déjà… et niveaux de vie soit égaux ou supérieurs au niveau de vie qu'on voit en Europe. : But, I mean, for me, masters of the world, I do not agree at all because, first, economic point of view, we already see Asian countries like Japan, Singapore which is everything small but finally, Hong Kong too, who already have standards of living ... and standards of living are equal to or higher than the standard of living we see in Europe. Et aussi, on voit…  Pardon? : We are talking about a few percentages.

H.

: Ah oui, bien, Dubaï, par exemple, est très supérieur à la moyenne… : Ah, sí, bueno, Dubai, por ejemplo, está muy por encima de la media ...

S.

:  Où ça? : ¿Dónde?

H.

: Dubaï.

S.

:  Ah oui. Ok. Mais alors, là, oui, avec les ressources pétrolières mais le Japon, qui n'a pas beaucoup de ressources naturelles, a quand même un niveau de vie qui est très, très élevé. H.

: Oui, oui.

S.

:  Et, d'ailleurs, il y a les facteurs démographiques. Parce que, l'Europe qui était, je ne sais pas moi, quinze à vingt pourcents de la population du monde, est une… représente une partie de plus en plus petite. Because, Europe which was, I don't know me, fifteen to twenty percent of the population of the world, is a… represents a smaller and smaller part. Je crois que c'est maintenant douze et ça sera cinq, six pourcents. I think it's now twelve and it will be five, six percent. Bien, à ce moment-là…  Mais, par contre, si les pays où il y a accroissement de la population, où il y a beaucoup de monde comme l'Inde, si eux ils parlent Anglais, donc on assure la continuation de l'Anglais, non pas parce qu'il y a beaucoup d'anglophones qui le parlent comme langue maternelle, mais parce que d'autres pays continuent à considérer l'Anglais comme l'outil le plus utile pour les communication avec leurs voisins Chinois, n'importe quoi. Well, at that time ... But, on the other hand, if the countries where there is an increase in population, where there are a lot of people like India, if they speak English, so we assure the continuation of the 'English, not because there are many English speakers who speak it as their mother tongue, but because other countries continue to consider English as the most useful tool for communication with their Chinese neighbors, whatever. Bueno, en ese momento ... Pero, por otro lado, si los países donde hay un aumento de población, donde hay mucha gente como India, si hablan inglés, entonces aseguramos la continuación del 'Inglés, no porque haya muchos angloparlantes que lo hablan como lengua materna, sino porque otros países continúan considerando el inglés como la herramienta más útil para comunicarse con sus vecinos chinos, no importa que. H.

: Oui, oui.

C'est vrai qu'il faut compter sur l'Inde qui est quand même une ancienne colonie anglaise et beaucoup d'Indiens parlent très bien Anglais, en général. It is true that you have to count on India which is still a former English colony and many Indians speak English very well, in general. S.

:  Même si on ne les comprend pas. : Even if we do not understand them.

H. And this article said that, in fact, it was not true because, precisely, the advantage we had to get to speak Spanish because, precisely, because many people speak Spanish, it is ... in a way, we become a little qualified worker.

: Oui.

Bon, ils peuvent parler Anglais, à mon avis, déjà nettement mieux que la plupart des Français ou des Espagnols. It's like, everyone, in quotation marks, everyone is able to make clothes if he has a week of training in the sewing machine and that's why there is so much people doing this in China.

S. But, when you ask for a very special skill that very few people have, it becomes very interesting.

:  Mais l'Espagnol aussi, je crois que c'est une langue avec beaucoup de potentiel parce que, d'abord, le taux de croissance de la… taux de croissement… croissance? : But Spanish too, I think it's a language with a lot of potential because, first of all, the growth rate of the ... growth rate ... growth? : Pero el español también, creo que es un idioma con mucho potencial porque, en primer lugar, la tasa de crecimiento de… tasa de crecimiento… ¿crecimiento? H.

: Le taux de croissance.

S.

:  Taux de croissance de la population. The second problem with this argument is that these countries, these small countries, often them, since they speak a language that is not very widespread, well, they learn English. La démographie en Amérique Latine est beaucoup plus forte qu'aux États-unis et au Canada. Demography in Latin America is much stronger than in the United States and Canada. La demografía en América Latina es mucho más fuerte que en Estados Unidos y Canadá. Et puis, l'Espagnol, Portugais, l'italien et le Français, c'est presque la même langue. And then, Spanish, Portuguese, Italian and French, it's almost the same language. Y luego, español, portugués, italiano y francés son casi el mismo idioma. Pour moi.

H.

: Oui…

S.

:  Si on veut. Hein?

H.

: Je ne suis pas sûr pour le Français mais, oui, j'ai entendu dire que l'Italien était très proche de l'Espagnol. : I'm not sure about the Frenchman but, yes, I heard that the Italian was very close to the Spaniard. S.

:  Oui.

Tu sais, point de vue vocabulaire, l'Italien est plus proche du Français. You know, from a vocabulary point of view, Italian is closer to French. Ya sabes, desde el punto de vista del vocabulario, el italiano está más cerca del francés. H.

: Ah? D'accord. S.

:  On parle de quelques pourcentages. : Estamos hablando de algunos porcentajes. Par exemple, le vocabulaire Italien et Français, ça se ressemble à 80 pourcent. For example, the Italian and French vocabulary is like 80 percent. Por ejemplo, el vocabulario italiano y francés es similar en un 80 por ciento. Parce qu'il y a davantage de mots arabes, etcetera, dans l'Espagnol. Seems it. Mais ces langues-là, et même le Français, je crois, pour un Espagnol qui veut vraiment apprendre le Français, ce n'est pas très difficile. But these languages, and even French, I believe, for a Spaniard who really wants to learn French, it's not very difficult. Donc, moi, je…  Il y a quand même, j'ai calculé, il y a 750 millions de gens qui parlent des langues d'origine latine. Entonces yo, yo… Todavía hay, calculé, hay 750 millones de personas que hablan lenguas de origen latino. Donc ça pourrait être une autre option. So that could be another option. Entonces esa podría ser otra opción. Mais quand même, ça sera difficile. But still, it will be difficult.

H.

: Je…  Oui. J'avais lu un article il y a pas longtemps qui parlait, justement, de comment évaluer quelle est la langue la plus intéressante à apprendre pour le futur, et qu'apparemment, les langues les plus intéressantes à apprendre, justement, sont les langues des… des pays… des petits pays. I had read an article not long ago which spoke, precisely, of how to evaluate which is the most interesting language to learn for the future, and that apparently, the most interesting languages to learn, precisely, are the languages some… some countries… small countries. S. And they speak but very, very good in Russian.

:  Intéressant à quel point de vue? : Interesting from what point of view? : Interesante desde qué punto de vista?

H.

: Intéressant au point de vue opportunités professionnelles. : Interesting from the point of view of professional opportunities.

S.

:  Ah bon.

H.

: Au niveau plus opportunités économiques et… potentiel, ah, je…  Parce que, ce qui… il y a, par exemple, beaucoup de gens qui disent que l'Espagnol est très intéressant parce que il y a, déjà, l'Espagne, le Portugal un petit peu qui parle mais… S.

:  Oui.

H.

: Et il y a tous les pays d'Amérique du Sud qui parlent Espagnol ou Portugais. S.

:  Oui, oui. And they did not ... I think that all the Georgians, the Moldavians, the Estonians did not really say, "Here!

H. If we learned Russian.

: Enfin, tous, une grande majorité.

S.

:  Oui.

H.

: Et il y a aussi beaucoup de gens qui parlent Espagnol en Amérique du Nord. And I think that they were more or less partners because, after all, Stalin, he was Georgian and there was Ordzhonokidze, then there was ... then Beria, et cetera.

S. The Georgians were a little masters.

:  Oui.

H. And I think that in Georgia, before the events of the last ten or fifteen years when, finally, there was all the trouble, there, before that I think that the Georgians were enough "too Russians".

: Puis il y a le Mexique aussi qui est, d'une certaine façon, il fait partie de l'Amérique du Sud mais pas vraiment. : Then there's Mexico too which is, in a way, part of South America but not really. : Luego está México, que es, en cierto modo, parte de América del Sur, pero no realmente. S.

:  Oui.

H. : Yes but it's always the same.

: Et que ça en faisait certainement la langue la plus intéressante à apprendre pour n'importe qui qui venait d'une langue d'origine latine. : And that it certainly made it the most interesting language to learn for anyone who came from a language of Latin origin. Et cet article disait que, en fait, ce n'était pas vrai parce que, justement, l'avantage qu'on avait à obtenir à parler Espagnol parce que, justement, du fait que beaucoup de gens parlent Espagnol, c'est… on devient en quelque sorte un travailleur un petit peu qualifié. And this article said that, in fact, it was not true because, precisely, the advantage we had to get to speak Spanish because, precisely, because many people speak Spanish, it is ... in a way, we become a little qualified worker. Y este artículo decía que, de hecho, no era cierto porque, precisamente, la ventaja que se tenía que obtener para hablar español porque, precisamente, el hecho de que mucha gente hable español, es ... uno se convierte en cierto modo en un trabajador cualificado. C'est-à-dire que le fait de parler la langue ne nous donne pas vraiment beaucoup plus. That is to say, speaking the language doesn't really give us much more. C'est comme, tout le monde, entre guillemets, tout le monde est capable de fabriquer des vêtements pour peu qu'il ait une semaine d'entraînement à la machine à coudre et c'est pour ça qu'il y a autant de gens qui font ça en Chine. It's like, everyone, in quotation marks, everyone is able to make clothes if he has a week of training in the sewing machine and that's why there's so much people doing this in China. Es como, entre comillas, todos pueden hacer ropa siempre que tengan una semana de capacitación en la máquina de coser y por eso hay tantas. gente que hace eso en China. Mais, quand on demande une compétence très particulière que très peu de gens ont, ça devient très intéressant. So I prefer a world that is more culturally diverse so it needs more diversification from a linguistic point of view. Et donc, par exemple, parler le Suédois, le Danois ou l'Hollandais, c'est très, très intéressant parce qu'il y a très peu de gens qui vont apprendre cette langue. And that's what we try to do at LingQ. Et pourtant, ça reste des pays… il ne faut pas les ignorer car c'est des pays… And yet, there are still countries ... do not ignore them because they are countries ... S.

:  Oui mais, par contre, si…  D'abord, si on prend cet argument et on le… à son, comment dirais-je, à l'extrême, ça veut dire qu'une langue parlée par vingt personnes est très intéressante parce qu'il y a très peu de personnes qui vont se donner la peine d'apprendre cette langue. : Yes but, on the other hand, if... First, if we take this argument and we... to its, how shall I say, to the extreme, that means that a language spoken by twenty people is very interesting because that there are very few people who will take the trouble to learn this language. : Evet ama öte yandan, eğer ... Birincisi, bu argümanı ele alırsak ve biz ... onunkine, nasıl derim, en uçta, yirmi kişi tarafından konuşulan bir dil çok ilginç çünkü bu dili öğrenmeye zahmet edecek çok az insan var. La langue des Sami,  par exemple, en Finlande, personne qui… très peu de gens vont apprendre cette langue. The Sami language, for example, in Finland, nobody who… very few people are going to learn this language. El idioma de los Sami, por ejemplo, en Finlandia, nadie que… muy pocas personas aprenderán ese idioma. Deuxième problème avec cet argument, c'est que ces pays-là, ces petits pays, souvent eux, puisqu'ils parlent une langue qui n'est pas très répandue, bien, ils apprennent l'Anglais. The second problem with this argument is that these countries, these small countries, often them, since they speak a language which is not widely spoken, well, they learn English. Donc si vous allez en Suède, ce n'est pas la peine d'apprendre le Suédois parce que tout le monde parle Anglais mais très, très bien. So if you go to Sweden, it's not worth learning Swedish because everyone speaks English but very, very well. H.

: Oui mais est-ce que… les Suédois parlent sans doute mieux Suédois qu'Anglais et quand, par exemple, c'est pour une offre d'emploi, si tu parles Suédois et que… je pense que c'est un avantage qui est même plus que « significant ». : Yes, but do… Swedes probably speak Swedish better than English and when, for example, it's for a job offer, if you speak Swedish and… I think that's an advantage that is even more than "significant". C'est ce qui va certainement faire la différence. : I do not know why I feel that this idea is a little bit interested. S. : It's a little ahead of its time.

:  Ça se peut. Ça se peut.

H.

: Ah non. Ça va faire la différence.

S.

:  Mais par contre… par contre, aux États-unis et même au Canada, avec… surtout aux États-unis, bien, il y a pas mal de, je ne sais pas moi, de constructeurs, d'avocats, de comptables, etcetera, qui sont obligés d'apprendre l'Espagnol parce qu'ils habitent dans une région où une bonne partie de la clientèle parle Espagnol. : But on the other hand… on the other hand, in the United States and even in Canada, with… especially in the United States, well, there are a lot of, I don't know me, builders, lawyers, accountants, etcetera, who are obliged to learn Spanish because they live in an area where a large part of the clientele speaks Spanish. H.

: Oui.

S.

: Donc, pour eux…  Mais peut-être qu'eux, ils vont… de toute façon, ils vont perdre cette clientèle-là hispanophone. : So, for them… But maybe they will… anyway, they will lose this Spanish-speaking clientele. : Entonces, para ellos ... Pero tal vez lo hagan ... de todos modos, perderán esta clientela de habla hispana. On ne sait jamais. We never know. Nunca se sabe.

H.

: Mais, non, non. La chose qui… enfin, l'argument était que, justement, la Hollande, la Suède, tous ces pays-là sont des pays avec un très haut niveau de vie et que, je pense que… je pense que, oui, les locaux seraient aussi, entre guillemets, flattés que les gens apprennent leur langue. The thing that... well, the argument was that, precisely, Holland, Sweden, all those countries are countries with a very high standard of living and that, I think that... I think that, yes, the locals would also be, in quotes, flattered that people are learning their language. Lo que… bueno, el argumento fue que, precisamente, Holanda, Suecia, todos estos países son países con un nivel de vida muy alto y que, yo creo que… yo creo que, sí, los locales también se sentiría, entre comillas, halagado de que la gente aprenda su idioma. S.

:  Bien sûr, oui.

H.

: Parce que c'est vrai que quand on vient d'un petit pays, ils ne se font pas trop d'illusion sur le fait que leur langage va…  Et, oui, je pense que c'est quelque chose qui est vraiment intéressant. : Because it's true that when you come from a small country, they do not have too much illusion about the fact that their language goes ... And, yes, I think it's something that is really interesting . : Porque es cierto que cuando vienes de un país pequeño, no se hacen demasiadas ilusiones sobre el hecho de que su idioma lo hará… Y, sí, creo que es algo realmente interesante . Surtout que, bien, tout ce qui est Hollandais et langages qui sont parlés dans les pays nordiques, pour les anglophones, c'est apparemment une langue très facile à apprendre. Especially since, well, all that is Dutch and languages that are spoken in the Nordic countries, for English speakers, it is apparently a very easy language to learn. Sobre todo porque, bueno, todo eso es holandés y los idiomas que se hablan en los países nórdicos, para los angloparlantes aparentemente es un idioma muy fácil de aprender. S.

:  Oui, le Hollandais est facile, le Suédois est facile. : Yes, Dutch is easy, Swedish is easy. Oui.

Le Hollandais est plus facile que l'Allemand. Dutch is easier than German. Parait-il. Je ne sais pas. Non. Je ne devrais pas dire ça parce que, voilà, il faut l'essayer. I shouldn't say that because, well, you have to try it. Mais j'allais dire que, quand on parle de langues internationales, bien, le Russe est une langue internationale parce qu'il y a tous les pays qui appartenaient à l'empire, d'abord, du Tsar et ensuite l'empire soviétique et, dans beaucoup de ces pays-là, surtout la vieille génération parle très bien le Russe. But I was going to say that when we talk about international languages, well, Russian is an international language because there are all the countries that belonged to the empire, first, of the Tsar and then the Soviet empire. and, in many of these countries, especially the older generation speaks Russian very well. Mais, maintenant que ces pays sont devenus indépendants, bien, cette question de langue est devenue très politique. But, now that these countries have become independent, well, this language issue has become very political. Donc si vous allez dans les pays baltes, si vous allez en Georgie, alors là, la jeune génération ne veut pas apprendre le Russe. So if you go to the Baltic countries, if you go to Georgia, then the younger generation there doesn't want to learn Russian. Bien que, quand j'écoute encore ma station de radio russe, quand il y a des interviews avec des responsables du gouvernement ou des… enfin, des Georgiens là de 40 ans et plus, bien, pour moi, ils parlent Russe comme des Russes. Although, when I still listen to my Russian radio station, when there are interviews with government officials or… well, Georgians there 40 years and older, well, to me, they speak Russian like Russians . Et ils s'expriment mais très, très bien en Russe. Et même en « Moldovie »…

H.

: Moldavie.

S.

:  …Moldavie, j'avais entendu le président de Moldavie. : …Moldova, I had heard the president of Moldova. Mais il s'exprimait, mais, très, très bien en Russe. But he spoke, but, very, very well in Russian. Pero hablaba, pero, muy, muy bien en ruso. Et maintenant, parait-il, même en Ukraine, la jeune génération, il y a cette réaction contre l'imposition du Russe qu'on a eue pendant la période soviétique, et maintenant ils veulent en quelque sorte éliminer les traces de la culture russe. And now, it seems, even in Ukraine, the younger generation, there is this reaction against the imposition of Russian that we had during the Soviet period, and now they want to somehow eliminate the traces of Russian culture . E agora, ao que parece, mesmo na Ucrânia, a geração mais jovem, há essa reação contra a imposição do russo que tivemos durante o período soviético, e agora eles meio que querem eliminar os vestígios da cultura russa. . Ce que je trouve très, très dommage parce que c'est une grande langue, le Russe. Which I find very, very unfortunate because it's a big language, Russian. Lo que encuentro muy, muy desafortunado porque es un gran idioma, el ruso. Et une littérature très intéressante et toute une culture. And a very interesting literature and a whole culture. Et c'est un avantage de parler cette langue. And it is an advantage to speak this language. Et pourquoi maintenant, dans ces pays-là, est-ce qu'ils essayent de réprimer, d'éliminer cette influence? And why now, in these countries, are they trying to repress, to eliminate this influence? Moi, je trouve ça dommage. Me, I find it unfortunate.

H.

: Oui, mais en même temps, c'est compréhensible. Parce que, le Russe, je pense qu'ils n'ont pas… le Russe, à mon avis, a dû plutôt être imposé que choisi. Because, the Russian, I think they didn't… the Russian, in my opinion, must have been imposed rather than chosen. Et ils n'ont pas… je pense que tous les Georgiens, les Moldaviens, les Estoniens n'ont pas vraiment dit : « Tiens! And they didn't…I don't think all Georgians, Moldovans, Estonians really said, “Hey! Y no lo hicieron ... Creo que todos los georgianos, moldavos, estonios realmente no dijeron: “¡Aquí! Si on apprenait le Russe. If we learned Russian. Si aprendiéramos ruso. Ça a l'air d'être une langue intéressante. Sounds like an interesting language. Suena como un idioma interesante. S.

:  Bien, la Georgie, non. Parce que la Georgie a fait partie de la Russie et a vraiment participé au développement, enfin, depuis le début des années, enfin, du dix-neuvième siècle. Because Georgia was part of Russia and really participated in the development, well, since the beginning of the years, well, of the nineteenth century. Il y a eu le fameux général Bagra… Bagration, qui s'est battu contre Napoléon. There was the famous General Bagra… Bagration, who fought against Napoleon. Estaba el famoso general Bagra ... Bagration, que luchó contra Napoleón. Et je crois que, eux, ils étaient plus ou moins partenaires parce que, après tout, Staline, il était Georgien et il y avait Ordzhonokidzé, puis il y avait… puis Beria, etcetera. And I believe that they were more or less partners because, after all, Stalin, he was Georgian and there was Ordzhonokidzé, then there was ... then Beria, etcetera. Le Georgiens étaient un peu les maîtres. The Georgians were a bit of the masters. Los georgianos fueron en cierto modo los amos. Mais les pays baltes, par contre, il y a un fort sentiment anti-Russe. But the Baltic countries, on the other hand, there is a strong anti-Russian sentiment. Et je crois qu'en Georgie, avant les événements des derniers dix ou quinze ans où, enfin, il y a eu tous les ennuis, là, avant ça je crois que les Georgiens étaient assez « trop Russes ». And I think that in Georgia, before the events of the last ten or fifteen years when, well, there were all the troubles there, before that I think the Georgians were quite “too Russian”. Ce qui n'est plus le cas maintenant. Which is no longer the case now. Que ya no es el caso ahora. Mais je dis, du point de vue culturel, c'est très dommage. But I say, from a cultural point of view, it's very unfortunate. Parce que, s'ils gardent le Russe, ils ont le Georgien, ils gardent le Russe, ils ajoutent l'Anglais ou peut-être le Français, bien, ils n'ont qu'à gagner, là. Because if they keep the Russian, they have the Georgian, they keep the Russian, they add the English or maybe the French, well, they just have to win there. Porque, si se quedan con el ruso, se tienen con el georgiano, se quedan con el ruso, se añaden los ingleses o quizás los franceses, bueno, solo tienen que ganar allí. H.

: Oui mais c'est toujours pareil. : Yes but it's always the same. : Sí, pero siempre es lo mismo. Qu'est-ce que… quand on apprend une langue, c'est un investissement. What… when you learn a language, it's an investment. Qu'est-ce qui va faire qu'on choisit une langue au-delà…  Je pense que la jeune génération est sans doute plus intéressée par l'apprentissage de l'Anglais que par l'apprentissage du Russe tout simplement parce que l'Anglais devrait leur permettre d'obtenir – enfin, de leur point de vue, je ne sais pas si ce sera vraiment le cas – mais devrait leur permettre d'obtenir plus d'avantages, devrait leur permettre d'avoir accès à de la culture qui les intéresse plus, et qu'ils sont plus intéressés par les films produits par Hollywood que par les films produits par les Russes. What will make you choose a language beyond… I think the younger generation is probably more interested in learning English than learning Russian simply because the English should allow them to get – well, from their point of view, I don't know if it will really be the case – but should allow them to obtain more advantages, should allow them to have access to culture that interests them more, and that they are more interested in films produced by Hollywood than in films produced by Russians. S.

:  Bien oui, mais là, je reviens donc à la domination culturelle anglophone. : Well yes, but there I come back to Anglophone cultural domination. : Bueno, sí, pero aquí vuelvo a la dominación cultural de habla inglesa. Moi, j'aime les films russes, italiens, français, etcetera. Me, I like Russian, Italian, French films, etcetera. Donc je préfère un monde qui est plus diversifié point de vue culturel donc il faut davantage de diversification au point de vue linguistique. So I prefer a world that is more culturally diverse so there needs to be more linguistic diversification. Et c'est ce que nous essayons de faire à LingQ. And that's what we try to do at LingQ. Et voilà. Et peut-être que, voilà, ces pays-là, ils n'ont qu'à imposer à tous leur citoyens l'obligation de se faire membre à LingQ. And perhaps, here, these countries, they have only to impose on all their citizens the obligation to become a member of LingQ. Et que le contribuable en Lettonie, en Georgie, doit payer… And that the taxpayer in Latvia, Georgia, has to pay ... Y que el contribuyente en Letonia, Georgia, debe pagar ...

H.

: LingQ. Oui.

Oui, je pense que…

S.

:  Oui, LingQ. Voilà.

H.

: Je ne sais pas pourquoi j'ai l'impression que cette idée est un petit peu intéressée. : I do not know why I feel that this idea is a little bit interested. S.

:  C'est un peu en avance sur son temps. Là, c'est ça. H.

: Oui, je pense. Un petit peu révolutionnaire. Un poco revolucionario.

S.

:  Révolutionnaire. Bon. Voilà.

Merci beaucoup.

H.

: Au revoir Steve.

S.

:  Au revoir.